A quoi ressemble l’émotion de certitude? Que nous permet-elle de faire? D’où vient-elle?

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°131. Aujourd’hui, nous allons parler de la certitude.

2. Préambule

2.1. L’idée de la semaine

Si vous ne devez retenir qu’une seule idée cette semaine, ce serait celle que la certitude est une émotion, donc nous pouvons la créer, la répliquer, la dupliquer, comme un copier-coller.

2.2. Des nouvelles d’Anglaisance

Je vous propose un nouvel atelier, « Réussissez vos entretiens d’embauche en anglais », le samedi 9 mai de 10h à 11h.

Vous voulez que votre candidature soit absolument irrésistible, y compris lorsque la conversation se déroule en anglais ?

Vous savez que, pour cela, il vous faut vous y préparer.

C’est fou ce qu’une petite heure peut vous y aider !

Dans cet atelier, vous allez découvrir un outil remarquable pour y voir aussitôt plus clair dans votre projet.

Car plus votre projet est clair, plus il a de chances d’aboutir.

Qu’il s’agisse de trouver le poste correspondant à vos souhaits, de programmer les différentes étapes pour que votre niveau d’anglais soit à la hauteur ou encore d’apprendre à prendre confiance en vous lorsque vous vous adressez aux recruteurs en anglais, vous saurez mieux où vous allez, donc comment vous y rendre.

Pour participer, rien de plus simple : inscrivez-vous en bas de n’importe quelle page sur le site d’Anglaisance.com pour pouvoir recevoir les détails de l’atelier vendredi à 18h et samedi à 9h45 (et bien sûr vous pourrez vous désinscrire à tout moment)

D’ici samedi, je vous propose de me contacter directement sur pour me faire part de tout ce qui vous empêche actuellement de réussir vos entretiens d’embauche en anglais.
Si vous ne pouvez pas rejoindre l’atelier samedi, pas de souci: j’enverrai l’enregistrement à tous les inscrits dans les heures qui suivront.

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 130, nous avons parlé de la compétence. Vous rappelez-vous ? Il s’agit de la 3e étape dans les 4Cs qui mènent à la confiance en soi, comme l’explique Dan Sullivan.

Le 1er C étant le contrat avec soi-même, commitment.

Le 2e, le courage, courage.

Le 3e, donc, la compétence, capability.

Et enfin, la destination, l’arrivée, l’aboutissement après avoir parcouru ces 3 1ers C : la confiance en soi, self-confidence.

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons explorer la certitude car il me semble que la confiance en soi, c’est justement cette certitude que, quoi qu’il arrive, on saura faire face. Quoi qu’il arrive, on y arrive.

5. Contenu

5.1. Définition

Alors, qu’est-ce que la certitude ?

Dans le dictionnaire, on voit que la certitude est le caractère de ce qui est certain, clair, comme « la certitude d’un fait ». C’est aussi l’état d’esprit selon lequel on est certain de quelque chose. « J’ai la certitude qu’il acceptera. » On pourrait reformuler avec « je suis sûre qu’il acceptera. »

Il s’agit donc d’une émotion qu’on ressent à propos d’un fait, d’une personne…

C’est l’opposé du doute, de l’hésitation, de l’émission d’hypothèses, du manque de confiance en soi. On est au-delà du questionnement. Il n’a d’ailleurs pas sa place. On croit, on est convaincu pleinement, entièrement, à 100%. On est assuré que ce à quoi on pense nous paraît réel, fixe, immuable.  

5.2. Exemples

Alors, de quoi est-on certain ?

Mes clientes sont certaines de leur identité, c’est-à-dire de leur prénom, leur nom, leur adresse, leur numéro de téléphone.

Elles sont aussi certaines de leur passé, leurs études par exemple, leur expérience aussi, les postes qu’elles ont occupés précédemment.

