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Vous croyez que votre niveau actuel en anglais est dû à votre scolarité ? Voici 3 étapes pour faire la paix avec votre scolarité en anglais.

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n° 90. Aujourd’hui, nous allons apprendre à faire la paix avec votre scolarité en anglais.

2. Préambule

2.1. L’idée de la semaine

Si vous ne devez retenir qu’une seule idée cette semaine, ce serait qu’il suffit de 3 étapes pour réévaluer son passé et le changer. Les voici très brièvement :

1ère étape : quelle est l’histoire actuelle que vous vous racontez à ce sujet ?

2e étape : quels sont les faits, neutres, objectifs, irréfutables dans cette histoire ?

3e étape : à partir de ces faits, quelle est l’histoire que vous pouvez et voulez vous raconter ?

2.2. Bilan

Avant de commencer, je tiens à vous raconter ce que j’ai appris lors des 7 derniers jours.

J’ai tendance à être perfectionniste, ce qui signifie que c’est souvent soit noir, soit blanc, mais l’entre-deux, le gris, me pose problème. Donc soit je fais exactement ce que j’avais prévu de faire la veille et j’en suis très contente, soit je choisis de croire dès le moindre raté que tout est foutu, rien ne marche, je n’y arriverai jamais et je ne respecte alors plus du tout ce que j’avais pourtant prévu 24h plus tôt.

Comme j’ai tendance à reproduire ce schéma encore et encore, je me suis dit qu’il était peut-être temps d’essayer une nouvelle méthode. La citation de Steve Chandler, « Experiments never fail » (« les expériences n’échouent jamais ») m’y a encouragée.

Donc, j’ai décidé d’explorer le gris. Plutôt que de planifier des menus impossibles à suivre, tellement ils sont raisonnables, ce qui me fait me rebeller contre moi-même parce que je n’ai pas tout le temps envie d’être raisonnable, j’ai décidé d’inclure, délibérément, une douceur par jour, tous les jours. Le but du jeu étant, comme toujours, comme décidé en décembre dernier, d’apprendre à me faire confiance, à devenir intègre avec moi-même.

C’est difficile à suivre, parce que je sais que le sucre et la farine ne me font pas de bien, qu’ils n’apportent pas des nutriments essentiels et j’ai toujours cette petite voix dans ma tête qui me dit que je ne devrais pas. Mais je décide de lui répondre que, oui, peut-être que je pourrais manger autrement, mieux, mais que ça, c’est réaliste puisque de toute façon, quand je me rebelle contre moi-même, c’est bien ce que je mange, mais dans des quantités plus importantes. Donc pourquoi lutter contre la réalité ? Je pars où j’en suis. Et je me rappelle également constamment que mon seul et unique objectif, cette année, c’est de me faire confiance autour de la nourriture.

Et ça fonctionne étonnamment bien.

D’abord, j’arrive enfin à tenir mes promesses envers moi-même.

Ensuite, si jamais j’ai envie d’un aliment en particulier, je peux toujours le prévoir pour le lendemain. Je sais que je vais le faire.

Et puis, à force de m’autoriser des nourritures à base de sucre et de farine, je me rends compte que c’était plus l’idée d’en avoir que les aliments eux-mêmes qui me plaisaient. Parce qu’à bien y réfléchir, quand je prends le temps de les déguster, je ne trouve pas ça si bon. Mieux encore, je deviens difficile. A part le moelleux au chocolat et le cheesecake new-yorkais, je n’ai pas vraiment envie de dessert. Et même, je m’aperçois que je suis souvent déçue.

– Je continue de planifier mes menus 24h plus tôt.

– J’arrête de vouloir me nourrir parfaitement sainement parce que ça n’est pas possible de m’y tenir.

– Je commence à me rendre compte de mes progrès et c’est bien agréable.

Et vous ? Quels sont les objectifs que vous vous fixez pour l’anglais ? Sont-ils « raisonnables », mais impossibles, comme de vous y consacrez 1h par jour, tous les jours ? Que se passe-t-il quand vous n’y arrivez pas ? Et si vous envisagiez d’explorer le « gris », l’entre-deux, plutôt que le tout ou rien, que se passerait-il alors ?

2.3. Séances de découverte

Si vous êtes intéressée par une séance de découverte du coaching afin d’explorer vos tendances perfectionnistes  et, au final, de ne plus être gênée par votre anglais, je vous propose de nous retrouver en septembre, tous mes créneaux étant pris jusque-là. Pour cela, contactez-moi sur et je serai alors ravie de découvrir et résoudre, avec vous, votre problème le plus pressant en anglais.

