Et si on assumait que quand on se dit « c’est pas grave » et qu’on faisait autre chose que ce qu’on avait prévu en anglais, alors… on trichait ? Quelle est l’étape suivante ?

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°84. Aujourd’hui, nous allons commencer à explorer des pensées alternatives à « c’est pas grave ».

2. Préambule

2.1. L’idée de la semaine

Si vous ne devez retenir qu’une seule idée cette semaine, ce serait celle que même si la pensée « c’est pas grave » revient fréquemment dans votre quotidien, ce n’est pas une fatalité. Tellement d’autres options sont possibles !

2.2. Bilan

Avant de commencer, je tiens à vous raconter ce que j’ai appris lors des 7 derniers jours. Mon objectif pour cette année 2019 est de réussir à m’en tenir à mes menus prévus 24h plus tôt et je vous encourage à faire de même avec tout ce qui est important à vos yeux, comme l’anglais : en effet, si on ne se tient pas à la discipline du quotidien, nos rêves ne deviendront pas réalité.

De mon côté, je tiens à supprimer mes grignotages et je me rends compte que, ce faisant, je me simplifie la vie. C’est tellement facile et agréable, à présent, de savoir ce que je vais manger le lendemain, de pouvoir compter sur moi, où que je sois, de ne pas avoir à me poser de questions, à réfléchir, à sortir, etc.

Toutefois, le soir, après le dîner, j’ai tout de même du mal à ne pas prolonger ce bon moment en famille et la nourriture est un prétexte pour ne pas y mettre fin – si je n’ai pas fini mon assiette, alors on peut rester encore un peu ensemble. Sauf que, voilà, il faut bien aller se coucher à un moment donné, et manger trop ne convient pas à mon tour de taille. Alors, que faire ?

Et bien, comme toujours, j’en reviens à la gestion de mes émotions, à cet inconfort que je vais ressentir quand je vais dire oui à mes pré-décisions (le menu décidé la veille) et non à mes envies de prolonger le repas indéfiniment. Je dois donc dire non au réconfort, au confort. Encore. Car, bonne nouvelle, c’est une compétence que j’ai déjà acquise, quand j’ai appris à me désensibiliser de mon désir pour les sucreries. Je sais donc faire. Sauf que me baser sur mes exploits passés me donne confiance – je sais que je l’ai fait, mais pas confiance en moi – je reste pleine de doutes sur mes capacités futures.

Sauf si j’imagine celle que je serai bientôt, celle qui aura bravé et traversé l’inconfort, volontairement, délibérément, en le créant même, comme quand je passais devant les boulangeries, exprès, pour avoir envie, pour ressentir cette envie et… c’est tout.

– Donc je continue de prévoir mes menus précis 24h plus tôt.

– J’arrête de résister à l’inconfort, de souhaiter, voire d’espérer, son absence.

– Au contraire, je commence à le rechercher, et je le crée même. Dans l’ouvrage de Jacques Regard intitulé « Manuel de gestion des émotions » et paru chez Eyrolles en 2012, je vois p.140 une échelle de la sensibilité qui me paraît très intéressante. Car, au départ, l’idée de ne pas grignoter alors que le dîner s’achève et que j’ai le ventre plein me paraissait insupportable, c’est-à-dire que cela correspond à un 10. L’objectif est de diminuer cette sensibilité en passant par

– 9 Extrêmement douloureux

– 8 Très douloureux

– 7 Douloureux

– 6 Désagréable

– 5 Supportable

– 4 Gênant

– 3 Sensation marquée

– 2 Légère sensation

– 1 A peine perceptible

– 0 Absence de sensation

Donc, bientôt, c’est décidé, je serai celle qui n’aura aucune sensation particulière lorsqu’elle devra poser ses couverts une fois son repas achevé.

Et vous ? Etes-vous prête à passer par tous les échelons de l’inconfort pour obtenir ce que vous souhaitez ? Où en êtes-vous actuellement ? Pensez-vous qu’il soit possible de diminuer cette émotion, progressivement ? Comment allez-vous procéder ? Bon courage !

2.3. Témoignage

Et puis, je tiens à remercier Kristine Cramer (Etats-Unis) pour son témoignage suite à nos séances de coaching. Voici ce qu’elle en dit :

“I am so pleased with my coaching experience with Mrs. Saysana.  She is very professional, but compassionate in helping me with the program we were working on.  She asked good questions that caused me to really examine myself, my thought patterns, and my motivations. I never felt judged. I felt successful, even as I struggled to implement my new thinking patterns to create the feelings that were essential to massive action and desirable results. I would, without hesitation, recommend Mrs. Saysana as a life coach.”

