fbpx

Et si on choisissait de croire « tout ce que j’entreprends est important » plutôt que « c’est pas grave » quand le moment venait de se mettre à l’anglais ? Que se passerait-il ?  

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°86. Aujourd’hui, nous allons explorer la pensée « tout ce que j’entreprends est important. »

2. Préambule

2.1. L’idée de la semaine

Si vous ne devez retenir qu’une seule idée cette semaine, ce serait celle que si, c’est grave, quand on ne fait pas ce qu’on avait prévu de faire en anglais et qu’on n’est pas obligé de penser que ça n’est pas grave. C’est juste une proposition de notre cerveau. A la place, pourquoi ne pas commencer à croire « tout ce que j’entreprends est important » ?

2.2. Bilan

Avant de commencer, je tiens à vous raconter ce que j’ai appris lors des 7 derniers jours. A vrai dire, ce n’est pas brillant, d’où l’intérêt de le partager avec vous : vous n’avez peut-être aucune difficulté à planifier vos menus, mais peut-être l’étude de l’anglais vous pose-t-elle problème, et finalement, ce sont les mêmes principes : nos résultats dépendent de nos pensées.

Donc, voilà : ces derniers jours, je résiste totalement à l’idée de suivre mes pré-décisions. J’ai bien planifié mes repas la veille, je sais exactement quoi faire, mais voilà – mon cerveau a décidé d’être enfant à nouveau et de faire un caprice phénoménal. J’entends donc des « non, pas question », « non, je ne veux pas » et c’est comme si une partie de moi était prête à se rouler par terre, à hurler, à mordre, à taper du pied pour ne pas respecter mes pré-décisions. J’ai décidé que non, c’est décidé, je ne ferai plus aucun effort. JE NE VEUX PAS !

Alors, que faire ? J’ai bien essayé de me raisonner mais si vous avez l’habitude des petits, vous savez qu’ils n’entendent rien à la raison. Donc, j’ai patiemment (enfin, plus ou moins) attendu ma séance de coaching du mercredi avec Marlene McNally, à Londres. Elle a bien compris la situation et m’a conseillé d’être pleine de compassion pour moi-même en attendant que ça passe. Elle m’a demandé « What if you’re right where you need to be ? » Et si tu étais exactement là où tu devais être? Tiens, oui, pourquoi pas? Et si j’arrêtais de lutter et de vouloir que cette petite fille cesse son caprice, tout de suite, maintenant ? Ce qui revient à faire un autre caprice en fait, un caprice d’adulte qui tape du pied envers un enfant qui se roule par terre. Et si j’acceptais tout simplement qu’elle en soit là où elle en est, dans le ras-le-bol et la résistance…? J’ai passé la journée à me répéter « ça va passer », ce dont je suis convaincue. Certes, ça dure depuis plusieurs jours, mais bien sûr que ça va passer. Ca a toujours passé, cette fois-ci n’est pas une exception.

– Je continue donc de planifier mes menus 24h plus tôt – j’y crois, ça me simplifie la vie, ça me fait aller dans le bon chemin.

– J’arrête de vouloir maîtriser la rébellion qui gronde en moi.

– Au contraire, je commence à l’accepter avec compassion, la prochaine étape étant la curiosité : mais pourquoi en as-tu assez ?

Et vous ? Vous arrive-t-il de vous rebeller contre vous-même ?

Dans quelles circonstances ? Que vous dites-vous dans ce cas-là ?

Quels sentiments vous animent alors ?

Que faites-vous ? Que cessez-vous de faire alors ?

Quels résultats créez-vous pour vous-même ? Vous conviennent-ils ?

Pourquoi, ou pourquoi pas ?

Est-il facile de vous montrer pleine de compassion pour vous-même ?

Pourquoi ?

A quoi ressemble la compassion de vous pour vous ?

En êtes-vous satisfaite ?

Pourquoi ?

2.3. Félicitations

Aujourd’hui, plutôt que de partager un témoignage avec vous, je tiens à remercier et féliciter Yale, collègue dont je vous ai déjà parlé il y a bien des épisodes de ça. Figurez-vous que Yale vient de réussir l’agrégation ! Il s’agit du plus élevé des concours de recrutement des enseignants français. Bravo !

Cette année, il s’était donné les moyens de réussir en s’y consacrant corps et âme, c’est-à-dire en sacrifiant les sorties et le sport et en suivant toutes les formations à sa disposition. Et ça a porté ses fruits ! Recalé aux oraux de l’agrégation interne, réservé aux enseignants déjà certifiés, il a été admis à l’agrégation externe la semaine dernière. Je suis tellement contente pour lui !

