Voici 5 étapes pour apprendre à prononcer un nouveau mot en anglais.

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n° 103. Aujourd’hui, nous allons voir la démarche pour prononcer un mot nouveau.

2. Préambule

2.1. L’idée de la semaine

Si vous ne devez retenir qu’une seule idée cette semaine, ce serait celle qu’on peut tout réussir avec méthode. Et la méthode que je vous propose ne contient que 5 étapes.

2.2. Bilan

Avant de commencer, je tiens à vous raconter ce que j’ai appris lors des 7 derniers jours. Vous le savez si vous m’écoutez depuis janvier dernier, mon objectif pour cette année est d’arrêter enfin de grignoter. Ca n’a rien à voir avec l’anglais, c’est sûr, si ce n’est que c’est toujours la même démarche : comment enfin réussir à faire ce qu’on veut faire ?

J’ai énormément progressé ces derniers temps et tout particulièrement depuis 1 mois déjà, depuis que j’ai engagé ma coach privée, qui comprend ce que je traverse et qui me lance des défis. Le dernier, m’entourer de cacahuètes, ma grande faiblesse, pour pouvoir faire l’expérience de l’envie d’en manger et la laisser passer, a été un parfait échec… J’insiste sur « parfait » parce que je suis une perfectionniste en cours de guérison et que la « perfection » ne venait pas de cet échec. En fait, je me suis rendu compte que je ne voulais plus avoir envie de cacahuètes. J’ai compris que les cacahuètes ne m’apportaient rien, si ce n’est l’envie d’en croquer encore et encore. Et mal au ventre. Et des bourrelets. Et une bonne dose d’auto-critique.

Ce qui est intéressant, c’est que cette décision est venue tout doucement, tout naturellement, comme une évidence. Je ne me suis pas « forcée » à la prendre, je ne détourne pas le regard dès que je vois des cacahuètes car oui, il y en a chez moi, sous différentes formes. Non, c’est juste que j’ai envie de passer à autre chose, j’ai envie d’autre chose pour moi. Comme si, c’est bon, j’ai fait assez de réserves de cacahuètes au cours de ma vie, j’ai suffisamment exploré le sujet pour avoir envie de passer à autre chose.

Ca me fait l’effet d’une rupture, tout de même, c’est drôle. Je me réveille en ayant la chanson d’Abba, « knowing me, knowing you » dans la tête ou bien « Capri, c’est fini ». Notre histoire s’achève et c’est très bien comme ça. Il y a comme une sorte de résolution, de paix dans cette décision. Je sais que les cacahuètes vivront très bien en compagnie d’autres. Pas moi. C’est une histoire qui ne pouvait pas durer. C’est tout. Pas de drame, juste un constat. Nous 2, c’est fini et c’est tout.

– Je continue donc de prévoir mes menus 24h plus tôt.

– J’arrête d’idéaliser ou de diaboliser (à tour de rôle) les cacahuètes et donc d’en manger. Ce n’est qu’un aliment qui ne me convient pas.

– Je commence à dresser la liste de tout ce que j’ai réussi à faire ces derniers mois et ça me fait plaisir. D’abord, je n’ai jamais perdu mon objectif de vue, et puis je ne pense même plus à manger entre les repas, je me nourris mieux, j’écris quand j’ai envie de quelque chose sans avoir faim plutôt que de l’avaler sans même y penser…

Et vous ? Avez-vous déjà décidé, tranquillement, sereinement, de mettre fin à une activité qui ne vous convenait pas ? Laquelle ?

2.3. Séance de découverte

Suivez-vous le compte Instagram d’Anglaisance, anglaisancecoaching ? Vous êtiez-vous inscrite à l’atelier gratuit, en ligne, de mardi dernier, afin de connaître les 5 étapes indispensables pour lancer votre carrière internationale ? J’ai passé un très bon moment en compagnie de certains d’entre vous alors merci ! Sachez que les abonnés à la pensée hebdomadaire d’Anglaisance pourront retrouver l’enregistrement pendant quelques jours encore.

