Il y a coaching et coaching – quel est celui qui vous conviendrait le mieux?

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°100 – incroyable, non ? Aujourd’hui, nous allons transformer le dicton « pour vivre heureux vivons cachés » en « pour vivre bilingues, vivons coachés » !

2. Préambule

2.1. L’idée de la semaine

Si vous ne devez retenir qu’une seule idée cette semaine, ce serait celle que lorsque les cours d’anglais ne suffisent pas, le coaching, mais pas n’importe lequel, peut très certainement vous aider.

2.2. Bilan

Avant de commencer, je tiens à vous raconter ce que j’ai appris lors des 7 derniers jours. Je vous ai déjà parlé de Kara Loewentheil qui publie chaque semaine son propre podcast. Or, dans l’épisode n° 93 intitulé « Problem-addiction » dont vous trouverez le lien à la page 100 du site Anglaisance.com je retiens :

– “Nothing is a problem unless you think it’s a problem”. Rien n’est un problème tant que vous ne pensez pas que c’est un problème.

– “When you think it’s a problem you make it a problem”. Quand vous pensez que c’est un problème, vous le transformez en problème.

– “You think that if you just solved it then you would be happy”. Vous pensez que si vous trouviez la solution, vous seriez heureuse.

– “You recreate it over and over again so that you’ve got something to fix”. Vous le recréez encore et encore de telle sorte que vous avez toujours un problème à résoudre.

– “But what you’re trying to solve is not a problem: life is 50-50”. Mais ce que vous essayez de résoudre n’est pas un problème : la vie inclut 50% de positif, 50% de négatif.

– “We’re here to love and lose”. Nous sommes ici pour aimer et perdre.

– “We want to maintain the fantasy that our lives could be perfect”. Nous voulons maintenir cette illusion que nos vies pourraient être parfaites.

Qu’en pensez-vous ?

De mon côté, j’ai décidé de me dire qu’en effet, mon alimentation n’avait rien d’un problème et prévoir mes menus 24h plus tôt me facilite simplement énormément la vie.

– Je continue donc de prévoir mes menus la veille.

– J’arrête de considérer mon alimentation comme un problème à résoudre absolument.

– Je commence à me dire ce n’est pas parce que je veux une vie plus simple, plus facile, que mon existence actuelle est un problème. Parfois je mange, parfois je ne mange pas. Parfois je grignote, parfois non. Voilà tout. Rien de plus. Rien de dramatique.

Et vous ? Pensez-vous que votre niveau d’anglais soit un problème ? Pourquoi ? Comment vous sentez-vous ? Que faites-vous alors ? Quel impact ce comportement a-t-il dans votre vie en ce qui concerne votre niveau d’anglais ? Par exemple, avez-vous tendance à vous remettre à l’anglais plus ou moins régulièrement, à tout arrêter et à vous y remettre encore, sans vraiment progresser ? En d’autres termes, avez-vous tendance à créer ce problème ? Pourquoi ?

2.3. Séance de découverte

Voulez-vous qu’on en parle lors d’une séance de découverte du coaching ? Ce serait l’occasion pour vous d’y voir plus clair dans votre façon d’appréhender l’apprentissage et la pratique de cette langue étrangère et de choisir, vraiment, la meilleure méthode pour vous et uniquement vous. Ca peut-être le coup de pouce indispensable avant un entretien d’embauche, par exemple !

Si vous êtes intéressée, contactez-moi sur . Alors, que puis-je faire pour vous aider à progresser ?

Et puis j’ai du nouveau à partager avec vous et pour ça, je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour vous en dire plus. Un peu de suspense d’ici là…

3. Rappel de l’épisode précédent

La semaine dernière, dans l’épisode 99, nous avons parlé de ce temps, indispensable, pour acquérir une compétence, quelle qu’elle soit. Avant de savoir, il faut apprendre. Avant d’acquérir une compétence, il faut y consacrer du temps. Tout va bien. Et il est vrai que cela peut prendre plus ou moins de temps en fonction des compétences, en fonction des personnes. Et alors ? Ca ne veut rien dire du tout et surtout pas que vous êtes quelqu’un de bien ou au contraire nul. Non, ça veut juste dire qu’il vous faut 12 heures, 3 mois, 4 ans ou toute autre durée, pour apprendre ce qu’il vous faut apprendre.

