Ressentez-vous parfois l’arrogance lorsque vous parlez anglais ? Et si, tout comme le doute, vous pouviez l’éviter ?

  1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n° 122. Aujourd’hui, nous allons voir comment éviter l’arrogance.

  1. Préambule

2.1. L’idée de la semaine

Si vous ne devez retenir qu’une seule idée cette semaine, ce serait celle que malgré les apparences, l’arrogance est en fait une forme aigüe d’insécurité. Et comme tout, dès qu’on prend conscience qu’on se comporte de façon arrogante et pourquoi, alors on peut choisir d’adopter un autre comportement.

2.2. Des nouvelles d’Anglaisance

En parlant d’insécurité, j’ai récemment coaché une britannique vivant au Danemark et cela m’a permis de remarquer que le manque de confiance en soi dans une langue étrangère n’est pas exclusivement réservée aux francophones désirant être également anglophones. Comme de nombreuses Françaises que j’ai déjà coachées, comme une amie Américaine vivant en France depuis 10 ans mais prétendant n’avait immigré qu’il y a 2-3 ans, elle se disait qu’elle devrait mieux parler qu’elle le faisait aujourd’hui depuis le temps qu’elle vivait dans ce pays.

Or, cette idée lui causait de la honte, ce qui la faisait se remémorer le nombre d’années qu’elle vivait au Danemark, pratiquer de moins en moins, parler de façon maladroite ou pas du tout, ne pas participer aux conversations ou lorsqu’elle le faisait, à vite passer à l’anglais. Et la conséquence logique de ce comportement, c’était que non seulement elle ne progressait pas, mais pire encore : elle régressait.

Tout ça parce qu’elle s’imaginait qu’elle aurait dû mieux parler. Ce qui, à la base, signifie qu’elle croyait ne pas bien parler danois. Comme s’il y avait un niveau acceptable à atteindre en danois après un certain nombre d’années de pratique. Comme s’il y avait un graphique dans lequel une droite indiquerait le progrès en fonction du temps passé dans un pays, pointant vers le haut bien entendu, et qu’il était parfaitement inacceptable de procéder autrement. Et c’est bien normal de ressentir de la honte lorsqu’on croit ne pas être conforme à ce qui est la norme. Mais la honte ne provenait pas de son niveau en Danois. Ce n’était dû qu’à une histoire qu’elle se racontait et qui ne lui était d’aucune utilité. S’en rendre compte lui a permis de décider d’une nouvelle histoire, qui elle lui permettait d’oser dialoguer et donc, forcément, fatalement, de progresser, d’avancer.

Si vous aussi souhaitez enfin avancer en anglais, pourquoi ne pas télécharger le bonus « Les clés de la confiance en soi en anglais », disponible jusqu’au 31 mars 2020 sur le site Anglaisance.com ? Vous y trouverez tout ce qu’il faut savoir, en quelques pages seulement, pour avoir confiance en vous lorsque vous vous exprimez en anglais. Car, ça y est, le prochain bonus sera très bientôt disponible : une autre forme, un autre sujet… Je vous en dirai plus la semaine prochaine.

  1. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 121, nous avons parlé des apparences du doute afin de le connaître pour mieux le transformer, qu’il s’agisse de ses manifestations physiques, palpitations, transpiration, rougissement, nausées ou de votre comportement, balbutiement, oublis, mutisme, etc. A quoi ressemble le doute lorsque vous le ressentez dans vos conversations en anglais ? Est-il toujours identique ou son intensité et ses formes varient-elles ?

  1. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons explorer une autre émotion que nous souhaitons éviter : l’arrogance. Souvent, mes clientes veulent s’exprimer en anglais avec davantage de confiance, mais elles sont retenues par cette idée qu’alors, elles friseraient l’arrogance. Or, l’arrogance est, tout comme le doute ou la confiance en soi, une émotion, qui ne naît pas par hasard. Elle provient de nos pensées. C’est une excellente nouvelle car cela signifie que, comme le doute, on peut ajuster l’arrogance afin d’avoir comme la bonne température, le niveau approprié : la confiance en soi.

  1. Contenu

5.1. Une même échelle

L’arrogance, la suffisance ou la vanité se situent à l’autre extrême de l’échelle de la confiance en soi par rapport au doute que nous avons étudié lors des 2 derniers épisodes, les numéros 120 et 121 que vous retrouverez, audio et transcrits, aux pages 120 et 121 du site Anglaisance.com. Disons que lorsque le doute se situe en dessous de 0 sur l’échelle de la confiance en soi, l’arrogance est au-delà du 10. 

En anglais, on parle de « over-confidence » (on se situe bien au-dessus, à un degré bien plus intense, que la confiance en soi), « arrogance » et « vanity ».

5.2. Des différences

5.2.1. Les origines

Pourtant, si ces émotions se situent sur la même gamme, la même échelle, la confiance en soi et l’arrogance ne naissent pas des mêmes pensées puisque, je vous le rappelle, une émotion n’apparaît pas par hasard : elle provient d’une pensée, donc de notre cerveau.

