Vous découragez-vous le moment venu de parler anglais, en vous disant « ça n’est pas la peine » ? Pourquoi ? A quoi cette croyance vous sert-elle ?

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°102. Aujourd’hui, nous allons voir comment ne pas se décourager. 

2. Préambule

2.1. L’idée de la semaine

Si vous ne devez retenir qu’une seule idée cette semaine, ce serait celle que vous croyez peut-être que ça n’est pas la peine que vous parliez anglais mais que ça n’a rien d’obligatoire. Et si ça en valait la peine ?

2.2. Bilan

Avant de commencer, je tiens à vous raconter ce que j’ai appris lors des 7 derniers jours. Je vous le disais la semaine dernière, afin de tenir la promesse que je me suis faite en décembre 2018 de réussir à manger exactement ce que j’ai prévu 24h plus tôt, j’ai embauché une coach, ma coach rien qu’à moi qui ne s’occupe que de moi et qui me montre qu’il y a une autre façon de voir la nourriture et mon rapport à elle que celle que je croyais jusqu’à présent.

C’est intéressant parce que, jusqu’à présent, j’ai résisté de toutes mes forces à demander de l’aide. C’est par orgueil, certainement, pour éviter la honte d’avouer que, non, décidément, j’en suis incapable. Et puis il y a aussi le fait que, comme je vous le disais la semaine dernière, je suis coach certifiée moi-même, qui plus est engagée dans la meilleure école de coaching au monde (rien que ça !), choisie parmi les meilleurs. Alors je devrais être capable de résoudre ce problème par moi-même, non ? Eh ben non. Et ce n’est pas faute d’avoir essayé, ces derniers mois mais aussi toutes ces années. 30 ans, en fait, que je grignote ou que je résiste aux grignotages mais que je tourne en rond, je n’avance pas.

Donc dernièrement, j’ai vraiment envie de pouvoir passer à autre chose, je me vois déjà atteindre un autre objectif personnel en 2020 et pour ça, il faut bien que j’atteigne celui-ci en 2019. Donc, la fin de l’année approchant, j’ai contacté cette coach en Nouvelle-Zélande dont le programme correspond exactement à ce que je voulais. Je me suis enfin ENGAGEE corps et âme pour en finir avec mes tergiversations, ces négociations incessantes dans ma tête : « oui, je sais que j’ai prévu de manger des petits pois mais il y a du chocolat, alors pourquoi pas ? » Et ce qui est fou, c’est que cet engagement, ce contrat entre moi et moi-même par l’intermédiaire de ma coach, me permet de faire des pas de géante. Ainsi, elle m’a permis de voir à quel point j’avais avancé depuis le début de l’année, ce que je ne voyais plus tellement je me concentrais sur tout ce que je n’arrivais pas à faire encore. Or, l’autre jour, on m’a proposé avec insistance un chocolat chaud et le refuser m’a paru une évidence, toute simple, tranquille, à tel point que j’ai aussitôt oublié que j’avais accompli ce qui me paraissait impossible il y a quelques mois seulement.

– Je continue donc de prévoir ce que je veux manger 24h plus tôt.

– J’arrête de me focaliser uniquement sur ce que je n’arrive pas encore à faire.

– Je commence au contraire à dresser la liste de ce que je sais faire. 

Et vous ? Qu’est-ce que vous n’arrivez pas encore à faire en anglais ? Vous pouvez en faire l’inventaire dans une colonne. Et, à côté, dans une 2e colonne, faites l’inventaire de tout ce que vous savez faire en anglais. Quelle colonne préférez-vous ? Pourquoi ?

2.3. Séance de découverte

Suivez-vous le compte Instagram d’Anglaisance, anglaisancecoaching ? Il est tout récent, tout beau, et je l’alimente quotidiennement (ou du moins j’apprends parce que c’est tout nouveau pour moi et je fais du mieux que je peux) pour vous servir, vous inspirer. Je publie des proverbes, des questions, des citations, des invitations, comme celle à ce 1er atelier en ligne, gratuit, le mardi 22 octobre, de 12h30 à 13h30.

Vous y êtes-vous inscrite ? Il est encore temps ! Lors de cette heure ensemble, nous parcourrons les 5 étapes indispensables pour lancer votre carrière internationale. Si vous avez toujours rêvé de voyager pour le travail, de travailler avec des partenaires anglophones dans le monde entier, voire de vous expatrier, mais que vous ne savez pas par où commencer, je peux vous aider !

