Les défis sont quotidiens, tout particulièrement en ce moment. Comment faire ? Et si c’était parfait pour se dépasser ?

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°124. Aujourd’hui, nous allons parler des défis du jour.

2. Préambule

2.1. L’idée de la semaine

Si vous ne devez retenir qu’une seule idée cette semaine, ce serait celle que si on veut se dépasser, si on veut progresser, il faut agir, même si on n’en a pas forcément envie. C’est ce qui s’appelle un défi.

2.2. Des nouvelles d’Anglaisance

Pour commencer, en raison de la crise du coronavirus, parce que le pessimisme, la panique, l’incertitude ne sont pas des fatalités, j’ai décidé de publier une vidéo quotidienne sur Facebook que je transforme en podcast quotidien pour les amateurs de podcasts abonnés à Anglaisance, une question par jour sur Instagram pour explorer d’autres façons de penser et de faire, pour se sentir mieux pendant cet instant exceptionnel. Vous me retrouverez sur Instagram sur le compte anglaisance coaching.

Ainsi, je vous propose le samedi 21 mars un atelier gratuit, en ligne, de 10h à 11h sur Zoom. J’y donnerai des pistes pour maîtriser votre temps pendant le confinement. Si vous souhaitez y assister, rendez-vous sur le site Anglaisance.com, et vous y verrez tous les détails indispensables pour vous joindre à l’atelier. Et si jamais vous n’êtes pas libre au moment de l’atelier, ce qui est fort possible étant donné que je vous préviens à la dernière minute, vous recevrez l’enregistrement vidéo et audio dans les heures qui suivront et vous y aurez accès pendant les 3 jours suivants. Si vous pensez que ça peut intéresser des gens de votre entourage, n’hésitez pas à faire passer.

J’ai aussi un projet d’atelier pour gérer les relations à distance et proches lors du confinement. Si vous avez des questions, des situations que vous voudriez que je traite, n’hésitez pas à m’envoyer un courriel sur .

Et enfin, le plus important : j’offre une séance de coaching gratuite à tous ceux qui en ressentent le besoin, qui se sentent dépassés, déboussolés, perdus, inquiets, agacés, qui ont besoin de parler, de retrouver leur calme, d’être rassurés… Pour en bénéficier, il suffit de me contacter sur . Puisque je sais et veux aider, autant le faire. N’hésitez donc pas. Je suis là pour ça. Je suis là pour vous. Et si vous savez que quelqu’un d’autre que vous en a besoin, qu’une personne de votre entourage irait mieux, faites passer. Nous sommes tous dans cette galère, profitons-en pour être solidaires.

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 123, nous avons parlé des bénéfices de l’échec, car il n’y a qu’en échouant, c’est-à-dire en tâtonnant et en se trompant, qu’on apprend.

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons explorer ce que j’appelle le défi du jour. J’ai prévu d’explorer ce sujet depuis le mois de janvier mais je n’avais bien évidemment pas prévu quel serait le contexte de sa diffusion. Or, il me semble que c’est parfaitement approprié à notre situation actuelle. Avec le virus, avec le confinement, nous devons nous adapter, changer nos habitudes, rester chez nous, travailler différemment, nous occuper de nos enfants en même temps, limiter les déplacements, etc. Nous vivons des défis quotidiens.

5. Contenu

La semaine dernière, je vous parlais de mon expérience aux sports d’hiver où j’ai passé des vacances en février dernier. J’ai adoré y dévaler une pente en luge, autrement dit, je me suis beaucoup amusée à chuter. Et si, comme cette petite fille qui faisait de la balançoire il n’y a pas si longtemps ou cette femme à peine un peu plus âgée (dans ma tête) qui dévale la colline en luge, nous allions vers la chute, vers l’échec avec autant de délice ? Je ne parle pas de la catastrophe, je parle d’une prise de risque, d’une initiative qui n’aboutit pas au résultat attendu MAIS qui est riche d’enseignements, grâce à laquelle nous pouvons faire mieux, apprendre à nous dépasser encore plus la fois suivante.

C’est ce que je vous propose aujourd’hui avec ce défi du jour. Je vous explique.

Le défi du jour, c’est, comme son nom l’indique, l’idée qu’on se lance un défi par jour et bien entendu dans le domaine qui nous impressionne le plus, à savoir parler anglais. On décide d’agir car seule l’action peut nous mener à un résultat. Et c’est un défi parce que ça n’a rien de facile, que les chances qu’on échoue sont bien plus élevées que les chances de réussir. D’ailleurs, autant ne pas compter réussir tout de suite, voire pas du tout. L’idée est justement de collectionner les échecs parce qu’ainsi ça devient notre objectif et qu’il n’y a plus de peur de l’échec si échouer, c’est en fait réussir.

