On peut tout anticiper parce qu’on s’inquiète et qu’on veut se rassurer. Mais on peut aussi prévoir tranquillement, sans s’en faire. Quelle attitude préférez-vous?

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°108. Aujourd’hui, nous allons parler de cette petite question « et si ça se passait mal ? »

2. Préambule

2.1. L’idée de la semaine

Si vous ne devez retenir qu’une seule idée cette semaine, ce serait celle que ce n’est pas parce qu’on n’a pas le contrôle de tout qu’on n’a pas le contrôle du tout. A une lettre près, c’est la même chose. Pourtant, il y a un monde entre ces 2 possibilités : avoir le contrôle de tout, n’avoir aucun contrôle du tout. Car on peut toujours faire le choix d’avoir le contrôle de soi.

2.2. Bilan

Avant de commencer, je tiens à vous raconter ce que j’ai appris lors des 7 derniers jours. Je ne grignote presque plus. Après avoir passé 11 mois à vraiment changer mon attitude par rapport à la nourriture et à mes émotions, essentiellement les négatives, je vois mieux ce qui se passe. Mon cerveau a pris de nouvelles habitudes et je l’en remercie. C’est fabuleux qu’on puisse prendre de nouvelles habitudes, même si de mauvaises ont été ancrées, et bien, au quotidien, pendant 30 ans.

Pourtant, il suffit d’un petit imprévu de rien du tout pour que mon cerveau reprenne l’autoroute du comportement automatique emprunté pendant 3 décennies, comme ça, naturellement, sans se poser la moindre question.

La bonne nouvelle, c’est qu’aujourd’hui, je sais à quoi ressemble la compassion et je sais ne plus m’en vouloir pour une erreur. Au contraire, c’est le parfait moment pour comprendre ce qui s’est passé, approfondir et apprendre encore mieux. Alors je reprends le travail que j’ai fait dans l’atelier en ligne sur la curiosité et la compassion, je l’applique et je vais au-delà. Et si, erreur ou pas erreur, je décidais de tout aimer ? De tout accepter, de ne rien rejeter ou critiquer, mais au contraire de sincèrement célébrer ? Célébrer ce que ces erreurs m’enseignent, célébrer celle que je suis qui veut mieux pour elle-même et, en toute modestie, le monde entier… A quoi cela ressemblerait-il, cet amour inconditionnel pour celle que je suis qui fait tout ce qu’elle fait ? Et bien, en résumé : ça fait du bien !

– Je continue de poursuivre mon objectif pour l’année 2019 : ne plus grignoter.

– J’arrête de me juger et me critiquer sévèrement à la moindre erreur.

– Je commence à aimer tout ce que je fais et tout ce que je suis, délibérément. Je crée cet amour pour moi-même et ma vie en sélectionnant soigneusement les pensées qui m’y amènent. Que c’est bon !

Et vous ? Vous acceptez-vous entièrement, erreurs et tout et tout ? Pourquoi… ou pourquoi pas ?

2.3. Des nouvelles d’Anglaisance

Les abonnés à la pensée hebdomadaire d’Anglaisance ont pu participer et voir ou revoir le dernier atelier en ligne et gratuit que je leur ai proposé jeudi 28 novembre pour apprendre à ressentir une émotion. C’est essentiel, car c’est la seule façon de passer à une émotion plus positive quand on n’est pas bien. Et c’est aussi une étape indispensable si, comme moi, on veut créer une émotion bénéfique qui nous aidera à atteindre n’importe quel objectif, petit ou grand.

J’ai bien envie de vous proposer d’autres ateliers pour décembre mais j’y travaille encore. J’adorerais vous offrir un atelier sur la maîtrise du temps, sujet qui me passionne. Ca vous dit ? D’autres idées ?

A ce propos, un grand MERCI à tous ceux qui me font des suggestions, ô combien précieuses ! Mieux je vous connais, mieux je peux vous aider alors encore merci !

