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Vous sentez-vous rouillée à la rentrée ? Pourquoi ? Savez-vous que ça n’a rien d’obligatoire ?

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°97. Aujourd’hui, nous allons parler de cette sensation d’être rouillée qu’on peut avoir à la rentrée, quand on se remet à l’anglais.

2. Préambule

2.1. L’idée de la semaine

Si vous ne devez retenir qu’une seule idée cette semaine, ce serait celle que « être rouillée » n’est pas un fait, objectif, neutre, observable par un scientifique. Non, il s’agit juste d’une idée qu’on a et qu’on n’est pas obligé de garder.

2.2. Bilan

Avant de commencer, je tiens à vous raconter ce que j’ai appris lors des 7 derniers jours. Je cherche toujours, comme je me le suis promis en décembre 2018, à respecter mes menus prévus 24h plus tôt. C’est mon objectif pour cette année entière car j’ai toujours eu beaucoup de mal à ne pas « céder aux tentations », à ne pas grignoter entre les repas ce que je savais pourtant ne pas être bon pour mon petit corps, comme des sucreries, et en nombre.

Depuis janvier dernier, j’ai appris ce que mon corps préférait consommer pour mieux fonctionner. Pourtant, il reste parfois difficile de ne pas manger autre chose. Et je sais que, lorsque je ne fais pas ce que j’ai prévu, j’ai tendance à m’en vouloir, à me faire des reproches… Ce qui n’arrange rien !

J’ai donc décidé de me montrer plus curieuse. Vous le savez si vous m’écoutez depuis longtemps, la curiosité est une émotion. Et les émotions naissent dans nos pensées. Donc je choisis de penser « je veux savoir ce que je ne sais pas encore » ou « je veux comprendre ce que je ne comprends pas encore » ou encore « je veux savoir faire ce que je ne sais pas encore faire ». Ca me permet de me montrer plus objective, plus ouverte et plus attentive aussi aux résultats que je crée. En comprenant mieux ce qui se passe quand je ne fais pas ce que j’ai prévu de faire, je vais pouvoir rectifier mes erreurs de pensée jusqu’à obtenir mon résultat : m’en tenir à ce que j’ai prévu.

– Je continue donc de planifier 24h plus tôt ce que je vais manger – qu’est-ce que c’est pratique !

– J’arrête de m’en vouloir absolument quand je grignote en plus de ce que je voulais manger.

– Je commence à me montrer véritablement curieuse, à faire attention à ce qui se passe quand j’ai envie de manger plus et autre chose, sans juger, avec une réelle fascination.   

Et vous ?

Quel objectif souhaitez-vous atteindre en anglais ?

Que devez-vous faire régulièrement pour ça ?

Y arrivez-vous systématiquement ?

Que pensez-vous de vous quand vous faites autre chose ?

Vous faites-vous des reproches ou cherchez-vous à comprendre avec curiosité ?

2.3. Séance de découverte

Ce n’est pas toujours facile de comprendre seule ce qui se passe dans notre tête. On ne voit pas toujours ce qui cloche dans un univers qui nous est si familier. C’est là que l’expertise d’un coach peut aider. J’ai l’habitude de repérer ce qui empêche d’atteindre ses objectifs et je sais que je peux.

Sachez que je propose une seule et unique séance hebdomadaire de découverte du coaching à la première d’entre vous qui me contactera sur . En avez-vous déjà profité ? Avez-vous déjà fait cette expérience du coaching ? Ce serait dommage de vous en priver – cela peut changer votre vie ! Alors, quel est votre problème le plus pressant lorsqu’il s’agit de la langue anglaise ?

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 96, nous avons parlé de nos différences d’accent selon le contexte, mais en fait, il ne s’agit pas tant du contexte que des émotions ressenties : plus ou moins en confiance, on s’exprimera plus ou moins intelligiblement. Et d’où vient cette confiance ? Vous l’avez découvert si vous avez téléchargé le guide gratuit « Les clés de la confiance en soi en anglais » à la page des Bonus sur le site Anglaisance.com, toujours à votre disposition : il s’agit de notre état d’esprit. Donc plutôt que de constater que notre accent varie selon le contexte, on peut décider à l’avance de se sentir sûre de soi parce qu’on pensera délibérément des petites phrases comme « et si je m’exprimais intelligiblement, malgré mon accent français ? », « peut-être mon accent français n’est-il pas un handicap », « je sais parler anglais », « quoi qu’il arrive, je vais trouver comment me faire comprendre »…

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons explorer la pensée « je suis toute rouillée », très présente en ce mois de septembre, période de rentrée chez moi, en France.

