Puisque nous ne lisons pas l’avenir, pourquoi décider qu’il va être sombre ? Pourquoi ne pas choisir, au contraire, qu’il soit fabuleux ?

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n° 104. Aujourd’hui, nous allons parler du défaitisme avant même d’avoir essayé quoi que ce soit.

2. Préambule

2.1. L’idée de la semaine

Si vous ne devez retenir qu’une seule idée cette semaine, ce serait celle que puisque nous ne pouvons pas prédire l’avenir, autant partir du principe qu’il va nous servir : soit nous allons réussir, soit nous allons progresser.

2.2. Bilan

Avant de commencer, je tiens à vous raconter ce que j’ai appris lors des 7 derniers jours. Si vous vous souvenez bien, mon objectif de l’année est de ne plus grignoter. Et ça fonctionne ! Je grignote de moins en moins mais ça arrive encore. De plus, j’ai compris que ma coach a beau être formidable, c’est à moi de faire le travail. Or, je résiste encore lorsque je dois prévoir ce que je vais manger 24h plus tard, je résiste encore à manger ce que j’ai pourtant moi-même décidé la veille, je suis encore attirée par des aliments « imprévus », qu’on me propose ou qui brusquement me viennent à l’esprit. Alors j’ai décidé d’investiguer pour comprendre. Je sais que ça peut faire toute la différence. Voici donc les questions auxquelles j’ai décidé de répondre quotidiennement :

– Pourquoi n’ai-je pas envie de prévoir ?

– Pourquoi ai-je envie de prévoir ?

– Pourquoi n’ai-je pas envie de manger ce que j’ai prévu ?

– Pourquoi ai-je envie de manger ce que j’ai prévu ?

– Pourquoi ai-je envie de grignoter ?

– Pourquoi n’ai-je pas envie de grignoter ?

L’idée est d’encourager ce débat qui a lieu, de toute façon, dans ma tête pour le mettre à jour, pour y voir plus clair et pour choisir, délibérément, ce que je veux : prévoir ou pas ? respecter mes pré-décisions ou pas ? grignoter ou pas ?

– Je continue donc de prévoir 24h plus tôt ce que je veux manger.

– J’arrête d’éviter ce débat dans ma tête.

– Je commence au contraire à me montrer véritablement curieuse pour mieux comprendre et progresser.

Et vous ? Avez-vous remarqué ce débat dans votre tête, cette envie et cette résistance ? Avez-vous commencé à le mettre à jour, comme un archéologue qui déterre des trésors ?

– Pourquoi ne voulez-vous pas parler anglais ?

– Pourquoi voulez-vous parler anglais ?

– Pourquoi ne voulez-vous pas avoir confiance en vous ?

– Pourquoi voulez-vous avoir confiance en vous ?

2.3. Des nouvelles d’Anglaisance

Suivez-vous le tout nouveau compte Instagram d’Anglaisance, anglaisancecoaching ? Je l’alimente tous les matins. Je progresse, ne serait-ce que techniquement parlant, à force de noter toutes les petites erreurs que je peux faire et chercher comment faire mieux. De votre côté, n’hésitez pas à me faire savoir ce que vous souhaiteriez que je partage avec vous !  

Vous ai-je parlé de ce 2e atelier gratuit qui a eu lieu en ligne, le jeudi 31 octobre, de 12h30 à 13h30, afin de découvrir comment être à l’aise en anglais ? C’était formidable ! Si vous souhaitez en voir l’enregistrement, afin d’appliquer dès aujourd’hui des méthodes et vous sentir immédiatement plus en confiance, c’est possible ! Rendez-vous sur le site Anglaisance.com, abonnez-vous à la pensée hebdomadaire au bas de la page de cet épisode, le numéro 104, et vous recevrez le lien vers cet atelier ainsi que le précédent, « 5 étapes indispensables pour créer votre carrière internationale » ! De plus, en vous abonnant, vous aurez accès, en cadeau de bienvenue, au guide « Les Clés de la Confiance en Soi en anglais » à la page des Bonus.

Sachez également que je vous propose une séance de découverte du coaching, gratuite, de 45 minutes, afin de voir si nous pouvons travailler ensemble. Pour cela, contactez-moi sur et proposez-moi 3 créneaux. Nous allons trouver le moment de nous parler. Alors, en quoi puis-je vous aider ?

Si vous hésitez, ça peut être l’occasion parfaite d’appliquer ces 2 questions du début d’épisode :

– Pourquoi ne voulez-vous pas profiter de cette séance de découverte ?

– Pourquoi voulez-vous profiter de cette séance de découverte ?

