Et si votre façon de parler anglais, aussi imparfaite soit-elle, était justement remarquable car elle vous différencie, vous rend mémorable, unique, exceptionnelle ?

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°79. Aujourd’hui, nous allons parler de la pensée « mes imperfections sont remarquables. »

2. Préambule

2.1. L’idée de la semaine

Si vous ne devez retenir qu’une seule idée cette semaine, ce serait celle que ce sont justement nos défauts qui nous rendent uniques et que, plutôt que de chercher à les masquer, pourquoi ne pas les accepter voire même les sublimer, les célébrer ?

2.2. Bilan – échelle de la faim avec LisaB

Avant de commencer, je tiens à vous raconter ce que j’ai appris lors des 7 derniers jours. Depuis janvier 2019, c’est décidé, vous le savez, je rééduque mon alimentation. Après des années à manger des cochonneries qui ont surtout nourri mes hanches et ma taille, je voulais me consacrer à cet objectif qui me paraissait totalement impossible il y a encore quelques années.

Mais c’est juste que je ne connaissais pas encore Brooke Castillo, ma coach américaine, fondatrice de The Life Coach School et responsable de ma formation de coach. Il a fallu que je lui fasse confiance et que je ME fasse confiance. Pas facile. Mais plus ça va, plus ça fonctionne : plus je me rends compte que, oui, j’en suis capable. Et oui, je peux tenir compte des signaux que m’envoie mon corps, comme la faim ou la satiété.

C’est Lisa B., ma coach new-yorkaise, qui m’a aidée à respecter ce qu’elle appelle The Hunger Scale, une échelle de la faim qui va de 0 (« starving » = affamé) à 10 (« stuffed » = plein à craquer) en passant par 3 (« hungry » = qui a faim) et 7 (« comfortably full » = satisfait, confortable). Vous connaissiez le principe ? Il s’agit tout simplement d’évaluer nos sensations avant, pendant et après le repas.

Depuis le temps que je voulais essayer, j’étais bien contente que Lisa me le propose. Jusqu’à présent, j’avais bien trop de pensées autour de la nourriture, comme « c’est bon pour moi » dont je vous ai parlé la semaine dernière, pour véritablement réussir à ressentir la faim et surtout la satiété. Mais il semble que, ça y est, je sois prête. Ca tombe bien car, avec l’unité de mesure que représentent une assiette ou un petit bol, je sais mieux où j’en suis. Et quel plaisir de s’arrêter de manger quand notre estomac est juste plein, ni trop, ni trop peu ! Et de réussir à renouveler l’expérience à chaque repas !

– Je continue donc de suivre mon protocole et mes sensations de faim et de satiété, et même d’en faire un jeu à table, avec ma famille : « où en es-tu sur l’échelle de la faim ? »

– J’arrête de penser que je mange n’importe quoi, n’importe quand, n’importe où, n’importe comment. Ca ne correspond plus à celle que je suis.

– Je commence à imaginer celle que je vais bientôt être… Je vous en dirai plus prochainement.

Et pour vous, qu’en est-il ? Vous faites-vous confiance ou avez-vous besoin de recourir à un outil extérieur pour savoir où vous en êtes, qu’il s’agisse du nombre de vos pas quotidiens, de la qualité de votre sommeil ou du nombre de calories ingurgitées ? Qu’en pensez-vous ? En êtes-vous satisfaite ?

2.3. Témoignage

Et puis, je tiens à remercier Canellelyne deToulouse, en France pour son témoignage suite à notre séance de découverte du coaching. Voici ce que cette auditrice d’Anglaisance en dit :

« Ce que j’ai appris, c’est que je suis la seule à me mettre des barrières pour mon apprentissage, j’ai toutes les clés en main, je connais mes points faibles. Et c’est à moi d’y travailler pour m’améliorer.

Ce que j’ai aimé, c’est l’écoute que Nadège Saysana a eu envers moi, et la manière très subtile de me démontrer que je suis capable de me débloquer par de simples phrases. 

Je mets maintenant tout en œuvre pour y arriver. »

Merci, Canellelyne! Vous pourrez retrouver son témoignage, ainsi que d’autres, à la page qui y est consacrée sur Anglaisance.com.