Proposition de traduction:

“Je suis tellement contente de mon expérience du coaching avec Mme Saysana. Elle est très professionnelle mais aussi pleine de compassion dans l’aide qu’elle a su m’apporter à partir d’un programme (de 6 séances). Elle m’a posé de bonnes questions qui m’ont vraiment fait m’examiner moi-même, mes habitudes de pensée, et mes motivations. Jamais je ne me suis sentie jugée. Je me suis sentie réussir, même lorsque j’avais du mal à mettre en place mes nouvelles habitudes de pensée pour créer les émotions qui étaient essentielles à l’action massive et aux résultats désirés. Je recommande Mme Saysana en tant que coach de vie sans la moindre hésitation. »

Merci, Kristine ! Vous pourrez retrouver son témoignage, ainsi que d’autres, à la page qui y est consacrée sur Anglaisance.com. Et si vous êtes intéressée, sachez que je propose une seule et unique séance hebdomadaire de découverte du coaching à la première d’entre vous qui me contactera sur . Alors, qui aura la chance d’y voir un peu plus clair dans son rapport avec la langue anglaise ?

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 83, nous avons parlé de la pensée « c’est pas grave » et de ses conséquences sur notre vie et, en particulier, bien sûr, sur notre apprentissage de l’anglais. On se souvient qu’aussi innocente soit-elle, la pensée « c’est pas grave » ne nous rend aucun service. Cette excuse nous sert à minimiser l’importance de notre projet et de notre personne également. « C’est pas grave », « c’est pas important », équivaut au final à se dire « je ne suis pas importante », « mon projet n’est pas important ».

Et c’est assez terrible, vous ne trouvez pas, de reléguer ses projets, ses rêves, au placard au lieu de les voir grandir, s’épanouir ? Qu’est-ce qui nous en empêche ?

Comme toujours, c’est une histoire de pensées. Alors plutôt que de se convaincre, finalement, que « c’est pas grave », comment pourrait-on envisager cette expérience ? C’est l’objet de cet épisode.

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons donc explorer des pensées alternatives à « c’est pas grave ».

5. Contenu

5.1. « C’est pas grave »

Plongeons-nous à nouveau dans la situation : vous avez décidé de travailler la différence entre parfait et prétérit, d’améliorer votre prononciation du « th », de mettre à jour votre CV en anglais, de revoir le vocabulaire lié aux achats internationaux… Et puis, soit on vous interrompt pour vous confier une tâche qu’on vous dit urgente et vous acceptez, soit vous décidez que, non, finalement, ce serait beaucoup plus agréable de regarder Netflix, de consulter vos courriels, de fumer une petite cigarette avec des collègues ou de nettoyer la salle de bain de fond en comble. C’est alors que la petite phrase « c’est pas grave » surgit.

Mais puisqu’elle vous sert à enfouir vos rêves plutôt qu’autre chose, et que vous êtes en train d’en prendre conscience, c’est le moment d’examiner d’autres options afin de proposer autre chose lorsque votre cerveau se met ainsi en mode automatique et problématique.

5.2. Autres possibilités de pensée

Alors, quelles pensées seraient plus profitables que « c’est pas grave » ?

5.2.1. « C’est grave »

Et si on essayait de se dire, à l’inverse de « c’est pas grave », la forme affirmative, en l’occurrence : « c’est grave » ? Parce qu’on l’a vu, c’est grave pour notre projet qui ne se concrétise pas, qui ne prend pas forme. Si on ne met pas à jour son CV en anglais, si on n’adapte pas sa lettre de motivation au poste qu’on convoite dans cette entreprise écossaise, si on n’améliore pas son accentuation de mots anglais, alors non, on ne sera pas prête à tenir des conversations en anglais avec des partenaires anglophones, donc à se sentir encore mieux et plus à sa place dans son travail qui sera mieux rémunéré. Ca tient peut-être à peu de chose pour l’instant, d’où le « c’est pas grave », mais, à long terme, on enterre notre carrière. Donc, on peut se convaincre que « c’est grave ».

Sauf que si j’essaie de penser l’inverse de « c’est pas grave », « c’est grave », dès maintenant, alors je n’y crois pas parce que, quand même, qu’est-ce que ça peut bien faire ? Je ne fais pas ce que j’ai dit et alors ? Il n’y a pas mort d’homme, le monde continuera de tourner, je ne fais de mal à personne. C’est juste moi, ma toute petite personne, ça n’a pas tant d’importance que ça. Je ne crois donc pas une seule seconde la version affirmative de « c’est pas grave ». Je ne suis pas du tout certaine que ne rien faire pour atteindre mes rêves « soit grave ».

Et dès qu’on ne croit pas des pensées qu’on essaie, on n’obtient pas le résultat souhaité. D’ailleurs, la meilleure façon de se rendre compte si on croit une phrase ou pas, si on va réussir à faire ce qu’on désire, c’est de se demander comment on se sent maintenant.