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 89, nous avons vu comment facilement adopter un bon accent en anglais. Il suffit de partir de votre objectif, comme s’il était atteint, puis de « retrouver » les futures actions qui vous ont menée à ce résultat, de décider de l’émotion qui vous a été nécessaire pour accomplir ces actions et de la pensée qui a créé cette émotion. Ensuite, il n’y a plus qu’à répéter, encore et encore, cette boucle de Brooke, et à l’appliquer, à tout faire pour qu’elle devienne réalité.

Avez-vous essayé ? Avez-vous choisi un accent anglais que vous seriez ravie d’imiter, même s’il n’est pas parfait ? Comment allez-vous vous l’approprier ? Quelle émotion avez-vous sélectionnée pour y parvenir ? Et quelle est la petite phrase que vous voulez retenir, délibérément, car elle génère cette émotion et vous permet de vous mettre au travail afin d’acquérir cet accent désiré ?

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, toujours dans le cadre de cette série sur votre accent en anglais, je vous propose de faire la paix avec l’enseignement de la langue anglaise en France.  

5. Contenu

5.1. Constat

Car, comme je vous le disais dans l’épisode 87, j’entends souvent des phrases du style : « L’enseignement de la langue anglaise est nul en France. »

Et les arguments suivent : le nombre d’heures, les méthodes, la formation des professeurs, leur accent, leurs méthodes pédagogiques, etc.

Comme toujours, je vous propose d’examiner cette pensée, de la questionner et, éventuellement, d’en trouver une qui vous plaira davantage.

5.2. Problème

Car que se passe-t-il lorsqu’on se dit que l’enseignement de l’anglais est nul en France ?

On se sent mal, comme une victime du système, comme si on avait été injustement traité, comme si on méritait mieux, comme si, dans les autres pays, c’était infiniment mieux…

On se sent indigné, en colère, pleine de ressentiment, d’amertume.

On rouspète, on se plaint, on blâme nos gouvernements, on se compare à d’autres pays, mieux lotis, le croit-on, en enseignement des langues, on se rappelle tous ces instants où ça ne s’est pas bien passé en cours d’anglais, le jour où pour la 1ère fois on a osé ouvrir la bouche et où la prof, plutôt que de nous féliciter, a méticuleusement décomposé notre phrase pour revenir sur tout ce qui n’allait pas en insistant lourdement, le cours d’anglais où on n’ouvrait jamais la bouche, où on ne faisait que de l’écrit, on s’explique que c’est la raison de notre malheur actuel, que non, vraiment, c’est pas juste… (Vous entendez Caliméro ?). Pendant ce temps-là, on ne se concentre pas sur tout ce qu’on pourrait faire en anglais afin de progresser.

Et au final, on reste au point mort, au niveau zéro par rapport à notre anglais.

Pourquoi ? Parce que quand on se plaint, ainsi, parce qu’on se sent indigné lorsqu’on choisit de croire qu’on aurait dû avoir un passé différent, meilleur qu’on croit qu’il ne l’a été, alors c’est comme si on donnait tout notre pouvoir à ce passé, à toutes ces heures, ces années passées sur les bancs de l’école. Comme si on se disait, « voilà : c’est l’école qui m’a faite ainsi. C’est à cause de ma scolarité si, aujourd’hui, je me sens nulle en anglais. C’est de sa faute. Et moi, je n’y peux plus rien. Ca n’aurait pas dû être ainsi, je méritais mieux. Mais voilà, c’est fait, il n’y a plus rien à faire. »

Alors que se passe-t-il, quand on agit ainsi ?

D’une part, on lutte contre cette réalité : notre professeur d’anglais devait décomposer notre toute première phrase de cette manière tout simplement parce que… elle l’a fait. Ca devait donc se produire ainsi. C’était comme écrit puisque c’est fait, ça s’est effectivement passé de cette manière.

Si je refuse d’accepter ce fait, c’est comme si je voulais remonter le temps, reconstruire cette histoire, la réécrire autrement. Mais on sait pourtant bien que c’est impossible.