Et je prépare un nouvel atelier, cette fois-ci le jeudi 31 octobre, de 12h30 à 13h30. Celui-ci s’intitulera « Osez dialoguer en anglais » car il s’agit d’un thème majeur que me présentent mes clientes. Elles savent comprendre l’anglais écrit et oral, elles ont du vocabulaire, maîtrisent la grammaire, mais lorsque vient le moment de s’exprimer, elles baissent les bras et se sauvent. Or, figurez-vous que ça n’est pas une fatalité. On peut effectivement se mettre à échanger avec un anglophone, et même y prendre du plaisir, même si on n’a jamais eu cette expérience auparavant. C’est ce que je vous propose de découvrir en ma compagnie le jeudi 31 octobre, de 12h30 à 13h30, lors d’un atelier gratuit sur le site de vidéo-conférence Zoom. Ca va être bien !

Comme pour le précédent, si vous êtes intéressée, rendez-vous sur le site Anglaisance.com, abonnez-vous à la pensée hebdomadaire en téléchargeant le guide Les Clés de la Confiance en Soi en anglais à la page des Bonus et vous recevrez les détails indispensables pour me rejoindre lors de cet atelier ! Je suis impatiente de vous y retrouver !

Sachez également que je vous propose une séance de découverte du coaching, gratuite, de 45 minutes, afin de voir si nous pouvons travailler ensemble. Pour cela, contactez-moi sur . Alors, en quoi puis-je vous aider ?

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 102, nous avons parlé de découragement, quand on a l’impression que quoi qu’on fasse, ça n’est pas la peine, on est voué à l’échec. Ca peut parfaitement survenir quand vient le moment d’ouvrir la bouche face à un anglophone, alors qu’on n’a pas le moindre souci par écrit, sujet que nous traiterons le 31 octobre. Avez-vous réfléchi à la portée de cette petite phrase, « ça n’est pas la peine » ? Pourquoi choisissez-vous de la croire ? Que pourrait-il vous arriver de pire si vous vous mettiez à parler anglais ?

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons apprendre à prononcer un nouveau mot, « curiosity », et, pour cela, nous allons reprendre le même parcours que lors de l’atelier de mardi, pour créer sa carrière internationale :

1. établir clairement l’objectif

2. comprendre pourquoi il nous paraît important

3. dresser la liste de toutes les actions par lesquelles il nous faudra passer pour l’atteindre

4. noter nos obstacles internes et externes

5. trouver des stratégies pour chaque obstacle

5. Contenu

5.1. Objectif

La 1ère étape consiste donc à établir clairement l’objectif. En l’occurrence, je vous propose de suivre mon parcours lorsque j’ai décidé d’apprendre à prononcer le mot « curiosity ». Et pour vous, quel serait ce mot que vous tenez à prononcer correctement ? « Though, globalization… » ? Je vous laisse mettre cet épisode sur pause pour réfléchir et le noter.

Choisissez également un accent. Rappelez-vous que l’anglais est parlé dans le monde entier et choisissez avec quel accent vous souhaitez vous exprimer : américain ? australien ? sud-africain ? l’anglais de la Reine ? J’ai fait ce dernier choix parce que j’adore cet accent ! Et vous ? Quelle est votre préférence ?

C’est important de se fixer cet objectif, ce mot que vous voulez maîtriser, parce que ça vous permet de vous rappeler ce que vous voulez. Fatalement, vous allez rencontrer d’autres mots que vous ne saurez pas prononcer et que vous aurez envie d’apprendre à dire correctement. Mais mon conseil, comme toujours est « une étape à la fois. » Si on essaie d’apprendre trop de mots en même temps, au final, on n’arrive à rien du tout. Donc choisissez votre mot, notez-le sur votre agenda, là où vous ne manquerez pas de le voir pour penser à le pratiquer, et consacrez-lui une semaine entière, voire plus si vous pensez que vous en avez besoin.

D’accord, ça peut vouloir dire qu’en 52 semaines, vous n’aurez appris à prononcer que 52 mots, et alors ? Si vous les prononcez à la perfection, avec l’accent que vous avez choisi, qu’est-ce que ça peut faire ? Imaginez la confiance que vous ressentirez quand on vous dira que vous avez une prononciation parfaite et que vous serez d’accord !

Alors, quelle est la date butoir pour votre mot ? S’agit-il d’une présentation que vous devez faire ? D’une conversation téléphonique avec un collaborateur ?

Donc pour résumer cette 1ère étape :

1. choisissez un mot

2. choisissez un accent

3. choisissez une date

Votre objectif pourrait ressembler à cela : « le dimanche 3 novembre, je sais prononcer « curiosity » avec l’accent britannique de la reine. Je le sais car quand je m’enregistre juste après l’avoir écouté prononcé avec cet accent, on entend exactement la même chose. »

A vous !