Lors de cet atelier nous apprendrons à distinguer différents types de carrières internationales. Laquelle serait la plus adaptée pour vous ? Laquelle vous fait rêver ? A quoi ressemblerait-elle ? Pourquoi y tenez-vous ? Ces raisons vous permettront de retrouver votre motivation quand celle-ci fléchira. Puis nous verrons les différentes étapes pour rendre ce rêve réalité. Vous y verrez ainsi plus clair dans votre projet. Nous évoquerons également les difficultés que vous ne manquerez pas de rencontrer en chemin et nous trouverons ensemble des stratégies.

Rejoignez-moi donc le mardi 22 octobre, de 12h30 à 13h30 ! Une petite heure pour changer le cours de votre vie, qu’est-ce que c’est ?

Rendez-vous sur le site Anglaisance.com, abonnez-vous à la pensée hebdomadaire en téléchargeant le guide Les Clés de la Confiance en Soi en anglais à la page des Bonus et vous recevrez tous les détails indispensables pour vous joindre à l’atelier !

Sachez également que si vous vous sentez prête, je vous propose une séance de découverte du coaching, gratuite, de 45 minutes. Pour cela, contactez-moi sur . Alors, en quoi puis-je vous aider ?

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 101, j’ai partagé mon expérience de coach international et toutes mes aventures lors de cette formation entre octobre 2018 et septembre 2019. Qu’en pensez-vous ? Rêvez-vous également d’un parcours international, sans frontière, sans barrière de langue ? Pensez-vous que cela soit possible pour vous aussi ? Pourquoi ?

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons explorer les pensées qui génèrent du découragement comme « ça n’est pas la peine » ou « ça ne sert à rien ».

5. Contenu

Vous arrive-t-il de penser « ça n’est pas la peine » ou « ça ne sert à rien » quand vient le moment de vous exprimer en anglais ?

Dans quelle situation ? S’agissait-il de vous adresser à un collaborateur, un client ? Voulait-il un renseignement, un conseil ?

Comment vous êtes-vous sentie quand vous vous êtes dit « ça n’est pas la peine » ? Je sais que mes clientes ressentent du découragement, voire du désespoir, du pessimisme… Quelle est l’émotion principale que vous ressentez, vous-même ?

Et que faites-vous quand vous vous sentez ainsi, disons découragée ? Si je prends à nouveau l’exemple de mes clientes, elles baissent alors les bras, réutilisent toujours les mêmes formules, ne prennent pas de risques, ne relisent pas leurs notes, ne cherchent aucun terme plus précis dans le dictionnaire, n’apprennent pas par cœur de nouvelles formules qui pourraient les aider, ne prennent pas de risques, n’écoutent que d’une oreille leur interlocuteur, ne prennent pas d’initiative… J’ai même le souvenir d’une de mes clientes me racontant qu’elle avait aussitôt tourné les talons lorsqu’un couple de clients anglophones s’était présenté à son agence et avait demandé à son collègue de tout bonnement la remplacer.

Autant elles sont plutôt inactives face à leur interlocuteur anglophone, autant il se passe beaucoup de choses dans leur tête pendant ce temps-là. C’est un tourbillon d’émotions et de pensées, et pas particulièrement par rapport à leur interlocuteur, mais surtout sur elles-mêmes : tout d’abord, comme un blanc, une paralysie totale de ce centre du langage. Elles sont incapables d’accéder à ces ressources qu’elles ont pourtant accumulées au fil du temps et des cours d’anglais. Mais rien à faire : elles se répètent en boucle que ça ne sert à rien, que ça n’est pas la peine. Donc rien ne vient, aucun mot d’anglais n’arrive à sortir.

Puis viennent les justifications, auxquelles elles ne croient qu’à peine : « oui, mais j’ai mal dormi la nuit dernière, je ne suis pas prête, je ne maîtrise pas encore ça, je n’ai pas compris ce qu’ils voulaient, il avait un fort accent… »

Ensuite, c’est le moment du jugement : « mais pourquoi n’ai-je pas été capable de dire quoi que ce soit en anglais ? Quelle imbécile je fais ! Pourtant je sais tout ça ! »

Et à nouveau des ruminations, des reproches et cette auto-critique qui tournent en boucle dans leurs têtes, comme un disque rayé…

Et quel est le résultat ? En fin de compte, lorsqu’elles ne prennent pas la parole en anglais, qu’elles ne prennent pas de risque, qu’elles n’écoutent qu’à peine leur interlocuteur, qu’elles demandent aussitôt de l’aide à un partenaire qui leur semble plus aguerri, elles ne progressent pas dans cette attitude face aux anglophones. Elles n’évoluent pas.

