L’échec n’est pas inéluctable, même si votre cerveau essaie de vous convaincre que si. Et si modifier une petite pensée pouvait provoquer votre victoire… ou vos victoires ?

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°107. Aujourd’hui, nous allons parler de cette petite phrase qui trotte parfois dans nos cerveaux : « je n’y arriverai jamais »

2. Préambule

2.1. L’idée de la semaine

Si vous ne devez retenir qu’une seule idée cette semaine, ce serait celle que rien ni personne ne peut vous forcer à croire que vous n’y arriverez jamais. Ca reste un choix, une option. Que se passerait-il si vous aviez la même conviction lorsque vous pensez « bien sûr que je vais y arriver ? »

2.2. Bilan

Avant de commencer, je tiens à vous raconter ce que j’ai appris lors des 7 derniers jours. Si vous avez participé à l’atelier gratuit en ligne lundi dernier, vous savez qu’en ce moment, je travaille beaucoup sur la compassion mais aussi la curiosité, 2 atouts indispensables si on veut réussir n’importe quelle entreprise. Et ce que j’ai justement entrepris depuis maintenant 11 mois, c’est d’apprendre à ne plus grignoter. Or, depuis que j’observe mon comportement, donc mes grignotages ou absences de grignotages, avec une réelle curiosité, j’apprends beaucoup sur moi-même. Par exemple, j’apprends que j’ai tendance à grignoter quand je me sens nerveuse, avant un atelier en ligne par exemple, mais aussi après, dans l’euphorie de « je l’ai fait ! ». Et j’apprends donc que je peux me sentir nerveuse ou euphorique, avant et après ce que je vis, sans grignoter.

– Je continue de prévoir mes menus 24h plus tôt – c’est de plus en plus facile et évident. Je sais que je peux compter sur moi sur ce plan et c’est très réconfortant.

– J’arrête de me juger, me critiquer pour avoir grignoté.

– Je commence au contraire à m’observer avec compassion : « bien sûr que j’ai grignoté pour échapper à la nervosité ou parce que je ne sais pas trop quoi faire de mon euphorie ! C’est ce que j’ai appris à faire et pratiquer intensivement depuis 30 ans. Ca va de soi. Donc tout va bien. Je suis juste un être humain, parfaitement imparfait comme il se doit. » et curiosité : « tiens, pourquoi me sentais-je nerveuse ? Et d’où provenait cette euphorie ? Qu’est-ce que j’étais en train de me dire juste avant de me mettre à grignoter ? »

Et vous ? Pratiquez-vous la curiosité et la compassion ? Pourquoi ? Comment les intégrez-vous dans votre vie ?

2.3. Des nouvelles d’Anglaisance

J’ai donc traité de curiosité et de compassion lundi dernier avec les 2 atouts secrets pour réussir n’importe quelle entreprise. Si cela vous intéresse, sachez qu’en vous abonnant à la pensée hebdomadaire d’Anglaisance, en bas de n’importe quelle page du site anglaisance.com, vous recevrez l’accès à l’enregistrement de cet atelier mais également les 2 précédents :

– 5 étapes indispensables pour créer votre carrière internationale

– Osez dialoguer en anglais.

Et vous recevrez également les détails indispensables pour vous joindre à mon prochain atelier. Il aura lieu le jeudi 28 novembre à 18h. Il s’agit de la suite logique après avoir travaillé sur la confiance en soi, la curiosité et la compassion, qui sont toutes 3 des émotions, moteur de notre vie car causes de notre comportement. Voilà pourquoi le sujet que je vous propose jeudi 28 est « comment se sentir instantanément mieux ». Je vous y expliquerai comment ressentir une émotion plutôt que de, par exemple, s’énerver, se fâcher, se plaindre, ou, par le plus grand des hasards, grignoter ! Et si jamais vous n’êtes pas libre au moment de l’atelier, vous recevrez l’enregistrement dans les jours qui suivront. Donc rendez-vous sur Anglaisance.com pour vous inscrire. De plus, en vous abonnant, vous recevrez, en cadeau, le guide « Les Clés de la Confiance en Soi en anglais » à la page des bonus.

Sachez également que vous aurez accès à mon calendrier pour programmer une séance de découverte du coaching, gratuite et sans engagement, de 45 minutes, afin de voir si nous sommes faites pour travailler ensemble. Alors, comment puis-je vous aider ?

