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Vous pensez en français et voulez vous exprimer en anglais. Comment faire ? Aujourd’hui, dans l’épisode 78 du podcast audio d’Anglaisance.com, voici 3 étapes pour réussir à vous faire comprendre en anglais.

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°78. Aujourd’hui, nous allons parler des bases de l’expression.

2. Préambule

2.1. L’idée de la semaine

Si vous ne devez retenir qu’une seule idée cette semaine, ce serait de reformuler en français, dans votre tête, ce que vous voulez dire en anglais AVANT de tenter la moindre traduction, pour trouver la façon la plus claire, la plus simple, dans votre langue maternelle avant toute chose. La traduction en anglais, avec vos moyens, sans dictionnaire, se présentera à vous bien plus facilement.

2.2. Bilan

Avant de commencer, je tiens à vous raconter ce que j’ai appris lors des 7 derniers jours. Depuis janvier 2019, j’ai un objectif principal, que j’ai considéré comme impossible pour débloquer toutes les possibilités, justement, de l’atteindre : suivre mon protocole, c’est-à-dire ce que j’ai décidé de manger 24h plus tôt, et seulement ça, sans grignoter, sans me tourner vers les sucreries et gâteaux. Or, j’ai remarqué que j’avais tendance à manger trop, c’est-à-dire plus que j’avais prévu, lorsqu’il s’agissait de noix, par exemple, de légumes, de dattes medjool.

J’ai enfin détecté la petite phrase qui se cachait derrière cette action : « c’est bon pour moi. » Elle a l’air tellement sympathique en apparence que je n’y prêtais pas attention. Sauf qu’à force de me dire « c’est bon pour ma santé », j’en consommais trop et je n’étais pas bien. L’erreur et sa cause ayant été identifiées, il a été facile d’expérimenter jusqu’à trouver la solution.

– Je continue donc de préparer mon protocole, les aliments que je vais manger, mais aussi la quantité. Là encore, j’aime me simplifier la vie, donc plutôt que de peser les aliments, ce qui n’est ni drôle ni pratique quand on est à un buffet par exemple, j’ai décidé d’utiliser l’unité de mesure à disposition, c’est-à-dire un petit bol chinois (dans lequel j’aime bien servir mes poêlées de légumes) ou une assiette. A force d’expérimenter, je sais dorénavant, par exemple, que 2 bols de légumes me suffisent largement.

– J’arrête de me dire « c’est bon pour moi » puisque cette pensée ne me sert pas. Je reste convaincue que les fruits et légumes me font un bien fou, mais pas de façon illimitée.

– Je commence à me dire que mon objectif sera bientôt fatalement atteint, car je prends de mieux en mieux soin de moi.

Et pour vous, qu’en est-il ? Avez-vous identifié votre objectif quant à l’apprentissage de l’anglais ? Savez-vous par quelles étapes il va vous falloir passer, c’est-à-dire les obstacles que vous avez déjà ou allez bientôt rencontrer ? Quelles stratégies pourriez-vous leur apporter ? Par laquelle allez-vous commencer ? A moins que vous n’ayez déjà trouvé des stratégies à vos obstacles. Ont-elles fonctionné ? En gardez-vous la trace dans un cahier, sur votre téléphone ou votre ordinateur, comme un scientifique qui examinerait des données, en toute objectivité ? Cela peut-être très satisfaisant de relire ces notes de temps en temps et de prendre conscience des progrès réalisés.

2.3. Témoignage

Et puis, je tiens à remercier Shaina Pancaldo de New York, aux Etats-Unis, pour son témoignage suite à nos nombreuses et fructueuses séances de coaching. Voici ce qu’elle en dit en anglais d’abord, puisque c’est sa langue maternelle, puis en français :

“You have such an amazing personality as a coach.  I always felt like you gave me 110% when we were on a call.  You were constantly focused on me and what I was saying, but never shy to question the true issues.  You asked such insightful and thought provoking questions and were never afraid to ask something that might make me question what I was thinking or doing.  Those were the questions that really allowed me to grow.  After each session I always felt inspired to make positive changes in my life and my thinking.  THANK YOU! 
I would love to coach with you anytime because like I said up top I always feel like I have so many positive shifts and transformations!”  

