Le Globish est l’anglais indispensable, parlé et compris à travers le monde entier. Il se résume à une liste de 1500 mots. Et si c’était tout ce dont vous aviez besoin pour communiquer aisément avec le monde entier ?

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°134. Aujourd’hui, nous allons parler des 1500 mots du Globish.

2. Préambule

2.1. L’idée de la semaine

Si vous ne devez retenir qu’une seule idée cette semaine, ce serait celle que notre cerveau aime l’ordre, les limites… Autant en profiter pour se fixer un objectif réaliste et personnel sous forme de liste lexicale, en s’inspirant de l’ouvrage intitulé « Globish ».

2.2. Des nouvelles d’Anglaisance

Avez-vous déjà pris rendez-vous pour une séance de découverte en ma compagnie ? Si vous écoutez ce podcast parce que vous aimeriez parler plus facilement anglais pour faire enfin décoller votre carrière, contactez-moi directement sur . Je suis là pour vous et je me fais toujours un plaisir de vous aider.

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 133, nous avons parlé des différentes façons de penser à l’échec. Avez-vous changé votre façon de voir ce que vous appelez les échecs ? Avez-vous déterminé s’il s’agissait d’échecs par inaction, anticipés, donc garantis, ou d’échecs leçons, qui vous enseignent qu’il existe d’autres façons d’atteindre votre objectif ? 

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons explorer les 1500 mots du « Globish », titre qui peut sembler surprenant et sur lequel une de mes remarquables clientes a récemment  attiré mon attention. Je vous propose de commencer par vous expliquer ce qu’est le Globish, ainsi que ces mystérieux 1500 mots et l’intérêt qu’ils peuvent avoir, de même que leurs limites. Pour finir, je vous proposerai quelques pistes pour que vous puissiez créer votre propre liste.

5. Contenu

5.1. Définition

5.1.1. Globish

En anglais, la terminaison –ish se retrouve à la fin de certains adjectifs, comme « greenish, yellowish », par exemple. C’est l’équivalent de notre –âtre, dans « verdâtre, jaunâtre », par exemple, c’est-à-dire plus ou moins vert, vaguement jaune, etc.

Ici, ça n’a pas de sens car ici, c’est du terme English qu’il faut rapprocher le néologisme Globish. Un néologisme, c’est un mot qui vient d’être créé. En l’occurrence, le terme « globish » a été créé récemment et peut-être reconnaissez-vous la racine « globe » terminée par –ish. Le Globish, c’est tout simplement l’anglais qu’on parle à travers le monde.

Oui, mais puisque le Globish est en fait de l’anglais, pourquoi changer son nom ? Tout simplement parce que ce n’est pas tout à fait l’anglais des Anglais, mais qu’il s’agit plutôt de ce que les anglophones nomment aussi le « broken English », soit, selon Wikipédia, un mauvais anglais, un anglais hésitant, l’anglais des aéroports.

Le terme « Globish » est donc ce qu’on appelle un mot-valise (pratique dans les aéroports !), c’est-à-dire qu’à partir des mots Globe et English, on en a constitué un 3e, Globish. Vous connaissez certainement d’autres mots-valises (qu’on appelle des « portmanteau words » en anglais) comme Anglaisance, la fusion de l’anglais et de l’aisance, car mon plus grand souhait est que parler l’anglais soit si facile pour vous que ce serait comme une seconde nature.

Le Globish est donc basé sur l’anglais, modifié, adapté, simplifié pour que tout le monde soit capable de le parler. C’est une langue utilitaire, qui se veut simple et efficace. On est loin de l’anglais de Shakespeare et c’est normal puisque ce n’est pas du tout l’ambition du Globish. 

5.1.2. 1500 mots

Je me suis intéressée au Globish en raison du livre rédigé par Jean-Paul Nerrière, « L’anglais suffisant pour briller en toute situation », paru aux éditions Eyrolles en 2017. Ce qui m’a tout particulièrement intriguée, et que vous pourrez retrouver sur le livre en ligne sur Amazon (je mets le lien à votre disposition à la page de l’épisode, la page 134, sur Anglaisance.com), c’est la liste des 1500 mots indispensables du Globish.

5.2. Avantages

5.2.1. Quantifiable

J’aime cette idée que l’on puisse délimiter la quantité du lexique à un nombre bien précis, si possible rond, pour pouvoir se débrouiller dans la majorité des situations. Quand je me dis qu’il me suffit de connaître 1500 mots pour pouvoir parler en anglais, même s’il s’agit du Globish, je me sens rassurée.

La tâche ne semble plus impossible, elle est mesurable, quantifiable, on a une idée très précise des efforts à accomplir.

