Quelles sont les 10 phrases que vous pensez le plus souvent lorsque vous devez vous exprimer en anglais ? Les choisissez-vous ? Et si vous décidiez, délibérément, de sélectionner 10 phrases, exprès, pour avancer dans votre projet en anglais ? Voici 10 propositions, à adopter ou à adapter… ou pas!

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°82. Aujourd’hui, nous explorons 10 pensées indispensables pour avancer en anglais.

2. Préambule

2.1. L’idée de la semaine

Si vous ne devez retenir qu’une seule idée cette semaine, ce serait celle que vous ne pouvez progresser que si vous choisissez les pensées qui favorisent ce progrès. Sinon, si vos pensées contredisent vos actions, alors vous aurez l’impression de nager à contre-courant, ce sera difficile voire épuisant et surtout, vous n’arriverez pas au rivage, au résultat souhaité, c’est-à-dire avancer en anglais.

2.2. Bilan

Avant de commencer, je tiens à vous raconter ce que j’ai appris lors des 7 derniers jours, en poursuivant mon objectif de l’année qui est de respecter mes menus préparés 24h plus tôt.

Je crois que la plus belle découverte, une découverte inestimable et indispensable, de cet objectif que je me suis fixé pour 2019, ce sont mes émotions. Je croyais, mais vraiment, dur comme fer, qu’il ne fallait surtout pas que je ressente la moindre émotion, sinon j’allais avoir tellement mal, ce serait tellement douloureux, façon Massacre à la Tronçonneuse, que, fatalement, je ne survivrai pas.

Or, petit à petit, étape par étape, tranquillement, j’apprends. J’apprends à découvrir les tensions, vibrations, sensations qui parcourent mon compagnon de toujours, mon corps. J’apprends à mettre des images et des mots dessus. C’est un processus long, maladroit, un apprentissage, quoi. Au début, je suivais la fiche Minute, Emotion, comme je vous l’ai dit. C’était laborieux, par écrit, mais indispensable, pour prendre le temps de reprendre contact avec ce que mon corps vivait sans ma tête. 

Maintenant, je comprends encore mieux l’importance de ressentir. Si je refuse de me sentir frustrée, impatiente, en colère, etc. ou même joyeuse, déterminée, disciplinée, alors, fatalement, je ne peux pas réussir. Au contraire, je vais résister à mes émotions et la meilleure façon que j’ai trouvée depuis mon adolescence, c’est de grignoter.

Cette année, j’apprends que ressentir une émotion n’est donc pas aussi difficile et douloureux que je le croyais et surtout, que c’est humain. Oui, si je me fixe un objectif, je doute, je m’inquiète, etc. et c’est normal, c’est humain. Ca ne veut rien dire d’autre. Ca fait partie des 50% d’émotions négatives que nous ressentons en tant qu’êtres humains et c’est tout. Alors autant m’entraîner, pratiquer volontairement, pour avancer, pour progresser vers ce que je veux vraiment. J’ai donc décidé de me fixer un objectif, comme participer à chaque séance de cours de coaching, ressentir les émotions qui naissent alors, comme la crainte d’être jugée, la nervosité. Et puis je lève la main et je ressens le courage mêlé de terreur, la détermination de le faire, pour mon bien. Et puis je participe et sur le moment, je ressens surtout la concentration, la détermination de bien faire. Et enfin, j’écoute les remarques qu’on me fait, celles que mon cerveau me propose, et je choisis aussi de ressentir la fierté et la déception, la contrariété petite ou grande.

Pour que ça devienne plus facile, plus rapide, j’ai réduit la fiche Minute Emotion à une Seconde, Emotion, en 3 étapes :

1. situer l’émotion dans mon corps. Elle peut se manifester dans ma mâchoire, dans mon ventre, ma poitrine mais je me limite à un seul endroit pour autant d’efficacité.

2. décrire avec le plus de détails possibles : le poids, la température, la vitesse, la forme, la couleur, le goût…

3. prendre une grande respiration et noter le changement.