Je suis très curieuse de connaître vos réponses sur  !

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 103, je vous ai indiqué le chemin pour apprendre la prononciation d’un mot en anglais, « curiosity ». Avez-vous suivi cette démarche par vous-même ? Avec quel mot ? Quel accent ? Quel support audio ? Comment avez-vous fait ? Etes-vous satisfaite de votre résultat ? Pourquoi ? 

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons explorer la pensée « je vais rater » lorsqu’on s’apprête à se rendre à un entretien, quel qu’il soit.

5. Contenu

5.1. Problème

J’ai choisi de traiter de ce sujet car nombreuses sont mes clientes à partir vaincue, comme si tout était joué d’avance.

Pourtant, elles ont tout pour réussir. Elles sont diplômées, elles ont les bases… Et puis si elles sont convoquées à un entretien d’embauche, par exemple, c’est bien que leur profil correspond à ce qui est recherché.

Mais à la simple idée de devoir s’exprimer en anglais, tout s’écroule comme un château de carte. Pas facile déjà d’avoir confiance en soi lors d’un entretien d’embauche, mais lorsqu’on est persuadé que s’exprimer en anglais ruinera toutes ses chances, c’est encore plus difficile. Quand on se sent à ce point certain que tout ne peut qu’échouer, qu’on court à l’humiliation, alors on ne voit plus que ses lacunes, on se remémore les épisodes précédents où on a paniqué, cherché nos mots même les plus simples, les entretiens précédents qui n’ont rien donné, on tourne en boucle dans notre tête tout ce qu’on a dit qu’on n’aurait pas dû dire, tout ce qu’on a fait qui n’était pas utile, on se juge, on se maltraite mentalement. On rajoute un peu beaucoup de pression aussi en se disant qu’on en a absolument besoin, preuves à l’appui : on veut nous confier des comptes internationaux. On se prépare pour une nouvelle défaite, une nouvelle déconvenue. Et ce faisant, en ne vivant dans notre tête que dans l’échec, on crée cette nouvelle défaite.

Mais on ne se sent pas battue d’avance parce qu’on a un entretien d’embauche, ça n’a pas de sens. L’objectif d’un entretien d’embauche, c’est justement de se rencontrer, d’apprendre à se connaître. C’est une 2e étape après le CV et la lettre de motivation et ça prouve bien que notre profil intéresse. Pourquoi se sentir découragée lorsqu’on va à cet entretien d’embauche ? Ca n’est pas logique ! D’accord, beaucoup se sentent nerveux avant un entretien de recrutement, mais aussi pleins d’espoir, optimistes, enthousiastes… C’est bien la preuve que l’entretien, par lui-même, n’est pas la cause de votre défaitisme.

Le découragement ne peut donc pas provenir de l’entretien en tant que tel. Votre découragement ne peut venir que de cette petite phrase qui trotte dans notre tête « de toute façon, c’est perdu d’avance » ou bien « je vais encore rater ».

Et c’est cette petite phrase qui vous conduit à ne voir que les côtés négatifs de vos expériences passées, pas l’entretien d’embauche qui est programmé. Si vous vous remémorez tout ce qui a mal tourné selon vous, c’est parce que votre cerveau fait bien son travail et par là, j’entends qu’il ne voit que ce qui vous a éloigné de votre objectif : être embauchée. Notre cerveau veut notre bien et cherche tout ce qui est potentiellement dangereux, afin de nous préserver. Nous rappeler tous nos défauts est sa façon de nous inciter à rester cachée, loin des risques auxquels nous pourrions être exposés, comme l’humiliation, le rejet.

Si vous ne pouvez plus voir que vos lacunes et non pas tout ce que vous savez dire en anglais, c’est bien en raison de cette petite phrase « c’est perdu d’avance » ou « je vais encore rater ». Et ce qu’il y a de bien, c’est que cette pensée est optionnelle, facultative. Elle dépend de vous. Votre cerveau vous la propose, c’est une invitation à la croire, mais vous avez le choix. Vous n’êtes pas obligée de la croire, de vous convaincre que c’est la seule option possible pour votre avenir.

On fonctionne tous de la même façon: on se dit qu’on ne va pas y arriver, on panique, on bredouille, on perd tous nos moyens, on ne sait même plus comment on s’appelle en français alors en anglais, ça n’est même pas la peine! Et en effet, on se prouve bien qu’on avait raison, qu’on ne peut pas y arriver. 

