Vous doutez d’être à la hauteur lorsque vous devez parler en anglais ? Pourquoi ? Que se passe-t-il alors ? Cela vous convient-il ?

  1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°109. Aujourd’hui, nous allons voir comment ne plus douter de sa valeur.  

  1. Préambule

2.1. L’idée de la semaine

Si vous ne devez retenir qu’une seule idée cette semaine, ce serait celle que la question « suis-je à la hauteur ? » nous fait douter de nous lors de nos entretiens en anglais. Pourtant, même si tout le monde est d’accord et partage notre doute, ce n’est pas une fatalité ni une obligation.

2.2. Bilan

Avant de commencer, je tiens à vous raconter ce que j’ai appris lors des 7 derniers jours. Mon objectif pour 2019 est d’arrêter de grignoter. C’est mieux qu’une résolution parce que je l’ai vraiment planifié, même si a posteriori je me dis (c’est tout moi !) que j’aurais pu faire autrement. Et j’ai vraiment progressé durant les 11 mois précédents. Et ce n’est pas fini ! Il me reste encore une bonne vingtaine de jours pour explorer, approfondir… avant de continuer pour les années à venir. Ce ne sera plus mon objectif principal, mais tout ce que j’ai acquis me sera bien utile pour mon objectif de l’année prochaine. Mais je vous parlerai de ça bientôt, en fin d’année 2019 et en début d’année 2020.

Pour l’instant, je me rends compte que ce qui a particulièrement bien fonctionné lors de mon travail avec ma coach, c’était d’avoir ce petit carnet à côté de moi au moment où j’ai envie de grignoter car, oui, ça m’arrive encore. C’est bien pratique car quand j’écris, je ne mange pas sinon ça met des miettes partout, ça n’est pas pratique, je ne profite ni de l’écriture, ni de ce que je mange, j’ai du mal à gérer mes 2 mains, le stylo, ce que je mets dans ma bouche, tout ça tout ça. Et en revanche, quand j’écris, je ne m’interdis pas de grignoter, mais c’est simplement différé. L’idée est de savoir ce qui se passe dans ma tête quand l’envie de chocolat ou autre me prend et c’est tout.

Sauf que j’ai remarqué que, encore une fois, je n’étais pas tendre avec moi. Je m’en suis rendu compte parce que je n’avais pas envie d’écrire au lieu de ou avant de grignoter, signe que quelque chose clochait. J’en ai donc cherché la cause et comme d’habitude, c’est parce qu’une fois que je vois ce que je fais, en raison de ce que je ressens et ce que je pense… je m’en veux ! Je me fais des reproches, je me dis que je pourrais faire autrement, quand même, depuis le temps ! Surtout que c’est mon objectif de l’année, que l’année s’achève bientôt, etc.

Or, vous le savez si vous me suivez depuis quelques temps : en ce moment, je travaille beaucoup sur les émotions, tout particulièrement la compassion. J’ai donc décidé d’incorporer cette notion dans ma routine de prévention du grignotage et de rendre cet exercice mesurable. Concrètement, parce que j’aime le concret, il s’agit tous les soirs, parce que c’est le moment où j’ai le plus envie de grignoter, d’écrire 10 phrases pleines de compassion à mon égard. Mon amie et coach Shaina m’a mise sur la piste avec les mots « bien sûr ». Voilà à quoi peuvent ressembler mes 10 phrases :

« Bien sûr que tu te sens frustrée parce que tu avais prévu de passer l’après-midi à regarder un film mais que tu ne peux pas le trouver sur Netflix. Ca ne veut pas dire que tu doives te sentir frustrée. »

Ca me rappelle que ma frustration est un choix, mon choix, et qu’il n’y a rien de mal à se sentir frustrée mais que ça n’est pas obligatoire non plus. Car après tout je suis la seule à ressentir cette émotion et même si je la pratique régulièrement, je ne l’aime pas beaucoup. D’autant plus que cette émotion ne va pas changer grand-chose (comprendre : rien du tout !) au fait que je ne trouve pas mon film sur Netflix.

– Je continue donc mon aventure anti-grignotage de l’année. Je sais que ça peut paraître étonnant mais jamais je n’ai tenté quoi que ce soit d’aussi difficile.

– J’arrête donc de m’en vouloir de ne pas y réussir à 100%.

– Je commence à me rendre compte, bien au contraire, que les progrès que j’ai faits cette année et que je continue à faire encore sont acquis à vie. Et j’en suis fière ! Le retour en arrière n’est pas possible même si parfois, momentanément, j’ai l’impression de revenir à la case départ. Maintenant, je sais que ça veut dire que je suis au contraire prête à passer à la vitesse supérieure. Même plus peur !

