Que faire si vous ne vous sentez jamais assez prête ? Et que vous voyez bien que ça ne vous mène à rien ? Comment aller de l’avant ?

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°106. Aujourd’hui, nous allons voir comment se sentir prête.

2. Préambule

2.1. L’idée de la semaine

Si vous ne devez retenir qu’une seule idée cette semaine, ce serait celle qu’on peut penser « je ne me sens pas prête » mais on n’est pas obligé de le croire. Et ça change tout !

2.2. Bilan

Avant de commencer, je tiens à vous raconter ce que j’ai appris lors des 7 derniers jours. Mon objectif pour 2019, du 1er janvier au 31 décembre, est d’arrêter de grignoter. Ca veut dire que, comme je vous l’ai déjà dit, je prévois mes menus 24h plus tôt. Or, je me rends compte qu’il m’est de plus en plus facile de prévoir ce que je veux faire la veille : c’est le cas pour mes séances de sport et même pour les tâches ménagères. En fait, cette discipline dans un domaine me permet de devenir plus disciplinée dans un autre. J’ai appris à faire plus simple, à partir de ce que je fais déjà, de ma réalité et, petit à petit, à aller vers l’objectif plus ambitieux que je me suis fixé.

– Je continue donc de prévoir mes journées 24h plus tôt, de façon de plus en plus détaillée. Et surtout, j’ai appris à m’y tenir.

– J’arrête de penser que je n’y arriverai jamais.

– Je commence au contraire à voir que je peux avoir l’alimentation que je souhaite pour fonctionner au mieux, la santé physique à laquelle j’aspire ET une maison propre ! Formidable !

Et vous ? Comment vous organisez-vous ?

Avez-vous déjà remarqué que ce que vous appreniez dans un domaine pouvait vous servir dans un autre ? Qu’avez-vous appris et transféré à autre chose ? Qu’en pensez-vous ?

2.3. Des nouvelles d’Anglaisance

Si vous tenez à atteindre votre objectif, je vous propose un atelier gratuit, en ligne, le lundi 18 novembre de 19h à 20h sur Zoom. J’y traiterai des 2 atouts secrets et étonnants pour réussir n’importe quelle entreprise. Si cela vous tente, rendez-vous sur le site Anglaisance.com, abonnez-vous à la pensée hebdomadaire en bas de n’importe quelle page et vous recevrez les détails indispensables pour vous joindre à l’atelier ! Et si jamais vous n’êtes pas libre au moment de l’atelier, pas de panique : en tant qu’abonnée, vous recevrez l’enregistrement dans les jours qui suivront.

De plus, en vous abonnant, vous recevrez, en cadeau, le guide « Les Clés de la Confiance en Soi en anglais » à la page des bonus.

Sachez également que vous aurez accès à mon calendrier pour programmer une séance de découverte du coaching, gratuite et sans engagement, de 45 minutes, afin de voir si nous sommes faites pour travailler ensemble. Alors, en quoi puis-je vous aider ?

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 105, nous avons parlé de ce qu’on créait dans notre vie lorsqu’on faisait le choix, plus ou moins inconscient, de s’en vouloir. En fait, même si on croit que les reproches nous font avancer, force est de constater que ça n’est pas le cas : si on s’en veut, on stagne dans le meilleur des cas et la plupart du temps, on régresse. Alors, avez-vous choisi de ne plus jamais vous en vouloir pour ne pouvoir que progresser ? Pourquoi ? Comment allez-vous procéder ?

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons explorer la pensée « je ne suis pas prête ».

En effet, une cliente me confiait récemment qu’elle ne se sentait pas encore capable de proposer ses services à ses prospects anglophones. Il ne s’agit pas de Karen dont je vous ai parlé la semaine dernière même si finalement, leurs situations sont assez remarquablement proches, mais appelons-la Sandra. Sandra, qui m’a autorisée à partager son histoire, savait donc exactement à qui elle souhaitait s’adresser. Elle avait trouvé son public, elle connaissait le principal problème de ses clients, elle avait réfléchi à la solution qu’elle leur apportait. Et elle était convaincue qu’elle pouvait aider grâce à sa solution, que celle-ci pouvait véritablement changer la vie de ses clients anglophones.