Par exemple, on peut très bien décider d’apprendre à maîtriser son temps de travail en anglais, et plutôt que de se focaliser sur tout ce qu’on va réussir à faire dans son planning à 100%, même si ça reste l’objectif, on va décider que, pour commencer, le but du jeu est tout autre. Il est diamétralement opposé : on veut collectionner 100 erreurs, 100 moments où on ne fait pas ce qu’on veut au moment où on veut. Par exemple, vous aviez décidé de travailler votre prononciation anglaise pendant 30 minutes ce matin de 7h à 7h30, mais vous ne vous êtes pas réveillée à l’heure donc, fatalement, c’est compromis. Il va vous falloir changer vos plans, retarder votre travail en anglais ou le reporter à demain. Ou bien vous aviez prévu de réviser vos verbes irréguliers de 18h à 19h mais c’est le moment où votre fille vient vous demander de l’aide pour ses devoirs d’histoire. 

Alors, plutôt que de ne rien planifier et ne rien faire par crainte de ce qui pourrait arriver, de ce qui pourrait contrarier vos plans, vous allez au contraire rechercher ces couacs, ces imprévus, passer d’un échec à l’autre avec entrain. Ce qui n’est absolument pas la même attitude lorsqu’au contraire, on recherche la perfection totale dans son emploi du temps et qu’on craint les imprévus, les échecs. Qu’en pensez-vous ?

Vous me direz que c’est tout de même dommage, parce que si on planifie ces moments de travail en anglais et qu’on n’arrive pas à s’y tenir, alors c’est la fin assurée pour nos progrès. Sauf que, au bout de 100 échecs, vous ne serez plus du tout la même personne. Vous ne préparerez plus votre planning de la même façon.

Prenons l’exemple d’un défi du jour par rapport à la langue anglaise : poser une question, par exemple s’intéresser à la famille d’un de vos collègues en anglais. Si, jour après jour, vous recherchez l’échec, c’est-à-dire que vous posez la question au quotidien, mais vous la modifiez légèrement à chaque fois, vous entrez dans les détails, vous rebondissez sur ce que vous avez appris la veille, et vous faites particulièrement attention à ses réactions, ses haussements de sourcils, ses réponses comme « I don’t understand », etc. alors vous ne poserez plus la question de la même façon. Au bout de 100 questions quotidiennes, vous prononcerez votre question bien plus facilement, vous ne buterez plus sur les mots, leurs prononciations, vous aurez probablement modifié la structure de votre phrase, appris davantage de vocabulaire, etc.

Et puis votre attitude face à vos interlocuteurs aura probablement changé du tout au tout : au lieu d’être tendue et de vous protéger contre l’incompréhension, l’humiliation attendue, vous serez très certainement plus décontractée, indifférente à ses réactions. Vous ne les interprèterez plus négativement, comme si vous étiez anormale ou que vous aviez fait quelque chose de terriblement mal. Et paradoxalement, vous aurez donc bien plus de chances de créer une communication de plus en plus riche avec votre collègue en anglais.

Même chose pour votre emploi du temps. A force de tenter de travailler votre prononciation anglaise pendant 30 minutes ce matin de 7h à 7h30, vous allez forcément tenir compte de ce qui vous empêche de le faire. Si vous vous réveillez trop tard, peut-être avez-vous besoin de vous coucher plus tôt ? D’apprendre à vous détendre en cas d’insomnies ? De tout simplement décaler cet instant de travail à un moment plus réaliste ?

Ou bien lorsque votre fille vient vous demander de l’aide pour ses devoirs alors que vous aviez prévu de réviser vos verbes irréguliers de 18h à 19h, vous allez mettre en place des stratégies pour pouvoir atteindre votre objectif : peut-être allez-vous demander à votre partenaire ou votre enfant plus âgé, de l’aider pendant que vous révisez, c’est-à-dire que vous allez déléguer. Ou bien peut-être allez-vous trouver un autre moment de la journée pour réviser ou bien allez-vous en profiter pour lui demander de l’aide, à elle aussi, pour qu’elle vous fasse réviser. L’idée est que, grâce à cet échec, cet emploi du temps idéal lorsque vous l’avez préparé mais loin d’être réalisé à 100%, vous allez découvrir une façon de faire qui vous permettra d’arriver à votre destination : faire ce que vous souhaitez faire, que ce soit en anglais ou dans votre vie familiale.

Je vous propose de vous lancer des défis quotidiens pour justement voir votre évolution, jour après jour, d’échec en échec, d’adaptation en adaptation aussi.

Inutile de mettre la barre trop haut : votre défi du jour peut juste consister à prononcer un mot qui vous paraît difficile. Mais l’idée est de vous attendre à ne pas prononcer ce mot correctement, 100 fois de suite, pour justement apprendre de cette expérience.   

6. Mission

A vous de jouer !

D’ici la semaine prochaine, je vous invite à choisir votre défi du jour. Pas besoin que ce soit quelque chose d’impossible, non : ça doit juste être assez difficile pour que vous deviez vous dépasser. Ecrire un mot correctement sans vérifier tout de suite dans le dictionnaire son sens ou son orthographe, envoyer un courriel en anglais, prononcer un mot nouveau le mieux possible, oser une phrase dont vous n’êtes pas sûre de la grammaticalité à 100%…

N’hésitez pas à m’envoyer vos défis prévus et réalisés sur . Je suis curieuse. Bon courage et n’oubliez pas de vous amuser.

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, le numéro 125, je vous expliquerai les nombreux avantages de ce défi du jour. 

8. Salutations

« See you next week-end ! Bye ! »