Et vous ? Que pensez-vous de cette petite phrase commençant par « bien sûr que je me sens X. Ca ne veut pas dire que je devrais me sentir X » ? Pensez-vous qu’elle pourrait vous servir à vous traiter, ou traiter les autres, avec plus de compassion ?

2.3. Des nouvelles d’Anglaisance

A présent quelques petites nouvelles au sujet d’Anglaisance : je m’amuse beaucoup tous les jours avec le compte Instagram Anglaisancecoaching, dont vous pouvez retrouver les publications sur la page Facebook d’Anglaisance. Y êtes-vous abonnée ?

Si vous voulez en savoir plus et accélérer vos progrès, vous avez d’autres options. Par exemple, avez-vous téléchargé le guide « Les Clés de la Confiance en Soi en anglais » à la page des bonus sur Anglaisance.com ? Il est gratuit et constitue les bases indispensables pour se sentir plus assurée lorsque vous dialoguez en anglais.

Vous pouvez également vous abonner à la pensée hebdomadaire d’Anglaisance, que vous recevrez tous les lundis. Il s’agit d’un proverbe ou d’une citation, en anglais, qui pousse à la réflexion et mène aux progrès. Ca m’amuse beaucoup également !

Sachez également qu’une fois abonnée sur le site Anglaisance, vous aurez accès à mon calendrier pour programmer une séance de découverte du coaching. De quoi s’agit-il ? Il s’agit d’une conversation entre vous et moi, gratuite et sans engagement, d’une durée de 45 minutes, afin que je puisse aussitôt vous aider à gagner en confiance en vous en anglais. C’est fou ce qu’on peut changer en 45 minutes, et même parfois en bien moins de temps que ça !

Vous pouvez aussi me contacter directement sur et me proposer 3 créneaux. Nous allons trouver le moment de vous aider. Alors, que puis-je faire pour vous ?

  1. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 108, nous avons parlé de cette idée qui consiste à séparer le blanc du noir : ce n’est pas parce qu’on n’a pas le contrôle de tout qu’on n’a pas le contrôle du tout. Nous avons vu qu’on peut toujours faire le choix d’avoir le contrôle de soi, ou du moins d’en avoir le projet et de s’y mettre, d’y arriver, petit à petit.

  1. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons explorer la pensée « je ne suis pas à la hauteur », que beaucoup de mes clientes partagent avec moi.

  1. Contenu

5.1. Constat

Et pas seulement mes clientes ! On m’a prêté le livre de Michelle Obama « Devenir »paru chez Fayard en 2018 et je lis, p75 : « Suis-je à la hauteur ? Cette question m’a taraudée tout le long du 1er mois. » puis p77 « Et si ça n’était pas suffisant ? (…) Tel est le doute qui m’a rongée pendant les journées de rentrée et d’orientation, pendant mes 1ers cours de biologie et d’anglais. (…) Suis-je à la hauteur ? »

En fait, il s’avère que c’est une question récurrente pour elle.

5.2. Problème

C’était aussi la question qui tournait en boucle dans ma tête durant toute ma formation en tant que coach, l’année dernière. Avec toutes sortes de réponses peu utiles, comme « ben non, tu ne vas pas y arriver, tu n’en as pas assez fait, tu n’es pas prête, le temps passe trop vite et tu l’as mal utilisé. »

C’est le cas de mes clients qui préparent un entretien important, qu’il s’agisse d’un entretien d’embauche ou d’une négociation. Cette question les taraude : suis-je à la hauteur ?

C’est un problème parce qu’elle introduit le doute en nous, sans compter qu’en fait, elle cache une réponse négative qu’on n’ose pas s’avouer : je ne suis pas à la hauteur. Mais on ne s’autorise pas totalement à la penser, ce qui nous fait quand même entreprendre la démarche, aller à l’examen, l’entretien, etc. mais comme à reculons ou en portant des poids extrêmement lourds. Ca ne nous simplifie donc pas du tout la tâche !

5.2.1. Cause

Pourquoi se demander si on est à la hauteur ? C’est tout simplement qu’on appréhende, même si on a tout fait pour se préparer. On a peur de ne pas arriver à répondre aux questions, de se sentir démuni, de perdre ses moyens, de s’embrouiller, de passer trop de temps à chercher ses mots.

Et puis on donne aussitôt une signification, négative bien sûr, aux éventuels blancs qu’on pourrait avoir : ça voudrait dire qu’on échoue, qu’on ne sait pas de quoi on parle. Et ça, c’est une idée très désagréable !