Elles ont aussi la certitude de vouloir un futur différent, un avenir où elles auraient un poste qui leur paraît plus intéressant, plus enrichissant. Elles sont certaines d’avoir cet objectif. Elles sont aussi certaines qu’il leur faut améliorer leur niveau d’anglais. Elles sont certaines de le vouloir.

Elles sont donc certaines des faits, de la réalité, de la vérité valable pour tous.

5.3. L’émotion

Alors comment vous sentez-vous, quand vous êtes certaine ? Quand vous savez que, quoi qu’il arrive, le soleil se lèvera demain ? Je vous propose d’utiliser cet outil que j’appelle « La minute Emotion » pour découvrir à quoi ressemble la certitude pour vous.

– Quand vous la ressentez, où se situe cette émotion dans votre corps ? Votre torse ? Votre poitrine, peut-être, votre ventre ? Ailleurs ?

– Quelle forme prend-elle ? Autrement dit, que remarquez-vous dans votre corps ? Que s’y passe-t-il ?

Vous pouvez être extrêmement précise, en faisant attention au poids, à la forme, à la température, à la vitesse, etc. de cette émotion.

Vous pouvez également vous pencher sur l’intensité avec laquelle vous ressentez cette certitude, en fonction des circonstances, c’est-à-dire de ce à quoi vous pensez. Sur une échelle comprise entre 0 et 10, à quel degré de certitude vous situez-vous, 10 étant une certitude absolue ?

5.4. Le temps

Prenons l’exemple du temps et plus particulièrement de notre calendrier. Nous sommes sûres, convaincues, certaines, qu’au mois de mai succèdera le mois de juin, qu’après le lundi 11 mai viendra le mardi 12 mai et ainsi de suite. Cette certitude peut faire l’objet de cette exploration intérieure dont je viens de vous parler à l’aide de la « Minute Emotion » dont vous retrouverez les questions écrites à la page 131 du site Anglaisance.com.

Pour aller plus loin, nous savons aussi ce qui va se passer à certains moments donnés. Par exemple, le 21 mai prochain, je vais avoir 46 ans. Je le sais avec certitude. J’en suis convaincue. Je le sais parce que c’est écrit, et puis pas seulement depuis ces derniers jours, pas seulement par moi, mais par la vie : je suis née le 21 mai 1974 donc c’est logique, un peu de maths, une soustraction (2020-1974 = 46) et voilà, le tour est joué.

Dans ce cas-là, je n’ai pas besoin de donner mon avis, d’établir des probabilités quant à la réalisation de cet événement. C’est sûr que ça va arriver. Je ne dis pas que je vais forcément atteindre l’âge de 46 ans, quoique j’aimerais bien, bien sûr. Ma vie peut s’arrêter avant le 21 mai 2020. Mais une chose est sûre : j’ai toujours été destinée à avoir 46 ans le 21 mai 2020. Et on peut même aller plus loin : 47 ans le 21 mai 2021 et ainsi de suite, je ne vous apprends rien.

5.5. Copier-coller

Ce que je vous propose maintenant, c’est de reproduire cette même énergie, cette émotion de certitude, et ce même calcul logique, pour tout ce que vous pourriez vouloir créer à un moment précis de votre vie. C’est comme si on faisait un copier-coller sur un ordinateur : vous vous sentez certaine de telle date, vous gardez bien cette émotion en vous, mais vous en changez juste l’objet.

Par exemple : vous avez rendez-vous pour un entretien d’embauche. Vous avez la date précise, le lieu du rendez-vous, peut-être à distance, en tout cas, ce sont des faits certains et fiables sur lesquels vous pouvez vous appuyer sans douter.

Mais qu’en est-il de la façon dont l’entretien va se dérouler ? Là, en général, les doutes apparaissent. Vous ne savez pas comment le recruteur se comportera avec vous, les questions qu’il va vous poser, etc.