Ma proposition de traduction:

« Vous avez une personnalité tellement incroyable en tant que coach. J’ai toujours eu l’impression que vous vous donniez à 110% lors d’une de nos séances. Vous étiez sans cesse focalisée sur moi et ce que je disais, mais vous n’hésitiez pas à questionner les véritables problèmes. Vous avez posé des questions tellement pertinentes et qui invitent à réfléchir, et vous n’aviez jamais peur d’en poser une qui pouvait me faire remettre en question ce que je pensais ou faisais. Ce sont ces questions qui m’ont réellement permis d’évoluer. Après chaque séance je me sentais toujours inspirée et je prenais des mesures positives pour changer ma vie et ma façon de penser. MERCI!

J’adorerais que vous me coachiez encore tout le temps car comme je l’ai dit ci-dessus j’ai toujours l’impression d’avoir tellement de changements et des transformations positifs! »

Merci, Shaina ! Vous pourrez retrouver son témoignage, ainsi que d’autres, à la page qui y est consacrée sur Anglaisance.com.

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 77, intitulé « Mieux vaut fait que parfait », nous avons parlé de cette possibilité de faire un bon travail, en visant par exemple un 17/20, plutôt que LE 20/20, la perfection absolue. Nous avons vu que cette façon de voir les choses permettait de faire ce qu’on avait prévu sans procrastiner, hésiter, revenir sans cesse sur le travail réalisé et donc, de rendre un travail abouti, peut-être pas parfait, mais au moins fait. Qu’en pensez-vous ? Avez-vous essayé de le mettre en œuvre ? Pourquoi ?

Et puis, ça tombe merveilleusement bien et j’ose le dire, « c’est parfait », j’ai fait une « petite erreur » de traduction la semaine dernière. Revoici la phrase d’origine :

« Your girlfriend burnt all your good pans »

que j’ai traduite par

« votre meilleure amie a brûlé tous vos pantalons préférés ». J’imaginais un prêt de pantalons et des accidents à répétition sur la planche à repasser. Or, ma meilleure amie, Apple, qui a l’oreille fine puisqu’elle est traductrice-interprète de russe, anglais et français, m’a signalé qu’il ne s’agissait pas de « pants », des pantalons, mais de « pans », des casseroles, qui auraient mal supporté la cuisson. Mais bien sûr ! Kara Loewentheil a d’ailleurs confirmé. Toutes mes excuses pour cette erreur dont je suis au demeurant, ravie, car elle me permet de vous rappeler qu’une paire minimale, ce sont 2 mots presque homophones, à un son près. Et c’est fabuleux pour apprendre à bien distinguer les sons d’une même langue. On peut en jouer aussi, comme ce week-end, nous avons rencontré un adorable chaton, surnommé Destin, que mon mari a rebaptisé, pour plaisanter car il prétend toujours vouloir manger ces félins… Festin.

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, voici le dernier épisode pair consacré aux actions. Vous le savez, depuis le début de ce podcast, j’alterne les épisodes consacrés aux pensées, ce sont les numéros impairs, et ceux dans lesquels je vous transmets des méthodes pour mieux communiquer en anglais, ce sont les numéros pairs.

Or, j’ai de plus en plus envie de me consacrer à ce qui nous passe par la tête, pour la bonne raison que maintenant que je suis certifiée Coach de Vie, je me spécialise de plus en plus dans ce domaine, et puis également parce que je me suis rendu compte que ça n’avait pas de sens d’essayer de parfaire la présentation de la langue anglaise, que des experts bien plus compétents que moi s’y étaient déjà attelé et que le fruit de leur travail remarquable se trouvait dans toutes les librairies, les bibliothèques, sur Internet, etc.

En revanche, je suis très fière de développer cette expertise de l’apprentissage de l’anglais à l’aide des outils de Brooke Castillo. Ca me passionne, désolée si je me répète, et je suis convaincue que ça peut être utile à d’autres, comme ça l’est pour moi.

Par ailleurs, je vais nettoyer un peu, faire du tri et du rangement sur le site Anglaisance.com, c’est-à-dire que d’ici le dimanche 12 mai 2019, je vais retirer les fiches complémentaires à certains épisodes afin de les simplifier. C’est le ménage de printemps ! Aussi, si vous êtes abonné, n’hésitez pas à prendre ce qui vous intéresse dès maintenant. Merci !

5. Contenu

J’ai intitulé l’épisode d’aujourd’hui Expression 101 suite à la correction d’un paquet de copies de rédactions en BTS. Il peut être très difficile de s’exprimer dans une langue étrangère quand on débute et qu’on passe encore par le français surtout quand, déjà, on n’a pas les idées claires dans sa langue maternelle et qu’on essaie pourtant de traduire mot à mot ce qu’on veut dire.

