« Je n’ai pas de vocabulaire » n’est pas une petite phrase innocente et encore moins utile alors autant la remplacer. Aujourd’hui, nous explorons des variantes !

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°81. Aujourd’hui, nous allons évoquer des phrases pouvant remplacer « je n’ai pas de vocabulaire » dont, par exemple, « j’ai du vocabulaire en anglais ».

2. Préambule

2.1. L’idée de la semaine

Si vous ne devez retenir qu’une seule idée cette semaine, ce serait celle que tout est possible : personne ne vous force à croire que vous n’avez pas de vocabulaire. Nous avons vu la semaine dernière que ça n’était pas un fait, une vérité, mais une pensée, une option, une décision prise plus ou moins consciemment à un moment donné lors de notre pratique de l’anglais. Alors puisque nous pouvons penser tout ce que nous voulons sans avoir besoin de l’autorisation de qui que ce soit, pourquoi ne pas penser que :

– j’ai du vocabulaire en anglais ;

– j’ai tout le vocabulaire dont j’ai besoin ;

– j’ai exactement le vocabulaire qu’il me faut ;

– je connais tous les mots qui me sont utiles ;

– je sais exactement ce que j’ai besoin de savoir…

2.2. Bilan

Avant de commencer, je tiens à vous raconter ce que j’ai appris lors des 7 derniers jours. Je vous en parle à chaque début d’épisode : mon objectif pour l’année 2019 est de manger ce que j’ai prévu la veille, ce que j’appelle mon protocole, pour tenir la promesse que je me suis faite, et ainsi, à long terme, prendre confiance en moi.

Ma coach new-yorkaise dont je vous ai déjà parlé, Lisa, m’a fait parvenir un quiz pour déterminer le niveau de conscience avec lequel je me nourrissais. Il est tiré de l’ouvrage « Eight keys to recovery from an eating disorder” de Carolyn Costin, paru chez Norton en 2011. Et j’ai été absolument ravie de constater que je faisais partie des 81 à 100%, des personnes qui se nourrissent en pleine conscience. Cela signifie que je mange selon mon appétit, selon les signaux que m’envoie mon corps pour m’indiquer la faim et la satiété, que je mange de façon équilibrée et selon mes connaissances en matière d’alimentation. Ce score est une TRES bonne nouvelle ! Ca veut dire que j’ai atteint mon objectif, même si j’ose à peine l’écrire, le dire, tellement ça paraît incroyable, et qu’il ne me reste plus qu’à pratiquer, encore et encore, pour que ça devienne évident.

– Par conséquent, je continue de suivre mon protocole et l’échelle de ma faim, de 0 (affamée) à 10 (malade tellement j’ai l’estomac plein), en veillant à manger entre 3 (une légère faim) à 7 (l’estomac agréablement plein) puisque ça m’a vraiment réussi.  

– J’arrête donc de m’identifier comme quelqu’un qui ne sait pas se contrôler autour de la nourriture.

– Je commence à entrevoir un avenir qui n’a rien à voir avec mon passé et c’est bien agréable.

Et vous ?

Seriez-vous capable de décrire votre comportement précédent, votre point de départ lorsque vous avez décidé de vous mettre à l’anglais ?

Etes-vous toujours cette personne ?

Qu’est-ce qui a changé ?

Comment avez-vous fait ?

Que souhaitez-vous encore améliorer ?

Qui voulez-vous être ?

Comment allez-vous être ?

2.3. Témoignage

Et puis, je tiens à remercier Lina Larapidie de Levallois-Perret, en France pour son témoignage suite à nos différentes séances de coaching. Voici ce qu’elle en dit :

« J’ai retenu les pensées positives, la confiance en soi. C’est un travail sur soi permanent en changeant de petites choses. C’est agréable.

J’ai aimé les différents sujets traités et comment c’est fait avec la boucle de Brooke Castillo (The Model) : ça pousse à réfléchir au maximum. Sans ça, j’aurais eu tendance à répondre brièvement, pas à rentrer dans le détail. »

Merci, Lina ! Vous pourrez retrouver son témoignage, ainsi que d’autres, à la page qui y est consacrée sur Anglaisance.com. Et vous aussi pouvez bénéficier du coaching – il vous suffit de commencer par me contacter à pour une séance de découverte de 45 minutes !

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 80, nous avons parlé de la petite phrase « je n’ai pas de vocabulaire » et je vous ai expliqué qu’il ne pouvait pas s’agir d’une vérité, d’un fait sur lequel tout le monde serait d’accord et qu’on pourrait vérifier, puisque « du vocabulaire » était bien trop vague pour que la phrase soit objective, neutre. Il s’agit donc d’une pensée, voire d’une croyance, c’est-à-dire une pensée que vous vous êtes répétée tellement de fois que vous ne la contestez plus, d’où la confusion avec un fait.