Comment vous sentez-vous lorsque vous pensez « c’est grave » si, brusquement, vous laissez tomber la rédaction de votre lettre de motivation en anglais ? Bien ou pas bien ? Tendue ou détendue ? Un autre adjectif plus précis vous vient-il à l’esprit ? Et si aucun mot ne se présente, faites un petit tour dans votre corps, mentalement : où est-ce que ça coince, tiraille, se contracte, s’échauffe, se bloque, etc. ? A quoi cela ressemble-t-il concrètement ? Si vous deviez décrire ces vibrations dans votre corps à un Martien, que lui diriez-vous ?

 

5.2.2. Point de départ

Je vous propose donc tout d’abord, dans une toute 1ère étape, de vous détacher de la pensée « c’est pas grave » en y ajoutant d’autres mots. Voici quelques propositions :

– je pense la pensée « c’est pas grave ».

– je remarque que je n’arrête pas de penser « c’est pas grave ».

– je remarque que je pense souvent « c’est pas grave ».

– je pense que c’est pas grave et c‘est tout.

– je pense que c’est pas grave et c’est comme ça.

– je pense que c’est pas grave et c’est la vie.

– Je pense « c’est pas grave » et ça ne dit rien de négatif sur moi.

– Et si je me trompais quand je pense que c’est pas grave ?

C’est un peu comme si on ouvrait la porte vers d’autres options ou qu’on plaçait le pied, ou ne serait-ce qu’un orteil, sur la toute 1ère marche de l’escalier nous menant au sommet, à « c’est grave » ! L’idée, c’est ensuite de trouver une petite phrase percutante qui remplacerait avantageusement « c’est pas grave ».

Or, que se passe-t-il quand je me dis « c’est pas grave » ? Je ne respecte pas mes pré-décisions, je n’en tiens pas compte. Mes pré-décisions ont été établies la veille ou encore plus tôt, elles sont notées dans mon agenda, sur mon calendrier, sur un pense-bête accroché à la porte de mon frigo et je le sais. Mais je choisis de ne pas en tenir compte. Je choisis de faire autre chose et j’en ai bien conscience.

J’ai longtemps évité de le voir comme ça mais… n’est-ce pas en fait ce qu’on appelle de la triche ? Je fais autre chose que l’effort prévu. Je dépasse le seuil que j’avais fixé, etc. D’ailleurs, Le Petit Robert définit le verbe tricher comme « tromper, enfreindre discrètement les règles du jeu en vue de gagner, enfreindre une règle, un usage en affectant de les respecter, trahir ce qu’on affecte de servir, de respecter ».

Et c’est exactement ça, vous ne trouvez pas ? Quand je mange un peu plus en me disant « c’est pas grave », j’enfreins les règles que je me suis moi-même établies. Quand je regarde Netflix au lieu de réviser mon vocabulaire de l’import-export, je me mens sur l’importance que ça a réellement dans ma vie. Oh, mais pas beaucoup, « discrètement », en effet, un tout petit peu, c’est à peine perceptible… Je fais semblant de me tenir à ce que j’avais prévu. Je me dis que j’y reviendrai demain, que ce n’est que partie remise.

Sauf que je ME trompe, et je le sais très bien, je ne suis pas dupe. Et que, oui, il y a des conséquences. En l’occurrence, contrairement à la définition du Petit Robert, la triche ne me mène pas à la victoire, même si le sentiment est positif sur le moment car on se sent comme supérieur, malin, momentanément. Et puis soulagée, aussi, de finalement ne pas faire ce qui nous demandait un effort, qui représentait un inconfort.

Mais à long terme, si je n’étudie pas l’anglais en étant pleinement concentrée, ou si je ne fais pas tous les exercices grammaticaux que je sais être nécessaires, alors, fatalement, je ne vais pas progresser et, au bout d’un moment, je vais même régresser. Je vais même perdre mon intérêt, ma motivation puisqu’aucune réussite ne viendra alimenter mon énergie, ma satisfaction, ma fierté. 

Et cette idée de triche semble mieux fonctionner parce qu’il y a un poids moral très fort associé à ce terme.

Alors, même si pour l’instant je ne fais pas exactement ce que j’ai décidé de faire, au moins je peux l’admettre et ne tricher qu’une seule fois : dans mes actions, pas dans mon interprétation. Par exemple, je peux ne pas me coucher à l’heure prévue la veille, donc tricher, pour être en pleine forme lors de ma réunion demain matin avec mes collaborateurs anglophones et plutôt que de tricher une 2e fois en me disant « c’est pas grave », j’admets que j’avais un plan que je n’ai pas suivi : j’ai triché, j’ai cherché à me tromper. Au moins, je ne suis plus dupe.