Voilà, c’est tout mais l’effet est immense car je me rends compte que, oui, Brooke Castillo a raison lorsqu’elle affirme « the worst that can happen is an emotion ». C’est le pire qui puisse m’arriver, une émotion. Et quand auparavant je craignais vraiment la fin de mon monde si je ressentais quoi que ce soit, plus ça va, mieux je sais qu’il ne s’agit que de quelques vibrations temporaires, que je crée par mes pensées qui plus est.

– Donc je continue de me fixer des objectifs : parler en public, m’affirmer en tant que coach de vie experte en apprentissage de l’anglais…

– J’arrête de résister à mes émotions et de les éviter.

– Je commence, au contraire, à aller vers elles, volontairement car je sais qu’au bout de cet apprentissage, et même en cours, dès à présent : je gagne en confiance en moi.

Qu’en pensez-vous ? Lorsque vous pensez à parler anglais, pour de vrai, à un étranger, quelles sont les émotions qui surgissent alors ? Savez-vous les nommer ou sont-elles confuses, des vibrations dans votre corps ? Peu importe, d’ailleurs. Mais surtout : êtes-vous prête à les ressentir, à les explorer pour apprendre à mieux vous connaître, et, ce faisant, vous diriger vers la vie qui vous fait rêver ?

2.3. Témoignage

Et puis, je tiens à remercier Ruth-Ann de Kingston, en Jamaïque, pour son témoignage suite à nos séances de coaching. Voici notre échange :

« Nadège : So the first question is « What did you learn from the sessions we had ? »

Ruth-Ann: From the sessions I learnt a lot for myself. You know, sometimes, you feel like “Oh, I’m this great person – not that I’m not, I think I’m pretty awesome, but there are some issues that I never really spoke about or even looked at or even thought about before and you kind of gave me this view into who I am and how the thoughts I have can actually affect my output and affect me in general even how I treat others and it has caused me to pause lots of… well it has caused me to pause lots of times to just think about what I’m thinking about before doing anything else, and it has helped with time management and so… which is a problem I’ve had for a long while, I’m definitely not there yet, but I’m closer to mastering my time or of it becoming mastery. So those are the main things that I’ve learnt from these sessions.

Nadège: Excellent! Thank you. And the second question is: “What did you like about those sessions?”

Ruth-Ann: I liked… what I loved actually, is that it’s just us talking. And the questions that you ask, they are not threatening, and they don’t feel like you’re judging me, you don’t say “oh, but you’re this, you’re that” and the idea is that I still end up answering the questions that I am posing to you, you know? So I love this setting and even though it’s not in a physical place where we’re seeing each other, we’re still face to face because we already have history so that makes me even more comfortable sharing with you.

Nadège: Thank you so much!

Ruth-Ann: You’re welcome!

Proposition de traduction

Nadège : Donc la 1ère question est « Qu’avez-vous appris de ces séances ? »

Ruth-Ann: J’ai beaucoup appris sur moi-même lors de ces séances. Vous savez, parfois, vous vous dites « Oh, je suis cette personne géniale – non pas que je ne le sois pas, je crois que je suis assez géniale, mais il y a des problèmes dont je n’avais jamais vraiment parlé ni même regardé ou même pensé avant et vous m’avez en quelque sorte permis de mieux voir qui j’étais et de quelle façon les pensées que j’ai peuvent en fait affecter mon rendement et moi en général et même la façon dont je traite les autres et ça m’a poussée à faire beaucoup de pauses… eh bien ça m’a poussée à faire des pauses de nombreuses fois pour juste penser à ce à quoi je pensais avant de faire quoi que ce soit, et ça m’a aidée à mieux gérer mon temps et donc… ce qui est un problème que j’ai depuis longtemps, je ne suis pas encore arrivée, c’est sûr, mais je commence à maîtriser mon temps ou ça devient maîtrisable. Donc ce sont les principales choses que j’ai apprises lors de ces séances.

Nadège: Excellent! Merci. Et la 2e question est: “Qu’avez-vous apprécié dans ces séances?”

Ruth-Ann: J’ai bien aimé… Ce que j’ai adoré, en fait, c’est que c’est juste nous deux qui discutons.

