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Résumé

Il y a des jours avec un bon accent en anglais, il y a des jours sans. Mais pourquoi donc ? A quoi cette différence est-elle due ? Et que faire ?

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°96. Aujourd’hui, nous allons parler des différents accents que nous prenons en anglais selon le contexte.

2. Préambule

2.1. L’idée de la semaine

Si vous ne devez retenir qu’une seule idée cette semaine, ce serait celle que ce n’est pas votre accent qui vous contrôle mais c’est plutôt l’inverse : vous contrôlez votre accent. Tout commence avec l’état d’esprit !

2.2. Bilan

Avant de commencer, je tiens à vous raconter ce que j’ai appris lors des 7 derniers jours. Lorsque quelque chose ne se passe pas comme prévu, lorsque j’ai planifié par exemple un rendez-vous avec quelqu’un, une sortie dans tel restaurant, et que ça s’avère être impossible parce que le rendez-vous est annulé, le restaurant est fermé ou autre, alors je me sens souvent frustrée.

Or, je viens de comprendre ce que cela devait m’apprendre : je peux accepter de ressentir l’inconfort de ne pas avoir ce que je veux. C’est une nouvelle compétence que je peux maîtriser prochainement, grâce à toutes les opportunités qui se présentent chaque jour à moi de NE PAS avoir ce que je veux.

Je pratique donc délibérément la pensée « je n’ai pas ce que je veux et c’est tout » qui me permet d’accepter, donc de juste accueillir et ressentir l’inconfort, respirer un grand coup et passer à autre chose. Je sais que la prochaine étape sera de me sentir compétente parce que je penserai « je peux ressentir l’inconfort de ne pas avoir ce que je veux. » Alors je foncerai davantage encore vers ce que je veux créer dans ma vie, parce que je saurai que je peux ressentir n’importe quelle émotion.

– Je continue de planifier ce que je veux 24h plus tôt, que ce soit des rendez-vous avec d’autres ou mes menus qui me simplifient tellement la vie. Plus besoin de tergiverser !

– J’arrête de me sentir frustrée ou du moins, j’arrête de vouloir ne pas me sentir frustrée.

– C’est-à-dire que je commence à accepter cette frustration. « Je n’ai pas ce que je veux et c’est tout. »

Et vous ? Comment réagissez-vous lorsque vous n’obtenez pas ce que vous vouliez, que ce soit un rendez-vous, un entretien d’embauche, un poste… ou bien un exercice réussi, votre interlocuteur qui comprend immédiatement ce mot que vous prononcez, etc. ? Et si vous décidiez d’accepter n’importe quelle émotion dans ces cas-là, qu’il s’agisse de la frustration ou du découragement, par exemple ? Que feriez-vous alors ?

2.3. Séance de découverte

Avez-vous téléchargé le guide gratuit à votre disposition sur le site Anglaisance.com, à la page des Bonus ? Il s’agit des Clés de la Confiance en Soi en anglais. Si vous en avez assez de douter de vous rien qu’à l’idée de parler anglais, si vous ne voulez plus regretter de ne pas avoir participé parce que, oui, vous aviez la bonne réponse, si vous voulez enfin pratiquer cette langue sans crainte de quoi que ce soit, ce guide est pour vous ! Profitez-en, il est gratuit.

Et si vous souhaitez aller plus loin dans votre apprentissage de l’anglais et votre rapport à cette langue, je vous propose une séance de découverte, gratuite elle aussi. Qu’est-ce qu’une séance de découverte ? Il s’agit simplement d’une première rencontre entre vous et moi, par téléphone si vous êtes en France métropolitaine, sur le site de vidéo-conférence pratique, facile et gratuit Zoom si vous êtes ailleurs dans le monde. Vous m’expliquez ce qui vous gêne lorsque vous êtes amenée à parler anglais et nous « détricotons » ensemble ce qui se passe alors, dans le contexte, dans votre tête, avant de choisir ce que vous préféreriez comme comportement. Pendant ces 45 minutes, je vous écoute, je ne juge pas, je vous pose des questions, je ne vous impose rien, je vous guide vers votre propre réponse, je vous accompagne vers votre avenir. Voilà tout et c’est beaucoup !

