Vous arrive-t-il de penser « je vais le finir » lorsque vous êtes en plein divertissement au moment même où vous devriez vous mettre au travail ? Voici comment accepter de ne pas finir ce qui n’était pas prévu.

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°98. Aujourd’hui, nous allons voir comment se détourner de ses distractions.

2. Préambule

2.1. L’idée de la semaine

Si vous ne devez retenir qu’une seule idée cette semaine, ce serait celle que pour se laisser le temps d’apprendre il faut tout d’abord accepter de ne pas se consacrer à des distractions.

2.2. Bilan

Avant de commencer, je tiens à vous raconter ce que j’ai appris lors des 7 derniers jours. Je me rends compte qu’il m’arrive fréquemment de penser « il faut le finir » quand il reste un aliment en petite quantité et surtout si je sais qu’il risque d’être perdu ou qu’on n’aura pas l’occasion de le finir.

Sauf que quand je pense « il faut le finir », pour ne pas le gâcher, ça veut souvent dire, pour moi « je dois le finir à tout prix, maintenant ». Donc je me sens obligée de finir, disons le morceau de pain, et je le mange donc. Sauf qu’ensuite j’ai mal au ventre et je finis ma nuit plus tôt que prévu.

C’est justement le sujet que nous allons explorer plus en détail aujourd’hui.

Je me sens obligée non pas parce qu’il reste du pain mais parce que je crois qu’il faut le finir. Je le finis non pas parce qu’il y a 1 tranche de pain mais parce que je me dis qu’il faut le finir. Je finis ma nuit trop tôt non pas parce qu’il y a du pain (ça n’a pas de sens !) mais parce que je suis persuadée qu’il faut le finir. Et je ne suis pas obligée de me sentir obligée de le finir quand il y a du pain décongelé. Je pourrais me dire « c’est parfait pour aller à la rencontre des SDFs de la station de métro la plus proche ! ». Parce que la pensée est « il faut le finir », pas « je dois le finir ». J’ai cette injonction dans ma tête mais elle n’est pas forcément pour moi. Et puis de toute façon ce ne sont que des mots, pas un impératif, une loi. Je ne suis pas obligée de croire que c’est la seule pensée à ma disposition, même si, bien sûr, mon cerveau y retourne parce qu’il l’a tellement integrée depuis l’enfance. Et que je veux garder cette pensée : s’il y a de la nourriture, oui, je ne veux pas qu’elle soit gâchée, surtout quand je sais qu’autour de moi, il y a des gens qui en ont besoin, plus que moi. Donc j’aimerais bien garder cette pensée, mais changer d’actions. Ca peut être un cadeau. Il n’y a pas non plus d’urgence contrairement à ce que je crois quand j’entends dans ma tête « il faut le finir ». Je peux insérer cet espace-temps. Oui, ce sera fini. Tout va bien. Qu’est-ce qui presse ?

– Donc je continue de préparer mes petits plats 24h plus tôt.

– J’arrête de prendre la responsabilité de tous les aliments et,

– Je commence à partager plus systématiquement avec ceux qui en ont plus besoin que moi.

Et vous ? Vous arrive-t-il de penser « il faut le finir » quand, peut-être, vous êtes prise dans une partie de jeu ou en plein chapitre palpitant, plutôt que de vous mettre à l’anglais, comme vous l’aviez pourtant prévu plus tôt ?

Pourquoi ? Croyez-vous que vous devez finir tout ce que vous entreprenez ?

Vous serait-il possible de penser autrement ? Pourquoi ou pourquoi pas ?

Nous allons en parler aujourd’hui.

2.3. Séance de découverte

Nous pouvons bien entendu en parler lors d’une séance de découverte du coaching.

Pour cela, il vous suffit de me contacter sur . Je suis impatiente de vous rencontrer et de vous aider !