Et les questions que vous posez ne sont pas menaçantes, et elles ne donnent pas l’impression que vous me jugez, vous ne dites pas « oh, mais vous êtes comme ci, comme ça » et l’idée est que c’est quand même moi qui finit par répondre aux questions que je vous pose, vous voyez ? Donc j’aime ce cadre et même si on n’est pas dans le même lieu physiquement où on se voit, on est tout de même face à face parce qu’on a déjà une histoire ensemble et ça me met encore plus à l’aise lorsqu’il s’agit de partager avec vous.

Nadège: Merci beaucoup!

Ruth-Ann: De rien! »

Merci, Ruth-Ann ! Vous pourrez retrouver son témoignage à la page qui y est consacrée sur Anglaisance.com et même le voir et ainsi vous rendre compte de ma façon de travailler à l’aide du site de visio-conférence Zoom. L’avantage est qu’on peut ainsi dialoguer avec la terre entière sans bouger de chez soi : tout est possible !

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 81, nous avons parlé du vocabulaire et en particulier de cette possibilité que vous ayez exactement le bagage dont vous avez besoin, ni plus, ni moins. Plutôt que de vous dire que « vous n’avez pas de vocabulaire », vous pouvez choisir de penser « j’ai tout le vocabulaire dont j’ai besoin » ou bien entendu, l’une des nombreuses pensées intermédiaires entre ces 2 extrêmes. Qu’en pensez-vous ? Avez-vous trouvé VOTRE phrase ? Avez-vous essayé de rediriger votre esprit vers cette option quand vous étiez en difficulté ? Que s’est-il passé ?

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons étudier 10 pensées indispensables pour avancer en anglais. Si vous m’écoutez depuis quelques temps déjà, vous vous doutez probablement de ce qui va suivre. Le progrès, les avancées, c’est un résultat, ce que nous voulons créer dans notre vie. Nous voulons nous améliorer en anglais, nous voulons converser avec autant de facilité en anglais qu’en français. Cela signifie que nous ne voulons plus douter, hésiter, bégayer. Cela signifie aussi que nous nous exprimons sans longues pauses ou hésitations, mais avec assurance. Nous avons confiance en nous, nous nous sentons assurés. Nous savons que, quoi qu’il arrive, nous allons être comprise et comprendre, quel que soit le sujet de la conversation, quels que soient les interlocuteurs, le lieu, le moment.

Or, cette aisance en anglais n’est possible que si nous la CROYONS possible. Sans cette croyance, pas de progrès possible. Pourquoi ? Parce que nous aurons beau agir, regarder des séries en VO, prendre des cours, écouter la radio, etc. si nous sommes convaincues que c’est en vain, que de toute façon jamais nous ne progresserons et parlerons anglais couramment, alors ce sera particulièrement difficile tout en étant voué à l’échec. Tous nos efforts ne produiront que des effets très temporaires. C’est un peu comme de prendre une aspirine et de mettre un pansement quand on s’est cassé le bras et qu’on a besoin d’un plâtre. Ca ne peut pas fonctionner à long terme même si ça soulage un peu sur le moment.

Ce n’est donc pas seulement notre comportement qu’il faut changer. C’est tout ce que nous pouvons contrôler, c’est-à-dire nos actions, certes, mais surtout nos émotions et nos pensées. Voici pourquoi, aujourd’hui, je vous propose 10 pensées qui me semblent indispensables pour qui veut progresser en anglais.

Comme toujours, à vous de les adapter et adopter… ou pas ! Vous êtes seuls maîtres à bord et c’est très bien comme ça. Personne ne peut vous imposer quoi que ce soit. A vous d’explorer, d’expérimenter, de voir ce qui vous convient, ce qui vous réussit ou pas et de chercher à comprendre pourquoi.

1. J’ai tout ce dont j’ai besoin.

Je vous propose cette petite pensée pour faire suite à l’épisode de la semaine dernière, et élargir aussi le champ : non seulement on a tout le vocabulaire dont on a besoin, mais toutes les ressources, toutes les connaissances utiles sont aussi à notre disposition, toutes les compétences, les qualités, l’expérience pour convaincre un recruteur de nous faire confiance et nous employer, par exemple.