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 78, nous avons parlé des bases de l’expression, orale comme écrite, à savoir, si vous vous le rappelez, d’abord avoir les idées claires en français. Et pour ça, rien de tel que de reformuler ce qu’on veut dire en anglais au moins 3 fois dans sa langue maternelle. Ca permet d’être capable d’expliquer des concepts aussi précis que « dédouaner », « exonérer » ou « la façon de vivre. » Même si vous savez comment le dire en anglais, il est toujours intéressant de faire un peu de gymnastique cérébrale et de relever le défi de reformuler dans sa propre langue. Et ensuite, une fois qu’on s’est précisé à soi-même le message qu’on voulait faire passer, on peut donc traduire, sans nécessairement avoir besoin de l’aide d’un dictionnaire ou d’un traducteur.

Qu’en pensez-vous ? Avez-vous essayé ? Vous êtes vous plié au jeu avec l’épisode 78 ? Ou bien avec l’exercice fourni en téléchargement sur la page 78 du site Anglaisance.com intitulée « Expression 101 » ?

A ce sujet, je vous rappelle qu’à compter du dimanche 12 mai 2019, je fais le tri, le ménage de printemps, sur le site et retire certaines fiches téléchargeables gratuitement afin de les simplifier. Si certaines vous intéressent, c’est le moment d’agir et de cliquer. Merci !

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons explorer la pensée « mes imperfections sont remarquables. »

5. Contenu

5.1. Le kintsugi

L’idée de cet épisode vient d’un message publié sur le forum des Coachs Certifiés de The Life Coach School, enfin, une perle plutôt : il y était fait mention du kintsugi, « l’art japonais de réparer les porcelaines et céramiques brisées, avec de la laque saupoudrée de poudre d’or ». Si par exemple, vous avez cassé votre tasse à thé préférée que votre cher et tendre vous avait rapportée de son voyage d’affaires en Inde (snif), avant de lui dire adieu et de la jeter à la poubelle, vous pouvez peut-être envisager de transcender cet accident et de rendre cet objet, déjà unique, exceptionnel. En le réparant, mais en le magnifiant aussi, en le transformant en œuvre d’art.

Une jolie métaphore pour aller au-delà de ses imperfections et les magnifier, vous ne trouvez pas ? Je cite la page Wikipedia consacrée au kintsugi : « Le kintsugi s’inscrit dans la pensée japonaise du Wabi-Sabi qui invite à reconnaître la beauté qui réside dans les choses simples, imparfaites, et atypiques. » Inspirant, non ?

https://fr.wikipedia.org/wiki/Kintsugi

Alors, jetez un coup d’œil autour de vous.

Quelles sont les choses simples et imparfaites, atypiques, qui vous entourent ?

Qu’en pensez-vous ? Les appréciez-vous ?

Pourquoi, ou pourquoi pas ?

5.2. Leonard Cohen

La 2e source d’inspiration pour cet épisode provient du Dr Renée Stephens. Dans l’un des épidodes de son podcast, Inside Out Weight Loss, elle cite cet extrait d’une chanson de Leonard Cohen: “There is a crack in everything, that’s how the light gets in”.

https://docrenee.com/podcasts/

Qu’en pensez-vous ? Et pour commencer, comment le traduiriez-vous en français ? Je répète et vous laisse mettre sur pause juste après si vous voulez y réfléchir à tête reposée : “There is a crack in everything, that’s how the light gets in”.

Voici ma proposition de traduction : “Il y a une fêlure en toute chose, c’est grâce à elles qu’on voit la lumière. » J’aime beaucoup cette idée de fêlure, qui me rappelle le terme anglais de « failure », qu’on traduira plutôt par échec, mais bien souvent, ne décide-t-on pas de grossir nos fêlures, nos fragilités, et de les déclarer des échecs ? Or, qu’on parle de kintsugi ou de fêlures, j’imagine bien un vase, une tasse, un objet fragile et utile et dont les fêlures, les imperfections, permettent de révéler la valeur, contre toute attente. Que pensez-vous de ces 2 idées ?

Et si, suivant la suggestion de Kara Loewentheil, on passait progressivement des objets aux êtres vivants, puis aux êtres humains et enfin à nous-même ?

5.3. Les êtres vivants

5.3.1. Les animaux

Nous avons parlé des objets, à présent quels sont les animaux qui vous entourent et que, malgré leurs défauts, vous trouvez attachants ?

Vous pouvez vous rappeler de l’exemple utilisé par Kara Loewentheil du site « Redesign your mind » dans son épisode 7 du podcast UFYB dont vous trouverez le lien sur le site Anglaisance.com. Elle y parlait de son chat qui l’avait réveillé en vomissant en pleine nuit et que ça ne dérangeait pas particulièrement.