D’autre part, en rouspétant contre son passé, on entretient une sorte d’impuissance : on s’en remet à notre passé pour déterminer celle que nous sommes aujourd’hui, celle qui a un niveau d’anglais inférieur à celui qu’on voudrait avoir. On croit que c’est notre passé qui nous a créée telle qu’on est aujourd’hui, rien n’à faire, impossible de changer quoi que ce soit. Je reste bloquée sur celle que je suis actuellement, je ne peux plus avancer, je suis comme paralysée.

Sauf que :

1. impossible de réécrire le passé, donc pourquoi s’acharner sur cette idée ? Ca se saurait, si on pouvait revenir en arrière et tout changer ! Donc si c’est impossible, pourquoi conserver cette idée ? Pourquoi vouloir le faire à tout prix ? C’est assez absurde, vous ne trouvez pas ?

2. il faut savoir aussi que ce n’est pas tant mon passé qui me gêne – je pourrais faire la paix avec la façon dont on m’a enseigné l’anglais. Non, ce qui me gêne, c’est cette pensée que j’entretiens, que, d’une manière ou d’une autre, j’ai été spoliée, victime d’une situation qu’on m’a imposée. Si je me sens malheureuse par rapport à mon apprentissage de l’anglais, ce n’est pas mon passé en anglais qui cause ce malheur. C’est la pensée que je choisis lorsque je pense à mon apprentissage passé de cette langue. Et cette pensée est particulièrement pénible, dérangeante.

Sinon, en tant que tel, un passé reste un passé, un enchaînement parfaitement neutre d’événements qui se sont succédés les uns après les autres, voilà tout. C’est comme une chronologie ou un CV – des faits neutres, vérifiables, voilà tout.

Mon malaise ou mon malheur ne peut pas venir directement de ces événements. Ils sont parfaitement neutres, objectifs, comme une chronologie dans un manuel d’histoire. En revanche, ce n’est pas le cas pour cette pensée ou cet ensemble de pensées que je choisis. C’est cette histoire que je me raconte qui crée cette émotion désagréable en moi.

3. enfin, lorsqu’on s’en remet à cette histoire qu’on s’invente autour des événements de notre passé, on se crée une impuissance. On ne peut plus agir, on se prive de nos capacités et, même si on ne s’en rend pas compte, c’est nous-même qui créons cette impuissance en nous focalisant sur cette histoire négative par rapport à notre passé plutôt que de penser au présent, ce qu’on peut créer aujourd’hui, ou au futur, toutes les potentialités.

Mais c’est oublié qu’une histoire, c’est subjectif, facultatif et évolutif. Si les faits restent les mêmes (par exemple : le bac était à l’écrit en 1992), je peux choisir de me raconter l’histoire que je veux. Et comme je préfère me sentir bien, je vais choisir une histoire qui me permet de me sentir mieux. Ainsi, plutôt que de penser qu’en ne travaillant que l’écrit en vue du bac, on a délaissé l’oral et de ce fait, mon accent n’a pas été favorisé, je peux choisir de croire que grâce à cette solide formation tournée vers l’écrit, j’ai pu acquérir un registre soutenu, assimilé l’orthographe, maîtrisé mieux la grammaire, prendre mon temps pour mieux comprendre l’anglais écrit, d’avoir le bac, parce que c’était tout de même l’objectif, etc…

Oui, mais quel rapport avec mon accent, me direz-vous ?

– Eh bien j’ai pu prendre conscience que l’écrit ne suffisait pas et que souvent, la prononciation que j’anticipais pour un mot était infirmée lorsque je passais à l’oral,

– ça m’a permis de mieux vouloir comprendre le rapport entre la graphie et la phonie,

– ça m’a permis d’avoir envie d’aller au-delà de l’écrit, et de vouloir parler.

3 étapes pour réécrire votre passé

A vous de jouer à présent et de réécrire votre passé, à l’école, et plus particulièrement lors de vos cours d’anglais. La méthode est simple : nous parlons tout particulièrement aujourd’hui de votre accent en anglais.

