Il faut bien du courage pour décider de se prendre en main et d’affronter ses peurs, comme par exemple s’exprimer en anglais face à un recruteur.

Alors, à quoi ressemble cette peur ?

D’où vient-elle ?

Et surtout : comment peut-on la transformer en courage ?

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°129. Aujourd’hui, nous allons parler du courage.

2. Préambule

2.1. L’idée de la semaine

Si vous ne devez retenir qu’une seule idée cette semaine, ce serait celle qu’il n’y a pas de courage sans peur et que vous avez parfaitement le pouvoir d’être courageuse.

2.2. Des nouvelles d’Anglaisance

Je vous propose un nouvel atelier, « Débarrassez-vous des distractions », le samedi 25 avril de 10h à 11h.

Vous voulez gagner en efficacité et productivité pendant le confinement ET au-delà, pour toujours ?

Vous savez que, pour cela, il vous faut vous débarrasser de vos manies, vos mauvaises habitudes, qu’il s’agisse de :

– naviguer sur internet

– consulter les réseaux sociaux

– grignoter

– regarder la TV

– fumer des cigarettes

– boire plus que vous ne le souhaitez…

C’est fou ce qu’une petite heure peut changer dans votre vie et celles de votre entourage !

Pour participer, rien de plus simple :

– inscrivez-vous en bas de n’importe quelle page sur le site d’Anglaisance.com pour pouvoir recevoir les détails de l’atelier vendredi à 18h et samedi à 9h45 (et bien sûr vous pourrez vous désinscrire à tout moment)

– téléchargez l’application gratuite de visio-conférence Zoom sur votre téléphone, tablette ou ordinateur (en 2 minutes top chrono : même mes parents de 70 ans l’ont fait et ont aussitôt été conquis)

– cliquez sur le lien fourni à l’heure de l’atelier, soit samedi à 10h.

Je suis impatiente de vous voir !

Un atelier en ligne, ça signifie que vous pourrez participer en écrivant dans la boîte de dialogue Questions et Réponses. Je serai la seule à apparaître à l’écran et à lire vos messages.

D’ici samedi, je vous propose de me contacter sur pour me faire part de tout ce qui vous distrait actuellement.
Si vous ne pouvez pas rejoindre l’atelier samedi, pas de souci: j’enverrai l’enregistrement à tous les inscrits dans les heures qui suivront.

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 128, nous avons parlé de la toute première étape vers la confiance selon Dan Sullivan, le créateur des 4C : « commitment, courage, capability, confidence », soit contrat, courage, compétence, confiance en soi.

Les 4Cs de Dan Sullivan, c’est comme si nous prenions un ascenseur qui s’arrêtait à chacun des étages du bâtiment :

– Nous montons dans l’ascenseur au rez-de-chaussée, nous appuyons sur le bouton pour monter au dernier étage. En appuyant sur ce bouton, nous nous engageons à atteindre la terrasse ensoleillée, nous signons un pacte, un contrat avec nous-mêmes. Commitment.

– Nous nous arrêtons au 1er étage et c’est une étape indispensable, dont nous allons parler aujourd’hui. Au 1er étage, comme dans les contes quand le héros trouve des outils dont il aura besoin lors de sa quête, nous prenons le courage dont nous allons avoir besoin pour atteindre la terrasse ensoleillée. Courage.

– Au 2e étage, nous acquérons la compétence, dont nous parlerons lors du prochain épisode : nous devenons capables. Capability.

– Et enfin, nous atteignons la terrasse ensoleillée, l’objectif tant convoité : la confiance en nous. Nous sommes récompensées par cette émotion tellement plaisante, faite de certitude, de clarté. Confidence.

Prenons un exemple :

– pour mes clientes qui veulent trouver un nouvel emploi, envoyer leurs CVs et lettres de motivation, accepter un rendez-vous, c’est la 1ère étape, le contrat avec elles-mêmes d’aboutir à un résultat, obtenir un nouveau poste.

– ensuite, elles s’arment de courage parce que, nous allons en parler, elles savent que ça ne va pas être facile pour elles de s’exprimer en anglais lors de l’entretien d’embauche.

– puis, nous en parlerons la semaine prochaine, elles pratiquent, elles s’entraînent, elles ajustent leur prononciation, leur vocabulaire, leur grammaire, leur message afin d’être compétentes.