5. Contenu

5.1. Constat

Les vacances se sont achevées, c’est le moment de reprendre les automatismes : le chemin de l’école pour les enfants, les habitudes de travail pour les grands. On se remet en marche après une plus ou moins longue pause, comme on rallume un ordinateur qu’on a laissé en veille.

5.2. Problème

Oui, mais, le problème, c’est que l’ordinateur a un peu de mal à reprendre ses esprits. Ca ne va pas sans mal. On continue de se coucher un peu trop tard pour se lever à nouveau aux aurores, on est fatigué le lendemain, on oublie des étapes cruciales dans des procédés qu’on maîtrisait pourtant à la perfection avant l’été, nos muscles sont tout endoloris après la 1ère séance de sport depuis 2 mois… 

Et comme c’est un état un peu général, chez nous et chez les autres, en ce mois de septembre, on se laisse à penser, comme tout le monde, qu’on est toute rouillée à la rentrée !

Ainsi, moi la 1ère, je me suis surprise à me dire « je suis toute rouillée après un mois sans coacher ». Je choisis donc aujourd’hui de partager cette expérience avec vous – insérez simplement le domaine dans lequel vous vous sentez toute rouillée, qu’il s’agisse de reprendre le dialogue avec vos partenaires commerciaux, avec vos clients ou avec vos supérieurs hiérarchiques…

5.2.1. Avantages

Mais pourquoi choisir cette pensée ? En quoi est-elle utile ?

Elle est utile parce qu’elle explique et justifie nos erreurs de reprise. J’oublie de brancher mon micro parce que je suis toute rouillée, bien sûr. Je ne pense pas à poser cette question, pourtant essentielle, parce que mon esprit sommeille encore, est encore en vacances.

Et puis ça me permet de me sentir proche de mes semblables, qui ont tout autant de mal que moi à être aussi efficace qu’ils l’étaient avant juillet.

Sauf que cette pensée n’a pas que des avantages, loin de là.

5.2.2. Inconvénients

Parce que si je me dis que je suis toute rouillée, je me dis quand même que je suis comme figée, totalement sous l’emprise de la rouille, de quelque chose qui m’échappe, qui me cloue au sol, comme une fatalité.

Et alors j’ai peur de ne pas savoir quoi faire, même si je sais que c’est une histoire que je me raconte, qu’en fait, bien sûr que je sais ce que je fais. J’ai peur de ne pas savoir aider, même si j’ai pourtant des preuves que si, j’en suis encore capable.

C’est un problème parce que j’aime aider et j’ai l’impression que je n’aide que si on me le dit. Je n’en prends pas moi-même conscience. Je me fie aux commentaires qu’on peut me faire, pas à mon savoir-faire. Pourtant, je sais aussi qu’on peut ne pas me le dire et pourtant être aidé, tout comme on peut me le dire et ne pas le croire. Donc je ne peux me fier qu’à moi et mes histoires. Je préfère décider que je vais savoir aider mes clients, d’une manière ou d’une autre.

Bien sûr, le plus important, c’est la façon dont j’interprète cette sensation d’être « rouillée » : être toute rouillée, pour moi, ça veut dire risquer de ne pas faire mon travail convenablement, efficacement. Ca ne me va pas.

Heureusement, en tant que coach, je sais qu’il y a cette histoire que je crois et les faits qui, eux, ne mentent pas. Ils sont neutres, ennuyeux et incontestables : je n’ai pas travaillé pendant mes vacances (et c’est un peu le principe !). Il est aussi vrai que je me suis coachée tous les jours comme toujours (même si je crois que ça ne compte pas, alors que je suis ma cliente la plus fidèle et la plus difficile !).

Donc, à partir du moment où j’admets de le voir, le seul fait indéniable est que je n’ai coaché personne d’autre que moi durant mes vacances.  

Lorsque je pense à ce simple fait, c’est là que je me raconte cette histoire que « je suis toute rouillée ». Et lorsque je me dis « je suis toute rouillée », c’est là que je me sens incompétente. Et quand je me sens incompétente, je doute, je rumine, je ne me vois pas poser de bonnes questions, repérer les pensées qui ne les aident pas… Par conséquent, je reste rouillée.