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, je vous propose de revenir sur une émission radiophonique que j’ai écoutée cet été sur France Inter et dont je vous mets le lien sur la page 100 du site Anglaisance.com. Elle avait pour titre « Pour vivre heureux, vivons coachés », titre que je lui ai aussitôt emprunté parce que j’ai trouvé le détournement du dicton malin et drôle.   

https://www.franceinter.fr/emissions/interception/interception-14-juillet-2019

5. Contenu

5.1. Titre

J’aime beaucoup ce titre et ce clin d’œil, ce jeu de mot entre « cachés » et « coachés », comme si le coaching permettait de traiter le caché, l’intime. Et c’est vrai que c’est l’occasion de parler de nos difficultés, de nos tracas, de nos points faibles, de demander de l’aide à quelqu’un qui saurait nous l’apporter, nous conseiller, nous accompagner.

Le dicton détourné sous-entend que le but de la vie est d’être absolument heureux, et que le coaching est là pour ça, ce que les journalistes décrivaient comme « une injonction au bonheur et à la perfection. » Ce en quoi je ne suis pas d’accord.

Car on peut vivre heureux, certes, mais pas à tout prix, pas tout le temps. Vivre, c’est aussi accepter le contraste des émotions, comme la tristesse lors d’un départ, d’une séparation, d’un décès, par exemple, ou la nostalgie à la fin des vacances. Sans ça, pas de compréhension de ce que c’est, ce fameux bonheur. Sans le contraste, on ne s’en rend pas forcément compte, on n’en profite pas autant quand on se sent heureux. Si on n’a pas conscience de ce contraste, de ce 50-50 (la moitié de nos émotions sont positives, la moitié sont négatives), alors notre quête du bonheur est forcément vouée à l’échec.

Peut-être est-il plus sage, plus réaliste, au contraire, d’accepter l’imperfection et le négatif dans sa vie. Comme l’évoque André Green dans l’émission, « nous nous centrons beaucoup trop sur les capacités positives. Les capacités négatives sont aussi importantes. On apprend : s’ennuyer, se perdre, être mal à l’aise. » Selon lui, « le développement personnel ne prend pas ça en compte. Une vie sans ces capacités négatives vaut-elle la peine d’être vécue ? » A méditer !

Car il est vrai que si on se sent obligé d’être heureux à tout prix alors que, non, parfois, ça ne va pas, on va comme rajouter une couche de négatif, une pression, parce qu’on risque de se dire « je devrais être heureuse et je ne le suis pas, donc il y a quelque chose qui cloche, je dois être anormale », ce qui n’aide pas du tout.

C’est un premier point. Et ce que je vous propose aujourd’hui, c’est de comparer les méthodes de coaching mentionnées dans l’émission avec celle pour laquelle j’ai été formée par l’équipe de Brooke Castillo.

5.2. Différents types de coaching

Ainsi, j’ai trouvé intéressant que l’émission traite de différentes formes de coaching. Et c’est en même temps assez déroutant car on peut se dire que c’est un peu fourre-tout de mêler des séances de méditation à des séances de sport.

5.3. A line vs causal coaching

L’émission se concentrait sur des formes de coaching qui ciblaient le comportement des coachés. Il s’agit pour le coach de dire au client quoi faire, de lui donner « la solution » à son « problème ». Ces formes de coaching partent donc du principe que le coach est l’expert et qu’il sait mieux que le coaché. Ca paraît logique dans le cas du yoga ou de la gym par exemple et à ce moment-là il s’agit plus d’un enseignement.

Ca me paraît plus embêtant lorsqu’il s’agit de développement personnel, de coaching de vie. Ca pose question. A-t-on besoin de quelqu’un pour nous dire comment mener notre vie, que faire dans telle ou telle situation ? Ca peut être tentant quand on se sent vraiment perdue, mais en même temps, ça signifie que le coaché donne tout son pouvoir à quelqu’un d’autre. Comme si un étranger serait plus expert que nous et saurait mieux que nous comment vivre notre vie. Ca peut être dangereux.

Par contre, la forme de coaching que j’emploie est différente. Il s’agit de coaching causal, c’est-à-dire qu’on cherche la cause du problème. Pour faire une analogie, si on a mal quelque part, plutôt que de prendre une aspirine, de coller un sparadrap, ce qui va résoudre le problème en surface, ce qui va atténuer les symptômes, momentanément, on peut chercher POURQUOI on souffre et peut-être se rendre compte qu’un plâtre est bien plus nécessaire qu’un cachet d’aspirine et un sparadrap. On ne s’est donc pas simplement arrêté à la douleur mais on en a cherché sa cause. On a traité la cause plutôt que le symptôme.

