Pourquoi toujours attendre que votre entourage vous fournisse votre confiance en vous? Est-ce seulement possible? Pourquoi toujours vous référer à vos réussites passées? Pourquoi ne pas générer votre propre confiance en vous? C’est possible!

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°116. Aujourd’hui, nous allons parler de la confiance en soi basée sur son potentiel.

2. Préambule

2.1. L’idée de la semaine

Si vous ne devez retenir qu’une seule idée cette semaine, ce serait celle que vous pouvez générer votre propre confiance car vous décidez de croire en vos capacités, quoi qu’il arrive.

2.2. Des nouvelles d’Anglaisance

Un épisode d’Anglaisance par semaine ne vous suffit pas ? Comme je vous comprends ! Je ne me lasse pas d’en apprendre plus sur la façon dont mon esprit fonctionne afin d’appliquer, d’expérimenter, jour après jour. Rejoignez-moi donc sur le compte Instagram d’Anglaisance, anglaisancecoaching. J’y poste une petite publication chaque jour selon le thème de la semaine et, ça y est, je publie aussi mes Stories régulièrement.

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Vous aurez également accès au bonus « Les clés de la confiance en soi en anglais ». D’ailleurs, je vais bientôt le changer parce que j’ai encore de nouvelles idées. Dépêchez-vous si cette riche fiche récapitulative vous intéresse !

Ca ne vous suffit pas non plus ? Pas de problème ! Contactez-moi alors à l’adresse mail pour une séance de découverte. Je suis impatiente de vous rencontrer et de vous aider ! J’ai plein d’outils à partager pour vous guider vite vers la confiance en vous en anglais. C’est possible. Et pour vous aussi ! Pourquoi ne pas en profiter ? Pourquoi pas maintenant ? Cessez d’hésiter. Agissez ! A tout de suite !

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 115, nous avons parlé de cette confiance en soi que l’on pouvait créer pour soi en se concentrant sur ses réussites en en dressant la liste. L’avez-vous fait ? Vous êtes-vous sentie plus confiante ? Comment vous êtes-vous comportée alors ? Avez-vous progressé ?

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons explorer la confiance en soi sans qu’elle soit basée sur les compliments ou la confiance que les autres nous accordent, ni sur nos réussites passées.

5. Contenu

5.1. Problème

5.1.1. La confiance en autrui

Car le souci, c’est que quand on dépend des autres pour générer notre confiance, il faut toujours que notre entourage nous rassure, nous complimente, nous fasse remarquer la valeur que nous apportons à nos projets, pour nous sentir confiante. Ca ne peut pas durer car il faudrait que quelqu’un soit toujours disponible, toujours prêt à nous soutenir, une sorte de « cheerleader », de pom-pom girl, qui nous chanterait nos louanges à longueur de journée.

Or, étonnamment, notre entourage n’est pas toujours en train de recenser tout ce qu’on a pu faire de bien dans la journée. D’ailleurs, c’est aussi ce que nous faisons, régulièrement : on ne passe pas notre temps à féliciter nos proches, nos collaborateurs, nos amis, les membres de notre famille. Ca n’est pas possible. Donc attendre des autres qu’ils génèrent notre confiance en nous n’est tout simplement pas réaliste.

Et pas possible non plus : si on a confiance en nous quand quelqu’un nous fait un compliment, ce n’est pas en raison de ce qu’on nous dit (« tu t’es bien exprimé, bravo ! ») mais bel et bien parce qu’on le croit. Quand quelqu’un nous dit « tu t’es bien exprimé, bravo », on se sent confiante non pas en raison de ces mots mais parce qu’on est d’accord et que ces mots ne font que refléter ce qu’on se disait déjà, ce qu’on pensait déjà de nous. Les 2 histoires concordent : celle qu’on nous raconte, celle qu’on se raconte. D’où cette confiance en nous.

5.1.2. La confiance en notre savoir

La semaine dernière, nous avons vu que vous pouviez vous-même générer votre confiance en prenant conscience par vous-même de tout ce que vous savez déjà faire en anglais. Vous rappelez-vous du Registre des Réussites ? Il s’agit de dresser la liste de vos réussites, petites et grandes, lors de votre dernière conversation en anglais, et de le faire systématiquement, de noter ce que vous en pensez et de vous pencher sur ces petites phrases de manière fréquente afin de vous donner envie de continuer pour progresser de plus en plus.

Toutefois, même si cet exercice génère de la confiance en vous, il reste limité puisqu’il est uniquement tourné vers le passé. Le risque serait de reproduire, encore et encore, ce que vous savez déjà faire, sans chercher à développer d’autres capacités. Ce serait dommage.

