Et si ne pas savoir et se sentir incompétente n’étaient pas une fatalité ?

Et s’il était possible d’acquérir de nouvelles compétences afin de réussir à être recrutée, même en anglais ?

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n° 130. Aujourd’hui, nous allons parler de la compétence.

2. Préambule

2.1. L’idée de la semaine

Si vous ne devez retenir qu’une seule idée cette semaine, ce serait celle que plus on pratique, plus on profite.

2.2. Des nouvelles d’Anglaisance

C’est, entre autres, ce dont je vous parlerai lors de mon prochain atelier gratuit, en ligne, le samedi 9 mai de 10h à 11h sur le site de vidéo-conférence Zoom. Je vous y expliquerai comment réussir votre entretien d’embauche en anglais.

Si vous êtes cadre, si vous êtes ambitieuse, si vous savez que pour atteindre le poste de vos rêves, vous devez passer par la case « entretien d’embauche en anglais », autant mettre toutes les chances de votre côté pour réussir à être recrutée. Autant tout faire pour que ce soit inévitable, que votre candidature soit irrésistible. Je vous expliquerai comment le faire.

Si vous souhaitez assister à cet atelier, rendez-vous sur le site Anglaisance.com, abonnez-vous à la pensée hebdomadaire en bas de n’importe quelle page et vous recevrez les détails indispensables pour vous joindre à l’atelier.

Et si jamais vous n’êtes pas libre au moment de l’atelier, vous recevrez l’enregistrement vidéo et audio dans les heures qui suivront et vous y aurez accès pendant 3 jours.

D’ici là, contactez-moi directement sur pour me raconter ce qui vous a empêchée d’être embauchée lors de vos derniers entretiens d’embauche en anglais. Que s’est-il passé ? Qu’est-ce que vous avez dit ou omis de dire ? Qu’avez-vous fait ou pas fait ? Pourquoi ?

Je suis là pour vous. Racontez-moi tout.

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 129, nous avons parlé du courage, cette émotion qui fait suite au contrat avec soi-même et qui précède la compétence sur la route de la confiance.

Rappelez-vous : les 4Cs de Dan Sullivan, c’est comme si nous montions dans le train qui aurait 4 arrêts :

– Nous achetons notre billet de train, l’oblitérons sur le quai en l’attendant, montons dans le wagon, nous installons confortablement sur un siège. En agissant ainsi, en montant à bord de ce train, nous nous engageons à atteindre la destination ensoleillée, nous signons un pacte, un contrat avec nous-mêmes.

– Nous effectuons un 1er arrêt et c’est une étape indispensable, dont nous avons parlé la semaine dernière. Ce 1er arrêt nous permet d’emmagasiner le courage dont nous allons avoir besoin pour atteindre notre destination ensoleillée.

– Au 2e arrêt, nous faisons monter à bord la compétence, dont nous allons parler aujourd’hui : nous devenons capables.

– Et enfin, nous atteignons la destination ensoleillée, l’objectif tant convoité : la confiance en nous. Nous sommes récompensées par cette émotion tellement plaisante, faite de certitude, de clarté. Nous pouvons en profiter autant que nous voulons. Nous y sommes, et nous y sommes tellement bien !

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons explorer l’émotion de compétence.

C’est amusant comme le hasard fait bien les choses. J’avais déjà en tête mes petites idées sur le sujet que je voulais développer en vous en parlant aujourd’hui. Et puis j’ai coaché une cliente justement sur son sentiment d’incompétence. Parfait ! Ca m’a permis de travailler sur ce sujet sous un autre angle.

Ce qui est encore plus drôle, c’est que cette cliente a été suivie de 2 autres, juste après, qui elles aussi se sentaient incompétentes. Car les émotions dont mes clientes me parlent sont plutôt la colère, la déception, le débordement… Donc même si j’ai prévu cet épisode depuis des mois, c’est amusant comme le destin joue avec mon imagination. Et si tout pouvait être comme ça… ? Une question à explorer plus tard…

5. Contenu

5.1. L’incompétence

Il me semble que la façon de voir l’incompétence peut tout changer.

La compétence ou son opposé, l’incompétence, sont aux 2 extrêmes d’une même échelle.