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 106, nous avons parlé de la petite phrase « je ne suis pas prête », qui peut être une bonne excuse pour ne pas oser se dépasser. Mais peut-être, en fait, n’avez-vous jamais été aussi prête qu’aujourd’hui ? En quoi est-ce vrai ? Pourriez-vous trouver 25 preuves que vous êtes, réellement, plus prête que jamais ?

4. Objectif de l’épisode

Mais peut-être qu’alors d’autres petites phrases font surface. Peut-être que, parmi celles-ci se trouve la pensée que nous allons explorer aujourd’hui : « je n’y arriverai jamais. »

5. Contenu

5.1. Exposition

On vient de vous proposer un nouveau dossier, une nouvelle mission et la première pensée qui vous vient à l’esprit alors est ce « je n’y arriverai jamais », comme si c’était couru d’avance, comme s’il n’y avait aucune autre alternative, comme si vraiment vos collègues n’avaient pas conscience de l’incongruité de leur confiance en vous.

Et aussitôt vous êtes assaillie d’émotions désagréables et pénibles comme le défaitisme, le désespoir, le découragement, la détresse, la peur, l’inquiétude, l’angoisse, la panique ou la terreur peut-être.

Alors vous vous remémorez tout ce que vous ne savez pas faire, ce en quoi vous n’êtes vraiment pas douée, ce que vous n’avez jamais réussi à faire ou dire jusqu’à présent. Vous vous rappelez la dernière négociation en anglais qui a mal tourné, celle où vous n’avez pas su trouver les mots justes, les arguments convaincants, celle où vous avez bafouillé et cherché vos mots. 

En attendant, vous ne vous mettez pas au travail, totalement paralysée par l’éventualité de bafouiller à nouveau, d’encore chercher vos mots, de ne toujours pas savoir dire ce que vous ne savez de toute façon pas dire. Vous ne cherchez pas comment mener cette négociation au mieux.

Puis vous imaginez le pire, le scénario catastrophe, la négociation échouant totalement, le client refusant de travailler avec vous voire même avec votre entreprise à cause de vous, votre entreprise vous renvoyant, vous vous retrouvant sans emploi, sans toit non plus, sans aucun moyen pour subvenir à vos besoins et à ceux de votre famille.

Vous vous tournez donc vers des activités qui vous permettront, le croyez-vous, de vous sentir mieux, de vous soulager, ne serait-ce que momentanément, de ces émotions pesantes et déplaisantes. Vous fumez une ou plusieurs cigarettes, voire un paquet entier, vous avalez un biscuit au chocolat ou même tout un paquet, vous allumez votre téléphone et vous consultez vos comptes Instagram préférés pour oublier ce dossier ou cette mission qui vous attendent.

Le soulagement apparaît en effet, mais ça n’est que temporaire, et dès que vous éteignez votre cigarette, jetez les miettes des biscuits ou refermez votre téléphone, l’angoisse resurgit. Et vous ne savez toujours pas comment la gérer.

Par conséquent, vous êtes toujours aussi démunie face à cette mission. Absolument pas prête. Bien au contraire, vous avez mis en place les conditions idéales pour ne pas y arriver, pour ne jamais y arriver. Confirmant ainsi ce que vous pensez, comme si en effet, votre prédiction se réalisait : je n’y arriverai jamais. La boucle est bouclée : vous faites en sorte, bien malgré vous, de ne jamais pouvoir y arriver.

5.2. Prendre conscience

Ce qu’il y a d’intéressant, c’est que ce n’est pas ce nouveau dossier, cette nouvelle mission qui est la source de votre panique, angoisse ou terreur, quel que soit le degré de peur que vous rencontrez. Un dossier, c’est une chose inerte, un projet avec une date limite, écrite sur un papier ou un ordinateur à l’aide de signes comme des mots, des lettres, des chiffres aussi – un objectif de prix, une quantité, une échéance. Un dossier, une mission, ce sont donc des chiffres et des lettres, voilà tout. Des chiffres et des lettres ne peuvent pas causer votre angoisse. C’est impossible.