5.2. La confiance en soi

5.2.1. Définition

Or, le site CNRTL.fr, c’est-à-dire le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales, définit la confiance en soi comme une « belle assurance que l’on peut avoir en ses ressources propres. Avoir confiance en soi, en ses forces, en son jugement. »

En anglais, on va utiliser les termes suivants :

Se sentir en confiance : « feel at ease, feel comfortable »

Avoir confiance en soi : « have self-confidence, be self-confident »

Et c’est ce dont je veux vous parler aujourd’hui. L’idée de « self », c’est que cette confiance vient de soi-même : on croit en soi, non pas parce qu’on a déjà accompli quelque chose, mais parce qu’on en a le potentiel, la capacité. Même si on ne l’a jamais fait auparavant. On n’a pas de preuves qu’on peut le faire, et pourtant on sait qu’on va le faire.

La confiance en soi, c’est l’émotion qu’on ressent quand on estime qu’on a toutes les chances de réussir ce qu’on veut faire, même si on ne l’a jamais réussi auparavant. Donc, on est plus tourné vers le futur et plus du tout vers le passé. Or, ça tombe bien : le passé est déjà arrivé, on ne peut pas le changer. Mais l’avenir ? Tout est à venir. Tout est possible. Alors pourquoi ne pas choisir de croire que vous allez y arriver ? Pourquoi ne pas estimer que vous avez toutes les chances de réussir ? Vous pouvez décider, dès à présent, que vous allez en avoir la capacité.

C’est un choix que vous pouvez faire, dès maintenant. Vous pouvez décider que vous allez y parvenir. Même si vous n’en avez strictement aucune preuve dans votre expérience passée, dans votre CV, dans votre historique. Peu importe. Vous croyez en vous.

5.2.2. Composantes

Quelles sont les composantes de la confiance en soi ? Il y en a 3 :

1. la volonté de ressentir n’importe quelle émotion

2. la capacité de pouvoir toujours compter sur soi

3. la capacité de gérer notre estime de soi

5.2.2.1. La volonté de ressentir n’importe quelle émotion

Tout d’abord, donc, pour avoir confiance en soi, il faut vouloir ressentir n’importe quelle émotion. Car lorsqu’on se lance un défi, par exemple de dire « hello » et donc de s’exprimer en anglais dès le début de la conversation avec une cliente, on peut ressentir toute une myriade d’émotions, de l’humiliation à l’angoisse en passant par le doute, etc. Or, c’est le pire qui pourrait vous arriver : ressentir une émotion. Le pire qui pourrait vous arriver lorsque vous décidez de saluer quelqu’un en anglais, c’est de vous sentir mal. C’est tout. Rien d’autre.

Donc l’idée est d’accepter de vous sentir mal TOUT EN vous exprimant en anglais comme vous vous l’êtes promis. Car quelle est l’alternative : ne pas vous exprimer en anglais ? Eviter tout échange en anglais ? Vous risquez de vous sentir mal tout de même, pas immédiatement mais un peu plus tard, et plus longtemps, et simplement pas pour les mêmes raisons, peut-être parce que vous vous en voudrez, vous regretterez de ne pas avoir saisi l’occasion. Alors, quitte à se sentir mal, puisque ça va forcément arriver la moitié du temps, pourquoi ne pas choisir de se dépasser, de prendre les devants et d’apprendre ? C’est possible !

Et j’en profite pour vous rappeler que cette émotion, ce malaise, cet inconfort que vous allez ressentir ne sera pas dû à ce que votre interlocuteur dira mais à ce que vous penserez de votre échange. Donc, tout sera sous votre contrôle. Si vous vous sentez humiliée, c’est parce que vous avez des pensées humiliantes à votre sujet. Et ces pensées sont toujours facultatives. 

L’idée, c’est de prendre conscience que si vous ressentez la peur, l’humiliation, voire la terreur, vous ne pouvez pas en mourir. Vous allez, bien au contraire, vous dépasser, parce que vous voulez aller au-delà de ces émotions. Oui, vous risquez de vous mettre à trembler, de perdre vos moyens, de bégayer, de rougir, d’être totalement paralysée… et c’est tout.

Et si vous vous disiez qu’il n’y avait aucune émotion qui pouvait vous résister ? Et si vous étiez prête à tout ressentir ? Y compris l’humiliation ? Y compris la terreur ?

La 1ère composante de la confiance en soi est donc la volonté de tout ressentir.