Pourtant, vous pourriez très bien choisir de vous sentir certaine également : aussi certaine de la date de l’entretien que de ce qui va s’y passer. Car vous décidez de la façon dont VOUS allez vous comporter, quelle que soit l’attitude du recruteur. Vous pouvez très bien choisir de vous sentir sûre de vous, à l’avance. Vous pouvez décider que vous allez donner le meilleur de vous-même, délibérément. Ca peut être un choix, une décision, comme celui d’accepter l’invitation à ce rendez-vous.

Pour vous sentir certaine à 200% que vous allez tout faire pour vous mettre en valeur lors de cet entretien, qu’avez-vous besoin de penser ? Peut-être des petites phrases comme « je fais tout pour réussir » ou « je sais mettre toutes les chances de mon côté. » Nous en parlerons un peu la semaine prochaine.

Et quand vous vous sentez certaine à 200% de passer un bon moment lors de cet entretien d’embauche, alors que faites-vous ? Comment vous comportez-vous ? Autrement dit : que répondez-vous au recruteur ? Et comment ? Butez-vous sur les mots, oubliez-vous la moitié du vocabulaire que vous aviez révisé, perdez-vous tous vos moyens ? Ou bien vous reprenez-vous en vous corrigeant, en répétant si besoin, vous ressaisissez-vous quand vous faites une erreur de grammaire sans vous excuser pendant de longues minutes ?

Je vous invite à jouer un peu avec cette émotion de certitude et l’attitude qui en découle, en imagination mais aussi dans la réalité, lorsque vous préparez votre entretien d’embauche en le répétant comme une actrice.

Et quel est l’impact de ce comportement ? Quand vous restez certaine de vous montrer sous votre meilleur jour, il est inévitable qu’en effet, vous vous montriez sous votre meilleur jour.

Rien ne dit que le recruteur sera d’accord, que vous correspondrez au profil qu’il recherche, etc. Mais toujours est-il que vous ne vous serez pas empêchée, à l’avance, de tout simplement briller.

5.6. Certitude collective

Pouvez-vous pourtant vous sentir certaine de ce que vous allez créer pendant ce temps-là, entre aujourd’hui et la date à laquelle l’entretien d’embauche va se dérouler? Après tout, ça n’est pas aussi mathématique que de calculer l’âge de quelqu’un en faisant une simple soustraction ou du nombre de jours qui vont s’écouler entre aujourd’hui et la semaine prochaine…

Et, en même temps, cette certitude que nous avons à propos de notre calendrier est basée sur un accord collectif : les membres de notre communauté se sont mis d’accord pour décider de ce découpage du temps, ce calendrier solaire, ce calendrier grégorien qui est aujourd’hui international.

Mais on sait bien qu’il existe aussi un calendrier lunaire. On se souvient aussi que de 1792 à 1806 (j’ai vérifié), les Français ont utilisé le calendrier révolutionnaire ou républicain.

Seulement, voilà, nous avons choisi collectivement de nous fier à ce calendrier Grégorien actuellement et par conséquent, cette certitude que nous ressentons provient de cet accord avec le reste du monde, ce sous-entendu « on utilise le même système, on est sur la même longueur d’ondes. » Pas du temps lui-même.  

Et pourtant, même dans la certitude, il y a des variantes. Par exemple même si les Américains et les Français comptent 24 heures dans leurs journées, les Américains s’arrêtent de compter à midi et repartent du chiffre 1 l’après-midi. Bizarrerie que j’ai aussi découverte à mes dépends : 11am, c’est-à-dire 11h du matin, précède 12pm, non pas minuit comme je le croyais mais midi, juste avant 1pm, notre 13h. C’est important parce que lorsque des clientes nord-américaines veulent prendre rendez-vous avec moi et que 12am, donc minuit, leur est proposé, elles peuvent omettre de vérifier s’il s’agit de « am » ou « pm », certaines que, forcément, ça doit être « pm », et par conséquent veiller tard dans la nuit pour ne pas manquer leur séance de coaching avec moi… à 12am.