Par ailleurs, à force de ruminer, se justifier avec des excuses et s’en vouloir, elles se font de la peine.

Et ce qu’il y a de fascinant, c’est que cette stagnation pénible n’est pas obligatoire. Elle ne vient pas du tout du fait qu’un anglophone leur a posé une question, leur a demandé une information ou un conseil. Non, la question d’un étranger ne peut en aucun cas créer la stagnation pénible du niveau d’anglais des clientes que j’accompagne. On pourrait même dire que c’est illogique : si on vous pose une question et que vous y répondez, vous allez aider non seulement la personne en face de vous, mais également vous-même en cherchant comment mieux répondre à sa demande sur le fond et la forme.

Donc la question d’un anglophone n’est qu’un ensemble de mots, de syllabes ou bien un manque, un vide d’informations qui ne demande qu’à être comblé. Une question ne peut pas générer du découragement, ni aucune autre émotion, d’ailleurs. Ce n’est qu’une phrase suspendue en l’air, comme une bulle dans une BD, une musique dans le passé, il y a quelques secondes qui attend sa réponse future dans quelques instants. Une question, une réponse, un dialogue entier, même une publicité, rien de tout ça ne peut déclencher le découragement chez qui que ce soit.

Je le sais car il y a bien des questions qui précèdent toute sorte d’émotions. On peut se sentir attentive, concentrée, curieuse lorsque quelqu’un pose une question. Or, si on se sent découragée face à la question d’un anglophone, ça n’est pas en raison de cette question. C’est parce qu’on se dit « ça n’est pas la peine que j’essaie de lui répondre. » On pourrait choisir de se dire tout autre chose, comme « tiens, je vais essayer de lui répondre » et « si j’ai du mal, je pourrais demander de l’aide ou le diriger vers quelqu’un d’autre ». Et on va se sentir courageuse, amusée, en sécurité… Mais si on choisit de croire « ça n’est pas la peine », alors on va se sentir découragée, comme vaincue d’avance, désespérée, pessimiste… A quoi bon, en effet, essayer si on est convaincu que tout est joué d’avance, que c’est perdu d’avance, que le client ne comprendra pas un traître mot qu’on prononcera ? Autant se taire, voire courir appeler à l’aide !

Mais on ne se tait pas à cause de la question posée. Ca n’est pas logique, comme je le disais plus tôt. Ca fait partie de la communication humaine, cet échange plus ou moins régulier de questions-réponses. Donc la tendance habituelle, c’est de répondre quand on nous pose une question. Dans cette situation, si on ne répond pas à la question d’un anglophone, c’est parce qu’on est persuadé que « ça n’est pas la peine », qu’on ne peut vraiment pas l’aider, que c’est en dehors de notre portée, qu’on est incapable. C’est à cause de cette petite phrase qui trotte dans notre tête qu’on ne prend pas la parole, pas de risques, pas d’initiatives. On se referme comme une huître sur soi-même.

Heureusement, cette petite phrase entêtante n’est pas une fatalité. C’est un choix. Personne ne nous oblige à croire que « ça n’est pas la peine ». On a choisi de le croire, de s’en convaincre, peut-être tout simplement pour se protéger, car notre cerveau est persuadé que, dès que nous nous éloignons de notre zone de confort, nous courons d’effroyables dangers. C’est sa mission de nous en protéger. C’est donc compréhensible qu’on préfère se taire.

Mais est-il dangereux de répondre à une question en anglais ? Très probablement pas.

Autre point, on n’écoute la requête d’un anglophone que très distraitement, non pas en raison de cette requête. Ca n’a rien à voir non plus. Ca n’est pas logique non plus d’ailleurs. Si on s’adresse à nous pour quoi que ce soit, l’attitude logique serait plutôt de se concentrer pour mieux y répondre. Or, si on ne se montre pas attentive à cette demande, c’est simplement parce qu’on est convaincu que notre réponse n’en vaut pas la peine, qu’elle n’apportera rien que de la frustration à notre interlocuteur plutôt que l’information ou le conseil attendu. Ce faisant, on part du principe qu’aucune autre option n’est possible, qu’on ne peut absolument pas aider notre interlocuteur. On imagine déjà ses émotions, comme si on pouvait les prédire, comme si notre interlocuteur n’était qu’une marionnette qu’on pouvait diriger à volonté. Il est évident que ça n’est pas le cas. Peut-être que notre réponse, aussi hésitante ou imparfaite soit-elle, sera exactement ce dont il avait besoin. Peut-être sera-t-il soulagé ou satisfait, quelle que soit la grammaticalité ou l’exhaustivité de votre réponse ? Mais en se taisant, on ne lui laisse pas le choix, on ne lui accorde pas le pouvoir de se faire sa propre opinion sur la qualité de la réponse ou de notre anglais. En se taisant, on décide pour lui que notre réponse n’en vaut pas la peine, comme si sa question n’avait aucun intérêt non plus, ne méritait pas d’avoir été posée.