J’aime cette idée qu’on a tout ce dont on a besoin parce que ça fonctionne dans d’autres domaines :

Par exemple, je n’ai pas dormi plus de 6h et pourtant, plutôt que de me rappeler que je manque de sommeil et me sentir flagada toute la journée, je choisis de me dire que j’ai eu exactement le nombre d’heures de sommeil dont j’avais besoin. Ca me permet de passer à autre chose, de penser au déroulement de ma journée, à l’énergie à ma disposition, et de profiter, somme toute, de cette journée.

Et vous, pourriez-vous croire que vous avez tout ce dont vous avez besoin ? Pourquoi ou pourquoi pas ?

2. De toute façon, j’y arriverai.

J’aime cette pensée qui crée de la détermination chez moi.

Cette pensée correspond à l’idée d’Action Massive. Je vous explique. L’Action Massive signifie qu’on ne dévie pas de son objectif, quoi qu’il arrive. On échoue, peu importe : on recommence. Et encore et encore. Jusqu’à réussir, peu importe le temps, les efforts, l’énergie déployée… On ne perd pas le nord, on ne change pas le cap : on s’acharne, on persiste, on n’en démord pas, on s’obstine. Et peu à peu, fatalement, on progresse.

Rappelez-vous la citation du poète Nicolas Boileau :

« Avant donc que d’écrire, apprenez à penser.
Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément.
Hâtez-vous lentement, et sans perdre courage,
Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage,
Polissez-le sans cesse, et le repolissez,
Ajoutez quelquefois, et souvent effacez. »

Boileau, « L’Art poétique »

L’idée est qu’on atteint forcément son objectif mais pensez aussi à la personne que vous devenez en accomplissant tout ça, en répétant, peut-être en modifiant votre CV au fur et à mesure que les offres d’emploi apparaissent, en l’adaptant au poste en fonction de ce que vous voulez montrer de vos compétences, de vos personnalités. Il s’agit là encore d’expérimenter sans perdre de vue son objectif, sans perdre le cap.

Qu’en pensez-vous ? Etes-vous prête à tout faire pour parvenir à vos fins, quel que soit le temps nécessaire et le nombre d’échecs que vous allez vivre ?

Petit truc : un échec n’est qu’une pensée. Autrement dit, c’est vous qui apportez votre propre définition d’un échec. Tant que vous poursuivez en direction de votre objectif, que vous n’abandonnez pas, ça ne peut pas être un échec.

3. L’important, c’est ce que j’apprends.

A vous : qu’est-ce qui n’a pas été une réussite, selon vous, dernièrement, en anglais ? Le vivez-vous comme un échec ou bien choisissez-vous d’en tirer une leçon ? Laquelle ?

Et en chemin, on apprend et c’est ce qui compte car c’est ce qui nous permettra de réussir. Donc plutôt que de voir les difficultés comme des échecs et des raisons d’abandonner, on peut les accueillir à bras ouverts pour en tirer des leçons. Rappelez-vous la citation de Nelson Mandela : “I never lose. I either win or learn.” « Soit je réussis, soit j’apprends. » La réussite est sur le même plan que la leçon. Gagner vaut autant qu’apprendre. Quelle que soit l’expérience, on en tire forcément quelque chose si on veut bien l’accepter, recevoir.  On gagne de toute façon. Il suffit d’être ouverte à cette possibilité et de chercher quelles leçons on peut bien tirer de l’expérience.

4. Je peux prendre tout mon temps.

Et si on avait toute la vie puisque ça n’est qu’un long apprentissage, qu’il n’y avait pas d’arrivée ? Car, lorsqu’on est pressé d’arriver, c’est souvent qu’on croit qu’à la fin, on sera plus heureux qu’on ne l’est actuellement, comme si on allait être récompensé d’avoir terminé.

C’est aussi qu’on s’imagine qu’actuellement, la situation est intolérable et que, par contre, quand on aura réussi, alors on se sentira infiniment mieux.