– et enfin, lorsqu’elles se présentent à l’entretien d’embauche, elles ont confiance en elles et en leurs capacités d’interaction orale en anglais.

C’est un cheminement et j’adore les y accompagner, voir leurs progrès d’une semaine à l’autre. C’est fascinant et très gratifiant.

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons donc explorer la 2e étape, le courage.

5. Contenu

5.1. L’émotion

Le courage, comme l’engagement, la compétence et la confiance en soi, c’est une émotion. Or, comme toutes les autres émotions, sans exception, une émotion ne nous tombe pas dessus par hasard : on la choisit, même si on n’en a pas toujours conscience, en décidant de penser ou croire ce qui nous passe par la tête.

5.2. Courage et peur

Il n’y a pas de courage sans peur. La peur implique qu’on n’ose pas faire quelque chose, comme par exemple dire une phrase à son interlocuteur. On s’imagine être en danger si on prononce cette phrase.

La peur est utile car elle permet de réagir face au danger, ou du moins à ce que notre cerveau interprète comme un danger. Si vous êtes brusquement attaquée physiquement, la peur va vous permettre de vous enfuir en courant et c’est très bien comme ça.

Par contre, les émotions ne sont pas aussi isolées dans notre corps que dans le dictionnaire. Il nous arrive d’en ressentir plusieurs en même temps, comme, par exemple, la peur et le courage. Mes clientes ont peur de perdre tous leurs moyens face aux recruteurs mais elles ont aussi le courage de se rendre au rendez-vous tout en sachant que ça pourrait se produire.

5.2.1. La vague

Une émotion, c’est comme une vague : elle monte, parfois très haut mais elle finit toujours par redescendre. On peut suivre l’évolution des surfeurs sur les vagues. On peut aussi évaluer l’intensité d’une émotion, suivre ses progrès, la façon dont elle grossit ou diminue.

Une vague d’émotion prend naissance quand on pense à un évènement en particulier. Par exemple, mes clientes peuvent s’imaginer ne pas comprendre une question en anglais lors de l’entretien d’embauche. Leur peur va grossir petit à petit si elles s’imaginent en effet un scénario catastrophe aboutissant à des bégaiements, des tremblements, une perte de connaissance, que sais-je ? Ou bien le regard sévère du recruteur, un haussement de ses épaules, une remarque acerbe sur leur niveau d’anglais ? Ou encore l’entretien écourté, une réponse négative, des commérages au sujet de leur prestation ?

Et puis peu à peu elles vont passer à autre chose, soit à d’autres pensées plus bénéfiques au sujet de cette rencontre, soit à un autre objet de réflexion parce que leur esprit est happé par d’autres préoccupations. La tension diminue, la vague s’évanouit.

Ce qui ne veut pas dire qu’elle ne renaîtra pas. Mais pour l’instant, l’émotion n’est plus aussi intense qu’elle a pu l’être.

5.2.2. Le ressenti

Alors, comment se traduit la peur ?

Dans notre corps, il s’agit d’une tension. Il arrive qu’on ait mal au ventre mais ça peut aussi se situer au niveau de la gorge, comme si toute la respiration était bloquée, limitée à la seule tête et que, d’ailleurs, nous n’étions plus qu’un cerveau posé sur des épaules, mais le tout, le bas du corps, est comme tétanisé, paralysé.

5.3. Causes

5.3.1. La peur

Puisqu’une émotion provient de nos pensées, quelles sont les pensées qui génèrent la peur ?

– je ne suis pas assez douée

– je n’y arriverai jamais

– ça va très mal se passer

– je vais vivre un moment extrêmement pénible

5.3.2. Le courage

Une fois qu’on a pris conscience de l’origine de la peur, il ne tient qu’à nous de rediriger notre esprit vers des pensées plus positives, sans annihiler cette peur. Elle nous révèle nos pensées et c’est très bien comme ça.

Plutôt que de se dire qu’on n’est pas assez douée, qu’on n’y arrivera jamais ou qu’on court un grave danger, on peut aussi bien décider de croire qu’on est capable, qu’on finira par y arriver, qu’on est même une super-héroïne avec des super pouvoirs, dont la respiration. Respirer profondément vous aidera à reprendre contact avec la réalité immédiate : pour l’instant, vous allez bien.