Pour finir, nous avons vu que nous ruminions, nous tournions en boucle notre auto-critique, plus ou moins sévère, sur notre attitude. Et encore une fois, ça n’a rien à voir avec la question qui nous a été posée. Une requête ne peut pas nous faire nous poser des questions cruelles comme « mais qu’est-ce qui cloche chez moi ? Pourquoi suis-je si bête face aux anglophones ? ». Non, ça, nous le faisons toutes seules : c’est parce que nous nous disons que « ça n’en vaut pas la peine » que nous nous créons cette peine.

Et cette peine ne nous est pas utile. Elle ne nous sert en rien à progresser, à avancer, à prendre confiance en nous. Au contraire, elle nous fait stagner, rester dans le chagrin, le reproche, les regrets…

Alors, quel est l’intérêt de penser que « ça n’est pas la peine » ? Pourquoi choisir de croire cette petite phrase, comme s’il s’agissait d’un fait, d’une observation inévitable, d’un simple constat que tout le monde ferait ?

2e question : que pourrait-il vous arriver de pire ? Si vous preniez la peine d’ouvrir la bouche et de répondre en anglais à la question posée, que pourrait-il se passer, au pire ? Qu’on vous rie au nez, qu’on vous ignore, qu’on vous fasse répéter 200 fois, qu’on s’énerve, s’agite et s’impatiente devant vous ? Que vous vous sentiez mal à l’aise, humiliée, inutile, inadéquate, atterrée… ? Que vous bafouilliez, que vous cherchiez vos mots, que vous perdiez vos moyens, que vous paniquiez ?

Oui, tout ça est fort possible. Ca pourrait être un moment embarrassant, désagréable, voire pénible…

Mais au final, ne seriez-vous pas extrêmement fière de l’avoir fait ? D’avoir surmonté toutes vos craintes, toutes vos peurs, toute cette appréhension ? D’avoir eu le courage de vouloir aider quelqu’un à la hauteur de vos moyens, quels qu’ils soient ? D’avoir dépassé ce vous qui vous retient pour aller vers l’autre dans le besoin ?

Je crois que dans ce genre de situation, ce qui me pousse toujours à aller vers l’autre est justement ce que je peux lui apporter, aussi imparfait et brouillon cela soit-il. C’est la pensée de mes auditeurs qui me pousse à enregistrer un nouvel épisode chaque semaine sur Anglaisance, envoyer 2 messages par semaine à mes abonnés, publier tous les jours sur Instagram… Imaginer que je puisse aider, inspirer, stimuler, motiver ne serait-ce qu’une personne, non seulement à s’exprimer en anglais, mais aussi à dépasser ses résistances, ses blocages, m’aide, m’inspire, me stimule, me motive ! Alors si vous vous sentez effectivement inspiré, stimulé, motivé, n’hésitez pas à vous exprimer, à penser à l’autre, à ses besoins, sa requête, plutôt qu’à vous. Après tout, c’est à vous qu’il s’adresse, c’est vous qu’il a choisi. Pourquoi se tromperait-il ? Faites-lui confiance : c’est de vous dont il a besoin. Vous êtes la mieux placée pour lui apporter de l’aide. Il est temps de vous le permettre ! Et si ça en valait la peine ?

6. Mission

A vous !

Vous arrive-t-il de croire que « ça n’est pas la peine » que vous parliez anglais ?

Dans quel cas ?

Pourquoi donc ? 

Comment vous sentez-vous lorsque vous pensez ainsi ?

Que faites-vous alors ?

Quel est l’effet de ce comportement sur vous ?

Pourquoi choisissez-vous de croire que « ça n’est pas la peine » ?

Que pourrait-il vous arriver de pire si vous ouvriez la bouche ?

Et si ça en valait la peine ?

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, le numéro 103, nous verrons comment apprendre à prononcer un nouveau mot anglais.

8. Salutations

« See you next week-end ! Bye ! »


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