Alors, quels sont ces animaux autour de vous ?

Qu’ont-ils d’imparfait et de touchant ?

Vous rendez-vous compte que « être touché » est une émotion, qui provient d’une pensée ? Quelle est cette pensée qui génère cette émotion ? Ou, en d’autres termes : pourquoi vous sentez-vous touché en présence de votre chat ?

5.3.2. Les personnes

A présent, considérez les personnes de votre entourage. Ca peut être la voisine du 3e, le boulanger du coin, un inconnu croisé sur la ligne 11 du métro, mais aussi des gens plus proches de vous et de votre sphère intime : vos parents, votre meilleure amie, votre cousin préféré, votre fils, votre compagnon…

Dressez la liste de leurs défauts, une liste aussi longue que possible.

En quoi ces défauts rendent-ils ces personnes encore plus chères à votre cœur ?

Par exemple, si je vous parle de Kara Loewentheil et que je l’apprécie autant, c’est parce qu’elle n’est pas parfaite. Et que ça se voit. Elle est obèse. Et tellement humaine par là même!

Et puis, en particulier, puisque c’est le langage qui nous intéresse, quels sont leurs tics verbaux par exemple qui les rendent uniques, de l’agent immobilier qui dit « nickel » à chaque fin de phrase, à votre meilleur ami qui confond toujours, à 47 ans, certains masculins et féminins, jusqu’à la petite dernière qui apprend à parler tant bien que mal et dit « frigirigeateur » au lieu de « réfrigérateur ».

Le fait qu’elle se trompe de prononciation est juste une anecdote mais on choisit de trouver ça attendrissant parce qu’on pense « c’est adorable, elle est adorable, jamais personne d’autre qu’elle n’a prononcé ce mot-là comme ça, quelle créativité, quel effort aussi pour dire ce mot difficile, elle est admirable ! » L’amour que ces pensées génèrent va nous conduire à des actions telles qu’immortaliser la prononciation à l’aide d’un dictaphone, la garder comme d’autres mots d’enfants et en faire des recueils, des citations familiales fétiches, en dresser la liste qu’on partage avec ses proches chaque année au moment du Nouvel An…

Et le résultat est qu’on intensifie cet amour pour cette petite fille en partageant cette anecdote avec d’autres être chers.

Notez, bien sûr, qu’on pourrait parfaitement se dire « mais n’importe quoi, elle doit être débile, comment se fait-il qu’elle soit incapable de prononcer correctement ces 5 syllabes, je vais la faire tester, quelque chose ne va pas. »

5.3.3. Nous-même

Nous avons traité des objets, des animaux, des personnes plus ou moins proches de votre entourage et de ces défauts qui les rendent attachants. Et qu’en est-il de vous, bien sûr, à présent, en particulier en ce qui concerne votre anglais ?

5.3.3.1. Boucle automatique

1. Tout d’abord, quels sont ces défauts, ces imperfections que vous vous reprochez probablement ? Quelles sont vos fêlures ? Quelles sont vos 3 principales imperfections, selon vous, lorsque vous communiquez en anglais ?

– Votre forte prononciation des R anglais ?

– Vos oublis du « h » anglais au début de mots comme « help » ou « hello » ?

– Votre manque de vocabulaire lors des conversations les plus cruciales ?

2. Pourquoi sont-elles des fêlures ? Autrement dit, quelles sont les normes par rapport à ces imperfections ? Qu’est-ce qui est attendu ou privilégié, recommandé ?

Et si, plutôt que de les considérer comme quelque chose de négatif, vous décidiez de vous en tenir aux faits ? Que faites-vous qui est différent de la norme grammaticale en anglais ? Quelles sont les caractéristiques, purement objectives, de votre expression orale ou écrite ? Quels sons, quels phonèmes anglais prononcez-vous autrement qu’un Australien ou un Londonien ? Tâchez d’être le plus factuel possible. Il faut que ce soit vérifiable, absolument neutre.

Et qu’en pensez-vous ? Plus précisément : que pensez-vous de vous, lorsque vous pensez à ces caractéristiques ? Peut-être une petite phrase de l’ordre de « je ne devrais pas faire ça » ou « les autres font mieux que moi » ? Autre chose ?

Que ressentez-vous, lorsque vous pensez cela de vous ?

Que faites-vous alors ?

Qu’est-ce que vous ne faites pas lorsque vous vous sentez ainsi ?

Et lorsque vous additionnez toutes ces actions et ces inactions, quelle expérience créez-vous alors pour vous, par rapport à votre expression en anglais ?

