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J’entends souvent dire « je n’ai pas de vocabulaire en anglais ». Mais qu’est-ce que cette petite phrase cache donc ? Vous rend-elle service ? Pourquoi ou pourquoi pas ?

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°80. Aujourd’hui, nous allons parler de la petite phrase « je n’ai pas de vocabulaire. »

2. Préambule

2.1. L’idée de la semaine

Si vous ne devez retenir qu’une seule idée cette semaine, ce serait celle que « je n’ai pas de vocabulaire » n’est pas un fait. C’est une pensée, donc c’est un choix. Alors, vous le gardez ou vous y renoncez ?

2.2. Bilan– future self

Avant de commencer, je tiens à vous raconter ce que j’ai appris lors des 7 derniers jours consacrés à la rééducation de mon alimentation, de l’excès de sucreries et pâtisseries à une nourriture essentiellement basée sur les fruits et légumes, les graisses végétales, les protéines, les produits laitiers.

Ma coach et formatrice canadienne d’origine sud-africaine, Bev Aron, m’a fait prendre conscience que, si je n’osais pas imaginer perdre les 8kgs que je promène inutilement depuis toutes ces années, c’est parce que je me focalisais uniquement sur toutes ces années passées, ces quelques 30 ans où j’ai mangé beaucoup (beaucoup) de pâtisseries, gâteaux, sucreries et biscuits. Je n’arrêtais pas de me dire « ça fait tant d’années que je n’y arrive pas, il n’y a pas de raison que j’y arrive enfin. » Elle m’a proposé de me concentrer plutôt sur celle que j’allais devenir, ma Future Moi. J’ai eu beaucoup de mal au début, parce que je n’osais pas y croire, je ne me sentais pas le droit de penser qu’un jour, je mangerai ce que j’appelle normalement, une alimentation riche en fruits et légumes, avec des produits protéinés et laitiers ainsi que des graisses végétales. Et puis Bev m’a incité à imaginer cette Future Moi, celle de décembre 2019, qui m’écrivait une lettre. Que me dirait-elle alors ?

– Alors, j’ai imaginé la fierté que la future Nadège ressentirait pour tout ce que j’ai accompli ne serait-ce que dans cette première partie de l’année. J’ai commencé à ressentir sa fierté, son admiration. Et c’est à moi, la Nadège du présent, que ça a fait un bien fou ! 

– Je continue donc cet exercice, plusieurs fois par jour, dès que j’ai un moment libre, en attendant le bus, tout en suivant toujours mon protocole, ce que j’ai prévu de manger 24h plus tôt, et l’échelle de la faim, de 3 (j’ai assez faim pour commencer mon repas) à 7 (je suis satisfaite et à l’aise).

– J’arrête de me focaliser sur le passé, sur ce que je n’arrivais pas à faire. Mon passé est peut-être riche d’enseignements, mais ce ne sont pas des prédictions. Je crois vous avoir déjà fait part de la citation de la coach américaine Corinne Crabtree : « Your past is your teacher, not your fortune-teller » c’est-à-dire « votre passé est votre enseignant, pas votre voyant » ou bien en d’autres termes « savoir n’est pas prédire. »

Et vous ? Pensez-vous davantage à votre passé qu’à votre futur ? Certes, votre passé est limité, réel, fini. Mais pas votre futur. Alors, puisqu’il est totalement ouvert, qui voulez-vous être ? A vous de décider ! N’est-ce pas bien agréable ?

2.3. Témoignage

Et puis, je tiens à remercier Sandra de Mexico, au Mexique pour son témoignage suite à notre séance de découverte du coaching. Voici ce qu’elle en dit :

« Coaching with Nan is a great experience that enriches and helps attain clarity. She is not only compassionate and caring but also very professional and focused, always over delivering. For me, all the before mentioned have been key factors to overcome a very difficult time in my life. Her professionalism, respect and commitment to my process have been amazing. It is good to have a coach, it is wonderful to have Nan as my coach.

During this time working with her, I could allow my feelings and still be focused on those things I had to get done. Thought clarity was the first step to create the feeling that could serve me more, so then I could more easily envision my steps to follow, as I have been overcoming grief. Before her help, every feeling and thought was just jumping around so I could simply not move forward.

I really like that today, while still sad about my loss, I can still go on. Thank you, Nan, your coaching has been priceless. »

Ma proposition de traduction:

« Etre coachée par Nan a été une grande expérience qui m’a enrichie et m’a aidée à obtenir plus de clarté. Non seulement elle est pleine de compassion et attentionnée, mais elle est aussi très professionnelle et concentrée, et elle en fait toujours plus que ce que ce à quoi on s’attend. Pour moi, tout ça a joué un rôle clé pour surmonter une période très difficile dans ma vie. Son professionnalisme, son respect et son engagement durant ce que je traversais ont été incroyables. C’est bien d’avoir un coach, mais c’est merveilleux que Nan soit ma coach.