Une autre façon de vous connaître et donc de vous aider est cette séance de découverte du coaching, gratuite, de 45 minutes, dont je vous ai déjà parlé. En quoi cela consiste-t-il ? Disons que vous m’exposez ce qui vous préoccupe par rapport à l’anglais et votre confiance en vous et que je vous donne déjà des pistes précieuses pour débloquer efficacement cette situation. C’est fou ce qu’on peut déjà faire en si peu de temps !

De plus, contrairement à ce podcast, je m’adresse à vous et rien qu’à vous. Il ne s’agit pas de recettes toutes faites mais du sur-mesure, rien que pour vous et votre cas unique. Rien à voir avec le prêt-à-porter, c’est de la haute couture !

Alors contactez-moi sur et proposez-moi 3 créneaux. Nous allons trouver le moment de nous parler. Alors, en quoi puis-je vous aider ?

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 107, nous avons parlé de cet avenir tout noir qu’on prévoyait pour soi-même comme si rien d’autre n’était possible. Mais la bonne nouvelle, c’est que puisqu’on ne peut pas prédire l’avenir, on n’est absolument pas obligé de décréter qu’il serait terrible. Pourquoi ne pas l’envisager rose, plutôt ?

Par ailleurs, personne ne peut nous forcer à croire quoi que ce soit. Ni même voir ce qu’on pense dans notre petite tête. On peut donc questionner chacune de nos pensées, comme « je n’y arriverai jamais » et choisir, délibérément, la pensée diamétralement opposée, « bien sûr que je vais y arriver », juste parce que. Et pourquoi pas ? Pourquoi pas vous ? Pourquoi pas maintenant ? 

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons explorer la question « et si ça se passait mal ? » qui, là encore, ne nous prédit rien de bien brillant.  

5. Contenu

5.1. Constat

Vos partenaires écossais viennent vous rendre visite pour une réunion prévue de longue date afin de finaliser votre projet. Cela fait des semaines, voire des mois que vous y travaillez et durant tout ce temps, une pensée vous assaille : « et si ça se passait mal ? » C’est une question, c’est vrai, mais elle ne laisse pas trop le choix de la réponse, à peine masquée : ça va se passer mal, fatalement, ne serait-ce qu’un peu, ça va déraper, ne pas se passer comme on aimerait, c’est-à-dire bien, quelque chose va forcément aller de travers. Comme si on n’avait aucun contrôle là-dessus, malgré notre préparation, malgré tous les scénarios envisagés, malgré les stratégies anticipées…

5.2. Problème

Le problème, c’est que cette petite question a l’air innocente. Ben oui, parfois ça dérape. On a tout prévu et puis paf, ça ne va plus. On a même préparé son comportement à l’avance, on s’est visualisé répondant à toutes les questions possibles, avec l’assurance dont on a toujours rêvé, avec tous les outils à notre disposition, le vidéo-projecteur qui fonctionne parfaitement, le fascicule photocopié à l’avance, tout beau tout propre, etc.

On a choisi de se sentir détendu, efficace et responsable, imperturbable, avec des pensées comme « je me sens bien », « je suis le genre de personne qui travaille vite et bien », « je vais tout gérer », « je sais tout gérer », etc.

Sauf que, voilà, c’était tout de même avec l’espoir que tout fonctionnait bien. Mais l’avion de nos visiteurs a pris du retard, il y a des bouchons sur la route, ils arrivent trempés parce qu’il pleut des cordes, la machine à café a des ratés, les fascicules sont tous dans le désordre, le vidéo-projecteur fait un bruit agaçant, vous cherchez vos mots alors que vous saviez exactement ce que vous vouliez dire hier, vous essayez d’aller vite pour rattraper le temps perdu, vous vous embrouillez encore plus, etc. Donc, oui, vous le savez parce que vous l’avez déjà vécu, tout peut déraper. Et pas qu’un peu.