5.2. Pourquoi ?

La 2e étape de ce processus consiste à comprendre pourquoi ce mot nous paraît important. Pourquoi voulons-nous absolument savoir prononcer ce mot ? Quelle est la ou les raisons qui nous y poussent ?

Personnellement, maintenant que je travaille en tant que coach en anglais une partie de la semaine, il me paraissait inévitable de devoir le prononcer. Si vous vous souvenez de la boucle de Brooke, elle comporte cette 3e ligne, au milieu, où on ne place qu’un mot, qu’un adjectif traduisant l’émotion que nous ressentons. Et si je n’avais pas de problème à prononcer « curious », il fallait bien aussi que j’apprenne à reformuler parfois et utiliser le nom.

J’ai donc voulu apprendre à prononcer correctement ce mot parce que c’était indispensable dans l’exercice de mon travail, que j’en avais besoin, surtout quand je conseille régulièrement à mes clientes de repérer les jugements qu’elles peuvent porter sur elles-mêmes et de s’observer avec curiosité. Si je voulais vraiment pouvoir les aider, il fallait bien que je découvre et m’approprie les contours de ce mot.

Jusqu’à présent, je l’avais soigneusement évité, j’avais pratiqué les stratégies de contournement en utilisant l’adjectif plutôt. Mais voilà : si je voulais être sérieuse, professionnelle, une coach accomplie, il fallait bien que je maîtrise le vocabulaire spécifique. Ca faisait partie du travail.

Il est important de comprendre pourquoi vous tenez à prononcer ce mot correctement car lorsque vous douterez, lorsque vous aurez envie d’éviter ce travail, c’est cette raison qui vous permettra de vous y remettre facilement. Vous retrouverez votre motivation grâce à cette raison.

A vous ! Pourquoi tenez-vous à prononcer ce mot correctement ?

5.3. Actions !

La 3e étape consiste à dresser la liste de toutes les actions par lesquelles il nous faudra passer pour atteindre votre objectif.

Cette 3e étape se divise elle-même en d’autres étapes. Les voici :

– faire un remue-méninges pour obtenir un maximum d’idées

– ordonner chacune de ces idées par ordre de priorité

– établir une durée pour chacune d’entre elles

– les noter dans son agenda

– les réaliser

1. Remue-méninges

Commençons par le remue-méninges. Pour apprendre à prononcer « curiosity », je pouvais :

– écouter le mot prononcé avec l’accent que j’avais choisi

– pratiquer seule chez moi

– pratiquer avec des anglophones

– demander à ces anglophones de m’aider, me corriger

– murmurer ce mot dès que j’avais un moment de libre

– m’enregistrer le prononçant

– le répéter une syllabe à la fois en « backward building », c’est-à-dire en commençant par la fin : ty, ity, osity, iosity, riosity, curiosity »

– le noter partout sur des post-its pour me forcer à le répéter

– photographier la version phonétique du dictionnaire et la mémoriser

– changer d’accent pour mieux comprendre les différences

Cette étape est importante car vous allez avoir des idées qui vous sont propres, vous allez trouver votre propre façon d’apprendre à prononcer un nouveau mot, avec les ressources qui sont à votre disposition.

Et vous ? A quelles étapes pensez-vous pour « votre » mot ?

2. Ordre

Ensuite, il s’agit de les ordonner. Il me semble que, dans mon cas, j’ai besoin d’être passive avant d’être active. C’est ma façon de procéder : d’abord j’écoute de nombreuses fois le mot, sur WordReference par exemple. Je m’imprègne aussi de sa version phonétique : je la « photographie » dans ma tête pour me la rappeler chaque fois que je me demande comment le mot se prononce.

Ensuite seulement, quand je crois avoir bien saisi la théorie, je passe à la pratique, d’abord toute seule dans mon coin, puis face à des anglophones, d’abord en leur demandant explicitement ce qu’ils pensent de ma prononciation, en leur demandant de m’aider, puis plus naturellement, je teste, je tente, j’expérimente et j’utilise le mot dans des phrases et je guette les réactions, je prends des notes sur ce qui a été, ce qui m’a posé problème et je les rectifie.