Tout ça pour dire qu’on est parfois certain, mais à tort. On se réfère toujours à notre propre système de croyances, les habitudes bien ancrées qu’on tient pour acquises à tous. Mais non. Notre certitude n’est pas due à ce qui se passe en dehors de nous. Elle est due à ce que nous en croyons. Ce que nous avons décidé d’en penser.

5.7. Calcul

Alors pourquoi ne pas utiliser cette certitude dans notre intérêt, pour nous convaincre que, oui, nous aussi pouvons effectuer cette opération, ce calcul très logique : pour que vous soyez la candidate idéale, selon vous, selon votre interprétation du candidat recherché par l’entreprise, que faudrait-il que vous fassiez d’ici la date de l’entrevue ?

– par exemple, vous pourriez revoir l’annonce et cherchez de quelle façon vous seriez parfaite ; vous pourriez faire des recherches pour mieux connaître cette entreprise et éventuellement dresser une liste des questions qui vous viennent à l’esprit et que vous voulez poser au recruteur.

– en ce qui concerne la partie de la conversation qui se déroulera en anglais, vous pourriez vous assurer que vous savez exactement comment traduire l’intitulé de votre dernier poste, expliquer les différentes missions qui vous ont été confiées en utilisant le temps grammatical adéquat, en prononçant les mots correctement, etc. C’est d’ailleurs ce en quoi j’aide mes clientes, tout comme la dernière partie pour laquelle vous pouvez vous préparer :

– l’état d’esprit : par exemple, vous pourriez faire la chasse à toutes les incertitudes, à commencer par les phrases contenant le mot « si », c’est-à-dire qui suggèrent qu’il y a d’autres possibilités quant au déroulement et à l’issue de l’entretien. Car dès que vous vous mettez à penser en « si », vous ne relevez pas totalement le défi. Une partie de vous espère que ça va se produire ou pas, c’est selon, et vous abandonnez tout contrôle. Vous vous en remettez au destin, alors que pourtant, vous pourriez décider. Et si vous remplaciez les « si » par des « quand » ?

Ainsi, plutôt que de penser « si le recruteur me demande quelles sont mes qualités en anglais, alors… », choisissez « quand le recruteur me demandera quelles sont mes qualités en anglais, alors… ». Si vous n’ouvrez pas la porte au doute ou à d’autres options possibles que cette question et bien d’autres encore, alors, forcément, fatalement, vous allez préparer votre réponse. Vous serez prête. J’en suis certaine !

5.8. Incertitude

Pour finir, il est bien normal, il est parfaitement humain de craindre l’incertitude. Mais pourtant, ça n’a rien d’obligatoire. Plutôt que de se concentrer sur tout ce que votre vie a d’incertain, d’imprévisible, concentrez-vous sur ce dont vous êtes absolument sûres. Et rien de tels que vos actions, dont vous pouvez décider, en générant cette émotion délibérément.

6. Mission

C’est à vous !

De quoi êtes-vous absolument certaine, dans votre vie ? Dressez une liste aussi complète que possible, sur toute une page ou bien pendant 5 à 10 minutes.

Gardez cette émotion en vous et transférez-la à un autre sujet : vos progrès en anglais.

Quand vous vous sentez aussi certaine de pouvoir progresser en anglais d’ici votre entretien d’embauche, alors que faites-vous ?

Que cessez-vous de faire ?

Quel résultat créez-vous alors, pour vous ?

Renouvelez l’expérience aussi souvent que possible, dès que vous vous sentez douter. Et bien entendu, si l’exercice vous paraît difficile, si les doutes persistent, ce qui serait bien normal également, n’hésitez pas à m’en faire part en m’écrivant à .

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, le numéro 132, nous évoquerons les pensées qui vous rendent sûre de vous. Ca va être bien !

8. Salutations

« See you next week-end ! Bye ! »

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