Comment se familiariser avec le doute qu’on peut ressentir lorsqu’on parle anglais pour s’en détacher et devenir plus confiante ?

  1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°121. Aujourd’hui, nous allons parler de l’émotion du doute : à quoi ressemble-t-elle ?

  1. Préambule

2.1. L’idée de la semaine

Si vous ne devez retenir qu’une seule idée cette semaine, ce serait celle que comme une sensation, l’émotion de doute se déploie dans votre corps et c’est tout.

2.2. Des nouvelles d’Anglaisance

J’ai récemment travaillé avec une cliente fabuleuse… comme toutes mes clientes d’ailleurs.

Elle s’est mise à travailler son anglais, qui avait toujours été sa « bête noire » et a très vite énormément progressé, à tel point qu’elle pouvait dialoguer avec des clients et les aider sans difficulté. Le seul travail qui nous restait à faire était simplement de supprimer toutes les distractions qui l’empêchaient de se concentrer à 100%, à savoir ses relations avec son entourage, autant professionnel que personnel.

Je l’ai donc coachée sur les pensées qu’elle entretenait sur ses collègues, ses employeurs, ses enfants, son mari, son père et qui ne lui étaient d’aucune utilité… On a nettoyé tout ça, assez vite en fait, puisque le programme « Osez dialoguer en anglais » ne dure que 6 semaines et elle s’est vite rendu totalement disponible mentalement pour progresser en anglais.

Vous voulez obtenir les mêmes progrès fulgurants que ma fabuleuse cliente ? Vous ne faites pas encore partie de ma remarquable clientèle ? Mais comment donc est-ce possible ? Peut-être ne croyez-vous pas, ou du moins pas encore, que vous êtes fabuleuse ou remarquable ? Aucune importance : c’est moi qui décide. Mes clientes sont toutes aussi fabuleuses les unes que les autres, ça ne se discute pas, un point c’est tout. Et tous mes auditeurs également. Donc vous aussi qui m’écoutez. Oui, même si vous, vous n’y croyez pas. Peu importe. Vous n’y pouvez rien, c’est comme ça : j’ai décidé que vous qui faisiez partie de mes auditeurs étiez fabuleux et voilà tout.

  1. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 120, nous avons parlé des origines du doute, ces petites phrases qu’on se raconte et qu’on croit au sujet de nos compétences en anglais, comme « je ne l’ai jamais fait » ou « je ne suis pas assez douée » ou encore « c’est trop dur pour moi. » En avez-vous identifiées de similaires lorsque vous pensez à la façon dont vous vous exprimez ou à celle dont vous souhaiteriez vous exprimer en anglais ? Quelles sont-elles ?  

  1. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons explorer l’émotion du doute, c’est-à-dire les conséquences de ces petites phrases dans notre corps.

  1. Contenu

L’émotion du doute

Toutes ces petites phrases (« je ne suis pas assez intelligente », « je n’ai pas assez de vocabulaire », « la prononciation anglaise est trop difficile pour moi ») nous font donc douter de nos capacités à parler anglais. Mais à quoi ressemble donc ce doute ? Que se passe-t-il, dans notre corps, lorsque nous ne croyons pas en nous ?

Je vous propose tout d’abord d’explorer les manifestations du doute, c’est-à-dire la façon dont le doute apparaît aux autres, l’apparence du doute puis le ressenti du doute.

5.1. L’apparence du doute

Comment réagit-on physiquement à l’émotion du doute, c’est-à-dire au manque de confiance en soi ?

Il arrive de démontrer son doute en partant tout simplement, en quittant la conversation, voire même la pièce. Ou bien, si l’on reste, on peut bouger beaucoup, s’agiter : peut-être en faisant les 100 pas, en tapotant du pied, en se grattant la nuque, en passant sans cesse la main dans ses cheveux, en réajustant sans cesse ses vêtements et en les tirant à maintes reprises. Il est aussi probable qu’on hausse les épaules, qu’on fasse non de la tête, qu’on toussote lorsque d’autres suggèrent quelque chose, ou qu’on hausse les sourcils.

On peut aussi être plus statique, en croisant les bras, en parlant d’une voix faible, voire en ne disant plus rien, en évitant de prendre la parole et en baissant les yeux. Cette fois, si on ne part pas réellement, physiquement, c’est tout comme : on reste là mais on s’efface à tel point qu’on se déconnecte des autres. On ne prend pas vraiment part à la conversation et on perd le contact avec les autres mais aussi et surtout avec soi-même, avec celle qu’on veut être : celle qui s’exprime avec clarté et conviction, même en anglais !