Sauf qu’au lieu d’aller à leur rencontre, de les démarcher et leur proposer ses services, elle n’osait pas. Elle doutait d’elle-même, ce qui la menait à ressasser tout ce qui, le croyait-elle, était nécessaire avant qu’elle ne contacte qui que ce soit : elle voulait finaliser son programme, avoir un site internet digne de ce nom, de jolies cartes de visite avec le logo parfait qui décrirait exactement ce qu’elle proposait. Elle retardait ainsi sa rencontre avec sa clientèle. Elle imaginait un monde idéal, un moment parfait où tout serait exactement comme elle le souhaitait et où, bien entendu, ses clients potentiels seraient instantanément conquis. Et en attendant ce jour imaginaire qui ne viendrait pas de sitôt, elle n’allait pas à la rencontre de ses prospects, elle ne les cherchait pas d’ailleurs. Elle ne publiait rien sur les réseaux sociaux, elle n’avait d’ailleurs pas créé le moindre compte sur Instagram, LinkedIn ou FaceBook. Elle ne se voyait d’ailleurs pas du tout le faire. Elle ne planifiait donc rien en ce sens. Elle n’avait pas mené d’enquête auprès de sa cible potentielle, ne demandait pas conseil auprès de ceux qui avaient plus d’expertise qu’elle…

Ce faisant, elle ne se rendait absolument pas prête. Bien au contraire. Comme Karen la semaine dernière, elle tournait en rond, voire faisait marche arrière. Car elle effectuait des dépenses en investissant dans son site internet, ses cartes de visite, etc. sans recevoir la moindre entrée d’argent.  Elle dépensait également son temps et son énergie sans même savoir si sa solution était adaptée à sa clientèle, sa réelle clientèle, pas l’idée qu’elle s’en faisait.

En fait, elle attendait d’atteindre la perfection, comme un étudiant qui veut rendre une copie impeccable sans jamais avoir raturé son brouillon, essayé, recommencé jusqu’à trouver la solution appropriée au problème.

Et ce qui est intéressant, c’est que ce n’est pas son entreprise débutante qui la faisait douter. Une entreprise, débutante ou confirmée, qu’elle s’adresse à des francophones ou à des anglophones, ne peut pas générer le doute ou toute autre émotion en qui que ce soit. La preuve en est que lorsqu’ils pensent à leur entreprise, certains se sentent investis, motivés, enthousiastes… Une entreprise, en particulier dans le cas de Sandra, c’est juste un projet, c’est-à-dire un ensemble d’idées, peut-être sous forme de liste ou de carte mentale. Une liste ou une carte mentale ne peut pas nous faire sentir ni le doute ni son contraire, la confiance en soi.

Si Sandra ressentait le doute quand elle pensait à son entreprise, c’est uniquement parce qu’elle se disait « je ne suis pas prête ». Elle était convaincue qu’il lui manquait quelque chose, des connaissances, des ressources, une crédibilité… D’où ce sentiment de doute.

Mais le doute n’est qu’une émotion, optionnelle, lorsqu’on pense à un projet.

Et lorsqu’elle doutait, elle passait plus de temps sur son programme, son site internet, son logo, ses cartes de visite… Mais ce n’est pas parce qu’elle avait une entreprise qu’elle passait davantage de temps sur son programme, son site internet, son logo, ses cartes de visite… Non. Une entreprise en projet ne peut pas nous faire agir, de quelque façon que ce soit. C’est impossible. Une liste, une carte mentale n’a aucun pouvoir sur notre comportement. C’est juste une liste, à savoir des mots, peut-être avec un ordre. Donc, en fait, un projet, ce sont juste des chiffres et des lettres. Or, des chiffres et des lettres ne peuvent pas nous faire nous comporter d’une manière ou d’une autre. Ca n’est pas comme ça que ça se passe.

En fait, c’est une émotion et seulement une émotion qui a ce pouvoir. Or, dans le cas de Sandra, l’émotion qui l’animait était le doute. Et le doute, comme n’importe quelle émotion, ne peut provenir que d’une pensée, pas d’un projet. Or, pour Sandra, l’émotion principale qu’elle ressentait lorsqu’elle pensait à son entreprise, c’était le doute venant de la pensée « je ne suis pas prête. » Et elle ne se rendait pas compte que ce n’était qu’une invitation que son cerveau lui présentait. Elle croyait ne pas avoir le choix. Elle ne savait pas que ça n’était pas une vérité. Elle ne voyait pas que « je ne suis pas prête » était facultatif. Car qui décide qu’on est prêt ou pas ? Elle avait elle-même décidé que pour être prête, elle devait avoir un site internet, une carte de visite, etc. Mais elle ne questionnait pas du tout cette décision. Elle ne voyait pas d’autres possibilités alors elle se cantonnait à la pensée « je ne suis pas prête » et continuait de dépenser son temps, son argent et son énergie sans rencontrer ses clients potentiels.

Et elle ne s’imaginait d’ailleurs pas les rencontrer, non pas en raison de son entreprise. Non, ça n’a pas de sens. Si on a une entreprise, alors les clients en font partie. Or, si elle ne les contactait pas, c’est en raison de cette petite phrase qu’elle avait choisie : « je ne suis pas prête. » Là, c’est logique : si on se dit qu’il reste des étapes à compléter avant de rencontrer qui que ce soit, alors fatalement, on retarde cette rencontre.

