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Et si on essayait de faire un travail dans un anglais de qualité, sans chercher la perfection à tout prix ? Et si on visait le 17/20 plutôt que le 20/20 ?

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°77. Aujourd’hui, nous allons étudier la pensée « mieux vaut fait que parfait. »

2. Préambule

2.1. L’idée de la semaine

Si vous ne devez retenir qu’une seule idée cette semaine, ce serait celle que vous n’avez pas besoin d’avoir 20/20 pour faire un travail de qualité.

2.2. Bilan

Mais avant de commencer, je tiens à vous raconter ce que j’ai appris lors des 7 derniers jours, dans ma quête de l’alimentation adéquate, mon projet pour l’année 2019 toute entière. Je dois vous dire que je viens de loin, puisque je mangeais des gâteaux, biscuits, pâtisseries et sucreries à tout bout de champ. Et qu’en définitive, je savais très bien que ça ne m’apportait rien, sauf un plaisir extrêmement fugace, qui n’en valait pas vraiment la peine, par rapport au désarroi et à la détresse dans lesquels j’étais plongée ensuite. Mais comment faire pour s’en sortir quand on n’a pas les bons outils ?

Et c’est là que Brooke Castillo est apparue, avec son podcast The Life Coach School. C’est à ce moment-là que j’ai entrevu une lueur d’espoir et que j’ai commencé à appliquer ses principes, même si j’avais l’impression d’être toujours à la traîne, de toujours tout rater. Sauf qu’en fait, encore une fois, je ne tenais pas compte de toutes mes réussites, aussi minuscules soient-elles. Et il y en avait ! Il y en a encore plus depuis janvier 2019, depuis que j’ai décidé que mon alimentation serait mon principal centre d’intérêt. Et je dois dire que ça fait des merveilles ! Et que ça continue d’en faire. A tel point que, puisque les gâteaux ne m’attirent plus, j’envisage sérieusement la possibilité de me débarrasser de ces 8 kilos qui encombrent ma silhouette. Auparavant, ce projet me paraissait totalement inenvisageable et j’avais honte rien que d’y penser mais aujourd’hui, pourquoi pas ? Après tout, je sais comment faire : expérimenter, en tirer des leçons, en tenir compte, continuer d’avancer.

– Je continue donc de planifier mon protocole, ce que je mange, 24h plus tôt.

– J’arrête de m’empêcher de rêver.

– Je commence à envisager un futur où je pourrais atteindre n’importe quel objectif, même impossible, puisque j’en suis capable.

Et vous ? Considérez-vous le fait de parler anglais couramment comme un objectif impossible ? Pourquoi ? Ca peut ne pas être une mauvaise chose car dès qu’on se dit que c’est impossible, puisqu’on « sait » qu’on ne peut pas réussir, on se libère de la réalité et on peut trouver toutes sortes de façons de l’atteindre, ce qu’on aurait soigneusement évité si on l’avait considéré comme réaliste.

2.3. Témoignage

Et puis, je tiens à remercier A-O de Livry-Gargan, originaire de Côte d’Ivoire, pour son témoignage suite à nos 6 séances de coaching pour avoir plus confiance en elle en anglais. Voici ce qu’elle en dit :

« J’ai appris lors de cette séance à décrypter mes peurs et à me rendre compte qu’inconsciemment je faisais naître ces mauvaises pensées qui m’empêchaient de prendre la parole à l’oral. Tant que nous n’avons pas identifié ces craintes/idées infondées, il est difficile de les vaincre et voilà pourquoi, avant de rencontrer Nadège, je n’ai pas su aller au delà de mes blocages. J’ai appris à prendre du recul sur les situations, à faire un état des lieux, comprendre les enjeux et les buts que je souhaite atteindre en surpassant mes blocages.

