Qu’est-ce que cette émotion opposée à la confiance en soi, le doute ? D’où vient-elle ? Est-elle inévitable ?

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°120. Aujourd’hui, nous allons parler du doute.

2. Préambule

2.1. L’idée de la semaine

Si vous ne devez retenir qu’une seule idée cette semaine, ce serait celle que comme la confiance en soi, le doute est une émotion, qui, comme la confiance en soi, est générée par des petites phrases dans notre tête.

2.2. Des nouvelles d’Anglaisance

Mais pour commencer, quelques petites nouvelles d’Anglaisance. Je propose actuellement un programme de 6 semaines, « Osez dialoguer en anglais » et voici le témoignage que l’une de mes clientes, Cathy Passera, a spontanément proposé de partager avec vous après sa 4e séance seulement. Je lui ai posé quelques questions. Voici ses réponses :

1. Que retenez-vous de nos séances ?

Les techniques, la première qui a été de travailler façon Pomorodo, ensuite l’autre technique qui commence par la compréhension que mon cerveau me parle dès le réveil et qu’il faut l’analyser : faire la part des choses, sortir les émotions des faits.

Ensuite, voir comment on peut sortir un bénéfice positif d’une situation gênante qui procure des émotions dites négatives voire désagréables, accepter toutes les émotions… 
2. Qu’avez-vous aimé dans nos séances ?

– Vous, votre façon d’être toujours aimable, disponible tout le temps. Votre humeur toujours joyeuse avec une détermination à avoir vos réponses et que le travail soit efficace.

– Votre façon de répondre à toutes les demandes pour trouver le vocabulaire idéal 

– À votre manière de me faire découvrir le vrai du faux 

– Votre technique claire à expliquer comment fonctionne notre esprit avec simplicité et qui sait de quoi elle parle.

– Votre douceur, votre positivité et vos encouragements pour toutes les aventures, épreuves que j’ai pu rencontrer et qui empêchent  de douter de la méthode et de vos compétences. 
3. Que craigniez-vous au début de nos séances ?

De ne pas obtenir de résultats en si peu de temps en anglais. J’avais, dans mon esprit, beaucoup de freins en ma capacité à pouvoir parler en anglais dans le cadre de mon travail, de mes voyages et des chansons anglaises. 

4. Vos craintes étaient-elles justifiées ?

Non, puisque je sais que c’est moi qui disais que je n’en étais pas capable. Je ne savais pas encore que c’était une histoire de confiance en moi et non mon lien avec la langue anglaise !
Un grand merci, Cathy pour ce très beau témoignage et surtout pour la confiance que vous avez placée non seulement en moi mais surtout en vous. Oui, bien sûr que vous en êtes capable : il vous a suffi de le croire pour être lancée. Mais où vous arrêterez-vous maintenant ? Bravo !

Si comme Cathy vous souhaitez travailler avec moi, contactez-moi directement sur . A tout de suite !

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 119, nous avons parlé des avantages de la confiance en soi. Pour faire court, si vous avez confiance en vous en anglais, alors vous pouvez vous affirmer. Ce qui signifie que si, comme Cathy, vous pensez être parfaitement capable de parler anglais dans un futur proche, alors vous allez être plus sûre de vous. Et grâce à cette confiance en vous, vous allez vous exprimer de plus en plus en anglais, pas forcément parfaitement, parce qu’en fait peu importe, mais justement vous allez prendre davantage de risques, vous tromper et profiter de ces erreurs.

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons explorer l’émotion du doute, l’opposé de la confiance en soi.

5. Contenu

5.1. Le doute en anglais

Vous l’avez compris si vous écoutez régulièrement Anglaisance ou lisez ses transcriptions sur le site Anglaisance.com : une émotion ne nous arrive pas par hasard. Elle est générée non pas par l’extérieur, ce qui nous entoure, ce que j’appelle les circonstances, mais par ce qu’on pense de ces mêmes circonstances. C’est-à-dire qu’une émotion comme le doute ou la confiance en soi vient de notre cerveau et de ce qu’on se dit à propos, par exemple, de notre capacité à parler anglais.

