C’est un fait, la majorité des films sont diffusés doublés en français en France. Pourtant, ça n’est pas un obstacle à votre apprentissage de l’anglais. Voici pourquoi.

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°91. Aujourd’hui, nous allons parler des médias français, et de l’impact de leur choix de doubler les documents en français sur notre niveau d’anglais.

2. Préambule

2.1. L’idée de la semaine

Si vous ne devez retenir qu’une seule idée cette semaine, ce serait celle qu’un film ou une série en version originale ne peut pas améliorer votre anglais. Pour que progrès il y ait, il faut forcément que vous vous impliquiez.

2.2. Bilan

Pour commencer, je tiens à vous raconter ce que j’ai appris lors des 7 derniers jours. J’ai pris conscience, plus que jamais, que chaque pensée était un choix. A chaque fois que je reviens sur mes pensées, je me rends compte que c’est comme si j’atteignais une couche plus profonde, encore et encore, comme si j’épluchais un oignon.

Chaque pensée est un choix.

Ce qui signifie que quand je crois ne pas être capable de suivre mes pré-décisions, de faire exactement ce que j’ai prévu la veille, alors c’est un choix de pensée, de croyance. Qui va entraîner un autre choix, celui d’une émotion. Je vais me sentir incapable, incompétente. C’est un choix. Et cette émotion choisie va entraîner des actions. Je ne vais pas faire ce que j’avais prévu de faire, par exemple acheter des légumes pour préparer une salade fraîche. Je ne vais donc pas manger la salade pourtant décidée la veille. Ce qui va conduire à un dernier choix : mon résultat. Je vais me prouver qu’en effet, je ne suis pas capable de respecter mes pré-décisions et je vais pouvoir consulter les preuves que j’accumule à ce sujet.

Mais puisque toutes ces étapes sont des choix, je ne suis donc pas obligée de me prouver que je ne suis pas capable. Je ne suis pas obligée de ne pas manger ma salade que je n’ai pas préparée faute de l’avoir achetée. Rien ne me force à me sentir incapable, incompétente. Rien ni personne ne m’impose de croire que je ne vais pas être capable de respecter ce que j’ai prévu la veille. Ce choix m’appartient à moi et à moi seule. Personne ne peut trafiquer mes circuits cérébraux pour décider d’aller, à ma place, malgré moi, dans telle ou telle direction. Je ne suis pas une marionnette. J’ai toujours le choix. A commencer par le choix de cette croyance que, oui, je suis capable de dire « oui » à ce que j’avais décidé la veille. Il suffit de me dire « oui ». Et d’observer ensuite les conséquences de ce choix.

Si je crois « je suis capable de suivre mes pré-décisions » alors je vais me sentir compétente, capable.

Si je me sens compétente ou capable, alors je vais me diriger vers mon magasin de fruits et légumes habituels et je vais acheter tous les ingrédients nécessaires pour concocter ma salade, je vais suivre la recette prévue, je vais manger ma salade faite maison.

Si je déguste ma petite salade comme prévu, alors je vais me prouver que, oui, je peux suivre mes pré-décisions, que j’ai effectivement cette capacité.

Et je vais me sentir de plus en plus capable, de plus en plus confiante en mes capacités de respecter mes choix.

Alors pourquoi ne pas commencer par choisir très soigneusement les pensées qui m’habitent, avec autant de soin que je mets à sélectionner mes tomates ? Cette décision n’appartient qu’à moi et je sais à quel point elle peut m’être bénéfique. Aucun effet secondaire à déplorer.

– Je continue donc d’élaborer mes menus 24h plus tôt.

– J’arrête de croire que l’échec est inévitable car je suis incapable de respecter mes pré-décisions.

– Bien au contraire, je commence à choisir de croire que j’ai cette capacité de faire le bon choix au niveau de la pensée. Je choisis de faire le bon choix : je choisis ma pensée, je choisis mon émotion, mes actions et donc, mon résultat. Quelle chance j’ai de pouvoir tout choisir !

Et vous ? Que choisissez-vous de croire par rapport à vos capacités à parler l’anglais ?

Vous rendez-vous compte que vous pouvez sélectionner n’importe quelle pensée, n’importe quelle croyance ?

Qu’en pensez-vous ?

2.3. Témoignage

Avez-vous consulté la page des témoignages sur le site d’Anglaisance, Anglaisance.com ? Sachez que mes créneaux pour les séances de découverte du coaching sont complets jusqu’en septembre, mais contactez-moi sur pour fixer un rendez-vous pour la rentrée. Alors, qu’est-ce qui vous gêne le plus lorsqu’il s’agit de la langue anglaise ?