Ce que je trouve adorable de la part de Yale, c’est qu’il a tenu à me remercier alors qu’il avait déjà un moral de vainqueur avant même qu’on discute ensemble. Il n’avait pas besoin de qui que ce soit d’autre que de lui-même pour avancer et réussir. D’ailleurs, c’est bien notre cas à tous, mais parfois, on a besoin d’un coup de pouce, d’un miroir reflétant tout le positif dont on recèle, pour s’en sentir assuré. Merci, Yale pour ce magnifique exemple de persévérance, de discipline et de générosité !

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 85, nous avons parlé de la pensée « je suis totalement intègre ». Qu’en pensez-vous ?

Cela correspond-il à la personne que vous désirez être, avec les autres et vous-même ?

Pourquoi ?

Aimez-vous ces raisons ?

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons explorer la pensée « tout ce que j’entreprends est important. »

5. Contenu

5.1. Constat

Rappelez-vous de cette pensée en apparence si innocente mais en fait si néfaste : « c’est pas grave ». On n’honore pas ses rendez-vous avec soi-même alors qu’on avait pourtant prévu de lire 1 chapitre de « Behind the scene at the museum » de Kate Atkinson ? On ne va pas sur ce site dont tout le monde parle pourtant et dit le plus grand bien, Qioz, q-i-o-z, où on peut apprendre les langues gratuitement avec des extraits de film et des jeux. « C’est pas grave. »

Et on se trouve des excuses aussitôt, on s’invente des justifications :

– oui, mais je n’avais pas le temps.

– oui, mais c’est difficile de lire un texte en anglais.

– oui, mais ça prend du temps d’avoir tout le temps recours au dictionnaire.

– oui, mais ce soir je n’avais pas envie.

– oui, mais il faut encore retrouver mon identifiant et mon mot de passe, quelle galère !

– oui, mais je sais qu’une fois que je m’amuse à apprendre plein de petites choses, je deviens comme accro et je ne peux pas me le permettre.

Et vous ? Quelles sont vos excuses quand vous vous dites « c’est pas grave » ?

5.2. Problème

Le problème, bien sûr, c’est qu’avec ces excuses et cette petite phrase toute faite, toute trouvée, cinglante de synthèse, on n’avance pas. On ne progresse pas en anglais, quelle que soit la compétence que vous cherchiez à améliorer, qu’il s’agisse de votre capacité à lire ou votre compréhension orale.

Et donc, à force de « c’est pas grave », vous pouvez dire adieu à vos beaux projets de carrière, ce poste que vous convoitez tellement mais qui exige un niveau B2 minimum en anglais. Adieu aux avantages qui en auraient découlé aussi, le salaire plus élevé, le statut plus doré, les cartes de visite adaptées… Adieu enfin aux autres avantages de maîtriser l’anglais : la facilité de communiquer avec qui que ce soit sur la planète, quelles que soient les conditions.

5.3. Solution

Alors, plutôt que de se dire « c’est pas grave » et d’aussitôt laisser tomber son bouquin ou sa souris, pourquoi ne pas s’arrêter net, mettre sur pause, observer un instant ce qui se passe dans sa tête ?

Tiens, mon cerveau me propose l’idée que « c’est pas grave ».

Mais ça n’est qu’une idée.

C’est juste une suggestion de sa part, comme tant d’autres.

D’ailleurs, il y a de cela 2 minutes, j’étais bien décidée à ouvrir mon roman.

Pas plus tard qu’hier, j’étais bien contente d’avoir créé mon compte sur Qioz.

Alors ?

Et si je me disais que cette idée, cette suggestion que mon cerveau m’offre n’était que ça : une idée, une suggestion, des mots formés de syllabes, de lettres, de sons, qui ont du sens, certes, mais pas tout le poids que je leur attribue.

Tiens, comme si c’était les nuages qui passent dans le ciel bleu d’aujourd’hui. En ce moment, ils ont telle forme, on dirait des petits lapins, mais il y a 5 minutes, ils étaient longilignes, comme des traits tracés au pinceau. Et dans un quart d’heure, le ciel sera peut-être parsemé de petites touches de nuages blancs tout cotonneux. Ca change vite, le ciel.

Tout comme le contenu de mon cerveau. Donc, pas de panique. Si je pense « c’est pas grave », je peux peut-être attendre juste un peu, juste un instant, et voir ce qui se passe.