Voici quelques pensées qui peuvent aussi vous aider :

– j’en ai peur et c’est peut-être moins effrayant que je le crois.

– je crois être menacée et c’est normal. Ca ne veut pas dire que je coure le moindre danger réel.

Bien sûr, vous pouvez compléter la liste par vous-même, au fur et à mesure de vos expériences, qu’il s’agisse des entretiens d’embauche ou de toute autre chose, d’ailleurs. Mes clientes ont accès à la liste de pensées aidantes que j’ai établie à leur intention, expérience après expérience, séance après séance. Ca leur permet de gagner du temps.

5.3.3. Exemple

Il y a quelques semaines de ça, j’ai animé un atelier gratuit, en ligne, intitulé « Apprivoisez la peur ». Et je me suis rendu compte qu’en fait, j’ai toujours peur. Ce n’est pas toujours la même intensité, mais quoi que j’entreprenne, il y a toujours au moins de l’appréhension, une crainte. Je commence une séance de coaching et je me dis « je n’ai rien à leur apporter », « je ne me souviens plus des questions que je pourrais leur poser ». Je commence à tourner une vidéo pour Facebook et je pense « je risque de dire des bêtises » et autre. Je commence à apprendre une nouvelle compétence technologique et je suis assaillie d’images terribles, comme si j’avançais sur un terrain miné où je ne pouvais que mourir.

Et n’empêche, j’y vais. Et bien sûr, dans les faits, ça se passe bien, voire très bien. Bien sûr que j’apporte plus de sérénité, plus de clarté à mes clientes. C’est mon métier ! Je suis experte et expérimentée. Bien sûr que j’ai toujours une question à leur poser ! Je suis très curieuse et si jamais j’avais une hésitation, j’ai aussi constitué un document rempli de questions pour justement retrouver le fil au cas où. Et bien sûr que je risque de dire des bêtises ou que ce que j’affirme ne plaise pas à tout le monde ou ne parle pas à tout le monde. C’est normal. Et bien sûr qu’un domaine technologique inconnu où tout m’est étranger me terrifie.

N’empêche, je le fais quand même parce que je sais que si ça touche ne serait-ce qu’une personne, si ça aide une seule femme à avancer avec plus de légèreté dans la vie, alors ça en vaut la peine.  

Je pratique donc le courage au quotidien et je ne m’en étais même pas rendu compte avant cet atelier sur la peur. Du coup, maintenant que je sais et que je sens que j’ai peur, je peux m’y autoriser et par conséquent, je grignote moins pour « enrober » mon émotion de pâte à tartiner, comme si ça pouvait vraiment transformer ma peur. D’ailleurs, c’est ce dont nous parlerons samedi 25 avril dans l’atelier « débarrassez-vous des distractions ».

Car, plutôt que de se dire qu’on ne devrait pas avoir peur, le courage c’est justement avoir peur et accepter cette émotion au lieu de la repousser, de prétendre qu’elle n’est pas là.

5.4. Exercice pratique

Un exercice intéressant consiste à aller jusqu’au bout de sa peur. Votre cerveau croit le danger imminent ? Très bien. A quoi ressemble ce danger ? Et que pourrait-il se passer ensuite ? Et ensuite ?

Notez bien sur le papier tout ce que vous craignez. Vous avez peur que ce soit une réalité ? En fait, en débarrassant votre cerveau de ces pensées encombrantes et angoissantes, vous pourrez mieux les trier, vous en séparer, comme on peut nettoyer un grenier uniquement si on a de la lumière pour nous éclairer.

6. Mission

A vous !

Vous préparez un entretien d’embauche en anglais et vous avez peur. Faisons le tour de cette peur :

1. d’où vient-elle ? Autrement dit, que vous dites-vous qui crée cette peur pour vous ?

2. à quoi ressemble-t-elle ? C’est-à-dire : quelle est l’intensité de votre vague ? Vaguelette ou tsunami ? Que se passe-t-il dans votre corps ?

3. et enfin, puisque vous êtes une héroïne armée de super pouvoirs, les pensées courageuses, que vous dites-vous pour tout de même aller vers ce que vous appréhendez autant ?

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, le numéro 130, nous évoquerons le 3e C : la compétence.

8. Salutations

« See you next week-end ! Bye ! »

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