Vous reconnaissez-vous et votre doute dans cette description de nos réactions en cas de doute ? Lorsque vous doutez, quelles en sont, pour vous, les principales manifestations ? Bien sûr, vous pouvez réécouter cet épisode tout comme vous pouvez vous rendre sur le site Anglaisance.com afin de consulter la transcription et mieux répondre à cette question. 

5.2. Le ressenti du doute

Nous venons de voir le comportement non-verbal qu’on adoptait lorsqu’on doutait.

A présent, que se passe-t-il dans notre corps lorsqu’on ressent cette émotion de doute, de manque de confiance en soi, autrement dit lorsqu’on se situe entre 0 et 3 sur l’échelle de la confiance en soi dont je vous parle depuis l’épisode 117, « Comment mesurer la confiance » ? Quelles sont les sensations internes lorsque vous doutez de vous et de vos compétences en anglais ?

On peut manifester ce doute en rougissant, en transpirant, en tremblotant ou en tremblant carrément, en ayant la gorge sèche, en avalant sa salive plus que d’habitude, des frissons ou des bouffées de chaleur, des nausées, des sensations de vertige, l’impression de perdre contact avec la réalité, de perdre pied, comme si on sortait de son propre corps. En anglais, on parle de « out of body experience. » Cela vous est-il déjà arrivé ?

On peut aussi avoir l’impression d’étouffer, d’avoir le souffle coupé alors même qu’on peut ressentir l’accélération de son rythme cardiaque.

Et vous ? Que ressentez-vous lorsque vous doutez ? Que se passe-t-il en vous ? Pour pouvoir répondre à cette question, plongez-vous tout d’abord dans une situation que vous redoutez, où vous ressentez ce doute. Peut-être un entretien d’embauche en anglais ? Peut-être une négociation avec un anglophone ? Ou bien une présentation en anglais devant des dizaines d’inconnus ?

Etes-vous en train de vous dire que vous n’êtes pas à la hauteur, que vous n’avez pas assez de vocabulaire, que vous n’êtes pas la bonne personne, etc ?

Où vous situez-vous sur l’échelle de la confiance en soi ? Etes-vous entre 0 et 3 ? A quel degré, précisément ?

Et à présent, que se passe-t-il dans votre corps ? Où ressentez-vous le doute, le manque de confiance en vous ? Se déclare-t-il à plusieurs endroits de votre corps ou un en particulier ? Concentrez-vous sur ce point-là plutôt que sur tous. Que s’y passe-t-il ? Décrivez librement ce qui se passe à cet endroit-là. Peut-être votre estomac vous paraît-il particulièrement pesant ? A moins que votre ventre tout entier ne vous semble agité, tremblotant ?

Puis tâchez d’être plus précise, comme si vous étiez une scientifique curieuse ou une exploratrice intriguée qui examinait tranquillement cet étonnant phénomène intérieur.

Y associez-vous :

– une couleur (bariolé, brillant, clair, coloré, éclatant, foncé, lumineux, mat, pâle, sombre, terne, uni)

– une forme (brique, carré, en relief, long, ovale, plat, rectangle, rond, sphère, trapèze, triangle, tubulaire)

– une texture (collant, délicat, doux, dur, fin, fondant, fort, fragile, gélatineux, glissant, gluant, gras, humide, juteux, liquide, lisse, moelleux, moite, mou, mouillé, piquant, rigide, rugueux, sec, serré, solide, souple)

– une odeur (fort, malodorant, parfumé)

– un poids (léger, lourd)

– une saveur (acidulé, aigre, amer, épicé, fade, fort, fruité, piquant, poivré, salé, sucré)

– un son (aigu, grave, mélodieux, strident)

– une taille (ample, court, envahissant, épais, grand, gros, haut, mince, moyen, petit, volumineux)

– une température (brûlant, chaud, froid, glacé, tiède)

– une vitesse (constant, immobile, lent, lointain, proche, rapide)

Là encore, n’hésitez pas à réécouter l’épisode ou à vous rendre à la page 121 du site Anglaisance.com où vous trouverez plus de détails encore.

Et comme nous pouvons augmenter notre confiance en nous, nous pouvons diminuer notre doute pour avancer plus facilement. Je vous invite pour cela à réécouter l’épisode 118, « Comment augmenter sa confiance en soi », car c’est toujours le même processus, que je vous rappelle en 2 mots : localiser et décrire.

  1. Mission

A vous !

A quoi ressemble votre doute lorsque vous n’êtes pas sûre de vos compétences en anglais ?

Quelles en sont les manifestations physiques, vos réactions extérieures, votre comportement ?

Et que se passe-t-il à l’intérieur de vous ? Si le doute était un objet, à quoi ressemblerait-il ?

  1. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, le numéro 122, nous évoquerons l’émotion diamétralement opposée au doute, au-delà de la confiance en soi, à savoir l’arrogance.

  1. Salutations

« See you next week-end ! Bye ! »