C’est important car cela a 2 avantages :

– c’est bien plus efficace (on ne va plus avoir mal)

– c’est durable (plus besoin d’aspirine lorsque l’os s’est consolidé)

Mon travail de coach consiste donc à trouver le pourquoi d’un comportement ou d’un résultat insatisfaisant. Et je vous en parle depuis 100 épisodes maintenant : nous agissons comme nous le faisons en raison de nos émotions qui, elles, proviennent de nos pensées. Si on veut que l’effet du coaching soit durable et efficace, mieux vaut donc commencer par là. Ensuite, on trouvera comment agir au mieux.  

Car c’est le 3e avantage de ma méthode de coaching : traiter un problème permet d’apprendre à se connaître. C’est le coaché qui a trouvé sa propre solution, accompagné par le coach donc ça me paraît plus puissant. On gagne ainsi en autonomie. Par conséquent, c’est une compétence transférable : ce qui a été valable dans un domaine sera transférable à d’autres, sans forcément avoir besoin de recourir à nouveau au coach.

Dans l’émission de France Inter, j’ai bien aimé la description de la méditation qui correspond assez bien à la méthode de The Life Coach School : « apprendre à faire avec nos difficultés, sans les juger, les critiquer, se relier à qui on est, ce qu’on traverse. Faire avec, avancer avec. »

5.4. Jugement

5.4.1. Jugement du coach sur son coaché

Autre différence entre les formes de coaching mentionnées dans l’émission et celle qu’on m’a enseignée : dans l’émission, on entend le commentaire d’une coach à sa cliente : « vous avez tout faux, heinheinhein ».

De notre côté, nous ne disons jamais si une attitude est convenable ou pas, nous ne vous jugeons pas, nous vous montrons simplement les résultats de vos pensées-émotions-actions. A vous ensuite de prendre la décision : qu’en pensez-vous ? ça vous va ou pas ? Pourquoi ?

La toute première chose qu’on nous enseigne, c’est justement cette écoute sans jugement, sans critique quelle qu’elle soit, afin que vous puissiez vous exprimer le mieux possible, en toute confiance. Ca me paraît primordial car se confier à un coach, c’est accepter d’être vulnérable, se mettre en danger en quelque sorte. Ca demande du courage. C’est le 1er point.

Ensuite, nous partons du principe que personne d’autre que vous ne sait mieux que vous ce qui vous convient. Nous n’intervenons donc pas dans vos décisions. Là encore, nous vous en montrons les conséquences, l’impact qu’elles ont et nous vous laissons choisir.

Une coach de The Life Coach School, Stacey Boehman, décrit notre travail de coach ainsi: “I can surf my client’s mind.” Autrement dit, je peux naviguer sur le flot de vos pensées. L’idée est vraiment qu’on ne va pas modifier quoi que ce soit, vous imposer de penser ceci ou cela (est-ce seulement possible et souhaitable ?) mais qu’on va simplement vous montrer ce qui se passe lorsque vous choisissez telle ou telle croyance. C’est aussi l’idée de s’installer devant un écran, côte à côte sur un canapé, et de visionner ce qui se passe dans votre tête, d’observer ces histoires que vous vous racontez, comme s’il s’agissait d’un film.

5.4.2. Jugement des journalistes sur les coachs

Dans l’émission, les journalistes décrivent les coachs comme de « redoutables charlatans, des prédateurs. »

Qu’est-ce qu’un charlatan ? Quelqu’un qui vous trompe, vous manipule, vous promet monts et merveilles, vous ponctionne tout votre argent, vous confisque tous vos biens, sans oublier bien sûr qu’il ne vous fournit aucun résultat tangible.

Sur le site L’internaute, on trouve la définition de « charlatan » : « personne qui se vante de pouvoir guérir diverses maladies. » Sous-entendu, qui n’en fait rien. Le côté vantardise n’est pas très engageant non plus.

Les synonymes de « charlatan » sont « imposteur, hâbleur, bonimenteur. » Saviez-vous qu’en anglais, on dit « a quack » ?

Un charlatan est aussi une « personne qui profite de la crédulité d’autrui. » Parce que les autres le croient, il en profite pour se jouer d’eux, il profite d’eux, c’est-à-dire qu’il les manipule, les dépossède de leurs biens.