Peut-être est-ce votre confiance en vous ? Si tel est le cas, sachez que j’ai créé un court document intitulé « Les clés de la confiance en soi en anglais. » Vous y trouverez les 10 étapes vous permettant d’oublier le doute, l’hésitation, les blancs, etc. Il vous suffit de vous rendre sur le site Anglaisance.com, à la page des Bonus, et de vous inscrire en notant tout simplement votre prénom et votre meilleure adresse de courriel pour y accéder. Grâce à cela, vous pourrez non seulement être plus à l’aise en anglais mais aussi recevoir une notification chaque vendredi lorsque le nouvel épisode d’Anglaisance paraît. Vous recevrez également chaque lundi une pensée hebdomadaire, en anglais, traduite en français, sous forme de proverbe ou de citation. N’hésitez pas !

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 90, nous avons étudié 3 étapes pour faire la paix avec sa scolarité en anglais. Autrement dit, nous avons séparé les faits, neutres, objectifs, irréfutables, de l’histoire qu’on se raconte actuellement à leur sujet. Et 3e et dernière étape, nous avons réécrit cette histoire pour qu’elle nous serve mieux.

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, je vous propose d’utiliser ces mêmes 3 étapes mais au sujet de nos médias.  

5. Contenu

5.1. Constat

5.1.1. TV

Je vous le disais dans l’épisode 87, contrairement à d’autres pays, la France a choisi de diffuser ses séries télé et films non pas en VO mais doublés en français. C’est un fait. Il suffit d’allumer une télévision et les séries et films étrangers ont été doublés par des comédiens français et c’est la 1ère langue qu’on entend, même s’il est possible, pour certains films ou certaines séries, de retrouver la version originale en appuyant sur un bouton de sa télécommande. C’est irréfutable. On peut en faire le constat, tout le monde serait d’accord.

5.1.2. Cinéma

Il est également rare de trouver des films en anglais au cinéma, mis à part dans des situations très particulières ou dans les grandes villes. Et là encore, tout n’est pas diffusé en VO. On pourrait établir des statistiques sur la proportion de films diffusés en langue française par rapport à la version originale. C’est neutre, objectif. Rien à dire à ça.

5.1.3. Exposition

Autre fait irréfutable : plus on est exposé à une langue, plus il nous est facile de progresser. Autrement dit, si on veut acquérir un bon accent en anglais, il faut bien qu’on l’entende le plus souvent possible.

Alors ?

5.2. Problème

5.2.1. Histoire actuelle

Alors, l’histoire qu’on se raconte à propos de ces 3 faits ne nous rend probablement pas service.

Par exemple, « c’est bien dommage parce que bien sûr que ça aide d’avoir un modèle authentique à portée d’oreille, de baigner dans l’anglais du matin au soir, comme une 2e peau.

C’est comme si les autorités, les décideurs ne voulaient pas notre bien, comme des parents hyper-protecteurs qui nous facilitent tellement la vie, qui font tout pour nous, à tel point qu’on est totalement démunis et incapables de se débrouiller seuls.

Non, vraiment, ils devraient changer leur façon de faire, quels que soient ces gens qui décident.

Ca ne devrait pas se passer comme ça, ce ne serait quand même pas si compliqué. Bien au contraire, ce serait bien plus simple et plus rapide de ne rien traduire : des économies de temps et d’énergie, d’argent aussi, pour tout le monde. Pas besoin de payer des traducteurs, des acteurs pour doubler les films. Pas besoin non plus de prendre des cours intensifs et chers en anglais quand déjà, on a cette habitude d’entendre un bon accent, qu’on l’apprend sans faire le moindre effort. »

Voilà peut-être ce qu’on peut se dire lorsqu’on se rend compte de l’intérêt de visionner des films et séries en anglais sans doublage français.

5.2.2. Inconvénient

Oui, mais que se passe-t-il, quand on se dit que la réalité devrait être différente ?

Alors on lutte, on se plaint, on rouspète, on reproche, on imagine une autre réalité comme si elle était à portée de nos doigts…

Ce faisant, on ne se remet peut-être pas en question, toute occupée qu’on est à refaire le monde, à vouloir que d’autres se remettent en question – lourde tâche !  

Sauf que, encore une fois, en décidant que notre vie est entre les mains d’autres personnes, des décideurs obscurs qui ont choisi de privilégier la langue française dans les médias, alors on ne se prend pas en main.

Pourquoi cette attitude ne nous conduit-elle pas au progrès pourtant désiré ?

1. Tout d’abord, on lutte contre la réalité. D’accord, la TV diffuse une grande majorité de films doublés. Et alors ? Ca ne nous empêche absolument pas de choisir de regarder des documents en version originale, autrement. Rien ne nous oblige à regarder la TV française en français, quand tant d’autres options s’offrent à nous aujourd’hui avec la magie de la télécommande, Internet et le tourisme. Vous rappelez-vous de cette citation de Byron Katie : « When you argue with reality, you lose, but only 100% of the time.” “Quand vous luttez contre la réalité, vous échouez, mais seulement à chaque fois. »

Autrement dit, vouloir que la TV française diffuse des films en version originale en toutes circonstances, quand, de toute évidence, elle a fait le choix du doublage ne conduit qu’à un inconfort très intense, voilà tout.