Vous vous souvenez ? C’est notre Boucle de Brooke ou le Model de Brooke Castillo, cet enchaînement que nous ne percevons pas, à moins d’y faire attention, entre nos pensées, nos émotions, nos actions et donc nos résultats. Lorsque nous devons dire « hello » et que nous pensons « je ne devrais pas prononcer mes H comme ça », nous nous sentons peut-être contrariés. Lorsque nous sommes contrariés, nous évitons de nous exprimer et, au contraire, nous évitons plutôt d’ouvrir la bouche, voire même de rentrer en contact avec un anglophone. Et quelle expérience créons-nous pour nous ainsi ? Eh bien nous ne progressons pas dans notre prononciation du H anglais.

Je récapitule cette boucle de Brooke :

Circonstances : le mot « hello » contient un H

Pensée : Je ne devrais pas prononcer mon H comme je le fais. 

Emotion : contrarié

Actions : j’évite d’ouvrir la bouche, j’essaie de ne pas rentrer en contact avec un anglophone

Résultat : je ne progresse pas dans ma prononciation du H en anglais

Alors, que pensez-vous de ce résultat ?

En êtes-vous satisfaite ?

Pourquoi ?

Décidez-vous de le garder, c’est-à-dire de rester bloquée, sans espoir de progression dans la prononciation du H ? Ou bien choisissez-vous de changer de résultat ?

5.3.3.2. Boucle alternative

3. Pour cela, voici quelques questions afin de vous guider :

En quoi ces imperfections sont-elles remarquables ?

Autrement dit, que révèlent-elles d’unique chez vous ?

Prenons l’exemple de 2 clientes, récemment, toutes deux complexées par leur prononciation et en particulier, des R anglais. Elles ne se connaissent pas mais partageaient cette croyance qu’elles auraient dû mieux prononcer leur R anglais. Or, elles avaient un autre point commun qui à moi, me sautait aux yeux : l’anglais n’était pas leur langue maternelle. Et le français non plus. Donc, oui, elles avaient un accent quand elles s’exprimaient en anglais. Et qu’est-ce que cet accent révélait d’unique chez elle ?

– le fait qu’elles soient polyglottes – elles parlaient donc français et anglais mais aussi espagnol pour l’une et arabe et des dialectes pour l’autre.

– le fait qu’elles soient curieuses – il faut avoir le goût de la culture de l’autre pour vouloir s’adresser à lui dans sa langue

– le fait qu’elles soient courageuses – apprendre une langue étrangère demande d’innombrables efforts

– le fait qu’elles soient constantes – il faut s’y remettre jour après jour sur une très longue période avant de pouvoir tenir une conversation en anglais

Et ce qu’il y a de formidable, c’est qu’on peut choisir de penser qu’elles sont curieuses, courageuses, constantes qu’il s’agisse de leur anglais ou pas. On peut choisir de croire ce qu’on veut à n’importe quel sujet.

Par exemple, vous m’écoutez et je ne vous connais pas. Et je choisis néanmoins de croire que vous aussi vous êtes curieuse, courageuse, constante, persévérante, etc. Et puisque j’ai choisi cette croyance, c’est très facile d’en trouver les preuves :

– vous êtes curieuse car vous avez choisi d’écouter cet épisode,

– vous êtes aussi confiante car vous êtes en train de l’écouter, vous savez que vous pouvez en retirer quelque chose

– vous êtes persévérante car vous auriez pu vous arrêter dès les 1ers mots et passer à autre chose

A vous de jouer !

– Qu’est-ce que le fait que vous écoutiez cet épisode révèle de vous ?

– En quoi ces qualités peuvent-elles être adaptées à votre anglais ?

– Et si vous êtes bloquée sur votre vision négative, quelle est la lumière révélée par vos fêlures ? Votre humanité, votre vulnérabilité, votre authenticité… ?

5.3.3.3. Boucle intermédiaire

Et puis, je vous le proposais en préambule, plutôt que de chercher à masquer nos imperfections, pourquoi ne pas les sublimer, les célébrer ? Comment allez-vous les sublimer, les célébrer ?

Autrement dit, que pourriez-vous choisir de penser qui les mettrait en valeur ?

Alors, comment célébrer nos imperfections ?