Je vous ai également incité à noter l’émotion que cette pensée générait et à la décrire comme une vibration dans votre corps.

Lorsque vous ressentez cette émotion, comment vous comportez-vous ?

Quel est l’impact de ce comportement que vous créez, pour vous, dans votre vie et plus particulièrement par rapport à votre pratique de l’anglais ?

Enfin, que pensez-vous de ce résultat ? Vous convient-il ?

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons explorer l’intérêt de cette pensée « je n’ai pas de vocabulaire » ainsi que ses inconvénients, avant de chercher des pensées alternatives dont nous anticiperons également l’effet sur notre expérience de la langue anglaise.

5. Contenu

Quels sont les avantages et les inconvénients de penser ne pas avoir de vocabulaire ?

5.1. Avantages

Tout d’abord, pourquoi choisir cette pensée ? En quoi est-elle utile ?

Elle peut être bénéfique parce qu’elle ne demande pas d’efforts et parce qu’elle est une parfaite excuse pour ne pas se mettre en avant et s’impliquer dans une conversation en anglais.

5.1.1. Efficacité

Nous avons pu penser cette phrase « je n’ai pas de vocabulaire » tellement souvent qu’elle est devenue automatique, un réflexe, dès que nous évoquons nos capacités en anglais. Et le cerveau aime cette efficacité, cette rapidité. Cela lui permet de consommer moins d’énergie.

Cette efficacité est due au fait que nous l’ayons pensée de nombreuses fois, qu’elle en est devenue une croyance. Au début, comme pour toutes les pensées, elle a été créée par notre cortex pré-frontal. C’était comme un petit chemin en forêt, avec des brindilles, des branches, un passage malaisé.

Puis, à force de la penser, elle est devenue une autoroute, goudronnée et rapide, car notre cerveau l’a reléguée dans notre cerveau primitif. C’est devenu un automatisme.

5.1.2. Excuse

Deuxième intérêt que l’on peut trouver à cette phrase, « je n’ai pas de vocabulaire » : c’est l’excuse parfaite pour ne pas se mettre en avant, prendre part aux conversations en anglais, rester dans son coin, discrète et ne pas prendre de risques, ne pas courir le danger d’être mise en difficulté. Parce qu’on l’a vu la semaine dernière : c’est exactement ce qui se passe lorsqu’on pense « je n’ai pas de vocabulaire », c’est la conséquence logique de cette pensée.

Les 2 intérêts de cette pensée, « je n’ai pas de vocabulaire », sont donc liés à l’absence d’efforts que cela requiert. Sauf que cette pensée n’a pas que des avantages.

5.2. Inconvénients

Je remarque que croire ne pas avoir de vocabulaire en anglais a 2 inconvénients majeurs : tout d’abord, nous l’avons vu, les conséquences négatives que cela crée dans notre vie. Et puis, deuxièmement, la valeur que nous nous attribuons en raison de ce manque de vocabulaire.

5.2.1. Résultats négatifs

Car que se passe-t-il, si on ne prend pas part à la conversation en raison de notre croyance que nous n’avons pas de vocabulaire ? Alors nous l’avons vu la semaine dernière, nous ne pratiquons pas notre anglais avec le vocabulaire que nous maîtrisons, nous n’utilisons pas de stratégies de contournement, pour nous faire comprendre sans le mot exact, nous n’enrichissons pas notre bagage lexical lors des échanges en anglais.

Donc, nous ne progressons pas. Pire, et vous l’avez déjà certainement remarqué : comme pour tout, lorsqu’on ne pratique pas une langue, on l’oublie. On perd son vocabulaire. Si on n’utilise pas nos connaissances, quel que soit le domaine, alors elles s’évaporent. C’est comme si on n’en avait jamais eu. Dommage.

5.2.2. Interprétation

Le 2e inconvénient, et il est de taille, c’est que cette croyance, qui nous paraît tellement factuelle, comme véridique, masque en fait un jugement sur soi-même. Elle n’est pas neutre du tout. Si je me dis « je n’ai pas de vocabulaire », c’est une façon de se dire « et je devrais en avoir » ou « je suis nulle ». Penser « je n’ai pas de vocabulaire », c’est une façon de se dévaloriser. C’est comme si, avec ce manque de vocabulaire, il nous manquait une qualité essentielle. Comme si l’absence du vocabulaire adéquat était une tare, un défaut honteux. Est-ce bien utile ?