2. Deuxièmement, on souhaiterait que les décideurs fassent d’autres choix. Même chose, il s’agit d’une lutte contre la réalité puisque pour l’instant encore, ils ont choisi de diffuser majoritairement en français. Et même, si on désire ardemment qu’ils changent d’avis, on s’imagine que nos désirs, suivre plus d’émissions en anglais par exemple, peuvent influencer leurs décisions, qu’ils devraient tenir compte de nos souhaits. Parce qu’on croit qu’alors, si enfin la TV diffusait des films en version originale, alors on se sentirait à l’aise en anglais oral. On se sentirait tellement mieux, tellement plus sûre de soi si les médias étaient en anglais.

5.3. Solution

Je vous propose de changer, dans cette 3e étape, la façon dont vous voyez les faits, de trouver une histoire plus constructive par rapport à cette diffusion de documents doublés en français sur les chaînes de l’hexagone.

5.3.1. Les films en version originale ne peuvent pas nous donner plus confiance en nous.

Croire que des films en version anglaise en France nous permettraient de progresser en anglais est une illusion. Un film est juste là, un ensemble d’images, de sons, qui s’enchaînent les unes après les autres dans un ordre particulier, choisi, à une certaine allure, qui dure un certain temps, accompagné de sons, de musiques, de mots, donc de syllabes, de sens… Un film ne peut pas vous permettre d’acquérir quoi que ce soit, que ce soit la langue anglaise ou la confiance en vous ou autre chose.

Vous le savez : se placer devant une TV ne signifie pas qu’on enregistre quoi que ce soit, qu’on apprend, qu’on s’investit, qu’on s’enrichit. Ne vous arrive-t-il jamais de vous endormir devant le petit écran ? Ne vous arrive-t-il pas de penser à toute autre chose que ce qui se déroule sous vos yeux quand vous êtes préoccupée ? C’est bien la preuve qu’il ne suffit pas d’être posée devant un écran pour que ce soit efficace. Les films en VO ne peuvent rien contre notre passivité. Les films en VO en anglais ne peuvent rien pour notre niveau d’anglais.

Pour qu’il y ait progrès, apprentissage, il faut que la personne devant l’écran s’implique, fasse des connections entre différents éléments, qu’il s’agisse du langage, des personnages, de l’histoire, etc. Il faut donc le vouloir. Et si vous pestez contre la décision ancienne de diffuser des films en français sur nos écrans, c’est que vous le voulez. Alors profitez-en !

5.3.2. Actions !

Que ferait-on si on prenait notre apprentissage en main, si on décidait qu’on a tout le pouvoir en ce domaine, comme dans tant d’autres, si on choisissait de se sentir confiante plutôt qu’impuissante ? Alors on chercherait à créer cet environnement où l’anglais oral prédomine, grâce à la radio, à la TV, à Internet, que ce soit sur Netflix ou YouTube… On ferait tout pour baigner dans la langue anglaise, peut-être en privilégiant un accent particulier, la radio, les chansons, etc.

Alors on progresserait parce qu’on s’investirait à 200% plutôt que d’être passive à attendre que les autorités reviennent sur leurs décisions ou en prennent une autre.

Seulement voilà : pour être active devant un film en VO, pour emmagasiner le vocabulaire, la prononciation spécifique d’un terme, la tournure d’une phrase, le rythme particulier d’une question, il faut se sentir motivée, active, responsable aussi.

Et on se sait que ces émotions ne nous tombent pas dessus comme ça, pas plus que le don de parler anglais. Ces émotions sont le fruit de nos pensées et nous appartiennent donc totalement.

Que faudrait-il donc penser pour se sentir motivée, active, responsable de son apprentissage de l’anglais à travers des films en version originale ?

Voici quelques propositions :

– motivée « je vais tout faire pour améliorer mon anglais oral grâce à mes séries préférées. »

– active « je fais tout pour trouver mes films et séries en VO. »

– responsable « je n’ai besoin de personne d’autre que moi pour imiter des acteurs anglophones jusqu’à ce que mon accent me convienne »

Dernière citation que je tiens du groupe de comiques Les Inconnus : « Prends-toi-z-en main. C’est ton destain ! »

6. Mission

A vous !

Que pensez-vous aujourd’hui de la diffusion en français de documents anglophones sur nos chaînes ?

Cette pensée vous convient-elle ?

Sinon, que souhaitez-vous penser plutôt ?

Lorsque vous choisissez ces nouvelles pensées, comment vous sentez-vous ?

Que faites-vous lorsque vous vous sentez ainsi ?

Quel impact ces actions ont-elles pour votre accent anglais ?

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, l’épisode 92, nous évoquerons l’idée que l’accent français est charmant aux oreilles anglophones.

8. Salutations

« See you next week-end ! Bye ! »