5.2.2.2. La capacité de pouvoir toujours compter sur soi

La 2e composante de la confiance en soi, c’est la capacité de pouvoir toujours compter sur soi.

Oui, vous allez probablement vous exprimer imparfaitement, avec des erreurs de grammaire, de vocabulaire et de prononciation quand vous parlez à cette cliente. Et l’idée, avec cette 2e composante, c’est de décider, à l’avance, que vous n’allez pas vous en vouloir. Vous n’allez pas vous faire de reproche. Vous n’allez pas vous juger. Vous n’allez pas choisir des pensées horribles à votre sujet. Vous n’allez pas interpréter ce qui se passe à vos dépends.

Ca va fatalement réduire la possibilité de se sentir humiliée car l’humiliation ne vient pas de l’extérieur mais de l’intérieur. Elle ne vous tombe pas dessus comme ça, comme un manteau que le public vous jetterait ou une couverture dont la cliente vous envelopperait. Non, vous pensez des pensées humiliantes et vous en ressentez les effets dans votre corps. Voilà tout.

Or, vous pouvez décider, à l’avance, que vous n’allez pas choisir ces pensées humiliantes à votre sujet. Les « oh, de toute façon, pour qui te prends-tu ? Je savais bien que tu n’y arriverais jamais. Tu as vu comme tu es ridicule ? » sont persona non grata. Interdites. 

Nous avons donc vu que la 1ère composante de la confiance en soi, c’était la volonté de ressentir toutes les émotions, y compris et surtout les plus désagréables. La 2e composante, c’est cette décision de ne plus jamais se tenir de propos méchants et désobligeants, quoi qu’il arrive.

5.2.2.3. La capacité de gérer les pensées qu’on a sur soi-même

Enfin, la 3e composante de la confiance en soi, c’est la capacité de gérer les pensées qu’on a sur soi-même. Ca veut dire que plutôt que de choisir des pensées négatives à votre sujet et de vouloir éviter d’en ressentir les effets dans des émotions comme le doute, la frustration, la crainte, la nervosité, vous allez au contraire décider, délibérément, d’aller vers ces émotions négatives, de les accepter, de les accueillir. Ca veut dire comme leur ouvrir la porte, leur souhaiter la bienvenue, et on peut le faire à partir du moment où on se détend, on respire profondément.

Si je prends l’exemple de la nervosité, si je refuse de ressentir cette émotion, alors je vais me crisper et respirer de façon superficielle. Mais si je décide d’accepter cette nervosité comme faisant partie de l’aventure, alors je vais respirer profondément, me détendre, relâcher la tension de mes épaules, par exemple. Et ce qu’il y a de fascinant, c’est qu’à partir du moment où on accepte de ressentir une émotion, elle change. Tout d’abord, elle n’est plus aussi désagréable. Et il se trouve aussi que la nervosité à laquelle on ajoute la respiration profonde, détendue… se transforme en enthousiasme ! Or, il est bien plus facile de s’exprimer en anglais quand on est enthousiaste plutôt que nerveuse.

C’est la même chose quand on a une envie de chocolat, de cigarette ou de téléphone. Si on y résiste, on devient toute crispée, tendue, rigide. Mais dès qu’on se détend, qu’on reprend une respiration abdominale, comme si notre ventre était un ballon de baudruche à gonfler d’air, alors cette envie devient très plaisante. C’est agréable de vouloir quelque chose. Avoir envie, c’est être en vie. Rien de mal à cela ! Par contre, ça fait mal quand on craint cette émotion, quand on la repousse.

L’idée de cette 3e composante est donc de gérer notre discours intérieur, tout ce qu’on se raconte autour du fait de parler anglais et nos capacités. C’est la volonté d’examiner, d’explorer, comme une scientifique, en abandonnant tout jugement à notre sujet.

Je vous rappelle donc les 3 composantes :

1. vouloir tout ressentir

2. refuser de s’en vouloir

3. explorer pleinement nos pensées

6. Mission

A vous ! Souhaitez-vous ressentir cette confiance en soi, qui n’est due qu’à vous-même ?

A quelle occasion ?

Quelles sont les émotions que vous redoutez ?

Acceptez-vous de tout ressentir, de l’angoisse à l’humiliation ?

Etes-vous prête à refuser de vous en vouloir, quoi qu’il arrive lors de cet échange ?

Etes-vous prête à ressentir pleinement toutes les émotions que vous allez ressentir et à les explorer ?

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, le numéro 117, nous évoquerons la mesure de la confiance en soi.

8. Salutations

« See you next week-end ! Bye ! »