Durant notre travail ensemble, j’ai pu me laisser ressentir mes émotions tout en restant concentrée sur ce que je voulais faire. Une pensée claire a été la première étape pour créer une émotion qui m’était plus utile, de telle sorte qu’ensuite je pouvais plus facilement visualiser les prochaines étapes, tandis que je surmontais mon chagrin. Avant qu’elle ne m’aide, chaque émotion et pensée ne faisaient que danser dans ma tête de telle sorte que je ne pouvais plus avancer.

J’apprécie vraiment le fait qu’aujourd’hui, tout en étant toujours peinée de la perte d’un être cher, je peux continuer à vivre. Merci, Nan, ton coaching a été inestimable. »

Merci, Sandra ! Vous pourrez retrouver son témoignage, ainsi que d’autres, à la page qui y est consacrée sur Anglaisance.com.

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 79, nous avons parlé de nos remarquables imperfections.

Quelles sont les vôtres lorsque vous vous exprimez en anglais et comment les avez-vous sublimées ?

– vous parlez avec un accent ?

– vous utilisez des tournures françaises que vous traduisez mot à mot en anglais ?

– vous ne maîtrisez pas toutes les subtilités de la grammaire anglaise ?

– vous ne distinguez pas les 2 sons TH en anglais ?

– vous avez un vocabulaire limité ?

4. Objectif de l’épisode

Eh bien, justement, aujourd’hui, nous allons explorer cette pensée car, oui, c’est la 1ère étape : reconnaître que c’est une pensée, même si ça vous semble être un fait. Voyons pourquoi.

5. Contenu

5.1. Constat

« Je n’ai pas de vocabulaire » est l’un des 1ers reproches que mes étudiants ou clients se font lorsqu’ils parlent de leur niveau d’anglais.

5.2. Problème

5.2.1. Ce n’est pas objectif.

Ce qui me pose problème, c’est que ça n’est pas assez factuel, objectif, comme affirmation. Qu’est-ce que c’est, « du vocabulaire » anglais ? Une dizaine de mots, une centaine, tout un glossaire, tout un dictionnaire ? Dans un champ lexical pointu ou général ? En réception, c’est-à-dire en compréhension, ou en expression ?

« Je n’ai pas de vocabulaire » serait un fait si et seulement si tout le monde était d’accord, que c’était irréfutable, vérifiable. Je ne peux pas affirmer que je n’ai pas de vocabulaire parce que ça n’est pas neutre. Au contraire, c’est ambigu et plusieurs personnes pourraient l’interpréter de façons différentes. Je ne peux donc pas l’inscrire sur la ligne des circonstances d’une boucle de Brooke. Qu’en pensez-vous ?

Si on admet que c’est subjectif, plutôt qu’objectif, alors on va inscrire cette petite phrase « je n’ai pas de vocabulaire », sur la ligne de la pensée dans la boucle de Brooke, le Model de la coach américaine Brooke Castillo. Je vous rappelle qu’une pensée est une seule phrase, optionnelle et personnelle, qui génère une émotion et qui est déclenchée par des circonstances, autrement dit des faits, objectifs, neutres, vérifiables.

Alors, puisque « je n’ai pas de vocabulaire » est une pensée, quels sont les circonstances, les faits, qui l’ont déclenchée ?

5.2.2. Trouvons les circonstances.

Les circonstances vont dépendre de votre situation, de votre niveau d’anglais. On peut se dire « je n’ai pas de vocabulaire » indépendamment de son niveau d’anglais, tout comme A-O, il y a quelques épisodes de cela, le numéro 77, « Mieux vaut fait que parfait », racontait en préambule que le manque de confiance en soi n’avait rien à voir avec les résultats, c’est-à-dire les notes aux différents devoirs. On peut parler couramment anglais ou être grand débutant et penser « je n’ai pas de vocabulaire ». Ce qui prouve bien que c’est subjectif et donc optionnel. On pourrait choisir de penser tout autre chose.

Alors, quelles sont les différentes circonstances, les faits sur lesquels nous pouvons tous être d’accord ? On en distingue 3 principales : le passé, les chiffres, les paroles exactes de quelqu’un d’autre.

5.2.2.1. Le passé

Les circonstances peuvent être une conversation passée en anglais pendant laquelle vous n’avez pas trouvé le mot juste sur le moment. Peut-être ce mot vous est-il revenu plus tard. Ou bien tout simplement vous ne le connaissiez pas du tout.