Rappelez-vous quand je vous ai parlé de l’échelle de la confiance en soi dans l’épisode 117 d’Anglaisance, « comment mesurer la confiance » : la confiance en soi, c’est comme un cadran qu’on tourne du point de départ « je n’ai aucune confiance en moi » jusqu’au point d’arrivée « j’ai une totale confiance en moi. »

5.1.1. « Je sais / je ne sais pas » ou « je peux / je ne peux pas »

Avec la compétence et l’incompétence, c’est pareil : il y a le début et la fin. Le générique de début et le générique de fin. C’est tout. Il me semble que la compétence est alors très neutre, très objective : on sait ou on ne sait pas. On peut ou on ne peut pas. Il n’y a aucun jugement là-dedans, juste un constat, un fait, des données. On observe et on remarque. On en tire une conclusion totalement dépourvue d’émotions. C’est la 1ère chose.

5.1.2. « Je ne peux pas savoir » ou « je ne peux pas apprendre »

Le 2e type d’incompétence est plutôt une interprétation. Mes clientes remarquent que leurs précédents entretiens d’embauche se sont mal déroulés dès qu’il s’agissait de parler anglais et elles se rappellent alors qu’elles n’arrivaient pas à formuler clairement leur pensée, à prononcer un mot distinctement, à trouver le terme adéquat, etc…

Et elles en tirent la conclusion qu’il leur est impossible d’acquérir cette compétence, qu’elle semble leur échapper, qu’il n’y a rien à faire. Elles décident de baser leur opinion d’elles-mêmes à partir d’un ou plusieurs exemples lors de conversations autour de leur recrutement. Il y a comme une fatalité, une résignation dans cette façon de voir leurs expériences passées.

La bonne nouvelle, bien sûr, c’est que s’il s’agit de notre interprétation, on peut en changer. Nous allons voir comment dans quelques instants.

5.1.3. « Je devrais savoir » ou « je devrais pouvoir »

Enfin, le 3e type d’incompétence pour mes clientes provient du fait qu’elles s’en veulent de ne pas savoir ou pouvoir faire quelque chose. C’est-à-dire qu’elles partent du principe que, malgré les apparences, malgré le constat, les données qui démontrent qu’elles ne savent pas, qu’elles ne peuvent pas, elles décident que la réalité devrait être différente.

Prenons un exemple : elles décident de se préparer à un entretien d’embauche et tout particulièrement en anglais. Et elles décident de croire qu’elles devraient pouvoir se débrouiller toute seule.

D’où ce sentiment d’être incompétentes.

Et après tout, c’est logique : comme tous les petits Français, elles ont appris l’anglais à l’école pendant une décennie au moins, elles ont réussi les épreuves indispensables, parfois brillamment, pour obtenir leurs diplômes, elles ont accès à d’innombrables ressources grâce à la magie d’internet, Netflix, etc. Aucune excuse pour ne pas parler anglais couramment, pour ne pas pratiquer au quotidien et donc, inévitablement, savoir, pouvoir trouver le bon mot, ne pas hésiter sur une prononciation, parler en anglais tout le long de l’entretien, etc. Elles se critiquent donc sévèrement pour ne pas en être capable, avoir cette compétence acquise à vie. Elles peuvent se rappeler, selon les cas, les efforts fournis auparavant dans et hors des salles de classe, mais aussi l’argent dépensé en séjours linguistiques, en voyages à l’étranger, etc.

Et puis elles procrastinent, c’est-à-dire qu’elles ne font rien pour devenir compétentes, pour acquérir ce dont elles ont besoin, que ce soit le vocabulaire précis ou l’accent qu’elles apprécient ou les temps grammaticaux adéquats. Elles ne cherchent pas de l’aide ou bien quand on leur en propose, elles n’acceptent pas l’invitation ou bien elles posent des limites. Elles imaginent ce que les autres peuvent penser d’elles, qu’il s’agisse du recruteur ou de la coach à laquelle elles ont fait appel. Elles ne se visualisent pas progresser et devenir compétente. Elles ne s’entraînent pas, ne pratiquent pas, ne se posent aucune question, n’explorent pas du tout le sujet avec curiosité ou fascination. Elles ne s’intéressent pas non plus aux autres, celles qui se sentent compétentes en anglais, pour s’en inspirer. Parfois elles se comparent aux autres, mais c’est seulement pour mieux se critiquer et se sous-estimer davantage encore. Elles se répètent en boucle « je devrais savoir ça ! ».

Au final, bien sûr, elles n’ont acquis aucune compétence en anglais pour se préparer à leur entretien d’embauche. Elles ne sont absolument pas prêtes. Mais pire que ça, je dirais qu’elles se sont comme déconnectées de la réalité.