Le nom Expression 101 vient du fait qu’aux Etats-Unis, on trouve des noms de matières suivis des chiffres 101, comme par exemple le livre de Brooke Castillo, « Self-Coaching 101 ». Cela correspond aux bases, à une introduction, pour se coacher soi-même dans le cas du livre dont je vous parlais, et dans le cas qui nous intéresse, Expression 101, à l’expression, qu’elle soit orale ou écrite.

Comment dire ce qu’on veut dire avec les moyens dont on dispose ?

Comment faire des phrases courtes et claires en anglais ?

Dans cet épisode, je vous propose d’examiner des phrases en français et de systématiquement les reformuler dans la langue d’origine 3 fois, minimum, avant de trouver un équivalent, et un seul, en anglais. N’hésitez pas à mettre sur pause pour noter vos idées au fur et à mesure et les comparer à des possibilités que mes étudiants et moi-même avons trouvées.

1.1. Vous voulez dire « Je vais parler de Black Friday. »

1.2. Reformulez en français pour simplifier :

– en changeant le temps : « je parlerai de Black Friday. »

– en changeant le verbe : « je vais m’exprimer sur, discuter de Black Friday. »

– en changeant le sujet : « Black Friday est le sujet. », « c’est au sujet de Black Friday. »

1.3. Constituez une phrase de base en anglais : sujet + verbe + complément.

– Ca veut dire qu’il faut vérifier la construction des mots que vous utilisez. Par exemple, « parler de » peut se traduire par « talk of » ou « talk about ». On a le choix entre les prépositions « of » et « about » et pas d’autres.

– Il convient aussi de vérifier comment on construit les temps en anglais. Ici, pour le futur proche on peut utiliser l’équivalent de « aller, je vais » avec « I’m going to » qui sera suivi du verbe à l’infinitif, c’est-à-dire tel qu’on le trouve dans le dictionnaire, donc « speak about ».

Si vous voulez utiliser le futur, le principe est à peu près similaire : vous allez intercaler l’auxiliaire modal « will », qui indique justement le futur, entre le sujet « I » et le verbe à l’infinitif, c’est-à-dire « speak about. »

– « I’ll talk about Black Friday. »

– “I’m going to discuss Black Friday.”

– Enfin, vous pouvez faire des phrases basées sur des égalités, c’est-à-dire en utilisant l’auxiliaire « be », « être », qui fait partie des 1ers éléments appris en anglais : « Black Friday is the topic, the subject. »

De même, on commence souvent par apprendre la forme pleine « it is » ou l’équivalent contracté « it’s » pour présenter, pour dire « c’est ». Pourquoi ne pas l’utiliser ? « It’s about Black Friday. »

2.1. Vous voulez dire « l’université est payante aux Etats-Unis. »

2.2. Reformulez en français pour simplifier ou préciser votre pensée : « l’université est très chère aux Etats-Unis », « les étudiants américains paient très cher. » Ca peut passer par la comparaison : « les études en France sont bien moins chères qu’aux Etats-Unis. » ou « étudier aux Etats-Unis coûte, est plus cher qu’en France » ou bien par la négation : « l’université n’est pas gratuite aux Etats-Unis. » N’hésitez pas à jouer avec les mots, leur place, à faire le plus simple possible. Ca vous permettra aussi d’être plus clair quant au message que vous voulez vraiment faire passer.

3. Constituez une phrase de base en anglais : sujet + verbe + complément. Comme pour une recette, vous allez avoir besoin de différents ingrédients, à doser au bon moment dans la phrase :

– “University is very expensive in the United States.”

– “American students pay a lot of money to study.”

– “Studying in the US is more expensive than studying in France.”

– “University is not free in the United States.”

3.1. Vous voulez dire « les gens, ils sont fous. » ou « ils sont fous, les gens. »

3.2. Reformulez en français pour simplifier si besoin : « les gens sont fous. »

3.3. Constituez une phrase de base en anglais : sujet + verbe + complément. Là encore, différents choix s’offrent à vous, ne serait-ce que pour la traduction de « fous » : « mad, crazy, insane, loony, nutty, barmy, deranged, wild »

Pensez à vérifier la construction des mots. Par exemple, pour dire « les gens », l’anglais n’a pas besoin du déterminant « the » pour traduire « les » dans la mesure où on parle d’une généralité. Ce n’est pas un groupe de personnes en particulier qu’on évoque, ça peut être n’importe qui. Donc on utilise directement le nom « people », sans article devant.