Mais attention, je ne peux proposer qu’une séance de découverte par semaine ! Si vous êtes intéressée, contactez-moi vite sur . Alors, en quoi puis-je vous aider par rapport à la langue anglaise ?

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 95, nous avons parlé de cette petite phrase que j’entends tellement dans la bouche des francophones s’exprimant en anglais : « Sorry, I’m French. » La prononcez-vous ? Pourquoi ? Cette raison vous satisfait-elle ? Autrement dit, vous permet-elle de vous exprimer comme vous le souhaitez ? Si non, pourquoi ?

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons explorer nos variétés d’accent selon le contexte.

5. Contenu

5.1. Constat

En effet, si je me prends pour exemple, même si je reste moi, Nadège Saysana, avec mon bagage linguistique de plus en plus riche au fur et à mesure que les années passent et que les expériences s’accumulent, je me rends tout de même bien compte que je ne parle pas toujours anglais de la même façon. Disons qu’il y a des jours avec et des jours sans. 

5.1.1. Les jours sans

Parfois, j’ai mal dormi, je suis fatiguée et j’ai du mal à m’exprimer même en français. Alors en anglais !

Parfois je suis en présence de Français et je me dis qu’ils attendent beaucoup de moi, que je suis un modèle pour eux donc que je ne dois pas commettre la moindre erreur et c’est justement là que j’en commets le plus parce que je me mets la pression.

Parfois, je suis face à des anglophones inconnus, qui m’impressionnent parce qu’ils me paraissent experts dans un domaine que je ne maîtrise pas et là je perds tous mes moyens : je bafouille, j’oublie mes S, je ne trouve plus ce mot précis que pourtant je connais depuis toujours, je m’y reprends à 3 fois pour prononcer un mot, les mots sortent dans le désordre plutôt que correctement grammaticalement parlant, je rougis, je baisse les épaules, je veux me cacher… 

5.1.2. Les jours avec

Oui, mais parfois je suis fatiguée et je parle pourtant mieux que quand je suis reposée. Alors, pourquoi ?

Parce que justement, je me dis « je suis fatiguée donc je ne vais pas chercher à faire mieux, je vais me contenter de m’exprimer du mieux possible ». Et étonnamment, ça me détend ! Donc je m’exprime mieux.

Parfois, je suis en présence de Français et je me dis que je dois parler anglais mieux qu’eux alors ça me décomplexe et je me lance bien plus facilement, je me mets même en avant parce que ça me fait plaisir d’avoir des compliments.

Parfois enfin, je suis face à des anglophones experts et inconnus et je me dis que puisqu’ils en savent plus que moi, c’est le moment ou jamais de leur demander conseils, de les inviter à partager leur savoir et je me jette à l’eau et je pose des questions compréhensibles et grammaticales.

5.2. Problème

Alors ? Alors c’est déroutant d’avoir cette impression qu’on ne peut pas compter sur son anglais, sur son accent, qu’il fluctue, qu’il varie, qu’on n’a aucun contrôle là-dessus. Et c’est vrai que dès que je crois que je ne maîtrise pas mon accent, étonnamment, je ne maîtrise plus rien. Je me sens totalement incompétente, sans aucun contrôle, et c’est là que je bafouille, m’embrouille, reviens sur ce que j’ai dit, change d’avis sur la façon de prononcer tel mot, me trompe de mots, etc. Et au final, oui, en effet, je me rends compte que je ne peux pas compter sur mon accent.

Mais mon accent n’a rien à voir avec mon résultat : je ne peux pas compter sur mon accent parce que mes actions allaient dans ce sens. Si je bafouille, oui, je rends mon accent plus important qu’il ne pourrait l’être. Si je reviens sur ce que j’ai dit, bien sûr que je rends mon message incompréhensible. Si je change de prononciation en cours de route, alors effectivement je rends mon accent peu fiable. 