Alors, que pensez-vous de cette croyance, « je n’ai pas de vocabulaire » ?

Avez-vous envie de la garder ?

Pourquoi ou pourquoi pas ?

Comment vous sentez-vous à présent ?

5.3. Trouver des pensées alternatives

Comme toujours, je vous propose une sorte d’échelle ou d’escalier pour passer de la pensée automatique, à la pensée finale souhaitée, l’alternative, qui demande un effort cognitif. Et pour cela, nous allons partir du plancher, la pensée de départ, en l’occurrence, « je n’ai pas de vocabulaire » avant d’explorer peu à peu d’autres possibilités.

5.4.1. Partir d’une pensée négative

Notre point de départ est donc la pensée négative, involontaire : « je n’ai pas de vocabulaire ». Pour s’en détacher un peu, prendre un peu de distance avec, on peut se dire :

– je pense la pensée « je n’ai pas de vocabulaire »

– je n’ai pas de vocabulaire et c‘est tout.

– je n’ai pas de vocabulaire et c’est comme ça.

– je n’ai pas de vocabulaire et c’est la vie.

– Je pense « je n’ai pas de vocabulaire » et ça ne dit rien de négatif sur moi.

– Et si je me trompais quand je pense que « je n’ai pas de vocabulaire » ?

5.4.2. Aller vers une pensée plus utile :

Dans la mesure où « je n’ai pas de vocabulaire » n’est pas un fait, malgré les apparences, on peut très bien penser à la phrase diamétralement opposée : « j’ai du vocabulaire en anglais » où l’imprécision de « du vocabulaire » joue en notre faveur cette fois-ci. Comme la semaine dernière, ce n’est pas plus clair et nécessite d’être déterminé. Et ce sera totalement subjectif. De quoi s’agit-il, quand on déclare avoir du vocabulaire ? A partir de combien de mots d’anglais est-ce « du vocabulaire » ? S’agit-il de tous les mots que le français a emprunté à l’anglais ? Des mots transparents, communs aux 2 langues ? Du vocabulaire de base, que les débutants apprennent ? Qu’en pensez-vous ?

Ensuite, vous pouvez trouver des variantes, ajuster cette pensée avec des reformulations comme les suivantes :

– j’ai tout le vocabulaire dont j’ai besoin ;

– j’ai exactement le vocabulaire qu’il me faut ;

– je connais tous les mots qui me sont utiles ;

– je sais exactement ce que j’ai besoin de savoir…

A présent que nous avons notre pensée de départ « je n’ai pas de vocabulaire », au plancher, et notre pensée d’arrivée, « j’ai du vocabulaire », ou toute autre variante qui vous plaira, il est temps de gravir les barreaux de l’échelle, pas à pas.

Si nous choisissons comme destination la pensée plus positive et délibérée « j’ai du vocabulaire en anglais », voici à présent les différentes étapes possibles :

– Et si j’avais du vocabulaire en anglais ?

– Imagine si j’avais du vocabulaire en anglais 

– Je suis ouverte à l’idée d’avoir du vocabulaire en anglais.

– J’ai envie de penser que j’ai du vocabulaire 

– Peut-être que j’ai du vocabulaire 

– Il est possible de croire que j’ai du vocabulaire 

– J’ai l’intention de penser que j’ai du vocabulaire 

– Je deviens quelqu’un qui pense avoir du vocabulaire 

– J’apprends à croire que j’ai du vocabulaire 

– Il est certain que j’ai du vocabulaire pour certains.

– Je me concentre sur le vocabulaire que je connais et c’est très bien.

– Je décide que j’ai du vocabulaire 

– Je m’engage à croire que j’ai du vocabulaire 

La modalité – du virtuel au réel

1. La modalité virtualisante

1.1. Vouloir

Je veux avoir du vocabulaire.

Je désire avoir du vocabulaire.

Je refuse de croire que je n’ai pas de vocabulaire.

1.2. Devoir

1.2.1. L’obligatoire (la modalité déontique)

Je dois croire que j’ai du vocabulaire

Je suis obligée de penser que j’ai du vocabulaire

Je ne dois pas penser que je n’ai pas de vocabulaire 

Je ne suis pas obligée de penser que je n’ai pas de vocabulaire 

Il est permis de penser que j’ai du vocabulaire.

Il est autorisé de penser que j’ai du vocabulaire.

Il n’est pas obligatoire de penser que je n’ai pas de vocabulaire.

Il est facultatif de penser que je n’ai pas de vocabulaire.

Il n’est pas facultatif de penser que j’ai du vocabulaire.