Pendant ce temps-là, je peux aussi m’imaginer regarder mes pensées comme des écureuils, si vous pensez à Londres ou à New York, ou des pigeons ou des moineaux si vous êtes parisienne comme moi. Regarder un écureuil ou un oiseau ne nous engage à rien. C’est juste une observation, pleine de curiosité et de bienveillance, pour apprendre à le connaître avec fascination. Aucun jugement, aucune critique là-dedans, juste des remarques totalement objectives. Tiens, il sautille comme ça. Et se nourrit ainsi. Et hop, il s’en va par là.

De même pour vos pensées. Le « c’est pas grave » peut vous sembler très lourd, impérieux à l’instant mais ça ne va pas durer. Et vous le savez. Vous pouvez très bien vous dire que ça va passer et c’est tout.

5.4. Résultat

Parce qu’en fait, ce que votre cerveau cherche à vous faire percevoir comme insignifiant ne l’est pas du tout. C’est important. Ne serait-ce que pour vous. Sinon, pourquoi l’auriez-vous prévu ?

A quoi cela sert-il de remettre en cause ainsi nos pré-décisions ? Cela sert-il seulement à quelque chose ? Je ne le crois pas, mis à part rebrousser chemin, rester dans sa grotte et devenir toute petite, petite, jusqu’à n’être plus qu’une ombre.

Je vous propose donc aujourd’hui la pensée de remplacement « tout ce que j’entreprends est important. »

Imaginez donc, si tout ce que vous entrepreniez était important. Que se passerait-il ? C’est-à-dire, comment vous sentiriez-vous ? Pleine d’excitation, d’ardeur, d’entrain, d’optimisme ?

Et si vous étiez pleine d’entrain, par exemple, que feriez-vous ? Peut-être vous tiendriez-vous prête, le jour J, à l’heure dite, à ouvrir votre roman à la bonne page ou à vous connecter à votre plateforme d’apprentissage linguistique préférée ?

Que ne feriez-vous pas ou plus ? Peut-être trainer les pieds, rechigner, vous imaginer que ça va prendre un temps fou ou être difficile, que vous n’allez rien comprendre ni rien savoir faire, penser à toute autre chose à faire comme de grignoter ou de regarder la TV sans aucun but précis en tête.

Alors, quel résultat créeriez-vous ainsi pour vous par rapport à votre objectif en anglais ? Alors, c’est certain, vous feriez des découvertes sur vous-même, comme de confirmer que vous en savez plus que vous ne le croyez ou que vous avez plus de compétences que vous ne l’imaginiez. Et ainsi vous prendriez confiance en vous, et cela consoliderait cette croyance que oui, votre objectif est pertinent car, en fait, tout ce que vous entreprenez est important.

Qu’en pensez-vous ?

Cette vision d’une future vous, qui serait absolument convaincue que tout ce qu’elle entreprend est important, vous convient-elle ?

Pourquoi ?

Quelles sont les petites pensées qui remontent à la surface, comme des petites bulles ?

Quels sont tous ces obstacles internes qui vous empêchent de croire que « tout ce que j’entreprends est important » ?

Car il y en a forcément ou bien vous parleriez déjà anglais avec aisance parce que vous auriez déjà tenu toutes vos promesses envers vous-même, vous auriez déjà eu cette discipline dont on sait qu’elle crée des merveilles, comme mon collègue Yale dont je vous parlais plus tôt.

Alors notez bien soigneusement toutes ces petites réflexions qui se font très certainement passées pour des faits, des vérités. Sauf que vous n’êtes pas dupe : vous savez, vous, que, oui, votre objectif est important et qu’il en vaut la peine, tout comme les conséquences qui en découleront.

Tous ces obstacles sont, comme la coach française Virginie Loÿ l’a brillamment expliqué, des petits cailloux qu’on peut aussi soulever, observer, et éventuellement retourner, déplacer, sculpter peut-être. Rien ne nous en empêche. Nous ne sommes pas obligées de les laisser telles quelles.

Et on peut aussi ciseler cette pensée que je vous ai proposée aujourd’hui, « tout ce que j’entreprends est important », l’ajuster à votre taille, de telle sorte qu’elle vous ira comme un gant, que vous vous sentirez merveilleusement à l’aise en la portant, en l’arborant, comme un magnifique bijou.

Voici quelques propositions :

– Et si tout ce que j’entreprenais était important?

– Imagine si tout ce que j’entreprenais était important …

– Je suis ouverte à l’idée que tout ce que j’entreprends soit important.

– J’ai envie de penser que tout ce que j’entreprends est important.

– Peut-être que tout ce que j’entreprends est important.

– Il est possible de croire que tout ce que j’entreprends est important.

– J’ai l’intention de penser que tout ce que j’entreprends est important.

– Je deviens quelqu’un qui pense que tout ce que j’entreprends est important.