Dans ce cas-là, les circonstances sont « je n’ai pas su dire le mot « sortie » » et on utilisera le temps passé sur cette 1ère ligne de la boucle de Brooke.

Nous avons vu que le passé faisait partie des circonstances, tout comme les statistiques.

5.2.2.2. Les statistiques

Rien de plus factuel que des chiffres, n’est-ce pas ? Cela peut être le résultat d’un devoir, un pourcentage de réussite d’un questionnaire à choix multiple, le nombre d’erreurs dans un exercice, etc.

Dans ce cas, on inscrira sur la ligne des circonstances « 10 erreurs lexicales au devoir d’anglais » ou bien « 3 exercices de 10 phrases sans la moindre réponse correcte ».

5.2.2.3. Les paroles exactes de quelqu’un d’autre

On n’a plus de contrôle sur ces statistiques, comme sur notre passé, et c’est ce qui en fait des circonstances. De même, on n’a aucun pouvoir sur ce que quelqu’un a remarqué à voix haute au sujet de notre bagage lexical en anglais. Si quelqu’un s’exclame : « Quoi, mais tu ne sais pas ça ? » on peut choisir d’en penser « je n’ai pas de vocabulaire »… ou pas. C’est facultatif. En revanche, l’exclamation de notre interlocuteur fait partie des faits puisque c’est vérifiable. Il peut confirmer l’avoir prononcée, des témoins également… et puis, encore une fois, cette exclamation est en dehors de notre sphère de contrôle, et c’est bien une des caractéristiques d’une circonstance.

Donc, pour récapituler :

– les circonstances sont totalement factuelles, vérifiables, irréfutables, neutres, objectives, sans aucune ambiguïté ni interprétation possible ;

– en font partie le passé, les chiffres et les paroles exactes de quelqu’un d’autre.

Tout le reste, ce sont des histoires qu’on se raconte. Vous vous souvenez ? C’est la différence entre les maths et les histoires. Les circonstances sont des maths, les histoires sont tout ce qui nous passe par la tête à ce sujet et qu’on peut modifier si on le souhaite.

Qu’en pensez-vous ?

Si vous êtes d’accord, vous devez voir à présent qu’on peut ne pas penser « je n’ai pas de vocabulaire », quelles que soient nos circonstances. C’est juste un choix, conscient ou pas, automatique peut-être ou bien délibéré.

5.2.3. L’importance de notre pensée.

Et pourquoi est-ce si important de se rendre compte que cette pensée est un choix ? Parce que nos pensées sont directement liées à nos émotions. Ce sont nos pensées qui génèrent nos émotions, même si on a l’impression que c’est l’inverse. Même si on a l’impression que ce sont les circonstances, notre note à un devoir, notre capacité antérieure à trouver le mot juste au bon moment, qui causent nos émotions. Pas du tout.

Nos pensées génèrent nos émotions. Nos émotions proviennent de nos pensées.

Alors, qu’est-ce qu’une émotion ? C’est un seul mot correspondant à une vibration que nous ressentons dans notre corps. C’est un adjectif comme « désemparée » ou « inférieure » ou un nom comme « tristesse », « déception », voire un ensemble de mots comme « plein d’appréhension » ou « manque de confiance ».

A ce stade, il est intéressant de faire une pause et de se demander à quoi ressemble cette émotion dans votre corps. C’est important parce qu’on n’est pas forcément familiarisé avec cette compétence. Savoir ressentir nos émotions est une compétence. Comme toutes les compétences, cela s’apprend, cela s’acquiert, ça prend du temps. Et c’est important parce que non seulement nos émotions proviennent de nos pensées, mais on accomplit toujours une action dans le but de ressentir une émotion. Pensez aux publicités : on vous garantit que si vous achetez tel produit, alors vous vous sentirez heureuse, comblée, unique, belle…

Et quand vous vous dites « je n’ai pas de vocabulaire », à quoi ressemble l’émotion générée, dans votre corps ? Prenons comme exemple la tristesse. Pour moi, et le ressenti des émotions sera différent pour chacun d’entre nous, c’est comme si tout s’affaissait à l’intérieur de ma poitrine, j’imagine comme des chutes d’eau, un éboulement. C’est liquide, bleu, froid, incessant, bruyant aussi. Qu’en est-il pour vous ? Prenez le temps de découvrir à quoi ressemble cette émotion. Aucune importance si vous n’arrivez pas à la nommer très précisément. Notre vocabulaire français fourmille de termes extrêmement précis mais si on en n’a pas l’habitude, fatalement on ne les maîtrisera pas. Commençons par ce qui est à notre portée, un vocabulaire de base, « bien ou pas bien », « tendu ou détendu », « scared, sad, mad, glad » ou bien en français « effrayé, triste, en colère, content ». Alors, si vous deviez décrire cette émotion à quelqu’un d’autre, comme un Martien qui se demande bien ce qu’est une émotion, comment feriez-vous ? N’hésitez pas à mettre sur pause et à écrire quelques lignes : quand vous pensez « je n’ai pas de vocabulaire », que se passe-t-il dans votre corps ?