J’ai aimé la structure de l’exercice. Le fait de décrire en situation lors d’une simple présentation et se rendre compte de l’importance de mots employés qui vont nous permettre de rebondir par la suite et résoudre les « problèmes ». J’ai aimé me rendre compte que la réalité est parfois beaucoup plus simple que dans notre imaginaire. Je détiens à présent certaines clés qui me permettront d appréhender mes futures prises de parole avec plus de sérénité. Merci à Nadège pour sa sympathie, son sourire et sa disponibilité. »

Merci, A-O ! Je la remercie d’autant plus qu’elle est la toute 1ère à m’avoir contactée suite à un message laissé sur LinkedIn alors que nous ne nous connaissons absolument pas, que nous ne nous sommes jamais rencontrées, que nous n’avons aucune connaissance commune et qu’elle a eu le courage de me contacter, de faire face à son manque de confiance en elle et de me demander de l’aide pour ses blocages en anglais. Je sais très bien que ça n’est pas donné à tout le monde et je le comprends parfaitement. Vous pourrez retrouver son témoignage, ainsi que d’autres, à la page qui y est consacrée sur Anglaisance.com. Et si vous aussi, comme A-O, vous voulez participer à ce programme, gratuit jusqu’en septembre, de 6 séances de 45 minutes sur le thème de la confiance en soi en anglais, n’hésitez pas à me contacter sur comme certains d’entre vous l’ont déjà fait et je les en remercie !

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 76, nous avons parlé des derniers mots de liaison logiques en anglais. Avez-vous eu l’occasion de les utiliser ? Vous pouvez par exemple développer n’importe quel sujet, en anglais, à l’aide de tous ces mots de liaison : quel est le problème ? quelles en sont ses causes, ses conséquences, c’est-à-dire ses avantages et ses inconvénients ? quelles solutions y-a-t-il ?

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons explorer la pensée « mieux vaut fait que parfait », qui peut nous être plus bénéfique que « ça doit être parfait », étudié dans l’épisode 71, puis les épisodes 73 et 75, en compagnie des coachs américaines Kara Loewentheil et Kara Gaisie.

Le site de Kara Loewentheil

Et si nous questionnions encore cette idée de perfection ?

4.1. Changer les critères de la perfection

En effet, puisque nous établissons nous-mêmes nos propres critères de perfection, pourquoi ne pas les modifier ?

Kara Loewentheil : “You can change your belief that you can only feel good about yourself if you’re perfect, which is what I really recommend.”

“Vous pouvez changer cette croyance que vous ne pouvez vous sentir bien que si vous êtes parfaite, ce qui est ce que je vous conseille vraiment. »

Qu’en pensez-vous? En d’autres termes, soit vous changer les critères de votre perfection (votre façon de prononcer le mot « franchise » ne doit pas forcément être rigoureusement identique à celle d’un Britannique, par exemple), soit vous changez votre façon de voir les choses et abandonnez toute recherche de perfection. Autrement dit, peu importe que vous prononciez le mot « franchise » avec un accent américain, australien ou même français – ça ne veut rien dire sur vous.

4.2. Accepter l’imperfection

Kara Loewentheil  recommande d’accepter l’imperfection en la reconnaissant chez les autres: “So there are a couple of ways to practice thinking this. You can think about all the other people or even pets you have or love who aren’t perfect.”

“Alors il y a 2 façons de pratiquer cette nouvelle façon de penser. Vous pouvez penser à tous les autres gens ou même aux animaux familiers que vous avez ou aimez qui ne sont pas parfaits. D’accord ? »

L’idée est de réconcilier l’imperfection et l’acceptation, car elles peuvent co-exister.

1. Les animaux familiers

Kara Loewentheil : “1. Pets

Somehow it’s easy to start with pets for people because we don’t expect a pet to do anything but just exist and we love it. Right? My cat literally does nothing to help around the house. He has no regards for my feelings. Last night he threw up at like one in the morning, and I had to clean it up. He had no remorse, right? He doesn’t take care of me when I’m sick, he literally does nothing, he just exists. But I love him anyway, just because he exists, right. And these days I love myself just for existing.

But the journey of trying to accept your own imperfection which takes an equal or even less energy of trying to be perfect is actually the way to feel better.”