C’est un problème pour nous parce qu’on veut faire son maximum pour réussir l’entretien ou l’examen, d’autant plus que parfois on avance comme dans le noir, on ne maîtrise pas tous les paramètres. On ne connaît peut-être pas tous les critères d’évaluation dans un diplôme ou bien on n’a pas accès à nos notes écrites dans le cas d’un concours donc on avance à l’aveugle. On ne sait pas non plus comment nos interlocuteurs vont réagir à nos propos, ce qu’ils vont vouloir savoir, etc. On ne connaît pas non plus nos rivaux, les autres qui postulent pour le même poste que nous ou les concurrents avec qui nos clients ont aussi pris contact. Parce qu’il y a une part d’inconnu, on se dit qu’on ne sait pas du tout où on en est. On craint d’échouer.

5.2.2. Conséquence : comportement

On a donc du mal à se concentrer et plutôt envie de faire d’autres choses, comme travailler sur un tout autre projet qui a l’air plus sympathique, plus ludique, mais qui n’est pas urgent.

Quand on pense ne pas être à la hauteur, on se sent mal, on a peur. Et on s’imagine que ça va être très dur, avec des questions auxquelles on ne saura pas répondre, qu’on n’aura pas assez de temps pour chercher la réponse la plus adéquate à y apporter…

Et puis on ne prépare pas, on n’étudie pas, on ne se rappelle pas tout ce qu’on a fait pour savoir tout ce qu’on sait déjà, ce qu’on a assimilé. C’est pour ça qu’on a l’impression de ne rien savoir.

On se remémore tout ce qui pourrait déraper, nos échecs précédents, même les plus minimes, on pense à tout ce qu’on n’a pas fait et n’aura pas le temps de faire, comme de prendre des notes en regardant des cours à nouveau, de se faire des tableaux, de réviser. Pendant ce temps-là, on ne révise pas, on oublie tout ce qu’on a déjà préparé et assimilé, toutes les heures de travail déjà effectuées, les discussions avec tous nos collègues ou collaborateurs…

Je sais que pour ma part, le doute était tellement présent que j’oubliais avoir étudié la transcription de chacun des épisodes de podcast de Brooke Castillo, avoir écouté tous les cours à plusieurs reprises, pris des notes, appliqué les concepts, évalué chaque séance de coaching pour faire mieux, encore et toujours, me coacher matin et soir, tous les jours…

Le problème, c’est que quand on pense ainsi (je ne suis pas à la hauteur), se sent ainsi (pleine de doute) et agit ainsi, on se sent paralysée, donc on n’arrive à aucun bon résultat. On ne se sent pas à la hauteur et au final, si on ne change pas la façon dont on envisage l’entretien, on n’arrive alors pas à la hauteur de nos attentes.

 

5.2.3. Conséquences : résultat

Or, on croit que c’est notre prochain entretien qui cause notre peur. En fait notre peur est due à notre pensée « je ne suis pas à la hauteur ». Notre entretien n’est qu’un entretien, c’est-à-dire un échange verbal en anglais entre 2 ou plusieurs êtres humains. Je les imagine comme des bonshommes avec des bulles de bande dessinée au-dessus de leur tête. C’est tout. Nos entretiens ne sont que des entretiens, juste des entretiens, des conversations, des mots échangés, un peu suspendus en l’air entre 2 personnes. C’est tout. Des entretiens ne nous font pas sentir d’une manière ou d’une autre. Nous avons choisi de penser cette pensée « je ne suis pas à la hauteur ». Ca ne veut pas dire qu’il s’agisse d’une vérité. Nous pourrions choisir n’importe quelle pensée plutôt que « je ne suis pas à la hauteur » au sujet de nos entretiens.

En même temps, quand même, souvent, un entretien en anglais, surtout s’il s’agit d’un entretien d’embauche ou une négociation avec un client important, ça fait peur. Du moins ça fait peur à beaucoup de personnes. Mais pas à tout le monde ! Ce qui veut bien dire que ça n’a rien à voir avec l’entretien en tant que tel. C’est juste que beaucoup de personnes se rendent à des entretiens avec cette même question : « Suis-je à la hauteur ? » Mais ce n’est pas une obligation ! On peut donc reconnaître que c’est la pensée « je ne suis pas à la hauteur » qui fait peur. Et que ce manque de confiance en nous ne nous est d’aucune utilité.