Mais ça, c’est moi ! Je sais très bien que d’autres ont envie de tester d’abord, d’être actif et de pratiquer puis de s’intéresser à la théorie pour mieux comprendre comment faire, pour s’améliorer en écoutant et regardant, donc en étant plus passif, plus réflexif.

Cette étape est importante et mérite réflexion pour passer aux étapes suivantes et enfin réussir à prononcer ce mot. Et comme il ne s’agit finalement que d’un mot, ça peut-être justement l’occasion de tester votre style d’apprentissage. Si vous avez décidé d’apprendre à prononcer ce mot correctement en 1 semaine, cela signifie que vous n’allez passer que 7 jours sur ce mot pour évaluer la façon dont vous apprenez le mieux. Ces informations vont vous être utiles à d’autres occasions !

Et vous ? Quelle est votre façon de procéder ? De la théorie à la pratique, l’inverse ou peut-être un peu des 2, selon le mot, le moment ?

3. Durée

Une fois que vous avez décidé de l’ordre des étapes, attribuez à chacune d’entre elles une durée. Combien de temps allez-vous passer à mémoriser la phonétique du mot ? Bien entendu, puisqu’il s’agit d’un seul mot, ça peut être très court, comme une minute par jour, voire plusieurs fois par jour. A vous de voir ce qui vous convient le mieux.

Cette étape est importante pour anticiper et bien gérer votre emploi du temps. On ne parle que d’un mot, certes, mais si on néglige le temps nécessaire pour apprendre à le prononcer correctement, alors on ne le fera tout simplement pas.

4. Agenda

Maintenant, à quel moment, au singulier ou au pluriel, allez-vous pratiquer ce mot ? Le matin lors de votre routine, entre votre ménage de méninges et la consultation de vos courriels ? Le midi pendant la pause déjeuner ? Le soir dans les transports en commun ou bien juste avant de vous coucher ?

Soyez réaliste et choisissez un moment où vous savez que vous aurez accès à tout ce qui vous sera utile : la version enregistrée du mot avec votre accent préféré pour pouvoir l’écouter, la version phonétique pour pouvoir la mémoriser, votre dictaphone pour pouvoir vous enregistrer… D’ailleurs vous n’aurez peut-être pas envie de faire ça dans les transports en commun, c’est à prendre en considération !

Il est important de planifier pour ne pas oublier d’agir et également pour s’en débarrasser : plus besoin d’y penser puisque c’est inscrit dans votre agenda ou votre calendrier.

5. Action !

Ensuite, il ne vous reste plus qu’à agir, c’est-à-dire qu’à suivre votre programme, déjà indiqué dans votre calendrier. Plus besoin de réfléchir, de tergiverser, de douter, revenir en arrière ou quoi que ce soit d’autre. C’est déjà écrit, il n’y a plus qu’à exécuter.

Cette étape est importante car sans action, pas de résultat. Si vous ne faites pas ce que vous avez prévu, toute votre belle planification ne servira à rien : vous ne saurez pas prononcer votre mot !

5.4. Obstacles

Vous avez établi toutes les actions qu’il va vous falloir accomplir pour prononcer correctement ce mot nouveau et vous croyez avoir pensé à tout. Seulement voilà, vous doutez, vous vous questionnez. C’est exactement ce qu’il nous faut pour cette prochaine étape, celle des obstacles. Cela va nous permettre d’affiner notre projet, de nous assurer que nous ne laissons rien de côté pour effectivement, au jour prévu, prononcer correctement ce mot nouveau.

Il va vous falloir noter tous les obstacles qui se dressent entre vous et votre objectif. Par obstacles, j’entends les obstacles externes et internes.

5.4.1. Obstacles externes

Les obstacles externes sont tout ce qui ne dépend pas directement de vous.

Par exemple, vous avez prévu d’écouter le mot sur WordReference, mais votre connexion internet ne fonctionne pas.

Ou bien il n’existe pas de version enregistrée pour ce mot sur WordReference. Vous ne disposez que de la phonétique.

5.4.2. Obstacles internes

J’ai rencontré beaucoup d’obstacles internes lorsque j’apprenais à prononcer « curiosity », c’est-à-dire que je me posais beaucoup de questions, je trouvais beaucoup de raisons pour lesquelles il m’était difficile de prononcer ce mot, par exemple :

– il y a trop de syllabes

– je ne sais pas quelle syllabe accentuer

– je veux prononcer le u comme en français

5.5. Stratégies

Il est important de savoir quels sont les obstacles qui se dressent entre vous et la prononciation correcte de votre mot car alors vous allez pouvoir trouver des stratégies pour chacun.