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 97, nous avons parlé de cette rouille, réelle ou imaginaire, que nous ressentons au moment de la rentrée, lorsqu’il s’agit de reprendre nos anciennes habitudes. Cela vous arrive-t-il lorsque vous reprenez le travail en anglais ? Pourquoi donc ? Comment vous sentez-vous quand vous vous dites être rouillée ? Que faites-vous alors ? Quel est donc l’impact de votre comportement sur votre travail en anglais ?

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons voir comment se détourner de ses distractions.

5. Contenu

Pour en revenir à cette petite pensée dont je vous parlais plus tôt « il faut le finir », que décidément je pense beaucoup, et qui me conduit, machinalement, à finir le pot de beurre de cacahuètes quand pourtant mon repas est achevé et que je n’ai plus faim, je me suis rendu compte que, quand je pensais « tiens, je vais le finir ! », je me sentais bien. J’ai l’impression de faire une bonne action. Bien sûr !

Quand je pense « je vais le finir », je me sens soulagée parce que je sais que oui, je vais le finir, que le grave problème qu’est ce reste, ce morceau de pomme ou de fromage, peu importe, va bientôt disparaître. J’ai la solution ! Et je la pratique depuis longtemps. Tout va bien donc sauf qu’en finissant ce petit bout de quelque chose, voire différents bouts de quelque chose, je mets fin à mes progrès.

Et bien sûr, je parle d’alimentation, mais c’est la même chose avec toutes nos distractions. Si on se laisse finir son courriel à sa meilleure amie, son film voire même toute la saison de sa série préférée alors, même chose, on met fin à ses progrès en anglais. On consomme, passivement, mais on ne se met pas en action : on ne crée pas cette lettre commerciale qu’il faut pourtant bien envoyer, on ne prépare pas le diaporama de cette réunion qui est pourtant déjà organisée, etc. Finir un divertissement met aussitôt fin à des objectifs pourtant plus importants. Cela vous arrive-t-il parfois, souvent, toujours ?

Et ce qui est intéressant, c’est que le jeu vidéo, le film, l’épisode ou la saison entière, le chapitre ou le courriel ne créent pas notre soulagement. Non : un jeu vidéo, un film, un épisode, toute une saison, un chapitre, un courriel ne peuvent en aucun cas, jamais, même si on y croit dur comme fer, créer la moindre émotion. C’est impossible. Rien ni personne ne peuvent créer un soulagement, cette vibration légère qu’on ressent dans notre corps. Tout simplement parce que les émotions ne viennent pas de l’extérieur, quoi que ce soit, être humain ou objet, mais elles ne peuvent être générer que par nos pensées. Et ces pensées qui créent ce soulagement peuvent être « je vais le finir » comme « je détiens la solution immédiate ». Voilà ce qui déclenche ce soulagement.

Et comme nos actions ne proviennent non pas d’un élément extérieur comme un être humain ou un objet, mais d’une pensée, c’est ce choix, « je vais le finir », qui génère ce soulagement. Et on finit ce qu’on avait commencé, que ce soit le paquet de chips, la cigarette, le coup de fil, le jeu vidéo, etc. non pas à cause de ce paquet, cette cigarette, ce coup de fil, ce jeu vidéo, mais en raison de ce soulagement qu’on ressent et qu’on a créé en se disant « je vais le finir ».

Et cet élément extérieur, qu’il s’agisse du paquet de cigarettes, du courriel, du chapitre, de l’épisode, ne peut en aucun cas mettre fin à nos projets de travail en anglais : impossible ! Ca n’est pas logique. Il n’y a aucun lien entre cet élément extérieur, inerte, et l’impact que nous créons dans nos vies. Car il s’agit bien de ça : d’une création dont nous sommes responsables. Et si nos projets de passer 1 heure à rédiger notre lettre commerciale, à sélectionner les photos adéquates et les légendes anglaises de notre diaporama prennent fin, c’est parce que nous avons décidé de penser « je vais le finir » lorsque nous pensions à notre jeu vidéo, notre cigarette, notre film…

Mais c’est totalement un choix qui nous appartient. Nous aurions pu choisir de penser « je vais le finir » justement à propos de ce travail qui nous attend et que nous repoussons. Simplement, comme nous n’avons pas encore commencé, la fin nous paraît très distante. Et nous attachons probablement plus de pensées plaisantes à notre distraction, quelle qu’elle soit, courriel, chapitre, jeu vidéo, chocolat, etc.