Il est défendu de penser que je n’ai pas de vocabulaire.

Il n’est pas défendu de penser que j’ai du vocabulaire.

1.2.2. Le nécessaire (la modalité aléthique)

Il était écrit que j’aurai du vocabulaire.

1.2.3. Le probable (la modalité épistémique)

Il est probable que j’aie du vocabulaire.

2. La modalité actualisante

2.1. Pouvoir

2.1.1. La permission (la modalité déontique)

Je peux croire que j’ai du vocabulaire.

Je suis autorisée à croire que j’ai du vocabulaire.

2.1.2. La possibilité (la modalité aléthique)

Il se peut que j’aie du vocabulaire.

Il est inévitable que j’aie du vocabulaire.

Il est possible que j’aie du vocabulaire.

Il n’est pas impossible que j’aie du vocabulaire.

2.2. Savoir

Je sais que j’ai du vocabulaire.

Il est certain que j’ai du vocabulaire.

Il est incontestable que j’aie du vocabulaire.

Il est probable que j’aie du vocabulaire.

Je suis sûre d’avoir du vocabulaire.

Je ne crois pas ne pas avoir de vocabulaire.

Je doute ne pas avoir de vocabulaire.

J’exclus de penser ne pas avoir de vocabulaire.

3. La réalisation avec  être

Je suis quelqu’un qui a du vocabulaire en anglais.

Il est vrai que j’ai du vocabulaire.

Il est faux que je n’ai pas de vocabulaire.

Il semble que j’aie du vocabulaire.

Les adverbes

On peut aussi avoir recours aux adverbes. Avec les adverbes, on peut passer d’une marche à l’autre, progressivement, comme si on ouvrait la porte lentement, délibérément, soigneusement, à d’autres possibilités. Je vous propose d’examiner les adverbes de fréquence, de degré et de temps. Comme toujours, choisissez la ou les formulations qui vous « parlent » le plus, qui vous conviennent le mieux, qui vous inspirent.

5.4.3. La fréquence

Les adverbes de fréquence rassemblent des mots tels que « jamais, rarement, parfois, souvent, toujours ». Par exemple :

– Il ne m’arrive jamais de penser que j’ai du vocabulaire.  

– Il m’arrive rarement de penser que j’ai du vocabulaire.

– Il m’arrive parfois de penser que j’ai du vocabulaire.

– Il y a des moments où je pense que j’ai du vocabulaire.

– Il m’arrive souvent de penser que j’ai du vocabulaire.

– Il m’arrive presque toujours de penser que j’ai du vocabulaire.

– Il m’arrive constamment de penser que j’ai du vocabulaire.

Ou bien :

– je n’ai jamais de vocabulaire.

– Je n’ai n’est presque jamais de vocabulaire.

– J’ai parfois du vocabulaire.

– J’ai souvent du vocabulaire.

– J’ai du vocabulaire dans l’immense majorité des cas.

– J’ai toujours du vocabulaire.

5.4.4. Le degré

L’échelle des degrés va de « pas du tout » à « absolument » en passant par « très », « vraiment », « peut-être », « peu », « un peu »… Ainsi :

– Je n’ai pas du tout de vocabulaire.  

– Je n’ai pas beaucoup de vocabulaire.

– Je n’ai pas vraiment de vocabulaire.

– J’ai peut-être du vocabulaire.

– J’ai très peu de vocabulaire.

– J’ai peu de vocabulaire.

– J’ai un peu de vocabulaire.

– J’ai de plus en plus de vocabulaire.

– J’ai du vocabulaire.

– J’ai assez de vocabulaire.

– J’ai vraiment du vocabulaire.

– J’ai un vocabulaire considérable.

– J’ai indéniablement du vocabulaire.

– J’ai tellement de vocabulaire!

5.4.5. Le temps

Après avoir vu l’échelle qui va de « jamais » à « toujours » et celle de « pas du tout » à « tout à fait », voici l’échelle du temps, qui va d’hier à demain.

5.4.5.1. Passé

– J’ai longtemps manqué de vocabulaire.

– Je n’avais pas de vocabulaire.

– Avant, je manquais de vocabulaire.

– Avant, je trouvais que je manquais de vocabulaire.

– Ca n’est plus le cas.

5.4.5.2. Présent

– Aujourd’hui, j’ai du vocabulaire.

– Maintenant, je trouve que j’ai du vocabulaire.

5.4.5.3. Futur

– Bientôt, j’aurai du vocabulaire.

– Prochainement, je croirai que j’ai du vocabulaire.

– Un jour très prochain, je croirai que j’ai du vocabulaire.