Bien sûr, je pars du principe que 1500 mots, c’est peu. Je me doute que pour certaines de mes auditrices, cela paraît beaucoup. Pourtant, comme toujours, on peut en revenir aux faits : 1500 mots, c’est juste un chiffre. Ensuite, on décide d’en penser ce qu’on veut. Trop, pas assez, parfait… Ca reste 1500 mots, c’est tout.

5.2.2. Programmable

Du coup, si on se dit que ce n’est pas beaucoup, on peut aussi facilement programmer une progression, avec un début et une fin pour arriver à maîtriser ce vocabulaire indispensable. Elle est déterminée dans le temps, donc gérable. Il suffit de mémoriser un nombre de mots bien particuliers par jour, semaine ou mois et bientôt il sera possible de communiquer aisément.

5.2.3. Ordonné

Ce qui est intéressant aussi dans cette liste, c’est qu’elle est par ordre alphabétique, donc tout est ordonné, catégorisé, on sait où chercher, on sait comment s’y prendre. Quand on se sent capable, quand on se sait capable, tout semble facile.

5.2.4. Mémorable

Par ailleurs, on trouve de nombreux mots grammaticaux dans cette liste, des petits mots outils comme « a » ou « above » (= au-dessus). L’avantage de ces mots, c’est qu’on les retrouve très fréquemment dans les phrases donc ils sont très faciles à mémoriser lorsqu’il s’agit de les reconnaître, à l’oral ou à l’écrit, ainsi que quand il faut les utiliser dans un courrier comme dans une conversation.

5.3. Inconvénients

Toutefois, même si cette liste est délimitée par un nombre de mots précis, ordonné, donc gérable, mémorable, elle présente aussi des inconvénients.

Ainsi, il s’agit d’une liste universelle. C’est logique, puisqu’elle correspond à la planète toute entière. Mais le problème, c’est que ce n’est pas du vocabulaire particulier, du sur-mesure. D’ailleurs, c’est le cas avec tous les livres, qu’ils traient de l’anglais professionnel ou de développement personnel.

Par ailleurs, ce qui est aussi gênant, c’est que les mots ne sont pas en situation : ils n’ont pas de contexte. Ils sont juste listés, les uns après les autres. Par conséquent, leur sens n’est pas évident au 1er abord. Il reste ambigu.  

5.4. Votre liste

5.4.1. Création

J’aime donc l’idée d’avoir une liste mais cette liste des 1500 mots du Globish me semble être une 1ère étape, un tremplin intéressant, peut-être essentiel, avant de passer à une autre liste. Les 1500 mots du Globish peuvent être un modèle à partir duquel vous établirez votre propre liste. Par exemple, vous pourriez parcourir cette liste de 1500 mots et déterminer ceux que vous souhaitez vraiment retenir parce qu’ils sont pertinents dans votre situation. Si vous travaillez dans un laboratoire, bien sûr qu’il faudra que vous connaissiez et utilisiez « biology ». Peut-être pas si vous évoluez dans un autre contexte. A vous de discerner en séparant l’indispensable de l’accessoire pour vous.

Et pourquoi ne pas créer votre propre liste ? Une liste qui serait donc limitée, ordonnée, mémorable, qui vous permettrait de l’apprendre de façon progressive et qui serait la vôtre : du sur-mesure, pas du prêt-à-porter. De la haute couture, même !

Comment allez-vous faire ? Partez tout simplement du champ lexical dont vous avez besoin. Pour mes clientes qui préparent un entretien d’embauche, il semble logique qu’elles orientent leurs recherchent autour :

– de la formation, des diplômes

– des expériences professionnelles

– des responsabilités qui leur ont été confiées

– de leurs compétences

– de leurs projets

Sans oublier bien sûr le domaine pour lequel elles posent leur candidature.

5.4.2. Mémorisation

Et une fois que vous avez votre liste à vous, comment allez-vous faire pour la retenir ?

Tout d’abord, peut-être pouvez-vous jouer avec les catégories :

– l’ordre alphabétique, certes, est toujours efficace. Mais pourquoi pas l’ordre alphabétique français-anglais ET anglais-français, comme dans un dictionnaire ?

– Peut-être pouvez-vous aussi ranger vos termes selon leur nature grammaticale, ou bien selon leur champ lexical ? Ou encore selon leurs points communs en ce qui concerne leur prononciation, qu’il s’agisse d’un son qu’ils partagent ou de la même syllabe accentuée ou d’une autre particularité ?

– N’oubliez pas non plus d’ajouter du contexte, des exemples de phrases précises où vous auriez rencontré ces mots – ils n’en seront que plus faciles à retenir ! Laissez donc suffisamment de place autour du mot pour y noter des remarques. Utilisez différentes couleurs selon la nature des remarques.