Parce que la réalité, c’est tout simplement que là, tout de suite, maintenant, elles ne savent pas, elles ne peuvent pas. C’est tout. Il y a un mot qu’elles ne peuvent pas dire, un son qu’elles n’arrivent pas à prononcer, une terminaison grammaticale qu’elles n’utilisent pas. C’est tout. Ca, c’est la réalité. Il y a la norme linguistique de l’anglais et il y a leur version à elles. C’est tout. Il y a ce qui se dit et il y a ce qu’elles disent. Ce sont deux choses différentes et c’est tout. Il y a la version A et il y a la version B.

Elles ne sont pas obligées de se sentir incompétentes quand elles comparent les 2 versions. Rien ni personne ne les force à se dire qu’elles devraient savoir dire ça comme ça. Car, la réalité, encore une fois, c’est juste qu’elles n’en sont pas là. Elles ne sont pas obligées d’y attacher un poids moral, une étiquette rouge « pas bien ». C’est une option et, comme toutes les options, elles peuvent s’en passer.

Donc quand elles se disent « je devrais savoir ça », elles se mentent. La réalité, c’est que non et c’est tout.

Mais il y a pire encore. Non seulement elles refusent la réalité mais elles n’acceptent pas non plus leurs compétences. Car elles ont des compétences. Elles ont la capacité d’apprendre, de comprendre, d’évoluer, de progresser… C’est juste que dès qu’elles se mettent à croire qu’elles devraient déjà savoir dire un mot correctement plutôt que comme elles le disent, alors automatiquement, elles s’empêchent de progresser, de développer cette compétence. Elles ferment la porte sur leurs possibilités. Rien qu’en croyant qu’elles devraient déjà être à un point Z imaginaire quand elles n’en sont encore qu’à un point D ou A même. Comme si quelque chose était allé de travers. Comme si elles avaient raté quelque chose et que s’empêcher d’acquérir une nouvelle compétence était une façon de se punir.

Sauf que la punition ne mène jamais à quoi que ce soit de productif, c’est le problème.

Et, bouquet final, en se disant « je devrais déjà savoir ça », alors elles s’empêchent de devenir celles qu’elles veulent être. Parce que, bien entendu, il ne s’agit pas juste d’un son, d’un mot, d’une phrase. Nous ne sommes pas ici en train de parler d’une conversation entre un recruteur et une cadre candidate à un nouveau poste. Il ne s’agit pas juste d’un entretien d’embauche. Au-delà de ça, elles s’empêchent d’atteindre le niveau supérieur, celui où elles auraient davantage de responsabilités, un statut social plus valorisant, un compte en banque un peu plus rempli aussi, autant le dire. Elles se coupent les ailes. Elles restent petites chenilles ou chrysalides et se privent de devenir les papillons dont elles ont toujours rêvé.

5.2. La compétence

Alors que faire pour aider les chrysalides à se métamorphoser en papillons ?

Rien de tout ça n’arriverait si elles ne se forçaient pas à croire qu’elles devraient savoir x ou y, si elles ne s’obligeaient pas à se sentir incompétentes. Car  l’émotion de compétence, comme celle d’incompétence, est un choix, comme n’importe quelle autre émotion d’ailleurs. On a beau avoir l’impression que ce sentiment vient d’ailleurs, de toutes les preuves autour de nous, mais non… C’est plutôt l’inverse d’ailleurs : quand elles se sentent incompétentes, c’est ALORS que mes clientes se remémorent tous ces incidents où elles n’ont pas su, pas pu s’exprimer comme elles l’auraient tant aimé.

Et si elles se sentent incompétentes, c’est parce qu’elles CHOISISSENT de se dire qu’elles sont incapables d’apprendre à dire ceci ou cela. Et qu’elles choisissent d’avoir une médiocre opinion d’elles-mêmes à partir de cette réflexion, déjà elle-même optionnelle.

La solution consiste alors à en revenir aux faits, c’est-à-dire à cette notion de compétence de manière objective, neutre. Oui, actuellement elles utilisent le présent simple quel que soit le temps grammatical qu’elles ont en tête, qu’il s’agisse du prétérit ou du futur. Elles ne maîtrisent pas encore la compétence qui consiste à parler au passé ou au futur. C’est tout. En revenir aux simples faits les aide en général énormément. Elles n’ont rien fait de mal, c’est simplement qu’elles n’ont pas encore compris, appris ou acquis une compétence. Rien de plus.