– J’apprends à croire que tout ce que j’entreprends est important.

– Il est certain que tout ce que j’entreprends est important pour certains.

– Il est inévitable que tout ce que j’entreprends soit important pour moi aussi.

– Je décide que tout ce que j’entreprends est important.

– Je m’engage à croire que tout ce que j’entreprends est important.

Utilisons les adverbes de fréquence « jamais, rarement, parfois, souvent, toujours » :

– ce que j’entreprends est parfois important.

– ce que j’entreprends est souvent important.

– tout ce que j’entreprends est toujours  important.

Ou bien le comparatif progressif :

– tout ce que j’entreprends est de plus en plus important.

Ou bien l’échelle des degrés :

– tout ce que j’entreprends est un peu important.

– tout ce que j’entreprends est assez important.

– tout ce que j’entreprends est important.

– tout ce que j’entreprends est très important.

– tout ce que j’entreprends est extrêmement important.

Et la comparaison entre le passé et aujourd’hui :

– avant, ce que j’entreprenais n’était pas important. Maintenant, si.

Alors, avez-vous une préférence pour une formule en particulier ? Laquelle ? Pourquoi ?

Comment vous sentez-vous lorsque vous la pensez ? Comment vous comportez-vous ? Quel résultat obtenez-vous par rapport à votre apprentissage de l’anglais ? Cela vous convient-il ? Pourquoi ?

Je vous rappelle également que les afformations combinent les affirmations (ces petites phrases utiles qu’on veut croire) mais sous forme interrogative, comme, par exemple:

– pourquoi tout ce que j’entreprends est-il si important ?

– comment rendre tout ce que j’entreprends important ?

A vous de trouver autant de réponses que possible. Laissez libre cours à votre imagination !

Pour terminer, voici la réflexion d’une de mes clientes par rapport à cette petite phrase, « c’est pas grave », qu’elle se disait fréquemment : si ça n’est pas grave, alors pourquoi le faire ? Si ça n’est pas grave de regarder la TV au lieu d’écouter la BBC, alors pourquoi le faire ? Si ça n’a aucune importance de fumer une cigarette plutôt que d’apprendre à maîtriser la prononciation du th en anglais, alors pourquoi vouloir y consacrer son temps ?

6. Mission

A vous !

Etes-vous prête à croire « tout ce que j’entreprends est important » ?

Pourquoi ?

Lorsque vous pensez cette phrase, comment vous sentez-vous ?

Comment vous comportez-vous par rapport à votre apprentissage de l’anglais ?

Que créez-vous pour vous, dans votre vie, en agissant ainsi ?

Et si vous n’êtes pas encore convaincue que tout ce que vous entreprenez est important, quelle(s) petite(s) phrase(s) préférez-vous ?

Pourquoi ? Dressez la liste des raisons pour lesquelles vous la ou les préférez.

Comment agissez-vous alors lorsque vous y pensez ?

Si on additionne toutes ces actions, à quel résultat mènent-elles pour vous, dans votre vie et tout particulièrement par rapport à l’anglais ?

Qu’en pensez-vous ?

Et pour finir, parlons tout de même de qioz.fr. J’aime bien l’idée de travailler à partir de courts extraits vidéos, d’environ 2 minutes. J’apprécie que le vocabulaire soit fourni à l’avance, et tout particulièrement qu’on puisse l’entendre.

J’aime bien les jeux proposés pour consolider le vocabulaire : ils sont courts et variés mais très ciblés sur quelques mots précis.

Et j’apprécie tout particulièrement la recommandation de fin, lorsque le score final est affiché : « N’oubliez pas : une pratique régulière, plusieurs fois par semaine, est le seul moyen d’entrainer votre cerveau et de faire des progrès significatifs. » Selon moi, c’est parfaitement valable pour la pratique de la langue, mais aussi pour toutes ces petites pensées que l’on choisit délibérément, comme, pourquoi pas, « tout ce que j’entreprends est important »…

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, le numéro 87, nous parlerons de cet accent français qui se manifeste de façon plus ou moins prononcée, lorsque nous nous exprimons en anglais. Si vous voulez me faire part de vos réflexions et expériences à ce sujet, n’hésitez pas ! Je suis preneuse. Toutes vos remarques sont les bienvenues à ce sujet. Dans quels cas cela se passe-t-il bien ? Pourquoi ? Dans quelles autres circonstances avez-vous du mal ? Pour quelles raisons ? Quelles sont les similitudes et les différences dans ces situations ? Je compte sur vous pour tout me dire à l’adresse . Un grand merci d’avance !  

8. Salutations

« See you next week-end ! Bye ! »