Sur le Larousse.fr, on trouve aussi « guérisseur ou médecin ignorant ou sans conscience. » C’est l’idée que c’est du vent, qu’il n’y a aucune donnée scientifique, prouvée, vérifiée, sérieuse derrière.

Dans le terme « prédateur » utilisé par les journalistes, on trouve l’idée de destruction, de proie. Il y a celui qui mange, le méchant coach, et celui qui est mangé, la victime, que les journalistes décrivent en situation de faiblesse, à un moment difficile de leur vie.

Mais ça n’est bien entendu pas forcément le cas. Mes clientes, au contraire, se portent plutôt bien. Elles veulent tout simplement plus pour leur carrière et leur vie et puisque c’est possible, pourquoi pas ?

Dans le doute, autant vérifier toutefois pour ne pas tomber dans les griffes d’un individu mal intentionné, en effet. L’émission donnait l’adresse de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires. Vous en trouverez le lien sur la page correspondant à l’épisode 100 d’Anglaisance.

https://www.derives-sectes.gouv.fr/

Mieux vaut faire un choix éclairé lorsqu’on choisit son coach.

5.5. Le choix du coaché

Et cette notion de choix me paraît extrêmement importante. C’est la raison pour laquelle je vous propose ce podcast depuis bientôt 2 ans : il vous permet de savoir à quoi vous attendre, de voir si cela vous convient ou pas, d’expérimenter à l’avance les effets positifs (ou pas) de cette forme de coaching pour vous.

Disons que c’est une pré-séance de découverte, une séance de découverte collective, totalement libre et gratuite, à réécouter et réexpérimenter à volonté, pour essayer avant d’acheter, voir les résultats généraux avant ceux qui sont personnalisés, adaptés à vos propres besoins, à votre situation propre.

Et pour ce qui est du résultat, ça dépend de vous, de votre implication, de votre volonté de changer. Et c’est ce que j’aime : ça vous appartient ! Vous êtes tout de même les mieux placés pour diriger votre vie ! Personne d’autre que vous ne peut mieux savoir que vous ce qui vous convient. Vous êtes les experts de votre vie.  

5.6. Basé sur les TCC (Thérapies Cognitivo-Comportementales)

Si certaines formes de coaching n’ont aucune base scientifique et sont donc contestables, d’autres, comme celle dont j’ai suivi la formation avec The Life Coach School, se basent sur les dernières avancées scientifiques dont les TCC (Thérapies Cognitivo-Comportementales).

J’ai trouvé très intéressant que l’émission explique qu’avec le coaching, on est passé « du système de verticalité (parole du magistère) à l’horizontalité (la parole du professeur a la même valeur que celle du patient). »  « Ce qui légitime l’intervention sur autrui, c’est moins les diplômes que l’expérience personnelle. » « Le coach n’est pas au-dessus de vous mais à côté de vous, il met la main sur l’épaule, développe les ressources que vous avez déjà en vous. L’individu est un trésor de ressources inexplorées. » Et ça, j’en suis convaincue : oui, vous êtes un trésor de ressources inexplorées. Tellement de choses sont possibles pour nous si nous nous en laissons les moyens !  

Par exemple, parler une langue étrangère comme l’anglais. Alors, lorsque les cours d’anglais ne suffisent pas, il peut être très intéressant, voire indispensable, de faire appel à un coach pour donner un coup de pouce, remettre en piste, guider un peu… Jusqu’à ce que vous puissiez à nouveau voler de vos propres ailes ! Car c’est vraiment le but du coaching selon moi : vous permettre à la longue d’être autonome et de naviguer, par vous-même, sur le flot de vos pensées…

6. Mission

Qu’en pensez-vous ?

Quelle forme de coaching vous paraît-elle la plus adaptée à vos besoins ?

Pourquoi ?

Que recherchez-vous avec cette méthode ? Quel est votre objectif ?

Si vous avez la moindre question, n’hésitez pas à me contacter sur . Je me ferais un plaisir d’y répondre. Et j’en profite pour vous rappeler que le guide « Les clés de la confiance en soi en anglais » reste disponible à la page des bonus du site anglaisance.com.

7. Annonce du prochain épisode

Je vous réserve une surprise pour le prochain épisode, le numéro 101, donc je n’en dis pas plus !

8. Salutations

« See you next week-end ! Bye ! »


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