C’est comme s’il y avait une échelle et que, plutôt que d’être au dernier barreau, celui où elles n’hésitent plus mais au contraire utilisent le prétérit spontanément, elles en étaient encore à un barreau inférieur, qu’il soit le 1er ou le 10e barreau de l’échelle. Voilà tout.

Cela les aide aussi de se rappeler du triangle de la motivation, que j’ai évoqué dans mon dernier atelier, « Débarrasez-vous des distractions » : notre cerveau recherche le plaisir mais évite la douleur et les efforts. Cela signifie que, lorsque nous ne savons pas encore faire quelque chose à la perfection, quand ça nous demande encore des efforts et que c’est donc plus ou moins douloureux, bien sûr que nous avons tendance à éviter. Et à rechercher le plaisir peut-être sur notre téléphone ou dans le chocolat. C’est normal. C’est ainsi que fonctionne le cerveau humain, tous les cerveaux humains, pas juste le vôtre, le mien ou celui de mes clientes.

Ensuite, il peut être utile de se rappeler que cela prend du temps d’apprendre quoi que ce soit, qu’il s’agisse de manger tout seul à la petite cuillère, de se laver les dents ou de tenir un crayon correctement. C’est prouvé scientifiquement ! L’apprentissage sur la durée n’est pas réservé qu’aux enfants. Nous passons tous par là et c’est normal. Même si on voudrait aller plus vite que la musique. Même si notre cerveau préfèrerait éviter les efforts que ça lui demande. Même si on aimerait mieux que ce soit facile, simple, joyeux…

Ceci dit, rien ne nous empêche d’y trouver du plaisir. Tout d’abord, nous l’avons vu, on n’est pas obligé de se raconter des mensonges, comme « je devrais le savoir » ou « je suis incapable d’apprendre. »

Ensuite, comment créer le plaisir d’acquérir une compétence ? Comme toujours, on peut très bien s’imaginer ce que pensent ceux qui apprécient d’apprendre – moi par exemple. Vous pouvez également prendre quelques instants et noter sur une feuille de papier dans quels domaines vous vous sentez capable, compétente.

Que vous dites-vous que vous savez faire en anglais ? Lors d’un entretien d’embauche ? Dans votre emploi actuel ?

Vous est-il possible d’utiliser certaines de ces pensées dans votre entretien d’embauche en anglais ? Pourquoi pas ?

Là, si ça résiste, si ça coince, s’il vous paraît inconcevable de croire ça possible, n’hésitez pas à me contacter – je peux vous aider.

En attendant, voici quelques petites phrases qui aident mes clientes (et moi-même) à se sentir compétentes :

– J’adore apprendre ! Et ça, c’est une pensée que je cultive en la pratiquant beaucoup.

– Chouette, un jeu, une énigme, un problème à résoudre, un mystère à éclaircir ! 

– Je deviens celle qui sait.

– Je peux le faire.

– Plus je le fais, mieux je le fais.

– Plus je pratique, plus je profite.

Vous pouvez aussi vous poser des questions comme :

– Qu’y a-t-il de plaisant dans ce que j’apprends ?

– Qu’y a-t-il d’intéressant dans ce que je vais découvrir ?

– Comment suis-je en train de devenir plus forte, grâce à ça ?

– Et si c’était facile ?

6. Mission

A vous !

Lors de vos entretiens d’embauche en anglais, pourquoi vous sentez-vous incompétente ?

N’hésitez pas à remplir toute une page pour avoir de la matière sur laquelle travailler.

Et, 2e question : pourquoi choisissez-vous de croire cela ?

Enfin, pourquoi l’opposé n’est-il pas crédible pour vous actuellement ?

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, le numéro 131, nous évoquerons la certitude.

8. Salutations

D’ici là, n’hésitez pas à me suivre sur Facebook où je publie une toute petite vidéo chaque jour, dont vous avez la version audio sur le podcast quotidien, et sur Instagram où sur le compte anglaisance coaching je publie aussi un court article tous les jours. Rejoignez-moi, participez et, si vous ne l’avez pas encore fait, bien sûr laissez un avis 5 étoiles sur iTunes. Merci d’avance de la part de toutes celles qui pourront ainsi trouver ce podcast et donc, acquérir davantage de compétences !

« See you next week-end ! Bye ! »

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