“D’une certaine manière, c’est facile de commencer avec les animaux pour les gens parce qu’on ne s’attend pas à ce qu’un animal domestique fasse quoi que ce soit mais juste qu’il existe et qu’on l’aime. D’accord ? Mon chat ne fait littéralement rien pour aider à la maison. Il se moque pas mal de mes émotions. La nuit dernière il a vomi vers 1h du matin et j’ai dû nettoyer. Il n’avait aucun remords, d’accord ? Il ne s’occupe pas de moi quand je suis malade, il ne fait littéralement rien du tout, il ne fait qu’exister. Mais je l’aime de toute façon, juste parce qu’il existe, d’accord. Et maintenant je m’aime juste parce que j’existe. »

Alors, avez-vous ou avez-vous eu un animal domestique, que ce soit un chat, un chien, un canari, un poisson rouge, un hamster ou autre ? Vous attendez-vous à ce qu’il fasse quoi que ce soit de particulier ? Pourquoi ? Que pensez-vous de cette idée que les animaux familiers ne soient présents dans nos vies que pour que nous les aimions ? Qu’ils n’existent que pour être aimés de nous ? Pourriez-vous faire de même avec vous : vous aimer pour la simple raison que vous existez ? Pourquoi ou pourquoi pas ?

2. Les gens

Et qu’en est-il des gens qui nous entourent – sont-ils parfaits ? Ne pouvons-nous apprécier que la perfection chez les autres ? Cela nous amène à mieux comprendre pourquoi il nous est si important d’atteindre cette perfection.

Kara Loewentheil : “2. People

 The other thing I like to encourage you to do is think about why being perfect is important anyway? Get like really specific: why does it matter to be perfect or to be better? Why? You’ll find the answer is almost always something like “well then I’m lovable” or “then I’m worthy” and “then I’ll feel better”.

“L’autre chose que j’aime vous encourager à faire, c’est de penser à pourquoi il est si important pour vous d’être parfaite ? Soyez vraiment précise : pourquoi est-il important d’être parfaite ou meilleure ? Pourquoi ? Vous vous rendrez compte que la réponse est presque tout le temps quelque chose comme « alors on m’aimera » ou « alors je serai digne » et « alors je me sentirai mieux. »

Alors, pourquoi tenez-vous à parler anglais parfaitement, sans la moindre erreur grammaticale, avec une prononciation impeccable, un accent authentique, un vocabulaire étendu qui vous permet de vous exprimer sans la moindre hésitation ? Pensez-vous qu’on vous aimera davantage si c’était le cas ? Vous sentiriez-vous vraiment mieux ? Pourquoi ?

Kara Loewentheil : “So you can practice believing now that you can be flawed and loveable. Right? Think about the times you’ve made mistakes and other people have still loved you. Or the times people you love have made mistakes and you still loved them. Right? You’ve made mistakes and you haven’t gotten fired or dumped or defriended a lot of the time and the same is true: other people have made mistakes and you know, other people aren’t perfect, right, your mom is always late, your brother is a little critical, your boyfriend never makes the bed, your girlfriend burnt all your good pants, right. Whatever it is: people have done things, people aren’t perfect and you still love them. You don’t love other people because they’re perfect. You love them because there’s just something, essentially them, that you like. Right? And that can be true for you too. There can be something, essentially you, that other people like and love but more importantly that you can learn to like and love.”

« Alors vous pouvez pratiquer la croyance, maintenant, que vous pouvez avoir des défauts et être aimée. D’accord ? Pensez aux moments où vous avez fait des erreurs et où les gens ont continué à vous aimer. Ou bien aux moments où des gens que vous aimez ont fait des erreurs et où vous avez continué à les aimer. D’accord ? Vous avez fait des erreurs et n’avez pas été renvoyée ou abandonnée ou rejetée à chaque fois et c’est encore vrai : d’autres personnes ont fait des erreurs et vous savez que les autres ne sont pas parfaits, d’accord, votre mère est toujours en retard, votre frère a la critique facile, votre petit ami ne fait jamais le lit, votre meilleure amie a brûlé tous vos pantalons préférés, d’accord. Quoi que ce soit : les gens ont fait des choses, ils ne sont pas parfaits et vous les aimez quand même. Vous n’aimez pas les autres parce qu’ils sont parfaits. Vous les aimez parce qu’il y a juste quelque chose, leur essence même, que vous aimez. D’accord ? Et ça peut être vrai pour vous aussi. Il peut y avoir quelque chose, votre essence même, que les autres aiment bien, voire aiment tout court et, plus important, que vous aussi pouvez apprendre à bien aimer et à aimer tout court. »