1. Votre histoire actuelle

1ère étape : quelle est l’histoire actuelle que vous vous racontez à ce sujet ? Nous l’avons vu, ça peut être qu’une de vos professeurs n’était pas le modèle que vous souhaitiez, que vous auriez dû avoir des cours en groupe pour favoriser l’expression orale, que Mme Durant vous a humilié, plutôt que de vous féliciter et vous encourager, en insistant sur toutes les erreurs que vous aviez faites lorsque vous avez enfin ouvert la bouche à son cours pour la toute 1ère fois, qu’une autre parlait trop vite, que vous auriez dû faire des séjours linguistiques en Angleterre mais que ça semblait toujours réserver aux autres classes, jamais à la vôtre, que passer le bac à l’écrit pour une langue vivante, c’est absurde, que vous auriez dû plus souvent travailler en groupes parce que sinon vous étiez trop timide…

2. Les faits

2e étape : quels sont les faits ? C’est-à-dire quels sont les éléments irréfutables, vérifiables, sur lesquels tout le monde serait d’accord. Si vous retrouviez vos emplois du temps, les documents oraux utilisés en cours, vos professeurs, vos bulletins scolaires, vos évaluations, vos notes de cours, etc. vous pourriez vérifier précisément.

Par exemple, Mme Dupont avait un accent américain.

J’avais 3h d’anglais en classe entière par semaine.

Lorsque j’ai participé pour la 1ère fois, Mme Durand a corrigé toutes mes erreurs.

En définitive, les faits sont très peu nombreux.

Ne trouvez-vous pas que, déjà, cette étape est un soulagement ?

3. Votre nouvelle histoire

3e étape : quelle est l’histoire que vous VOULEZ vous raconter à propos de cet événement ? Comment voulez-vous l’interpréter ?

3.1. J’ai eu un modèle américain

Entendre Mme Dupont parler anglais avec un accent américain m’a permis de me familiariser avec cet accent, même si ça n’était pas mon préféré.

On n’a pas toujours exactement ce qu’on veut dans la vie et ça permet d’explorer des possibilités insoupçonnées.

J’ai pu mieux comprendre les films et séries majoritairement américains.

J’ai mieux perçu le contraste entre les accents britannique et américain.

Ca m’a confirmé que je préférais tout de même l’accent britannique.

3.2. 3h d’anglais en classe entière

Ce n’est pas la quantité d’heures qui importe, c’est surtout ce qu’on en fait.

Même en groupe, j’aurais été mal à l’aise pour m’exprimer car je croyais en toutes circonstances qu’on me jugeait. Ca n’aurait donc rien changé.

3.3. Correction publique d’erreurs

Mme Durand avait à cœur mes progrès.

Elle m’a montré comment mieux faire car elle savait que je le voulais et le pouvais.

Son métier était de me montrer d’autres possibilités, plus grammaticales.

J’ai choisi de me sentir humiliée à cette occasion – je n’étais pas obligée. 

Autres petites pensées qui peuvent vous aider :

– L’enseignement évolue. A l’époque, c’était comme ça et c’était très bien. C’était encore mieux que pour la génération précédente.

– Aujourd’hui, en tant qu’adulte, je choisis ma façon d’apprendre la langue anglaise (jeux vidéos, voyages, films…). Je peux en prendre la responsabilité donc explorer toutes les possibilités.

– A présent, je sais ce qui me manque, quels sont mes points faibles, et je choisis de les travailler.

– Apprendre une langue, c’est s’impliquer. Aujourd’hui, je peux choisir la façon dont je veux m’engager à évoluer.

– Je peux toujours apprendre en autodidacte.

– Il y a tellement de façons d’apprendre une langue.

– Le passé, c’est le passé. J’ai tellement plus de pouvoir sur mon présent et mon futur !

– Je n’ai pas eu l’enseignement que j’aurais souhaité et c’est tout. Tout allait bien à l’époque et tout va bien aujourd’hui encore.

– Je me rends compte que je pense avoir mérité une autre éducation, voilà tout.

– Je crois que ma scolarité aurait dû être différente et c’est tout.  

– Je pense que c’est injuste et c’est comme ça.

Et pourquoi la vie serait-elle juste ?

6. Mission

A vous de jouer !

Voici à nouveau ces 3 étapes pour reconstruire votre passé. Prenez un papier, un crayon ou un ordinateur et écrivez tout ce qui vous vient à l’esprit. Focalisez-vous sur un évènement particulier, très spécifique.

1ère étape : quelle est l’histoire actuelle que vous vous racontez à ce sujet ?

2e étape : quels sont les faits, neutres, objectifs, irréfutables dans cette histoire ?

3e étape : à partir de ces faits, quelle est l’histoire que vous pouvez et voulez vous raconter ?

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, nous évoquerons le rôle du doublage des films en France dans notre niveau en anglais.

8. Salutations

« See you next week-end ! Bye ! »