Typiquement, en anglais, lorsqu’on parle de ce manque de confiance en soi, cette insécurité personnelle, on parlera de « lack of self-confidence » ou de « self-doubt ».

5.2. Les causes du doute

Puisque l’on génère soi-même son manque de confiance en soi, quelles sont donc les petites phrases qui nous font ressentir ce doute ?

– je ne sais pas comment faire

– je ne l’ai jamais fait

– je ne suis pas assez douée

– je n’ai pas assez de talent

– je ne suis pas assez intelligente

– c’est trop dur pour moi

5.2.1. « Je ne l’ai jamais fait »

Vous arrive-t-il de les penser lorsque vous réfléchissez à votre façon de vous exprimer en anglais ? Avec quelle fréquence ? Jamais, rarement, parfois, souvent, toujours ? Vous aurez peut-être reconnu les adverbes de fréquence de l’anglais, ceux qu’on utilise typiquement avec le présent simple : « never, seldom, sometimes, often, always » ?

Toujours est-il que ces petites phrases (je ne sais pas comment faire, je ne l’ai jamais fait, je ne suis pas assez douée, je n’ai pas assez de talent, je ne suis pas assez intelligente, c’est trop dur pour moi) ont l’air très innocentes et par là je veux dire qu’on dirait des faits. Ben oui je ne l’ai jamais fait, c’est vrai. C’est comme si vous nous faisiez part de votre expérience, de ce que vous pourriez inscrire sur votre CV. Vous pourriez l’expliquer, le justifier, preuve à l’appui.

Or, ces petites phrases sont peut-être vraies, peut-être en effet ne l’avez-vous jamais fait, n’avez-vous jamais tenté l’expérience, mais rien ne vous force à y penser constamment, à ne voir que cette possibilité.

Car on pourrait très bien ajouter un tout petit mot à cette phrase, « je ne l’ai pas fait » et tout pourrait changer : « je ne l’ai pas encore fait. » Parce que ça n’est pas parce que cette expérience ne fait pas partie de notre passé qu’elle ne doit pas faire partie de notre futur. Rien à voir. Notre passé ne détermine pas notre avenir. C’est le passé, ce qu’on a fait ou pas. Notre avenir, quant à lui, contient tous les potentiels. Donc on peut choisir de continuer comme auparavant, ne rien changer, ne rien ajouter. Ou bien décider d’ajouter une corde à son arc, de tenter une nouvelle aventure, de se dépasser, comme Cathy dont je vous lisais le témoignage plus tôt. Lorsqu’une cliente m’explique qu’elle n’a jamais tenté une expérience ou réussi quelque chose auparavant, par exemple à faire une présentation en anglais, je lui explique que pour avancer, c’est quand même mieux de regarder vers l’avant, vers l’avenir, comme quand on conduit une voiture. Mieux vaut regarder la direction vers laquelle on se dirige. Car si on passe tout son temps à regarder dans le rétroviseur, à se rappeler donc de ses expériences passées on court à l’accident. Impossible en effet d’avancer sereinement, en toute sécurité, en ne regardant que ce qu’on a fait ou pas par le passé. Il faut donc rappeler constamment à notre cerveau la direction que l’on a choisie : l’avant, pas l’arrière ! L’avenir, pas le passé !

5.2.2. « Trop » et « pas assez »

Et puis méfions-nous de toutes ces petites phrases qui sont très subjectives même si on a l’impression que c’est factuel : tous ces « trop » ou « pas assez », ces adverbes de degré qui, en fait, ne veulent strictement rien dire. Car le « trop » ou le « pas assez » ne veut pas dire la même chose pour vous et moi.