Pensez à ceux que vous aimez le plus : votre partenaire, vos parents, vos frères et sœurs, vos enfants, vos meilleurs amis, vos collègues préférés… N’ont-ils que des qualités ? Ne font-ils jamais d’erreurs ? Est-ce ce que vous appréciez chez eux ? Ou bien vous rendez-vous compte qu’ils sont parfaitement imparfaits et que vous les aimez malgré tout, voire même, grâce à ça ? Par exemple, je me suis récemment rendue compte que le collègue que j’appelle Puck est très attachant à faire bourdes sur bourdes et à rigoler de lui-même, que ma mère est adorable à souvent vouloir avoir raison, que ma meilleure amie est très touchante lorsqu’elle s’en veut d’être en colère ou malade…

Et puis d’autres pistes de réflexion : comment les enfants (que nous avons été !) apprennent-ils à manger seuls ? à parler ? à marcher ? Est-ce possible de tout faire parfaitement, dès la 1ère tentative ? Ou bien apprend-t-on de ses erreurs ?

D’ailleurs, je vous propose à présent quelques petites pensées, au choix, qui m’aident personnellement avec cette idée de perfection, d’échec et de réussite :

  • Je ne suis pas obligée de réussir.
  • Je suis très bien comme ça.
  • Je suis juste en train d’apprendre.
  • Soit je réussis, soit j’apprends.
  • Plus je me trompe, plus j’apprends.
  • C’est en échouant que j’apprends.
  • Et si j’échouais exprès ?
  • Je n’ai rien à changer.

Voici également quelques citations:

  • « Learn to fail or fail to learn. » “Apprenez à échouer ou échouer à apprendre” (Tal Ben-Shahar)
  • « Sans risque, la vie est trop triste. » (Peter Rabbit!)
  • « C’est imparfait et suffisant. » (de ma meilleure amie, perfectionniste)
  • « Ma réussite est faite de mille échecs » (disons Xander Saysana)
  • « Qui ne se plante pas ne pousse jamais. » (anonyme, vu sur un mur)

Enfin, je voulais vous faire part du travail de Kara Gaisie, ma collègue coach américaine qui a suivi la même formation que moi dans la même promotion de The Life Coach School. Elle tient une chaîne YouTube dans laquelle elle publie chaque semaine une très courte vidéo (pas plus de 5 minutes) destinée à ceux qui veulent organiser leur foyer. Je mets en ligne à la page 77 de Anglaisance.com le lien vers sa chaîne. Dans cet extrait de l’épisode « Stop striving for A+ », « Arrêtez d’essayer d’avoir 20/20 » elle explique, comme nous l’avons déjà vu, que la perfection conduit à la procrastination. Mais qu’il y a une solution !

“I think it’s because we’ve been taught to strive for A+, for excellence. ‘Sounds lovely, right? But how excellent is it if you’re not doing anything? If you’re not making your unique contribution to this world? So entertain this concept: what if you aimed for B- instead of A+? This concept was introduced to me by one of my teachers, Brooke Castillo. So let’s talk about B-:

– it’s good so that you’re not producing crap, 

– it’s more efficient so that you get to spend more time doing the thing that you actually want to do. I cannot tell you how much time I have saved by implementing this into my life.”

“Je crois que c’est parce qu’on nous a appris à tout faire pour avoir 20/20, pour être excellent. Ca a l’air bien, non ? Mais est-ce vraiment excellent si vous ne faites rien ? Si vous n’apportez pas votre unique contribution à notre monde ? Alors pensez à ce concept : et si vous ne vouliez qu’avoir 17/20 ? Ce concept m’a été enseigné par l’un de mes professeurs, Brooke Castillo. Alors parlons du 17/20 :

– c’est bien, de telle sorte que vous ne faites pas n’importe quoi,

– c’est efficace, de telle sorte que vous passez plus de temps à faire ce que vous aimez véritablement faire. Je ne peux pas vous dire à quel point j’ai gagné du temps depuis que j’ai intégré ça dans ma vie. »

“- but most importantly, B- gets the job done. Because you allow room for imperfection which crushes the desire to hesitate and procrastinate.”

“Mais le plus important, c’est que viser le 17/20 vous permet de faire votre travail. Parce qu’il y a de la place pour l’imperfection, ce qui détruit le désir d’hésiter et de procrastiner. »

“You get to decide what perfect looks like for you. And it can absolutely be B-.”

“Vous décidez à quoi la perfection ressemble pour vous. Et ça peut parfaitement être un 17/20. »

Que pensez-vous de cette idée ? Pourriez-vous fournir un très bon travail plutôt qu’un travail parfait ? Pourquoi ?