– Un jour prochain, je vais croire que j’ai du vocabulaire.

– Un jour, je réussirai à croire que j’ai du vocabulaire.

5.4.5.4. La répétition

On peut aussi ajouter les adverbes de répétition par exemple dans les formules « encore, de nouveau, à nouveau, derechef » qui permettent de relier le passé au futur. Par exemple :

– J’ai déjà eu du vocabulaire, je peux en avoir à nouveau.

Le cadeau bonux – « juste »

L’adverbe « juste », saupoudré par-ci par-là, dédramatise la situation, minimise.

– Je crois juste ne pas avoir de vocabulaire.

– C’est juste une croyance.

– C’est juste que je crois ne pas avoir de vocabulaire.

5.4. Comment s’approprier une pensée 

A vous de choisir, à présent, parmi toutes ces propositions et tout ce qui vous plaira plus que « je n’ai pas de vocabulaire ». Pour choisir, 2 critères :

– la pensée alternative doit vous paraître crédible, vous devez la croire

– et elle doit vous permettre de vous sentir mieux.

5.6. Se convaincre

Une fois que vous avez choisi la pensée qui pour l’instant, vous paraît crédible et qui vous fait vous sentir mieux, il faut la pratiquer jusqu’à ce qu’elle devienne une évidence. Pour cela plusieurs étapes :

5.6.1. Les preuves

Une fois votre pensée choisie, vous allez permettre à votre cerveau de partir à la recherche des preuves confirmant cette pensée. Vous pourrez par exemple dresser la liste des mots que vous connaissez, des champs lexicaux qui ne vous sont plus étrangers, etc.

5.6.2. La conjugaison

Pour mieux se convaincre de notre nouvelle pensée choisie, on peut la répéter à la 1ère personne du singulier, à la 2e et à la 3e. Par exemple :

– j’ai du vocabulaire en anglais ;

– tu as du vocabulaire en anglais ;

– elle a du vocabulaire en anglais.

5.6.3. Le comparatif progressif

On peut aussi utiliser le comparatif progressif, c’est-à-dire une construction comme « de plus en plus » ou « de moins en moins ».

– J’ai de plus en plus de vocabulaire en anglais.

– Je crois de moins en moins ne pas avoir de vocabulaire en anglais.

5.6.4. Les afformations

Enfin, on peut poser des questions qui sous-entendent notre nouvelle pensée. Si notre pensée choisie, notre affirmation, est « j’ai du vocabulaire », alors on va pouvoir en changer la forme, c’est-à-dire passer à la forme interrogative, grâce aux pronoms interrogatifs « comment » ou « pourquoi ».

– Comment est-ce que je connais tout ce vocabulaire en anglais ?

– Pourquoi est-ce que je connais tout ce vocabulaire en anglais ?

Là encore, n’hésitez pas à jouer avec les mots, par exemple :

– Comment puis-je avoir davantage de vocabulaire en anglais ?

– Pourquoi puis-je avoir davantage de vocabulaire en anglais ?

5.7. Les conséquences

Pour finir, rien de telle qu’une boucle de Brooke pour vérifier l’impact de cette pensée alternative dans votre vie.

Circonstances – entretien en anglais

Pensée – j’ai du vocabulaire en anglais.

Emotion – capable

Actions – je ne tiens pas compte des mots que je ne connais pas, je déchiffre, découpe les mots que je peux analyser, je me concentre sur les mots clés que je connais, je ne tiens pas compte des mots « en plus »

Résultat – j’arrive à communiquer en anglais

6. Mission

A vous de jouer à présent !

Quelle pensée alternative vous plait le plus ?

La croyez-vous ou bien avez-vous besoin de pensées intermédiaires ?

Vous fait-elle vous sentir mieux ?

Et quand vous pensez cette nouvelle phrase, comment vous sentez-vous ?

Lorsque vous vous sentez ainsi, comment vous comportez-vous ? Autrement dit : que faites-vous ? que ne faites-vous pas ou plus ?

Quel résultat obtenez-vous dans votre expérience de la langue anglaise lorsque vous pensez, vous sentez et agissez ainsi ?

Qu’en pensez-vous ?

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, le numéro 82, nous évoquerons 10 pensées pour avancer.

N’hésitez pas, d’ici la semaine prochaine, à noter les pensées que vous appréciez parce qu’elles vous sont bénéfiques.

Quelles sont-elles ?

Pourquoi les aimez-vous ?

8. Salutations

N’hésitez pas à me contacter sur , je serais ravie d’en prendre connaissance.

« See you next week-end ! Bye ! »


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