5.2.2.1. « Je ne suis pas assez douée »

Quand on se dit « je ne suis pas assez douée », ça veut dire quoi « être assez douée » ? Ou tout simplement « être douée » ? Quelle est votre définition ? Est-elle seulement claire pour vous ?

Et que veut-on dire quand on pense « je n’ai pas assez de talent » ? Qu’est-ce que cela signifie, « avoir assez de talent » ? C’est comme s’il y avait un degré de talent à atteindre et que vous, vous n’étiez pas à la hauteur, vous n’aviez pas le niveau. Cela présuppose donc qu’il y a un niveau de talent à posséder pour se lancer dans l’aventure de l’expression en anglais ET, ne l’oublions pas, cela présuppose surtout qu’il faut un talent, un don précieux, comme si ça n’était pas possible pour tous mais seulement une poignée d’élus. Vraiment ? Là aussi, c’est questionnable. Faut-il avoir la bosse de l’anglais, comme on a la bosse des maths ? C’est partir du principe que on l’a ou on ne l’a pas, il n’y a rien à faire. C’est inné ou pas, en tout cas, impossible de l’acquérir. Mais c’est seulement une histoire qu’on se raconte et qu’on n’est pas obligé de croire. Car quel en est l’intérêt pour vous ?

5.2.2.2. « Je ne suis pas assez intelligente »

De même lorsqu’on s’imagine « je ne suis pas assez intelligente ». C’est comme s’il fallait avoir un certain résultat à un test de QI, de Quotient Intellectuel, pour parler anglais. Vraiment ? Alors cela veut dire que tous les anglophones, qu’ils soient natifs ou pas, ont un niveau d’intelligence plus élevé que vous ? Tous, sans exception ? Intéressant. Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer que c’est exact ? Si votre cerveau en est persuadé, alors autant savoir exactement de quoi il retourne : notez toutes les raisons pour lesquelles les anglophones, tous sans exception, seraient plus intelligents que vous, ce qui expliquerait pourquoi ils parlent anglais et pas vous. Et puis, comme c’est l’objectif que l’on souhaite atteindre, demandez-vous à présent pourquoi cette affirmation pourrait être fausse : pourquoi pourrait-il être erroné de penser que les anglophones ne sont pas plus intelligents que vous? Et que, par conséquent, parler une langue n’a rien à voir avec l’intelligence ? 

5.2.2.3. « C’est trop dur pour moi »

Enfin, quand on se dit « c’est trop dur pour moi », on part du principe que le degré de difficulté est immuable, fixe. Or, peut-être est-ce dur juste parce que vous n’en avez pas l’habitude. Peut-être est-ce comme toutes les compétences : au début, c’est dur, puis ça devient de plus en plus facile. Repensez à toutes les compétences que vous maîtrisez aujourd’hui, les savoirs de base, comme marcher, parler français, manger, boire… Est-ce que vous êtes née sachant le faire ?

Deuxième chose : « pour moi » dans « c’est trop dur pour moi », signifie que vous êtes spéciale, différente, inadéquate, inférieure à d’autres. Que ces mêmes autres, ceux qui selon vous n’ont pas la moindre difficulté, seraient supérieurs à vous, auraient des compétences somme toutes magiques, seraient des espèces de licornes, des cas uniques dans les annales. Et encore une fois, vous pouvez parfaitement choisir de croire cela, mais quel en est l’intérêt, pour vous justement ?

6. Mission

A vous à présent !

Quand vous doutez de vous alors que vous devez parler anglais, quelles sont les raisons qui vous viennent à l’esprit ? Autrement dit, pourquoi doutez-vous de vous en anglais ? Quelles sont les histoires que vous vous racontez au sujet de votre capacité à vous exprimer à l’oral en anglais ?

Autant le savoir pour mieux les reconnaître… et les faire disparaître !

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, le numéro 121, nous évoquerons cette émotion du doute et les formes qu’elle prend, là encore pour mieux la connaître.

8. Salutations

« See you next week-end ! Bye ! »