Donc, lorsque vous apprenez que vos partenaires viennent pour une nouvelle visite, vous ne pouvez pas vous empêcher de vous poser la question : et si ça se passait mal ?

5.2.1. Avantages

Ca peut paraître légitime, puisqu’on ne sait pas de quoi demain sera fait. Par contre, on sait que la photocopieuse a déjà fait des bourrages de papier, qu’elle manque régulièrement d’encre dans les moments de crise, etc.

Pourquoi choisir cette question ? En quoi est-elle utile ? Elle peut paraître bénéfique parce qu’on se dit qu’alors, on va penser à tout ce qui, justement, pourrait déraper, de la machine à café à la météo, à nos fascicules désordonnés. On va évaluer tous les risques potentiels et y trouver une solution d’avance, anticiper des stratégies appropriées (utiliser la photocopieuse du 3e étage à la place, préparer un thermos de café, changer de salle de réunion, ne pas utiliser de vidéo-projecteur du tout mais dessiner des schémas au tableau blanc…). 

5.2.2. Inconvénients

Oui, mais l’énergie qui est derrière ce comportement, qui semble efficace, demeure tout de même plutôt négative, non ? Que ressentez-vous lorsque vous vous dites « et si ça se passait mal ? » ou « ça risque d’aller de travers » ? Probablement de l’angoisse, une appréhension généralisée, de l’inquiétude.

Du coup, tout ce que vous allez entreprendre pour préparer cette réunion et pallier à tous ces potentiels dérapages sera teinté de cette émotion – crainte, appréhension, angoisse, inquiétude. Vous allez même en manifester des signes dans votre gestuelle, vous ronger les ongles par exemple, ou vérifier de façon compulsive que votre fascicule est bel et bien numéroté par ordre croissant. Vous allez ne penser qu’à ce qui pourrait déraper, vous n’allez pas vous détendre le week-end mais continuer à vous demander comment vous allez bien pouvoir répondre à LA question que vous n’avez pas du tout anticipée de la part de vos partenaires, douter, ne serait-ce que dans votre tête, que tel mot se prononce bien ainsi, hésiter à formuler des phrases un peu inhabituelles…

Par conséquent, vous allez plus facilement perdre pied lorsque quelque chose ne se passera pas comme vous l’aurez souhaité, prévu, et, fatalement, il y aura quelque chose, malgré votre anticipation, vos stratégies et votre volonté de contrôle. Vous perdrez d’autant plus aisément pied que, mine de rien, vous l’aurez anticipé à force de croire cette petite phrase pendant toute cette phase de préparation : « ça va déraper », « ça va mal se passer ».

5.3. Solution

Alors, que faire ?

En fait, rien ne vous empêche d’anticiper tout ce qui pourrait aller de travers et prévoir un plan B, C et toutes les lettres de l’alphabet si cela vous plaît. Mais rien ne vous oblige à le faire à partir de cette émotion inquiète ou angoissée. Imaginez que vous puissiez anticiper au mieux, mais sans vous ronger les ongles, sans faire de cauchemars et vous réveiller trempée de sueur, sans vous perdre dans des songes éveillés où vous êtes le centre du ridicule, où tout le monde vous pointe du doigt après que vous ayez parlé anglais… ? Imaginez qu’au contraire, vous prévoyez au mieux et, le bureau une fois derrière vous, le midi, le soir, vous soyez totalement détachée, détendue, capable de vous plonger sans le moindre souci dans un bon roman ou de profiter de ces précieux moments en famille ?

C’est possible !

Car, 2e chose : malgré vos prévisions, vos efforts de contrôle, oui, tout peut déraper. Tout simplement parce que votre contrôle se limite à votre personne. Vous ne pouvez pas décider que l’avion sera à l’heure, que la machine à café fera du café, et du bon, ce jour-là, qu’il ne pleuvra pas, que vous aurez le mot exact dans une phrase que vous n’avez jamais pensée jusqu’à présent… Oui, tout peut déraper.