Chaque boucle de Brooke se limite à une seule émotion. Chaque boucle de Brooke ne contient qu’une et une seule émotion, tout comme elle ne contient qu’une seule phrase, courte de préférence, car il est ainsi plus facile de déterminer l’origine de nos actions. Car, en effet, notre émotion est ce qui provoque nos actions, inactions ou réactions. La ligne des actions est la ligne suivante dans la boucle de Brooke.  

5.2.4. Nos émotions déclenchent notre comportement.

C’est parce qu’on va se sentir bien ou pas bien, tendu ou détendu, qu’on va agir plus ou moins efficacement, dans notre intérêt ou pas.

Si je me sens triste parce que je pense « je n’ai pas de vocabulaire », alors, je peux avoir 3 types d’actions différentes :

5.2.4.1. La réaction

Je peux réagir à mon émotion, à ma tristesse, en pleurant à chaudes larmes, en ne souriant pas, en me repliant sur moi-même. C’est ce qu’on va appeler une réaction. Les enfants sont de merveilleux exemples lorsqu’il s’agit de réagir à une émotion. Prenons l’exemple de la colère : ils peuvent hurler, se rouler par terre, donner des coups de pied, mordre la main que leur parent leur tend… Les adultes ne sont pas en reste : nous pouvons taper du poing sur la table, claquer la porte, proférer des insultes…

Lorsque vous pensez « je n’ai pas de vocabulaire », quelle est la réaction qui vous vient aussitôt, spontanément ?

5.2.4.2. L’inaction

Notre 2e façon de gérer l’émotion est de ne pas agir, l’inaction.

Je peux ne pas agir, être dans l’inaction, c’est-à-dire que si ma pensée a été déclenchée par un résultat à un devoir, et que cette pensée génère de la tristesse, je peux ne pas en prendre la correction, ne pas chercher à comprendre, ne pas recommencer l’exercice autant de fois que nécessaire, ne pas rouvrir mon lexique, ne pas poser de questions.

5.2.4.3. L’action

Je peux également agir, et c’est la 3e possibilité, lorsqu’on parle d’actions : réactions, inactions et actions. Quelles sont les actions qu’on réalise quand on se sent triste, par exemple, de penser « je n’ai pas de vocabulaire » ? On peut se focaliser sur tout ce qu’on ne sait pas dire, ce qu’on ne comprend pas, on peut se répéter comme un disque rayé que, non, vraiment, « je n’ai pas de vocabulaire ».

Ce type d’actions est la suite logique de l’émotion de tristesse.

5.2.4.4. Le ressenti

Toutefois, il y a une 4e et dernière possibilité qui va tout changer. C’est tolérer et ressentir l’émotion. A ce moment-là, on fait une pause, et on examine, sur le papier ou dans sa tête, en prenant le temps ou dans l’instant, cette fameuse émotion et cette vibration qu’elle provoque dans notre corps. Si on prend le temps de l’accueillir, d’apprendre à faire sa connaissance, de la laisser passer, alors notre résultat sera très différent.

5.2.5. Nos actions donnent notre résultat.

Car c’est ce qu’on fait sur la ligne des actions, inactions et réactions qui détermine l’impact que la pensée de départ, « je n’ai pas de vocabulaire », aura sur notre vie. Parlons à nouveau de maths : si j’additionne tout ce que je fais, ne fais pas et la façon dont je réagis à l’émotion de tristesse, alors j’obtiens un résultat sur ma façon d’appréhender mes circonstances. C’est comme une recette : je mélange tous les ingrédients, je mets au four et voilà, j’obtiens un gâteau. Alors, quel est ce gâteau, ce résultat obtenu une fois toutes ces actions accomplies ? Dans notre cas, « je n’ai pas de vocabulaire » aboutira à la confirmation que non, décidément, je n’ai pas de vocabulaire, et je ne suis pas prête d’en avoir davantage car je n’ai rien fait pour. Remarquez-vous comme notre résultat confirme toujours notre pensée d’origine ? Les 2 sont liés. La boucle est bouclée. D’où le nom français que j’ai choisi pour le Model de Brooke Castillo.