5.3.3.3.1 Accepter

Peut-être, tout d’abord, en les acceptant, en cessant de lutter contre la réalité. Oui, j’aimerais mieux ne pas prononcer mes R ou mes H à la française, mais pour l’instant, c’est le cas. Il n’y a que quand je saurai l’accepter que je pourrais changer quoi que ce soit. D’accord, je ne prononce pas encore les H à l’anglaise, entre autres sons. Mais j’en ai conscience. Et c’est déjà beaucoup !

5.3.3.3.2 Modifier

Deuxièmement, en modifiant votre façon de les voir, en passant d’une interprétation négative à une interprétation volontairement positive. Vous avez pour cela la possibilité d’utiliser une échelle, dont le plancher serait par exemple « Je ne devrais pas prononcer mon H comme je le fais » et le sommet « je prononce très bien mes H anglais. »

Pour cela, je vous propose une petite phrase qui m’est très utile et ce, depuis une bonne année : « je suis remarquable. » J’ai commencé à penser que j’étais remarquable après m’être rendu compte que je croyais qu’on parlait de moi en décrivant mon nez, un peu plus imposant que la moyenne nasale, je dirais. On le remarque, ou du moins c’est ce que je me dis. « Je me fais remarquer à cause de mon nez. » Je pourrais choisir autre chose, comme mes yeux bleus qu’on dit beaux. Mais bien sûr, ça me paraissait plus évident que les autres remarquent le négatif plutôt que le positif à mon sujet, allez savoir pourquoi ?!

Bon, je sais très bien pourquoi : notre cerveau est surentraîné à repérer le négatif, quel qu’il soit, parce que ça pourrait nous sauver la vie en cas de danger.

Mais alors, pourquoi ne pas changer ma façon de m’exprimer au sujet de mon nez ? Si on me remarque, c’est peut-être tout simplement parce que je suis remarquable ? Bien sûr, c’est plus agréable que de me dire que je suis hideuse et qu’on ne voit que ça et que les gens font des efforts insurmontables pour ne pas vomir à ma vue. « Je suis remarquable » me plaît bien. Et si je suis remarquable, grâce à ce nez inhabituel, alors peut-être suis-je remarquable d’autres manières ?

Et hop, mon cerveau, stimulé par cette idée nouvelle, est parti à la recherche d’autres preuves, comme il sait si bien le faire :

– je suis remarquable parce que je ne mange pas comme tout le monde. Très peu pour moi les plats en sauce mais à moi les carottes, salades et légumineuses ! Miam ! Je veux de la couleur et de la légèreté !

– je suis remarquable parce que je ne suis pas que prof d’anglais mais aussi coach de vie – je suis donc 2 fois certifiée, doublement certifiée, je suis certifiée au carré !

– je suis remarquable parce que non seulement je suis introvertie, timide et que si je le pouvais, je me cacherais bien derrière le papier peint ou les plantes vertes mais je tiens aussi à transmettre, à aider à aller mieux d’autres personnes qui ont des croyances similaires aux miennes.

Et ce ne sont que 3 exemples !

6. Mission

Et vous ? Qu’est-ce qui vous rend remarquable dans votre façon de manier la langue anglaise ? de l’étudier ? de vous l’approprier ? de l’utiliser pour progresser dans votre carrière ?

Prenez le temps de réfléchir pour répondre aux 4 questions suivantes :

1. Quelles sont vos fêlures ? Quelles sont vos 3 principales imperfections, selon vous, lorsque vous communiquez en anglais ?

2. Pourquoi sont-elles des fêlures ? Autrement dit, quelles sont les normes par rapport à ces imperfections ? Qu’est-ce qui est attendu ou privilégié, recommandé ?

3. En quoi ces imperfections sont-elles remarquables ? Autrement dit, que révèlent-elles d’unique chez vous ?

4. Comment allez-vous les sublimer, les célébrer ? Autrement dit, que pourriez-vous choisir de penser qui les mettrait en valeur ?

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, nous évoquerons une petite phrase qui vous rend peut-être remarquable : « je n’ai pas de vocabulaire ». D’ici là, si vous tenez à contempler mon remarquable nez, n’hésitez pas à vous rendre sur Anglaisance.com et à regarder les vidéos que j’y ai mises en ligne !

8. Salutations

Pour finir, n’hésitez pas à me contacter sur pour une séance de découverte du coaching afin que je vous aide à progresser en anglais. Je suis impatiente de connaître vos aventures linguistiques, vos difficultés, vos progrès, vos projets !

« See you next week-end ! Bye ! »


Vous souhaitez recevoir la pensée hebdomadaire d’Anglaisance? Inscrivez-vous ci-dessous: