Comment générer sa propre confiance? Dans cet épisode, je vous explique comment dresser un Registre de ses Réussites, pour se rappeler, délibérément, de tout ce qu’on est capable de faire lors des échanges en anglais.

  1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n° 115. Aujourd’hui, nous allons parler de la confiance en ses compétences.

 

  1. Préambule

2.1. L’idée de la semaine

Si vous ne devez retenir qu’une seule idée cette semaine, ce serait celle que, grâce au Registre de vos Réussites, vous allez pouvoir prendre confiance en vous.

 

2.2. Des nouvelles d’Anglaisance

Vous voulez des nouvelles d’Anglaisance ? J’ai créé pour le programme « osez dialoguer en anglais » un Cahier de la Confiance en Soi et, comme je suis adepte du concept japonais du Kaizen, c’est-à-dire de l’amélioration progressive, je le complète moi-même tous les jours pour trouver ce que je pourrais faire mieux. Et c’est vraiment un travail enrichissant car, parallèlement au travail de simple relecture et de révisions, je prends conscience de mes doutes et je choisis de les questionner, donc j’augmente ma confiance en moi. Et je m’aperçois que, bien sûr, on a toujours besoin de plus de confiance en soi dans un domaine ou un autre. J’adore ce cahier, rempli d’exercices indispensables ! D’ailleurs, l’exercice dont je vais vous parler aujourd’hui en fait partie.

Si vous souhaitez qu’on en parle, contactez-moi sur . Après tout, je suis là pour vous, j’ai fait ce cahier pour vous.

 

  1. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 114, nous avons parlé de la confiance qu’on accorde à quelqu’un qui nous fait confiance, comme un parent, un médecin, un coach… Qu’en est-il pour vous ? En qui avez-vous confiance ? Quel est le degré de confiance que vous avez en cette personne ? Pourquoi ?

 

  1. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons explorer la confiance en ses connaissances, c’est-à-dire la confiance en soi.  Dans l’épisode précédent, le numéro 114, nous avons vu que la confiance commençait dans notre enfance par la confiance qu’on place dans les figures d’autorité qui nous entourent et qui ont confiance en nos capacités. Il s’agit d’une confiance externe. Le problème, c’est que cette confiance n’est pas toujours fiable : on peut se tromper. Comme on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, pourquoi ne pas créer cette confiance en soi soi-même ? C’est d’ailleurs le but de toute éducation, vous ne trouvez pas ? Apprendre à se faire confiance pour ne plus dépendre de la confiance que les autres placent en nous, pour trouver notre propre confiance en nous.

 

  1. Contenu

5.1. Problème

Le problème, c’est que, bien souvent, nous n’en sommes pas capables. Nous recherchons sans cesse l’approbation des autres, les compliments, les encouragements de nos supérieurs, les signes que nous sommes sur la bonne route, que nous donnons satisfaction. Ca passe par les promotions par exemple. Si on obtient une promotion, c’est que notre hiérarchie nous fait confiance. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle nous confie des tâches plus complexes.

Le souci, c’est que parfois on peut attendre longtemps des marques de confiance, qui ne viennent pas pour tout un tas de raisons qui n’ont rien à voir avec nous et la satisfaction que nous pouvons donner à nos employeurs. Si notre supérieure ne nous félicite pas, c’est peut-être parce qu’elle est préoccupée par un autre dossier, qu’elle n’a tout simplement pas l’habitude de complimenter, qu’elle n’en voit pas l’intérêt, etc. Si nous ne sommes pas promues, c’est peut-être qu’il y a une personne plus compétente que nous, ou une difficulté passagère de l’entreprise, etc.  Et lorsque ces marques de confiance, ces encouragements et ces compliments ne viennent pas, on peut choisir de les interpréter comme le peu de confiance que notre hiérarchie nous accorde. On peut se sentir découragée parce qu’on se dit « ils ne me font pas confiance ». 

 

5.2. Solution

La solution est donc non pas d’attendre qu’on nous témoigne la confiance qu’on inspire mais de créer notre propre confiance en nous. Comme je vous le disais la semaine dernière, on va passer de la traduction anglaise « trust » à « confidence ». On va générer sa propre confiance, la confiance en soi. Il y a 2 façons de le faire et je vous propose donc d’y consacrer 2 épisodes distincts. Le point commun, c’est que ces 2 formes de confiance en soi sont basées sur la valeur qu’on s’attribue, qu’on se porte, quelle que soit l’opinion des autres. Pas besoin de l’acquiescement d’un collègue, d’un fournisseur, d’un supérieur ou de toute autre figure d’autorité pour se sentir sûre de soi. Je vais vous expliquer. 

Rappelez-vous que la confiance est une émotion. Or, la confiance en soi, comme toutes les émotions, provient d’une pensée, en l’occurrence l’estimation que l’on effectue au sujet de notre propre valeur. On décide qu’on est plus ou moins digne de confiance en anglais. Comme le définit le Larousse, la confiance en soi est « l’assurance, la hardiesse, le courage qui vient de la conscience qu’on a de sa valeur. » Donc notre cerveau procède en 2 temps : tout d’abord il évalue notre valeur en anglais. Puis, ensuite, il génère une confiance plus ou moins importante, correspondant à la valeur qu’on s’est attribuée.

C’est donc la bonne nouvelle : la confiance n’est pas innée, elle s’acquiert. Et, comme un bouton de thermostat, comme le volume de son lecteur mp3, on peut l’ajuster, l’augmenter, la réduire (car ça arrive aussi bien sûr), la stabiliser… En anglais pour « prendre confiance (améliorer son assurance) », on dira « take confidence ».

Alors, comment augmenter cette confiance en nous sans dépendre du comportement, des paroles des autres ? Je vous propose aujourd’hui de compléter ce que j’appelle le Registre de vos Réussites. Il s’agit tout simplement de dresser la liste de tout ce que vous avez su faire en anglais lors de votre dernier échange oral, par exemple. Concentrez-vous sur le positif et rien que le positif. Qu’avez-vous pu faire ? Notez autant d’éléments que possible :

– j’ai su la regarder dans les yeux

– j’ai su comprendre ce qu’elle me disait

– j’ai su lui poser une question

– j’ai su reformuler quand j’ai vu qu’elle ne comprenait pas

– j’ai su proposer un conseil, même basique

– j’ai su ne pas me décourager quand j’ai vu qu’elle ne voyait pas ce que je voulais dire

– j’ai su faire surgir ce mot de ma mémoire alors que je ne l’avais pas utilisé depuis des années

Une fois cette liste complétée, servez-vous en pour prendre conscience qu’à présent, cette conversation passée est devenue factuelle. Je vous explique. J’imagine une frise chronologique comme dans les manuels d’histoire. A tel moment dans votre histoire, à telle date, à telle heure précise, à tel endroit bien spécifique, vous avez dialogué avec telle personne en anglais. Voilà tout.

Et puis notez tout ce que vous pensez lorsque vous relisez cette liste de vos réussites. Ce qu’il y a d’intéressant, c’est que ce n’est pas ce que vous avez fait qui vous rend confiante, c’est ce que vous vous dites à ce sujet. Par exemple :

– J’ai fait tout ça !

– J’ai été capable de faire ça.

– Personne ne m’a aidée.

– Je l’ai fait par moi-même !

– J’ai su le dire ainsi.

– Je ne connaissais pas les mots exacts et pourtant j’ai réussi à me faire comprendre.

Votre confiance en vous ne provient pas de ce fait passé, cette conversation révolue qui appartient à présent à l’histoire, à votre vécu. Non, votre confiance en vous est générée à chaque fois que vous pensez une petite phrase agréable, plaisante, positive, au sujet de cette conversation. Notez donc précieusement ces petites phrases car elles vous seront bien utiles lorsque vous douterez de vous.

L’avantage de savoir que votre confiance ne provient pas des autres ou de votre vécu mais de ce que vous vous racontez à ce sujet, c’est que vous n’avez pas besoin d’attendre les compliments, les marques de confiance comme les promotions, les augmentations, etc. Vous pouvez générer votre propre confiance en vous en comptant et contemplant toutes vos réussites.

Alors ne vous arrêtez pas à une seule conversation : faites-le systématiquement, dès que vous êtes confrontée à de l’anglais, que ce soit dans les publicités, les chansons, les séries… Défiez-vous de comprendre de mieux en mieux, de répéter de plus en plus clairement. 

La confiance en soi s’apprend : on peut apprendre à voir ses réussites plutôt que ses échecs, à envisager ses échecs comme des leçons, des apprentissages, des découvertes, plutôt qu’un point final.

 

5.3. Limites

Ce registre des réussites est donc un exercice bien utile pour prendre confiance en soi. Toutefois, il ne suffit pas, comme nous le verrons dans le prochain épisode, le numéro 116, la semaine prochaine. Cette méthode a bel et bien son utilité puisqu’elle nous évite de dépendre de l’extérieur, de notre entourage, pour prendre confiance en nous. Le souci, c’est qu’elle est tournée vers le passé, vers ce qu’on a su faire. Or, elle ne suffit pas parce que si on reproduit ce qu’on a déjà su faire, on va continuer à reproduire ce qu’on sait faire. On va répéter en boucle ce qu’on a déjà fait. On ne va donc pas progresser au-delà de nos compétences actuelles. On va prendre confiance en nos capacités présentes mais on ne va pas développer notre potentiel puisqu’on va se limiter à cette zone de confort qui consiste à répéter, reproduire, encore et encore, ce qu’on sait faire. Certes, on va être expert dans ces capacités, mais ça va nous limiter. Si on ne se réfère jamais qu’à ce qu’on a déjà essayé, alors jamais on n’essaiera autre chose, donc jamais on n’apprendra plus, jamais on ne s’épanouira davantage.

 

  1. Mission

A vous !

Qu’avez-vous su faire lors de votre dernier échange en anglais ? Notez un maximum d’éléments, de votre attitude à votre grammaire, prononciation, lexique, etc. dans votre Registre des Réussites.

Une fois cette liste complétée, qu’en pensez-vous ? Concentrez-vous sur le positif.

Comment vous sentez-vous alors ?

Lorsque vous vous sentez ainsi, comment vous comportez-vous ? Peut-être appréhendez-vous moins le prochain échange, doutez-vous moins de vous, ne procrastinez pas autant que d’habitude, vous mettez-vous à chercher du vocabulaire à l’avance… ?

Quel résultat obtenez-vous alors ? Constatez-vous que vous avez progressé ? 

 

  1. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, le numéro 116, nous verrons comment générer cette confiance en soi, non pas basée sur nos expériences passées mais sur notre futur.

 

  1. Salutations

« See you next week-end ! Bye ! »

 

« See you next week-end ! Bye ! »