– Très important, puisque l’anglais, ou le Globish, sont des langues vivantes : travaillez la prononciation ! Ecoutez les mots sur WordReference, répétez-les, même à voix basse, syllabe par syllabe, en commençant par la dernière. Par exemple, pour réussir à prononcer « entrepreneur », qui est difficile car c’est un mot transparent et que nous avons déjà une idée très précise sur la façon dont il devrait se prononcer, commencez par la fin : -neur, -preneur, -trepreneur, entrepreneur. Prenez votre temps !

– Profitez-en pour jouer avec les mots, que ce soit à l’écrit en vous créant des mots-croisés, au pendu avec une amie, etc. ou à l’oral en cherchant des rimes, en inventant des paroles de chansons sur des mélodies connues…  Amusez-vous !

N’hésitez pas à consulter les épisodes précédents que j’ai réalisés à ce sujet :

8 – comment mémoriser les mots

10 – la répétition espacée

12 – les cartes mémoire

14 – les applications de répétition espacée

16 – apprendre en jouant à plusieurs

18 – apprendre en jouant seule

Vous les trouverez sur le site où vous pourrez les écouter ainsi que les relire.

5.5. Etat d’esprit

5.5.1. Agir et obtenir

S’inspirer d’une idée déjà existante, créer, mémoriser… ce sont des actions qui vous permettront d’avoir un résultat fini, non seulement une liste tangible, concrète, que vous pourriez me montrer, mais aussi et surtout les connaissances acquises à travers le travail effectué. Autrement dit, vous connaîtriez vos 1500 mots.

5.5.2. Ressentir

Si vous vous rappelez bien, notre comportement est toujours dicté par nos émotions. Si vous souhaitez vous mettre au travail, lister les 1500 mots anglais qui vous semblent indispensables dans votre profession, les mémoriser jusqu’à les faire vôtres et les utiliser régulièrement, facilement, comment devez-vous vous sentir ? Quelle est l’émotion ou l’une des émotions nécessaires pour que vous agissiez ainsi ? Il peut s’agir de la motivation, de la détermination, de l’enthousiasme…

5.5.3. Penser

Nous savons aussi, grâce à cet outil remarquable que j’appelle la Boucle de Brooke, que nos émotions ne nous « tombent pas dessus » par hasard. Bien au contraire, elles sont le fruit de nos pensées. Alors, si vous souhaitez vous sentir motivée par ce projet, que vous faudra-t-il penser ? Si vous savez que vous agirez davantage si vous vous sentez déterminée, alors quelle est la petite phrase qui vous permet de ressentir cette émotion ? Et que vous dites-vous qui vous rend enthousiaste ?

5.5.4. Raison irrésistible

Vous aurez besoin de cette petite phrase, voire de ces différentes petites phrases, pour atteindre votre résultat. Et en cas de baisse de morale, n’oubliez pas non plus de vous rappeler pourquoi vous avez entrepris de rédiger votre liste. Pour maîtriser davantage de vocabulaire ? Oui mais pourquoi ? Pour pouvoir être plus à l’aise en anglais ? D’accord mais pourquoi ? Pour pouvoir vous exprimer aisément au bureau ? Parfait mais pourquoi ? Pour vous sentir mieux considérée par vos collègues ? Très bien mais pourquoi ? Pour vous sentir à votre place ?

C’est comme un zoom arrière où, à partir d’une liste de vocabulaire, on recule jusqu’à trouver vos motivations profondes, qui n’ont probablement rien à voir avec la langue anglaise, ou le Globish, mais plutôt avec vos propres croyances sur votre place dans la société, ou toute autre chose.

Si vous avez besoin d’aide, que ce soit pour établir votre liste de vocabulaire indispensable et sur-mesure ou bien pour vous sentir à l’aise où que vous soyez, en anglais comme en français, avec ou sans bagage lexical surdimensionné, je suis à votre disposition. N’hésitez pas à me contacter sur . Vous êtes de plus en plus nombreuses à le faire et je m’en réjouis ! La souffrance en anglais n’est pas une fatalité.

6. Mission

A vous de jouer à présent !

Quels sont les mots qui vous semblent indispensables en anglais ?

Pourquoi ces mots-là plutôt que d’autres ?

Si vous étiez capable de maîtriser ces mots-là sans la moindre hésitation, à quelque niveau que ce soit, comment vous sentiriez-vous ?

Pourquoi ?

Pourriez-vous vous dire ceci et vous sentir ainsi dès maintenant, sans connaître ces mots-là sur le bout des doigts ?

Pourquoi ?

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, le numéro 135, nous évoquerons le stress de la communication orale.  

8. Salutations

« See you next week-end ! Bye ! »

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