Et ce qui est intéressant, c’est que je crois que le fait de n’avoir coaché personne d’autre que moi durant mes vacances me rend incompétente. Alors qu’en fait, c’est parce que je pense « je suis toute rouillée » que je me sens incompétente. Ca n’a rien à voir avec le fait que je n’ai coaché que moi durant mes vacances. C’est vrai que je pourrais penser tout autre chose, comme « je suis bien reposée après cette pause et pleine d’énergie pour repérer les histoires de mes clientes ». Mais non, mon cerveau, entraîné par l’habitude, me propose « je suis toute rouillée ». Et le fait que je n’ai coaché que moi durant mes vacances n’est rien que ça : moi coachant moi et personne d’autre pendant ma pause estivale. Rien de plus.

Je sais que c’est vrai et ça me permet de me rappeler que durant l’été, j’ai aussi révisé tous les cours précédant ma certification et que j’en ai donc profité pour constater mes progrès considérables, indéniables, depuis octobre dernier. Ce qui était nouveau entre octobre 2018 et mars 2019 fait partie de mon quotidien aujourd’hui, même lorsque je me repose. J’ai profité de l’été pour approfondir tranquillement mes connaissances.

Pourtant, ça n’est pas la pensée spontanée que mon cerveau me propose. Non : il veut que je croie « je suis toute rouillée. »

Et je sais aussi, intellectuellement, que le fait de n’avoir coaché personne d’autre que moi durant mes vacances ne peut pas me faire douter, ruminer, ne pas poser de bonnes questions, repérer les pensées qui n’aident pas mes clientes, etc. Je vois bien qu’il n’y a pas de rapport entre ce passé, ces vacances et ce que je fais aujourd’hui au travail. Car la seule raison pour laquelle je doute, rumine, ne pose pas les questions les plus pertinentes, c’est ma décision de penser « je suis toute rouillée. » C’est un choix à 100%. Et c’est le mien.

Et c’est là que je me rends compte que, oui, en effet, cet été, j’ai aussi appris une petite technique qui m’avait échappé durant ma formation et d’ailleurs, je vous la montre : séparer chaque action et démontrer qu’elle ne peut pas provenir de ces circonstances. Ainsi, si je rumine, ça n’a rien à voir avec le fait que je n’ai coaché que moi pendant mes vacances. Ca n’a aucun rapport, aucune logique. C’est uniquement parce que je pense « je suis toute rouillée » que je rumine, que je pense à tout ce que je ne sais plus faire, soit-disant.

Et si je doute, ça ne peut pas être dû au fait de n’avoir coaché que moi durant mes vacances. Je pourrais très bien penser que je me suis ressourcée, que j’ai lâché prise et rechargé mes batteries. Mais au lieu de ça, je choisis de penser « je suis toute rouillée » et c’est cette pensée qui me fait douter.

Et si je ne pose pas les questions les plus pertinentes, ça n’a rien à voir avec le fait de n’avoir coaché aucune cliente pendant mes vacances, même si mon cerveau a du mal à le croire. Non, c’est uniquement dû au fait que je crois être toute rouillée.

Et si je ne repère pas tout de suite les pensées qui n’aident pas mes clientes, ce n’est pas parce que j’ai passé mes vacances à ne coacher que moi. C’est parce que je choisis de croire que je suis toute rouillée. Je pourrais très bien me dire, à la place, que me concentrer sur ma cliente la plus difficile et la plus fidèle, à savoir moi-même, m’a permis de mieux repérer les pensées limitantes qui sont les miennes et que je ne voyais pas jusqu’à présent. Et c’est vrai ! A présent, je vois de mieux en mieux des croyances qui me semblaient des faits, neutres, objectifs, absolument véridiques. Mais qui n’étaient en fait que des histoires que je croyais dur comme fer.

Quand je sépare chaque action, comme ça, et que je la relis aux circontances puis à ma pensée, je vois bien que ça a encore plus de poids, d’impact. Ca, je l’ai justement appris au mois d’août quand j’ai l’impression d’avoir tout oublié. Au contraire, j’ai vraiment approfondi. Et ça n’est pas fini. « Au mois d’août, j’ai approfondi et ça n’est pas fini ! » me paraît une pensée infiniment plus utile que « je suis toute rouillée » !

Je crois que le fait de n’avoir coaché personne d’autre que moi durant mes vacances a cet impact sur moi qui est que je reste rouillée. Mais non ! En fait, je reste rouillée parce que je crois être déjà toute rouillée. C’est ce choix de croire « je suis toute rouillée » qui me conduit à ce résultat de rester toute rouillée. Et le fait que je reste toute rouillée confirme la pensée de départ, « je suis toute rouillée ». Pourtant, elle est optionnelle et il m’appartient de la changer si je le désire.