5.5.1. Obstacles externes

Nous savons que les connexions internet peuvent être défaillantes. Le but de cet exercice est justement d’être prévoyante et de l’enregistrer sur un fichier son avec l’aide d’Audacity ou de la fonction dictaphone de votre téléphone pour toujours l’avoir à votre disposition, peut-être.

Si WordReference ne contient pas le mot que vous cherchez à prononcer correctement, vous pouvez alors trouver d’autres dictionnaires en ligne.

Ou bien enregistrer un anglophone prononçant votre mot rien que pour vous et écouter cette version.

Ou bien vous baser sur la phonétique et chercher à bien comprendre les sons auxquels ces symboles correspondent.

5.5.2. Obstacles internes

En ce qui concerne les obstacles internes, c’est le moment où le coaching peut vous aider. Par exemple, « il y a trop de syllabes » est une pensée, pas un fait. D’ailleurs, l’adverbe « trop » est très subjectif. Qu’est-ce qu’un mot qui contient « trop » de syllabes ? Y a-t-il un nombre de syllabes optimal dans un mot ? Et puis d’ailleurs, combien de syllabes votre mot contient-il réellement ? 

En revenir aux faits, aux chiffres, au constat clair et précis permet toujours de relativiser. Car si, en fait, votre mot contient 5 syllabes, il paraît ensuite plus facile de les traiter les unes après les autres, peut-être en « backward building » comme nous l’avons vu, c’est-à-dire en commençant par la dernière.

De même, la pensée « je ne sais pas quelle syllabe accentuer » ne va pas me permettre de progresser car je vais rester coincée dans mes hésitations, mes doutes, cette confusion. C’est un choix mais ça n’est peut-être pas celui qui me permettra de réussir à prononcer « curiosity ». Je peux alors prendre conscience que d’autres choix sont possibles comme, peut-être : « je vais trouver quelle est la syllabe accentuée. » « J’ai le choix entre 5 syllabes accentuées, c’est tout. » « Je sais comment savoir quelle est la syllabe accentuée. »

Si je prends conscience que je veux prononcer un mot transparent comme en français, ça peut être l’occasion d’explorer mes pensées encore un peu plus : pourquoi avais-je envie de prononcer « curiosity » comme en français ? Parce que ça me paraissait plus facile, parce que je n’avais pas envie de faire d’efforts, parce que je me disais que, quand même, les anglophones exagéraient à utiliser nos mots et à déformer leur prononciation ! Je n’ai aucune idée de l’origine du mot « curiosity » mais j’avais décidé que l’effort devait venir des « emprunteurs », c’est-à-dire, dans ma tête, des anglophones ! En pensant ainsi, bien sûr je ne cherchais absolument pas à m’approprier sa prononciation et j’en restais à l’éviter, donc je ne progressais pas.

C’est fou ce qu’un petit mot peut révéler !

Une fois encore, il est important que chaque obstacle soit géré sinon vous n’atteindrez pas votre objectif ! Ce sera tellement facile d’abandonner à la moindre difficulté ! Mais si vous les anticipez, alors vous pourrez poursuivre votre apprentissage en toute sérénité. Vous serez parée !

6. Mission

A vous de jouer à présent !

Quel est le mot que vous souhaitez savoir prononcer ?

Avec quel accent ?

Pour quand ?

Comment allez-vous faire pour apprendre à le prononcer correctement ?

Rappelez-vous des différentes étapes :

– faire un remue-méninges pour obtenir un maximum d’idées

– ordonner chacune de ces idées par ordre de priorité

– établir une durée pour chacune d’entre elles

– les noter dans son agenda

– les réaliser

Et enfin, dernière étape et pas des moindres : quels sont les obstacles, externes et internes, qui surgissent ou pourraient surgir pour chaque étape ?

Quelles stratégies allez-vous leur apporter ?

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, le numéro 104, nous évoquerons le défaitisme, quand on s’apprête à traverser une épreuve, persuadée de n’avoir aucune chance de la réussir.

8. Salutations

« See you next week-end ! Bye ! »

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