Mais plutôt que d’essayer de contrôler l’incontrôlable, je vous propose d’apprendre à faire avec. Oui, bien sûr, il risque de pleuvoir, le vidéo-projecteur pourrait émettre un bruit strident, vous pourriez chercher et ne pas trouver vos mots, voire vous embrouiller totalement dans vos idées… Et alors ? Et si ça allait ? Et si c’était parfait ? Et si ça faisait partie des 50% de notre vie qui ne correspondaient pas à nos souhaits ? Et si c’était tout ? Si ça ne voulait rien dire d’autre que ça : dans la vie, ça va parfois et parfois ça ne va pas. Ca ne veut pas dire que nous soyons plus ou moins méritants, plus ou moins bons à ce jeu-là mais juste que c’est comme ça, c’est tout.

Et d’ailleurs, pour bien profiter de ces moments où tout se déroule au mieux, il faut bien savoir que, oui, l’opposé existe.

Alors, que faire ? Comment être dans cet état de détachement réaliste : tout pourrait déraper et n’empêche je gère tranquillement et la réunion et ma vie autour ? Quelle émotion vous faudrait-il ressentir pour préparer et vous détacher ?

Que pensez-vous de la confiance en vous ? Cette assurance que, certes, tout ne dépend pas de vous mais que vous allez gérer malgré tout ? Cette conviction que ça va aller, malgré tout. A quoi cela ressemble-t-il pour vous quand vous ressentez cette confiance en vous ?

C’est peut-être difficile actuellement de générer la confiance en vous en anglais par rapport à cet événement que vous anticipez. N’hésitez pas alors à penser à d’autres situations où vous la ressentez, sans effort, sans même vous en rendre compte. Lors d’une activité de loisir, peut-être, sur certaines activités de votre travail ?

A moins que vous n’endossiez le rôle d’une personne de votre entourage qui a cette confiance en elle lors de situations similaires, des réunions en anglais avec des partenaires internationaux ?

Que feriez-vous si vous ressentiez vous aussi cette confiance en vous, ce mélange de compétence et de certitude que vous allez gérer, quoi qu’il arrive ? Peut-être prépariez-vous tout, de votre présentation orale à votre fascicule et votre diaporama mais sans ressasser inutilement, en étant, au contraire, lucide et efficace, réaliste et productive ?

Que vous faudrait-il penser et croire pour vous sentir ainsi, débordante d’assurance tout en sachant que vous ne pouvez pas tout contrôler et que ça ne pose aucun problème ? Quelques petites idées :

– je sais me débrouiller.

– je vais me débrouiller.

– Tout va bien.

– Tout va bien se passer.

– Tout ira bien.

– Je sais ce que je fais.

– Je sais m’organiser pour faire ce que j’ai à faire.

– Je vais trouver comment faire pour que ça fonctionne.

6. Mission

A vous !

Je vous propose d’accepter et de ressentir l’inquiétude générée par cette petite question, « et si ça se passait mal ? » en suivant cette méthode que je vous ai proposée lors de l’atelier « comment se sentir instantanément mieux » jeudi dernier.

Et puis, relâchez-la.

Et remplacez-la par cette autre émotion sur laquelle je travaille dans le programme Osez dialoguer en anglais : la confiance en soi. Je vous propose d’apprendre à la connaître le plus intimement possible : à quoi ressemble-t-elle dans votre corps, d’où vient-elle, pouvez-vous l’augmenter à volonté, la revêtir comme s’il s’agissait d’un accessoire, d’un bijou dont vous vous orniez selon vos désirs ?

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, le numéro 109, nous évoquerons une nouvelle petite phrase limitante qui nous empêche d’atteindre nos objectifs : « je ne suis pas à la hauteur. »  

8. Salutations

« See you next week-end ! Bye ! »