5.2. Solution

Rien n’est joué d’avance. On part vaincu dans sa tête mais ça reste à prouver. Peut-être a-t-on tout de même une étincelle en soi qui peut tout rendre possible. Car ça l’est, j’en suis fermement convaincue. D’ailleurs, si vous vous rendez à cet entretien d’embauche, si vous postulez pour d’autres postes, des missions que vous n’avez jamais effectuées encore, c’est peut-être bien parce qu’une part de vous y croit, sinon vous n’auriez pas fait cette démarche, non ?

Alors, avant votre entretien, quelques petites pistes: et si, plutôt que de vous dire « je m’apprête à rater à nouveau », et le découragement ou le désespoir qui doivent aller avec, vous choisissiez la curiosité? Par exemple: « ok, jusqu’à présent, je n’ai pas brillé dans mes entretiens en anglais, donc je n’ai rien à perdre. Par contre, j’ai tout à gagner. Et si je faisais bien attention à ce qui coince, vraiment, sans me juger, sans me dire que je suis une grosse nulle et que jamais je n’y arriverai, mais réellement en rentrant dans la peau d’un scientifique et m’observant, comme une petite souris dans la salle. Qu’est-ce qu’on me demande? Que se passe-t-il dans ma tête quand on me pose cette question? » Il doit y avoir plein de pensées dans cette tête, plein d’émotions dans votre corps. C’est normal. C’est le signe plutôt rassurant que vous êtes un être humain normal. Stressée lors d’un entretien d’embauche, qui plus est en anglais.

Et ensuite, que faites-vous, lorsque vous pensez ainsi, lorsque vous ressentez ceci?

Quel impact cela a-t-il sur le déroulement de l’entretien de votre côté? 

Ce sont des informations capitales car voilà notre talon d’Achille: ce qu’on se raconte sur nos capacités en anglais. Ce qui n’a RIEN à voir avec nos réelles capacités en anglais. Vous avez tout ce qu’il faut pour communiquer en anglais. Il ne vous reste plus qu’à vous autoriser à vous exprimer en anglais. C’est possible. C’est à votre portée. 

Alors plutôt que d’imaginer cette défaite imminente, peut-être est-il possible de rediriger votre esprit vers l’après entretien, ce moment où vous quitterez la salle, le bâtiment et où vous pourrez ressentir ce soulagement, cette fierté, peut-être parce que vous vous direz « je l’ai fait ! » Peu importe ce qui ce sera passé, vous aurez surmonté votre nervosité, votre manque de confiance et vous l’aurez fait. Peu importe les fautes d’accord, les prononciations approximatives, les mots exacts qui vous échappent. Vous vous serez rendu à l’entretien, vous aurez écouté attentivement, vous aurez répondu de votre mieux, vous aurez participé à votre façon. Vous serez fière de vous quand vous aurez terminé, ne serait-ce que parce que vous aurez relevé le défi, et vous aurez plein de données à analyser. Formidable! 

Et si vous preniez un peu d’avance ? Et si vous imaginiez déjà ressentir cette fierté ? Comment ça se passe dans votre corps, quand vous vous sentez fière de vous ? Où ressentez-vous cette fierté en particulier ? Pour ma part, c’est dans ma cage thoracique.

Que notez-vous, précisément ? En ce qui me concerne, ça se réchauffe, ça se développe, comme un soleil qui grossit à l’intérieur. C’est bien agréable.

N’hésitez pas à passer du temps, délibérément, à prévoir un moment, régulièrement, dans votre agenda, peut-être 5 minutes par ci par là, pour ressentir cette fierté, vous en enveloppez, l’appréciez. 

Autre possibilité : et si vous décidiez que vous êtes fabuleuse rien que parce que vous avez le courage de faire ce qui vous effraie ? Et si vous décidiez, à l’avance, que cet entretien allait être le meilleur que vous avez jamais fait, peu importe le résultat ? Que se passerait-il, dans ce cas-là ? Comment vous sentiriez-vous si vous choisissiez de croire que vous êtes tout le temps fabuleuse, avant, pendant, après et jusqu’à la nuit des temps, pourquoi pas ? Que feriez-vous ? Que ne feriez-vous pas ? Quelles options votre cerveau vous proposerait-il ? Et quel serait l’impact sur votre participation lors de cet entretien d’embauche ?

6. Mission

A vous !

Vous arrive-t-il de partir vaincue ?

Dans quels cas ?

Pourquoi voulez-vous partir vaincue ?

Pourquoi ne souhaitez-vous pas partir vaincue ?

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, le numéro 105, nous verrons comment éviter de s’en vouloir quand on n’a pas obtenu le résultat souhaité. 

8. Salutations

« See you next week-end ! Bye ! »


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