Par ailleurs, il est intéressant de noter que nos actions, inactions ou réactions causent notre résultat et seulement le nôtre : nous ne pouvons pas influencer qui que ce soit d’autre, nous ne pouvons rien changer non plus à la langue anglaise.

5.2.6. Résumé

On récapitule ? Voici une boucle de Brooke et que je trouve assez représentative.

Circonstances – entretien en anglais au mois de mai

Pensée – je n’ai pas de vocabulaire

Emotion – démunie

Actions – je me focalise sur tout ce que je ne sais pas dire, ce que je ne comprends pas, je ne cherche pas de moyens de me faire comprendre (stratégie de contournement), je ne cherche pas à analyser les mots inconnus, je me répète que vraiment, je n’ai pas de vocabulaire

Résultat – je n’arrive pas à communiquer en anglais, me prouvant ainsi que je n’ai pas de vocabulaire.

5.3. Réfléchissons !

L’intérêt de compléter cette boucle de Brooke est de mieux percevoir d’où provient la difficulté. Ca n’a rien à voir avec le vocabulaire de la langue anglaise. Ca n’a rien à voir non plus avec notre bagage lexical, quelle que soit sa taille. Notre impossibilité de communiquer en anglais provient uniquement de cette petite phrase qu’on se répète tellement qu’elle en devient une croyance : « je n’ai pas de vocabulaire en anglais. » Or, puisque c’est une pensée, c’est totalement facultatif. C’est optionnel. C’est un choix. A vous de choisir s’il vous convient ou pas. C’est ce que j’aime dans cette forme de coaching : la liberté, votre liberté. Vous êtes autonome, personne ne vous donne d’ordres, de telle sorte que vous n’êtes pas démunie et dépendante de quelqu’un d’autre. Non, c’est vous qui choisissez.

L’essentiel est que vous vous rendiez compte que votre émotion d’être démunie n’a rien à voir avec ce futur entretien en anglais. Vous vous sentez démunie non pas à cause de cet entretien en anglais mais bien parce que vous avez choisi de penser « je n’ai pas de vocabulaire. » Rien à voir.

De même, vous vous focalisez sur tout ce que vous ne savez pas dire, ce que vous ne comprenez pas, vous ne cherchez pas de moyens de vous faire comprendre, vous ne cherchez pas à analyser les mots inconnus, vous vous répètez que vraiment, vous n’avez pas de vocabulaire non pas parce que vous allez passer un entretien en anglais au mois de mai. Non : toutes ces actions sont dues à la pensée « je n’ai pas de vocabulaire. » C’est tout. Sans cette pensée, avec une pensée plus bénéfique, vous vous comporteriez différemment. Etonnant, non ?

Enfin, vous n’arrivez pas à communiquer en anglais, vous prouvant ainsi que vous n’avez pas de vocabulaire non pas en raison de cet entretien qui s’approche et non pas non plus à cause du nombre de mots que vous maîtrisez ou pas en anglais. Non : ce résultat, cet impact, cet effet dans votre vie provient directement du choix, plus ou moins conscient, que vous avez fait de penser « je n’ai pas de vocabulaire en anglais. »

6. Mission

A vous de jouer à présent !

Vous arrive-t-il de penser « je n’ai pas de vocabulaire » ?

Dans quelles circonstances ?

Quelle émotion cette pensée génère-t-elle en vous ?

Comment vous comportez-vous alors lorsque vous vous sentez ainsi ? Autrement dit, que faites-vous ? Qu’est-ce que vous ne faites pas ?

Et que créez-vous ainsi, dans votre vie, par rapport à votre communication en anglais, avec toutes ces actions, inactions et réactions ?

Que pensez-vous de ce résultat ?

Ce résultat confirme-t-il votre pensée de départ, « je n’ai pas de vocabulaire » ?

Vous rendez-vous compte que « je n’ai pas de vocabulaire » est une pensée plutôt qu’un fait ?

Pourquoi, ou pourquoi pas ?

Quels sont les faits, le nombre de mots ou les champs lexicaux, que vous maîtrisez ou pas ?

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, le numéro 81, nous partirons à la recherche de pensées alternatives à « je n’ai pas de vocabulaire ». D’ici là, n’hésitez pas à expérimenter et explorer afin de trouver celles qui vous seront plus bénéfiques.

8. Salutations

D’ailleurs, n’hésitez pas à me contacter sur pour m’en faire part. Je serais ravie d’en prendre connaissance !

« See you next week-end ! Bye ! »