La preuve ? Vous avez déjà traité des dossiers, vous avez déjà accompli des missions, sans forcément ressentir ces émotions désagréables. Vous allez peut-être me dire que c’est parce que c’était en français, pas en anglais, donc vous vous sentiez plus sûre de vous. Certes, mais connaissez-vous des collègues qui elles, sont parfaitement à l’aise avec ce genre de dossiers ou de missions ? Alors, si elles ne sont pas aussi angoissées que vous, c’est bien la preuve que ce n’est pas le dossier ou la mission qui cause cette émotion. Sinon, tous ceux qui traiteraient ces dossiers ou qui rempliraient ces missions se sentiraient exactement de la même manière, avec la même intensité, sans la moindre exception.

Mais ce n’est pas le cas. Ce n’est donc pas le dossier ou la mission qui vous fait vous sentir aussi mal. C’est tout simplement cette petite phrase, « je n’y arriverai jamais. » La très bonne nouvelle, c’est qu’elle est optionnelle. Oui, je sais, on dirait vraiment un constat, une vérité inaltérable : bien sûr que je n’y arriverai jamais, c’est perdu d’avance.

Pourtant, a priori, ni vous ni moi ne lisons notre avenir. Nous pensons que nous n’y arriverons jamais. Nous croyons à 200% que nous n’y arriverons jamais. Nous en sommes intimement convaincues.

Et ça ne veut rien dire. Même si vous aimeriez croire qu’un beau jour, il sera possible de voyager dans le temps, façon « Retour vers le futur », pour l’instant, sauf erreur de ma part, ça n’est pas le cas. Donc « je n’y arriverai jamais » reste une option. Pas une obligation.

Et lorsque vous vous remémorez tout ce que vous n’avez pas su faire la dernière fois pour le même genre de dossier et de mission, ça n’est pas parce qu’on vient de vous confier cette nouvelle tâche. D’ailleurs, ça n’a rien de logique : si on vous confie un nouveau dossier ou une nouvelle mission, c’est bien parce qu’on pense que vous en êtes capable, que vous avez les moyens d’y arriver. Sauf que votre esprit ne vous redirige que vers ce que vous ne savez pas faire, ce qui vous a manqué la fois précédente parce qu’il ne vous propose que cette croyance handicapante : « je n’y arriverai jamais ». Et même si vous ne vous en rendiez pas compte jusqu’à présent, vous n’êtes pas obligée de le croire. J’aime imaginer mes petites phrases comme des nuages qui passent sur le ciel toujours bleu de mon paysage mental. Je peux choisir de m’accrocher à un nuage comme s’il était permanent. Je peux d’ailleurs choisir de le rendre permanent si j’en ai envie, si je constate qu’il me fait du bien. Mais dans le cas de « je n’y arriverai jamais », j’aime autant le laisser passer, le laisser disparaître petit à petit.  

Par ailleurs, si vous ne vous mettez pas au travail, ça n’est pas en raison de votre dossier ou de votre mission. Là non plus ça n’est pas logique : si un dossier ou une mission fait partie de votre travail, alors il paraît cohérent de le faire. Sauf si vous vous en croyez incapable, si vous êtes terrifiée ou terriblement angoissée à la simple idée de cette responsabilité, parce que la seule option que votre cerveau vous propose est « je n’y arriverai jamais. »

Et à ce moment-là, ça paraît en effet logique de ne pas se mettre au travail, mais de l’éviter au contraire. A quoi bon ? Si on choisit de croire « je n’y arriverai jamais », pas la peine d’essayer. Mieux vaut, plutôt, se tourner vers des activités faciles, voire automatiques, qui nous procurent un soulagement, même fugace : fumer une cigarette, avaler des biscuits, boire un verre ou 2, consulter sa boîte mail…

Mais on sait bien que ce soulagement, cette évasion n’est que temporaire car, au fond de vous-même se déroule ce scénario catastrophe que vous tentez pourtant d’éviter. Vous vous imaginez au fond du trou, après avoir échoué dans cette nouvelle responsabilité. Et, encore une fois, ça n’a rien à voir avec cette tâche qu’on vous a confiée. Rappelez-vous : il ne s’agit que de chiffres et de lettres. Un dossier ou une mission ne peut pas vous faire imaginer le pire. Sinon, tout le monde, sans exception, imaginerait le pire dès qu’on lui confierait une nouvelle responsabilité. Non, si vous anticipez le pire des futurs, c’est parce que ça correspond parfaitement à ce que vous vous dites sans cesse : « je n’y arriverai jamais. » Donc, vous ruminez, vous inquiétez, nourrissez cette angoisse et la développez. Heureusement, même si vous n’en avez pas totalement conscience, c’est facultatif. Rien ne vous oblige à vous rendre de plus en plus malheureuse. C’est uniquement dans votre tête que ça se passe, pas dans la réalité. C’est une histoire que vous vous racontez et si vous n’en aimez pas la fin ou le déroulement, rien ne vous empêche de les changer. Après tout, vous êtes l’héroïne de votre propre histoire, l’architecte de votre vie. Alors, pourquoi ne pas construire un avenir solide, qui vous convient, à la hauteur de vos ambitions ? Pourquoi ne pas relever ce défi ? C’est aussi une décision à votre portée, tout comme celle de croire que vous n’y arriverez jamais.