Mais c’est un choix, pas une obligation, là encore. On peut très bien envisager une autre possibilité : « j’ai besoin de rencontrer mes prospects pour mieux cerner leurs besoins et savoir comment les aider dès maintenant. Ca me permettra de chercher les mots exacts pour m’adresser à eux, par exemple. »

Mais ce n’est pas ce que Sandra se disait. Elle était convaincue qu’elle n’était pas prête, qu’il y avait un certain nombre d’étapes qu’elle avait établies par lesquelles il lui fallait absolument passer si elle voulait pouvoir être à la hauteur. Ce faisant, elle ne se rendait pas prête, elle ne se préparait pas véritablement.

Lorsque Sandra a pris conscience de ce qu’elle créait, de cette énergie qu’elle dépensait, de ce temps et cet argent qu’elle jetait par les fenêtres sans créer de rentrée d’argent, elle a envisagé, un court instant, de penser la petite phrase opposée : « je suis parfaitement prête. » Un court instant, parce qu’elle s’est aussitôt rendu compte qu’elle n’y croyait pas une seule seconde.

Et c’est logique : quand on se répète sans cesse pendant des semaines, voire des mois ou des années, qu’on n’est pas encore prête, qu’on en trouve des preuves sans arrêt, fatalement, c’est difficile de passer à une idée diamétralement opposée ! Donc, forcément, ça ne pouvait pas fonctionner.

Heureusement, Sandra s’en est rendu compte aussitôt.

Ca nous a permis de chercher une pensée plus proche de celle qu’elle croyait quelques minutes plus tôt, une qui lui permettrait de se sentir mieux et de progresser dans son entreprise. Et aussitôt, elle a trouvé : « Je n’ai jamais été aussi prête. »

A partir du moment où elle a pensé « je n’ai jamais été aussi prête », elle en a été convaincue. Elle s’est sentie aussitôt plus confiante. Elle a trouvé immédiatement des preuves qu’elle n’avait jamais été aussi prête : fatalement, au fur et à mesure que les jours passaient, elle avait accumulé du vocabulaire et de l’expérience, des idées… Certes, son programme n’était pas tout à fait fini, il lui restait à mettre la touche finale, mais c’était bien assez pour qu’elle puisse le présenter. Elle savait où elle allait, ce qu’elle pouvait faire, comment elle pouvait aider ses clients.

Cette pensée, « je n’ai jamais été aussi prête » lui plaisait particulièrement parce que, chaque jour venant, elle augmentait cette capacité d’aider les autres. Oui, elle était de plus en plus prête ; oui, elle était tellement plus prête qu’elle ne l’avait été la semaine précédente.

Et ça la motivait pour aller de l’avant et rencontrer, enfin, ses prospects. Par conséquent, elle affinait sa proposition, son programme… ce qui lui permettait de se sentir encore plus confiante, encore plus prête. Cette petite phrase lui faisait donc du bien !

Je lui ai alors proposé un exercice. Vous vous souvenez que la question de coach la plus utile est « pourquoi ? » ? L’exercice que je lui ai proposé consistait à trouver 25 raisons pour lesquelles cette petite phrase était vraie. Et recommencer l’exercice chaque jour, pour que ses réponses soient sans cesse renouveler, ne serait-ce que dans sa façon de les formuler. Pour qu’elle demeure active dans sa résolution d’être prête et d’avancer. Plutôt que passive après avoir déterminé une raison de se croire prête et de l’oublier à jamais.

Je lui ai alors proposé d’afficher ses meilleures réponses partout autour d’elle à l’aide de post-its sur son écran d’ordinateur, son frigo, le miroir de sa salle de bain, ou bien en fond d’écran… On a imaginé qu’elle pouvait même en faire broder des maillots, son pyjama… Elle pouvait également les enregistrer sur son dictaphone, pour les écouter dans les transports, avant de s’endormir…

Au final, elle s’est sentie de plus en plus confiante et, fatalement, a fini par aller à la rencontre de plus en plus de prospects… qui sont devenus de plus en plus fréquemment ses clients.

6. Mission

Et vous ?

Vous sentez-vous prête à aller de l’avant ?

Pourquoi ?

Que pensez-vous de cette petite phrase « je n’ai jamais été aussi prête » ?

Vous parait-elle crédible ?

Vous permet-elle de vous sentir mieux ?

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, le numéro 107, nous évoquerons cette idée que notre sort est joué, figé, déjà décidé et qu’il n’y a rien à faire : « je n’y arriverai jamais ! »

8. Salutations

« See you next week-end ! Bye ! »

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