On peut se dire que nos entretiens nous poussent à nous remémorer tout ce qui pourrait déraper, nos échecs précédents, tout ce que nous n’avons pas fait et n’aurons pas le temps de faire, réviser, etc. On s’imagine que ce sont les entretiens qui font qu’on ne prépare pas, ne révise pas, qu’on oublie tout ce qu’on a déjà préparé, étudié et assimilé, toutes les heures de préparation déjà effectuées… Sauf que ça n’est pas logique : si on a prévu un entretien, il semble couler de source de le préparer, d’anticiper tout ce qu’il y a à anticiper, de se replonger dans les occasions précédentes pour s’en servir et approfondir, etc. Certains le font en effet.

Mais en fait, ce n’est pas ce que tout le monde fait toujours. Or, si on agit ainsi, c’est parce qu’on croit ne pas être à la hauteur.  Et la seule raison pour laquelle on agit ainsi est notre décision de penser « je ne suis pas à la hauteur ». Et la bonne nouvelle, c’est que c’est totalement un choix. Cette idée ne fait pas partie du forfait « entretien en anglais ». C’est une option et, en tant que telle, même si on l’a déjà pensée, même si d’autres la partagent, on n’est pas obligé de la croire.

Parfois, on le comprend et on le croit, intellectuellement, mais ça ne suffit pas. C’est normal d’avoir du mal à croire qu’une petite phrase, toute bête, puisse faire autant de dégâts. Et c’est normal, ça aussi, cette sorte d’incrédulité. Ca fait partie du processus. Peut-être aurez-vous besoin d’écouter plusieurs fois cet épisode pour, peu à peu, vous en convaincre. C’est normal. Voilà pourquoi mes clientes aiment enregistrer nos séances pour pouvoir les réécouter ensuite, une, 2, 15 fois, jusqu’à ce que ce soit une évidence pour elles : la croyance « je ne suis pas à la hauteur » est la raison de leur comportement. Et elles finissent par se rendre compte que si elles croyaient « je fais tout pour être à la hauteur » ou « je suis à la hauteur », elles ne feraient pas du tout la même chose. Elles se battraient davantage, elles se tourneraient plus vers l’avenir.

On croit que nos entretiens font que nous ne sommes pas à la hauteur de nos attentes. Comme si des entretiens, c’est-à-dire des échanges en anglais entre 2 ou plusieurs personnes, ou des bulles entre des bonshommes, pouvaient avoir pour conséquence que nous ne soyons pas à la hauteur de nos attentes. Sauf qu’une conversation, des mots échangés à l’oral, ne peuvent pas être responsables d’un résultat, positif ou négatif. C’est qu’en fait ce résultat, « ne pas être à la hauteur de nos attentes » est dû à cette pensée, « je ne suis pas à la hauteur ». Ca dépend donc totalement de nous.

C’est vrai dans la mesure où si je crois ne pas être à la hauteur alors je ne fais pas ce qu’il faut pour atteindre mon objectif donc il n’y a pas de raison que je l’atteigne. Je n’y crois pas et je ne l’atteins pas, rien de plus logique. La boucle est bouclée, c’est un cercle vicieux bien huilé.

 

Donc si on ressent du doute, de la peur, ça n’est pas à cause de notre entretien. C’est en raison de cette croyance « je ne suis pas à la hauteur. »

Et si on se comporte ainsi, ne se remémorant que tout ce qui pourrait déraper, nos échecs passés, et tout ce qu’on n’a pas fait et qu’on n’aura pas le temps de faire, comme préparer encore mieux, oublier tout ce qu’on a déjà préparé, étudié et assimilé, toutes les heures de travail déjà effectuées, etc., ça n’a finalement rien à voir avec nos entretiens. C’est simplement à cause de notre volonté, plus ou moins consciente, de croire « je ne suis pas à la hauteur ».

Et pourquoi obtenons-nous ce résultat, qui consiste à ne pas être à la hauteur de nos attentes ? C’est à cause de cette idée que nous ne sommes pas à la hauteur. Et rien d’autre.

Mais est-ce vraiment ce que nous souhaitons créer ? Non, probablement pas. Et pourquoi ça ? Parce qu’alors on échoue tout bonnement ou on n’atteint pas les objectifs qu’on s’était fixés. Et on se sent mal, encore plus mal, ce qui est, là encore, une option.

  1. Mission

A vous de jouer !

Vous arrive-t-il de craindre de ne pas être à la hauteur lors de vos entretiens ? De quel type d’entretiens s’agit-il ?

Comment vous sentez-vous lorsque vous vous dites ne peut-être pas être à la hauteur ?

Quel comportement adoptez-vous alors ?

Et quel est l’impact de ce comportement sur vos entretiens ?

Qu’en pensez-vous ?

  1. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, le numéro 110, nous évoquerons la possibilité que nous pourrions être à la hauteur. Et pourquoi pas ?

  1. Salutations

« See you next week-end ! Bye ! »

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