Quand je me rends compte que, malgré mes habitudes et ma croyance de la rentrée, j’ai tout de même le choix, la liberté de penser ce que je veux à propos de la reprise, je me dis que, non, vraiment, le coaching est indispensable ! Ca paraît un détail, cette petite ritournelle dans ma tête, « je suis toute rouillée », mais son impact dans ma tête et dans ma vie est de taille. Ca n’est vraiment pas négligeable.

Et à chaque fois que je me dis être « toute rouillée », je me rappelle alors que je me sens incompétente uniquement parce que je choisis de penser “je suis toute rouillée”. Absolument pas indispensable.

Faire cette pause sur cette petite pensée, sur ces 4 mots, m’a permis d’y voir plus clair et de me rappeler les faits, régulièrement, systématiquement. Je n’ai pas coaché qui que ce soit d’autre que moi pendant mes vacances. Et alors ? Ca ne veut rien dire de ma valeur, de mes compétences, de mes capacités à coacher. C’est totalement dans ma tête que ça se passe. Dans la réalité, rien de rien. Les circonstances sont juste cette pause des vacances et c’est tout. Rien de plus. Ca ne veut rien dire du tout sauf si je me raconte que ça amenuise, limite mes compétences. Et ce n’est pas du tout ce que je veux croire. Je veux, au contraire, être pleine d’assurance. Et pour ça, je n’ai pas besoin de penser que je suis toute rouillée. Je ne suis pas rouillée. Je ne veux même pas y penser.

Et c’est alors que je me rappelle que je n’ai probablement pas perdu quoi que ce soit durant la pause, mais gagné en maturité. Et que je me rappelle que quand j’apprenais à conduire, je conduisais mieux après les vacances. Et que quand on a passé la nuit à dormir, on est bien plus efficace que lorsqu’on a passé une nuit blanche. 

Je me rends donc compte que cette pensée « je suis toute rouillée » me dessert, qu’elle me fait perdre mes moyens alors que j’ai les mêmes qu’avant les vacances, je ne me suis pas remise à zéro entre temps, tout ne s’est pas effacé. C’est toujours là, même si je crois que c’est en hibernation. C’est juste un choix.

Et je n’aime pas du tout me sentir incompétente. Je ne veux pas de cette émotion. C’est juste que j’ai encore l’impression que cette rouille est inévitable, que je n’ai pas le choix.

Et il n’y a aucun intérêt à croire « je suis toute rouillée ». J’ai juste peut-être l’impression de faire partie d’un mouvement, que beaucoup seraient d’accord avec moi qu’après les vacances on a besoin d’un nouveau temps d’adaptation, de reprise, etc. Mais ça pourrait être faux ! Ou alors ça n’est pas parce qu’on est plusieurs à avoir cette croyance que c’est autre chose que ça : une simple croyance.

Et si je n’avais pas besoin d’un temps de reprise, d’échauffement, que je pouvais reprendre avec la même efficacité qu’avant les vacances ? Et même mieux encore ? Je me dis que c’est très intéressant. Peut-être vais-je être meilleure encore aujourd’hui que je ne l’ai jamais été. Pourquoi pas? Puisque mes pensées sont optionnelles autant choisir celles qui me plaisent. Comment vais-je être encore meilleure aujourd’hui ? Pourquoi vais-je être encore meilleure aujourd’hui ?

Et là, je peux penser à ma Future Moi, celle qui ne croit plus être rouillée à la rentrée. Quel conseil pourrait-elle me donner ? “Fais comme toujours – sois toi-même, hyper professionnelle et tout ira bien. Ton professionnalisme n’est jamais rouillé.” Et ça, je le crois déjà, alors c’est facile !

6. Mission

A vous de jouer !

Vous arrive-t-il de vous sentir rouillée à la rentrée ?

Dans quel domaine ?

Quelle émotion ressentez-vous alors ?

Que faites-vous ?

Quel est alors l’impact de ce comportement dans votre vie ?

Qu’en pensez-vous ?

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, nous évoquerons ce reproche qu’on se fait parfois lorsqu’on apprend une nouvelle compétence : « je suis beaucoup trop lente ! »

8. Salutations

« See you next week-end ! Bye ! »