C’est oublier que la vie est faite de hauts et de bas, et qu’il y a autant de hauts que de bas, c’est comme ça. Et c’est même préférable, sinon, sans le contraste du noir et du blanc, du clair et du foncé, des hauts et des bas, on ne se rendrait pas compte de la différence. La vie est donc constituée de 50% de positif et 50% de négatif, quoi qu’on fasse, quels que soient nos désirs, qu’on atteigne nos objectifs ou pas.

Alors pourquoi se presser ? D’autant plus qu’en décidant de prendre tout notre temps, on est plus détendu et on peut accomplir tout autant qu’en se précipitant, mais mieux, en en profitant aussi. Et si le voyage était plus important, plus enrichissant que l’arrivée ?

D’ailleurs, Gandhi n’a-t-il pas dit « Satisfaction lies in the effort, not in the attainment. Full effort is full victory.”? Autrement dit « la satisfaction vient de l’effort, pas de la réussite. L’effort total est une victoire totale. »

5. Je sais comment réussir.

Cette pensée permet de lutter contre la confusion, c’est-à-dire ces moments où on se dit « je ne sais pas comment faire, vers qui me tourner, à quelle heure y aller, quels livres lire, quels pays visiter… ». Sauf que la confusion ne mène à rien : quand on est confus, on ne fait que produire d’autres questions, toute aussi inefficaces, et on n’arrive pas à quoi que ce soit. En fait, même, la confusion engendre, maintient la confusion.

Pour résoudre ce problème, autant ne pas accepter de rentrer là-dedans et, au contraire, se dire « je sais comment réussir. » Parce qu’évidemment que je sais comment parler anglais, où chercher des informations, préparer un entretien d’embauche, à qui faire appel, quels livres consulter, quels articles lire, quelles questions poser, etc. Bien sûr, si je me donne la peine, si je me laisse le temps, je trouve tout ça. Il suffit pour ça d’accepter cette possibilité.

6. Je peux tout ressentir.

Et réussir, ça veut dire aussi savoir que la réussite n’est pas une ligne droite, donc se préparer à tout ressentir, toutes les émotions, sur toute la palette qui va du plus négatif, l’humiliation, la terreur, au plus positif, l’extase, la fierté ? Parce que je sais que les émotions viennent de mes pensées et que je les ai choisies. Je peux donc accepter de les ressentir, telles qu’elles, sans les repousser, sans y réagir, sans les éviter.  Je peux juste me concentrer sur ces vibrations, me les décrire comme si je devais expliquer à un Martien en quoi elles consistent dans mon corps, et puis prendre une grande respiration, comme si je voulais transformer mon ventre en ballon gonflable, et puis expirer comme si je soufflais les bougies de mon gâteau d’anniversaire. Et puis recommencer, encore et encore, autant de fois que nécessaire.

De toute façon, tant que je serai vivante, je ressentirai des émotions, ça fait partie du voyage. Tout va bien.

7. Je n’ai rien à craindre.

Donc si je peux tout ressentir, alors je n’ai rien à craindre. On peut m’applaudir ou me huer, du moment que je suis convaincue de la qualité de ce que j’offre et que je sais tout ressentir, alors plus rien ne me fait peur. Je peux toujours m’en sortir. Il suffit encore une fois de ressentir les vibrations générées dans mon corps et c’est toujours à ma disposition, quoi que je fasse. Ca n’est pas compliqué. Ca peut être un peu, beaucoup désagréable, voire parfois difficile à supporter, mais ça reste à ma portée, tout le temps. Je suis un être humain et les êtres humains sont prévus pour.

Et ça me permet donc d’aller de l’avant, en confiance, sachant que je peux tout gérer, me débrouiller, d’agir quand, auparavant, je serais restée dans ma grotte, à l’abri des regards, des brûlures du soleil et des dangers potentiels, imaginaires la plupart du temps.

8. Le plus dur est fait.

Le plus dur est fait, c’est-à-dire que je peux toujours me dire que le pire est derrière moi et que l’avenir est radieux. De toute façon, je ne connais pas mon futur, alors pourquoi ne pas choisir qu’il sera encore plus beau que mon passé ? Ca rejoint « savoir n’est pas prédire » ou « Your past is your teacher, not your fortune-teller” de Corinne Crabtree. Je peux très bien imaginer que le plus dur est passé et que demain sera encore meilleur. Je peux même en trouver des preuves : d’ici demain, je vais apprendre, je peux dresser la liste de toutes les leçons que je tire de mes aventures… Rappelez-vous que notre cerveau cherche toujours la confirmation, la preuve de ce qu’on a décidé de croire. Alors autant bien choisir, délibérément.  