Mais si notre soulagement est le moteur de notre action, si on agit et termine ce qu’on avait commencé parce qu’on se sent soulagé, alors on peut se sentir soulagé en pensant également « je peux prendre le temps de finir ».

Je ne suis pas obligée de finir le chocolat, la série ou la saison complète, la cigarette, le chapitre… Je pourrais parfaitement reprendre plus tard, même si je dois recommencer une partie. Le plaisir sera toujours à ma disposition. Le chocolat se conserve aussi très bien. Le passage où je vais m’arrêter sera indiqué par un marque-page. Vraiment aucune raison de me mettre la pression.

Je reste aux commandes, je choisis quand je me détends avec mes distractions préférées. Je peux donc lâcher prise par rapport à ce chapitre, ce jeu vidéo, ce courriel…

Lâcher prise dans ce domaine me permettra de découvrir le plaisir également en faisant de l’anglais. Car c’est quand on lâche prise qu’on obtient ce qu’on veut. Si je ne me cramponne pas à cette cigarette, ce chapitre, ce courriel comme si je n’allais plus jamais prendre de plaisir après, et surtout pas en anglais, alors je m’autorise justement à être curieuse et à créer cette nouvelle possibilité : apprécier mon travail en anglais. Car, oui, c’est possible ! Bien sûr, si vous m’avez suivie jusque là, vous savez que l’anglais, comme le chapitre, le courriel, le paquet de chips, ne procure pas de plaisir. Sauf si on décide que c’est plaisant. Si je me dis que j’aime ça, que c’est agréable, alors je vais ressentir des émotions plaisantes, je vais me sentir motivée, pleine d’énergie. 

Alors, que faire lorsqu’on pense « je vais le finir » et qu’on a l’impression de ne pas pouvoir s’arrêter, que c’est au-delà de nos possibilités, que la machine est lancée et que toute pause est strictement hors de notre portée ?

Si je me dis au sujet d’un roman passionnant, d’une partie de jeu vidéo, d’un paquet de bonbons, etc. « je peux prendre le temps de le finir », là aussi je peux ressentir du soulagement, une autre sorte que lorsque je me dis « je vais le finir ». C’est plus tranquille, plus apaisé, plus agréable aussi car je sais que le plaisir va s’étendre dans la durée. En conséquence, je ne finis pas ma partie d’échec, mon roman, le paquet de bonbons ou quoi que ce soit d’autre d’un coup.  Non, je me laisse le plaisir de traîner dans l’accomplissement de ce projet, tout en en éprouvant du plaisir rien qu’à l’idée de m’y remettre. Par conséquent je poursuis la progression de ma distraction, mais sur le long terme.

Ce qui me permet, en parallèle, de développer une nouvelle compétence, cette fois-ci liée à mon travail en anglais. Et c’est justement le 2e point dont je vous parlerai la prochaine fois.

6. Mission

A vous de jouer à présent !

Vous arrive-t-il de créer cette pression en voulant continuer une distraction tout en sachant que vous devriez faire autre chose ?

Pourquoi ? En d’autres termes, d’où vient cette pression ?

Que faites-vous sous le coup de cette pression ?

A quel résultat aboutissez-vous ?

Qu’en pensez-vous ?

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, le numéro 99, nous verrons comment se laisser le temps d’apprendre.

8. Salutations

« See you next week-end ! Bye ! »


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