D’ailleurs, la seule raison pour laquelle vous listez tout ce que vous ne savez pas faire, anticipez le pire des échecs comme si c’était une évidence, vous tournez vers des distractions plutôt que de vous mettre au travail, c’est bel et bien cette décision plus ou moins consciente de croire que vous n’y arriverez jamais. Pourtant, vous pourriez choisir de croire tout ce que vous voulez au sujet de votre nouvelle responsabilité. Pourquoi se limiter à cette petite phrase si elle vous rend si malheureuse ? La balle est dans votre camp. Votre comportement à venir dépend de ce que vous choisirez de croire au sujet de cette nouvelle tâche qu’on vous a confiée. 

Qu’en pensez-vous ? Pourquoi choisissez-vous de vous sentir ainsi, terrifiée, paniquée, angoissée… ? Pourquoi tenez-vous à croire que vous n’y arriverez jamais ?

5.3. Ressentir l’émotion

Et puis que faire, une fois que vous comprenez que « je n’y arriverai jamais » est une option, pas une obligation ? La 1ère chose à faire, c’est de tout simplement ressentir l’émotion causée par cette petite phrase, sans en rien changer.

C’est justement ce qu’on fera, en détail, dans l’atelier du jeudi 28 novembre, pour apprendre à se sentir instantanément mieux. Je sais que cet exercice apporte beaucoup de soulagement à mes clientes. Voilà pourquoi je tiens à le partager avec vous.

Mais pour ma part, si je me dis « je n’y arriverai jamais » et que j’y crois à 100%, alors à cette pensée, ma gorge s’obstrue. Ma respiration s’accélère, tout en se limitant à mon nez, mon ventre se serre, se contracte et c’est un peu douloureux, ce pincement en acier. J’ai comme une boule épineuse dans la gorge. Parallèlement, mes épaules s’affaissent, comme si j’allais me transformer en petit tas de poussière à même le sol.

Et vous, comment vous sentez-vous physiquement lorsque vous ressentez l’émotion qui accompagne ce « je n’y arriverai jamais » ?

5.4. Tester de nouvelles pensées

La prochaine étape consiste à changer la pensée limitante : comment modifier ce « je n’y arriverai jamais » ?

Que pensez-vous de nouvelles petites phrases comme :

– je vais y arriver

– j’y arrive, quoi qu’il arrive

– un pas à la fois

– certains y arrivent, alors pourquoi pas moi ?

– c’est un apprentissage et ça tombe bien, j’adore apprendre.

– imagine si je traitais facilement ce dossier…

– peut-être que je pourrais un jour négocier facilement avec n’importe quel client

– j’aimerais bien être à l’aise avec toutes mes missions

– j’ai vraiment envie de mener mes missions à bon terme au lieu de les éviter

– et si j’y arrivais, un jour ?

– Imagine si j’y arrivais bientôt !

– j’ai l’intention d’y arriver bientôt.

– evidemment que je vais y arriver !

– tout est sous mon contrôle.

6. Mission

A vous de jouer à présent ! Prenez conscience de ce qui se passe en vous lorsque vous croyez que vous n’y arriverez jamais. Et prenez le temps de ressentir l’émotion que vous créez ainsi. D’ailleurs, je compte bien vous y aider lors de l’atelier de jeudi 28 novembre. Vous allez vous sentir tellement mieux sur le moment, mais également plus tard, et de mieux en mieux. Plus vous pratiquerez cet exercice de ressenti, plus vous assimilerez la méthode et mieux vous vous sentirez. Sans oublier tous ceux qui, autour de vous, collègues, famille, proches, pourront en bénéficier !

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, le numéro 108, nous évoquerons une nouvelle pensée tournée vers l’avenir « et si ça se passait mal ? »

8. Salutations

« See you next week-end ! Bye ! »

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