Mais ça n’a rien à avoir avec mon accent en tant que tel. C’est parce que je me dis que je ne le contrôle pas que j’agis ainsi.

Mon accent ne fait rien du tout. C’est juste ma façon de m’exprimer, d’articuler, de parler en anglais. Rien de plus. C’est parce que je pense « je ne peux pas compter sur mon accent » que je me sens incompétente, impuissante. Je pourrais choisir de penser plein d’autres phrases au sujet de mon accent. Mais pour l’instant, c’est celle-ci qui m’habite et qui me paraît évidente, inévitable. Même si elle ne l’est pas.

Je pourrais choisir de me sentir bien autrement qu’incompétente et impuissante par rapport à mon accent. Ce ne sont pas des émotions que je trouve particulièrement agréables. Pourtant, pour l’instant, c’est ma réalité et ça n’est pas grave.  

A partir du moment où on se rend compte que notre accent n’y est finalement pour pas grand-chose mais que tout vient de notre état d’esprit, on commence à entrevoir la résolution du problème. C’est-à-dire que si je m’exprime mal avec un fort accent français, c’est parce que je prononce les mots avec des accents différents, que j’hésite, que je bafouille. Parce que je me sens incompétente. Parce que je pense que « je ne peux pas compter sur mon accent. »

Et c’est la même chose pour les 3 situations que j’ai évoquées plus tôt : non, notre accent ne dépend pas du contexte et des conditions, que j’aie bien dormi la nuit précédente, que je sois en compagnie de francophones ou d’anglophones, qu’ils s’expriment mieux ou moins bien que moi. Non, tout est encore une fois dans la façon dont j’appréhende les choses. 

Donc, plutôt que de me dire « j’ai mal dormi la veille donc je vais avoir du mal à m’exprimer », je peux choisir de penser « j’ai dormi la veille et j’ai toujours la capacité de bien m’exprimer en anglais. »

Plutôt que de penser que « en tant que modèle, je n’ai pas droit à l’erreur » face à des Français, je peux choisir de penser « je suis un exemple pour eux de ce qui est possible, parfaitement imparfaite et authentique comme toujours » et hop, la pression retombe.

Plutôt que de penser « ces anglophones savent tellement plus de choses que moi », je peux choisir de penser « parce que j’apprends, j’ai le droit de poser des questions et de faire des erreurs ».

Et enfin, plutôt que de penser « je ne peux pas compter sur mon accent », je peux choisir de croire « je peux toujours compter sur moi ». Si je choisis de croire cette petite phrase, alors je me sens rassurée car, oui, je sais que je serai toujours là pour moi (de toute façon, je n’ai pas trop le choix, je suis avec moi 24h sur 24 !). Et je sais aussi de mieux en mieux que je peux ressentir n’importe quelle émotion. Si j’ai du mal à m’exprimer malgré mes efforts, je sais que je pourrais ressentir la déception, le découragement, la honte, la culpabilité, peut-être… Je sais aussi que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour me sentir mieux, pour continuer à aller de l’avant, pour avoir ce que je veux aussi. 

6. Mission

A vous de jouer à présent !

Avez-vous également remarqué que votre accent anglais n’était pas toujours le même ?

Quelles sont les différences dans le contexte et dans votre façon de vous exprimer ?

Que se passe-t-il donc ? Autrement dit : que pensez-vous du contexte, des circonstances ?

Comment vous sentez-vous lorsque vous pensez ainsi ?

Que faites-vous alors lorsque vous vous sentez ainsi ?

Quel impact ces actions ont-elles alors pour vous par rapport à votre accent ?

Cela vous convient-il ?

Pourquoi ?

7. Annonce du prochain épisode

La semaine prochaine, je vous propose un épisode spécial pour ceux et celles qui se croient rouillés à la rentrée.

8. Salutations

« See you next week-end ! Bye ! »