L’étape suivante, bien sûr, consiste à ne plus tricher. Là encore, nos petites pensées sont la base de notre comportement. Et si l’on veut que la triche n’en fasse pas plus partie, alors il faut qu’elle ne soit plus concevable. Voilà pourquoi je vous propose des combinaisons entre le verbe « tricher » et l’adjectif « inconcevable » en parallèle avec des formules à partir de « c’est grave ».

5.2.3. une pensée plus utile :

– Et s’il était inconcevable de tricher ?

– Et si tricher était inconcevable ?

– Imagine si tricher était inconcevable…

– Je suis ouverte à l’idée que tricher soit inconcevable.

– J’ai envie de penser que tricher est inconcevable.

– Je veux croire que tricher est inconcevable.

– Peut-être que tricher est inconcevable.

– Il est possible de croire que tricher est inconcevable.

– J’ai l’intention de penser que tricher est inconcevable.

– Je deviens quelqu’un qui pense que tricher est inconcevable.

– Je deviens celle qui ne conçoit pas de tricher.

– Je deviens celle qui ne conçoit plus de tricher.

– J’apprends à croire que tricher est inconcevable.

– Il est certain que tricher est inconcevable pour certains.

– Il est inévitable que tricher soit inconcevable pour moi aussi.

– Je décide que tricher est inconcevable.

– Je m’engage à croire que tricher est inconcevable.

– Je pratique la croyance « tricher est inconcevable. »

– Tricher est inconcevable.

Autre possibilité : jouer avec les adverbes de fréquence, de degré et de temps. Comme toujours, choisissez la ou les formulationsqui vous « parlent » le plus, qui vous conviennent le mieux, qui vous inspirent, qui vous font vous sentir mieux.

5.2.4. La fréquence

Les adverbes de fréquence rassemblent des mots tels que « jamais, rarement, parfois, souvent, toujours ». Par exemple :

– Il ne m’arrive jamais de penser que c’est grave.

– Il m’arrive rarement de penser que c’est grave.

– Il m’arrive parfois de penser que c’est grave.

– Il y a des moments où je pense que c’est grave.

– Il m’arrive souvent de penser que c’est grave.

– Il m’arrive presque tout le temps de penser que c’est grave.

– Il m’arrive toujours de penser que c’est grave.

Ou bien :

– Tricher n’est jamais concevable.

– Tricher n’est presque jamais concevable.

– Je crois parfois que tricher est inconcevable.

– Il y a des moments où je crois que tricher est inconcevable.

– Je crois souvent que tricher est inconcevable.

– Je sais que tricher est toujours inconcevable.

– Je ne conçois jamais de tricher.

4. Le degré

L’échelle des degrés va de « pas du tout » à « absolument » en passant par « très », « vraiment », « peut-être », « peu », « un peu »… Ainsi :

– Tricher n’est pas du tout concevable.

– Tricher est de plus en plus inconcevable.

– Tricher est de moins en moins concevable.

– Tricher est difficilement concevable.

– Tricher est inconcevable.

– Tricher est vraiment inconcevable.

– Tricher est totalement inconcevable.

5. Le temps

Après avoir vu l’échelle qui va de jamais à « toujours » et celle de « pas du tout » à « tout à fait », voici l’échelle du temps, qui va d’hier à demain.

5.1. Passé

– Tricher a longtemps été possible.

– Tricher était possible, ça ne l’est plus.

– Avant, il m’arrivait de tricher. Plus maintenant.

5.2. Présent

– Dorénavant, il m’est inconcevable de tricher.

– Tricher devient inconcevable.

5.3. Futur

– Un jour, je croirai que tricher est inconcevable.

– Un jour prochain, je vais croire que tricher est inconcevable.  

– Bientôt, je serai convaincue qu’il est inconcevable de tricher.

– Bientôt, tricher me sera inconcevable.

– Bientôt, je ne penserai plus jamais à tricher.

– Bientôt, je ne tricherai plus du tout, plus jamais.

6. Mission

Comme toujours, à vous de vous approprier ces pensées, à les essayer, à vous demander comment vous vous sentez quand vous prononcez ces mots, dans votre tête ou à voix haute. Bien ou pas bien ? Tendue ou détendue ? Autre chose ?

Et pourquoi ?

Par exemple, que pensez-vous de cette idée de remplacer « c’est pas grave » par « c’est de la triche », « je suis en train de tricher » ?

Quelles sont les pensées qui surgissent à ce sujet ?

A vous de les noter et d’explorer !

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, nous continuerons à explorer ce sujet avec, peut-être, des pensées comme « je suis totalement intègre » ou « tout ce que j’entreprends est important »… 

8. Salutations

« See you next week-end ! Bye ! »


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