9. Une pensée n’est pas la vérité.

Ce n’est pas parce que ça me passe par la tête que c’est exact, que c’est un fait, même si ça fait très longtemps que je le pense, que d’autres sont d’accord avec moi. Je peux choisir de penser que cet entretien d’embauche va être difficile, que ce recruteur n’est pas commode, que je risque d’être en retard, que je ne vais pas être à la hauteur en anglais, que je n’ai pas assez d’expérience… mais rien de tout ça n’est factuel. Ce ne sont que des options, des interprétations, des opinions… pas la vérité. Quelle est la vérité ?

J’ai un entretien d’embauche avec M. Untel le mercredi 15 juin à 17h et c’est en anglais. C’est tout. Ce sont des faits. Tout le reste, c’est une histoire qu’on se raconte. Alors pourquoi ne pas se raconter que, puisqu’il a choisi de me rencontrer, c’est que j’ai toutes mes chances ? Que je correspond parfaitement, exactement au profil recherché ? Que ce soir, je serai embauchée ?

10. Tout est sous mon contrôle.

Bien sûr, on ne contrôle pas cette décision du recruteur. Mais on peut contrôler tellement d’éléments! Certes, je peux ne pas être embauchée et je ne contrôle effectivement pas ce résultat. Néanmoins, quelles que soient les décisions, les réactions des autres, les événements, etc., ce qu’on appelle les circonstances, je peux gérer ce qui m’appartient, c’est-à-dire mes actions, mes émotions, mes pensés. Alors oui, tout est sous mon contrôle : mes résultats, mes actions, mes émotions, mes pensées. Tout est sous mon contrôle. Mon avenir m’appartient puisque mes pensées m’appartiennent. Si je tiens à être embauchée sur un poste où l’anglais est indispensable, alors il m’appartient de trouver mon futur employeur. Et pour cela, je peux parfaitement trouver les offres d’emploi qui me conviennent le mieux. Je peux adapter mon CV à l’annonce. Je peux choisir de sentir telle ou telle émotion et pour la générer, je n’ai qu’à trouver la pensée correspondante, pour moi. Je veux que mon entretien en anglais se déroule bien ? Même processus : je révise mon vocabulaire, j’imagine les questions qu’on va me poser, les réponses que je pourrais apporter, je choisis d’être concentrée, je choisis la pensée qui génère la concentration, comme, peut-être « rien d’autre que mon anglais n’a d’importance maintenant. » Quelle liberté, vous ne trouvez pas ?

6. Mission

Que pensez-vous de ces 10 pensées ?

Les utilisez-vous déjà ou avez-vous des variantes que vous appréciez ?

Quelles sont les 10 phrases que vous pensez le plus souvent, au cours de votre journée ?

Quel impact ont-elles sur votre vie ?

C’est le moment de faire une boucle de Brooke ou de compléter un Model pour savoir

– quelles émotions chacune de ces pensées génèrent en vous,

– quel est votre comportement lorsque vous vous sentez ainsi,

– et de quelle façon ce qu’elles créent dans votre vie les confirme.

Et puis de se rendre compte qu’elles ne sont qu’une option parmi tant d’autres ! Alors, les gardez- vous ?

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, nous évoquerons la petite phrase « C’est pas grave… ». Vous arrive-t-il de la penser ? Dans quelles conditions ? Que se passe-t-il alors ou plus précisément :

– comment vous sentez-vous ?

– que faites-vous ?

– que créez-vous ainsi dans votre vie lorsque vous vous dites « c’est pas grave » ?

8. Salutations

Pour finir, je reste à votre disposition sur pour une séance de découverte du coaching afin que je vous aide à progresser en anglais. Je suis impatiente de connaître vos aventures linguistiques, vos difficultés, vos progrès, vos projets !

« See you next week-end ! Bye ! »