Or, si l’on se sent arrogant, c’est parce qu’on se dit « je suis mieux que les autres, je peux faire ça mieux que quiconque, les autres sont moins doués que moi. »

En revanche, lorsqu’on a confiance en nous, ça n’a rien à voir avec les autres. C’est tout simplement parce qu’on se dit « je peux faire ça, échouer et me relever, prendre soin de moi. »

Alors que l’arrogance nous situe au-dessus des autres, la confiance nous situe parmi les autres : « je peux le faire et les autres aussi. Le fait que je le fasse n’empêche en rien les autres de le faire. Nous sommes tous pareils, tous égaux. »

Sentez-vous la différence de ces 2 émotions dans votre corps ? Essayons :

– l’arrogance : je suis tellement supérieure, je vaux mieux que les autres.

– la confiance : comme tout le monde, je peux réussir.

5.2.2. Les conséquences en cas d’échec

5.2.2.1. L’arrogance

Ce qui est intéressant, c’est que la confiance en soi nous est propre. On peut se sentir sûre de soi quoi qu’il arrive, puisqu’on accepte, on accueille les échecs, les revers, comme faisant partie du voyage. On peut générer la confiance en soi même quand quelqu’un nous dit « non ».

En revanche, l’arrogance ne tolère pas le rejet. La personne arrogante ne supporte pas que d’autres fassent mieux qu’elle car elle le vit comme un échec. Elle l’interprète comme la fin de l’aventure, comme une chute brutale d’un piédestal, d’un podium. Si d’autres gagnent, alors cela signifie qu’elle perd. C’est l’un ou l’autre.

C’est parce que l’arrogance prend son origine dans l’insécurité : il faut être la première, la meilleure, au-dessus des autres car en fait, on n’est pas convaincue de sa valeur intrinsèque. On a besoin d’en voir les preuves extérieures pour s’en persuader.

Et sitôt que l’on change de place dans notre classement imaginaire, on se sent déchue, perdante, perdue. C’est alors qu’on peut avoir ce comportement infantile qui consiste à accuser les autres : « vous avez triché, ce n’est pas juste. » Il faut à tout prix qu’on retrouve notre place de gagnante, notre sécurité et notre identité en dépendent, car, à l’intérieur, on doute profondément d’être à la hauteur.

Ce qui est aussi intéressant, c’est que le français utilise l’expression « pécher par excès de confiance, être trop confiant », idée de dépassement qu’on retrouve bien en anglais dans « be overconfident ». C’est comme si on voulait se sentir invincible, inattaquable, mais que cette invincibilité cachait en fait une grande fragilité et que, paradoxalement, les actions menées avec arrogance nous conduisaient justement à cette perte qu’on ne supporte pas.

5.2.2.2. La confiance en soi

Avec la confiance en soi, en revanche, peu importe que les autres fassent mieux que nous, s’expriment en anglais couramment sans erreur, sans hésiter. On peut toujours se sentir sûre de soi malgré ça. On ne va pas se sentir découragée si d’autres progressent plus et plus vite que nous. On sait que ça n’a aucune importance et on peut même utiliser l’exemple des autres comme source d’inspiration : si d’autres peuvent parler anglais avec clarté et conviction, alors moi aussi. Pourquoi pas ?

Cette émotion est extrêmement puissante car tout le monde peut douter de vous, et pourtant vous pouvez continuer à croire en votre réussite imminente ; les preuves du contraire peuvent s’accumuler et néanmoins vous n’en démordez pas, tranquillement : vous allez réussir. Et personne ne peut vous empêcher de croire ou de ressentir tout ce que vous voulez. Car c’est la seule façon d’atteindre son objectif : poursuivre, expérimenter différentes méthodes jusqu’à avancer, ne serait-ce qu’un peu. Profitez-en ! Pourquoi ne pas se sentir tranquille, convaincue, certaine de son avenir victorieux ? Vous êtes la mieux placée pour croire en vous et pour vous prouver que vous pouvez tout créer.

5.3. Citations

Pour finir, je voulais partager avec vous ces 3 citations précieuses trouvées à la page « soi » du Dictionnaire des Proverbes Larousse que je lis en ce moment :

– « Qui a confiance en soi conduit les autres. » (Horace)

– « Si vous avez confiance en vous-même, vous inspirerez confiance aux autres. » (Goethe)

– « On ne croit qu’en ceux qui croient en eux. » (Talleyrand)

Qu’en pensez-vous ?

Bien sûr, ce sont les avantages de la confiance en soi, leur utilité dans notre vie en communauté, en société. Et je trouve fascinant que si tant de monde déclare qu’il est important de prendre confiance en soi, personne (ou presque) ne semble en mesure de nous expliquer comment l’acquérir. Si c’est votre cas également, et qu’on vous a bien souvent conseillé de « prendre confiance en vous » sans jamais vous donner le mode d’emploi, et que vous aimeriez bien être enfin à l’aise en anglais, n’hésitez pas à me contacter à l’adresse suivante : . Je sais vous aider.  

  1. Mission

A vous !

Vous arrive-t-il de vous sentir arrogante lorsque vous parlez anglais ?

Dans quelles situations ?

De quelle pensée nait cette arrogance ?

Comment cette émotion se traduit-elle dans votre corps ?

Comment vous comportez-vous lorsque vous vous sentez ainsi ?

Et quel impact ce comportement a-t-il dans votre vie ?

Enfin, quels sont les points communs avec la confiance en vous ?

Et les différences ?

  1. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, le numéro 123, nous évoquerons un sujet passionnant, indispensable et pourtant souvent redouté : l’échec.

  1. Salutations

« See you next week-end ! Bye ! »