En revanche, si en français on utilise le pluriel, « people » en anglais, quand il signifie « des gens », ne prend pas de –s.

– « People are crazy. »

– « People are mad.”

– « People are insane.”

– « People are loony.”

– « People are nutty.”

– « People are nuts. »

– « People are barmy.”

– « People are deranged.”

– « People are wild. »

Là encore, on peut constituer des phrases avec une equivalence toute simple sujet = adjectif. Il suffit pour ça de connaître la conjugaison de l’auxiliaire « be », « être », au présent : « I am, you are, he is, she is, it is, we are, you are, they are. »

4.1. Vous voulez dire « Les gens se battent pour acheter des produits moins chers.”

4.2. Reformulez en français pour simplifier et cela peut vouloir dire faire plusieurs phrases simples plutôt qu’une seule phrase complexe : « les gens se battent » + « ils veulent des produits moins chers. » ou bien « les gens se battent parce qu’ils veulent des produits moins chers. »

4.3. Constituez une phrase de base en anglais : sujet + verbe + complément. Comme d’habitude, différentes traductions s’offrent à vous : « se battre » peut être traduit par « to fight » ou « to quarrel » ou bien « to have a fight » et, comme cela sous-entend la compétition (qui obtiendra ce produit en solde ?), on peut aussi utiliser « to compete ».

Et si vous complexifiez graduellement, comme une marche après l’autre, pour aller de 2 phrases simplissimes à une phrase plus complexe ?

– « People fight. They want products. »

– « People fight. They want cheap products. »

– « People fight. They want cheaper products. »

– « People fight because they want cheaper products. »

– « People fight because they want to buy cheaper products. »

– « People fight to buy cheaper products. »

Ici, il faut retenir que :

– les phrases peuvent être très réduites et claires (sujet + verbe : « people fight »)

– “want” se construit suivi de “to”

– l’adjectif « cheap » se place devant le nom (« cheap products »)

– de même avec le comparatif de supériorité à partir d’un adjectif court, puisqu’il n’a qu’une syllabe (« cheaper products »).

5.1. Vous voulez dire « Black Friday a commencé en Angleterre en 2010. »

5.2. Reformulez en français pour simplifier : « Black Friday a débuté… » « le 1er Black Friday anglais a eu lieu, a été en 2010 », « le début de Black Friday en Angleterre a été en 2010. »

5.3. Constituez une phrase de base en anglais : sujet + verbe + complément. « Débuter, commencer » peut se traduire par « begin » qui est un verbe irrégulier (to begin, I began, I have begun) ou « start » qui est régulier, c’est-à-dire qu’on va ajouter –ed à la fin pour le transformer au passé : « started. »

– « Black Friday started / began in England in 2010. »

– “The first English Black Friday took place / was in 2010.”

– “The beginning of Black Friday in England was in 2010.”

6. Mission

A vous de jouer à présent!

Faites une pause avant de traduire directement ce qui vous passe par la tête en français.

Prenez le temps de jouer avec les mots et le sens silencieusement, voire par écrit, en français. Comment pourriez-vous dire la même chose autrement, peut-être plus simplement ?

Et maintenant, si vous deviez exprimer cette idée en anglais sans rien changer à vos connaissances, sans vérifier dans le dictionnaire, que diriez-vous ?

Et puis, bien sûr, rien ne vous empêche ensuite de chercher d’autres idées dans les grammaires ou lexiques à votre disposition. N’oubliez pas de vous constituer des cartes mémoire pour vous en rappeler !

Si vous voulez continuer à jouer, je laisse sur le site Anglaisance.com, à la page de cet épisode, c’est-à-dire le numéro 78, d’autres phrases que mes étudiants ont eu du mal à exprimer en anglais. Si vous êtes abonné au site Anglaisance.com, vous pourrez également télécharger la correction.

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, nous évoquerons l’idée que, peut-être, pourquoi pas, nos imperfections sont remarquables… comme par exemple de ne pas encore savoir penser en anglais, de ne pas connaître le mot exact… Qu’en pensez-vous ?

8. Salutations

Pour finir, n’hésitez pas à me contacter sur pour une séance de découverte du coaching afin que je vous aide à progresser en anglais. Je suis impatiente de connaître vos aventures linguistiques, vos difficultés, vos progrès, vos projets !

« See you next week-end ! Bye ! »

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