J’ai décidé d’adopter ce concept, sinon jamais vous n’auriez d’épisode hebdomadaire sur SoundCloud, iTunes et le site Anglaisance.com. J’ai bien conscience qu’il y a plein de choses à revoir mais je choisis de mettre en ligne un épisode imparfait chaque semaine plutôt que rien du tout. Et c’est cette pensée, « Mieux vaut fait que parfait », qui me motive. Malgré ses imperfections, cet épisode pourrait tout de même être utile, ne serait-ce qu’à une seule personne.

De même lors de ma formation : nous devions enregistrer une courte vidéo de moins de 2 minutes, traitant d’un concept étudié en cours. Comme ma toute première vidéo,

disponible sur la page d’accueil d’Anglaisance.com, m’avait pris une éternité, à force de changer ma coiffure, mon maquillage, le lieu, l’éclairage, sans oublier, bien sûr, le plus important, c’est-à-dire le texte, etc. j’ai décidé de faire un bon travail, correspondant aux critères d’évaluation et c’est tout.

Voilà pourquoi l’image est un peu floue, un peu sombre, pourquoi la plante derrière moi, trop proche, bouge à chaque fois que j’oscille la tête, etc. mais je l’ai fait, j’ai refusé d’y passer trop de temps et je l’ai renvoyée fin décembre quand la date limite était mi-mars. Ca n’était pas parfait, mais c’était fait. J’ai pu me consacrer à autre chose.

Si vous souhaitez avoir un aperçu de ce travail B- ou 17/20 et m’entendre parler anglais par la même occasion, vous trouverez cette courte vidéo et son script en anglais sur la page des bonus d’Anglaisance.com. Elle s’intitule « How to feel any emotion », « Comment ressentir n’importe quelle émotion ».

Mais Kara Gaisie explique que le changement ne va pas être facile pour un cerveau perfectionniste :

“So initially, your brain will resist B-. It will give you all the reasons why it’s not good enough. But why isn’t it good enough?”

“Alors, pour commencer, votre cerveau va résister au 17/20. Il va vous donner toutes les raisons pour lesquelles ça n’est pas assez. Mais pourquoi n’est-ce pas assez ? »

Qu’en pensez-vous ? Quelles sont les raisons pour lesquelles vous préférez avoir 20/20 plutôt que 17 ?

 “And I think that if we go layer after layer we perfectionists also tend to be people-pleasers.”

« Et je pense que si on retire couche après couche, nous, les perfectionnistes, nous avons aussi tendance à vouloir plaire à tout le monde. »

Est-ce votre cas ? Voulez-vous plaire à tout le monde ? Pourquoi ? Que penseriez-vous si tout le monde vous trouvait formidable, prodigieuse… parfaite ? Et comment vous sentiriez-vous ? Que feriez-vous alors ? Quel serait votre résultat ?

Vous avez sûrement remarqué que ces questions permettent de compléter une Boucle de Brooke, c’est-à-dire le Model créé par Brooke Castillo. Les circonstances sont les paroles de quelqu’un, comme « vous êtes formidable ». Et vous en pensez quelque chose de positif, peut-être vous dites-vous « j’ai dû réussir puisqu’elle est contente de moi », « si elle me dit ça, c’est que c‘est vrai ». Cette pensée génère alors une émotion agréable, probablement la satisfaction, la joie, la fierté, le soulagement, la sécurité… Cette émotion positive vous conduit probablement à renouveler les actions qui ont donné lieu à ce compliment, à cette circonstance. Et votre résultat, en toute vraisemblance, doit être « je suis contente de moi ». 

Pour résumer, si tout le monde vous trouvait formidable, si vous croyiez ce qu’on vous disait, alors vous vous sentiriez bien et ce serait un cercle vertueux, vous continueriez, progresseriez encore, etc. Et pourquoi ne pas prendre un raccourci ? Pourquoi ne pas vous dire vous-même ce que vous souhaitez entendre ? Pourquoi ne pas vous féliciter vous-même sur votre travail en trouvant les mots qui font mouche, dont vous êtes convaincue ?

Car, après tout, on pourrait très bien vous complimenter et vous pourriez ne pas le croire. Tout comme on peut vous faire un reproche et vous ne vous en offusquez pas parce que vous ne voyez pas du tout en quoi ça peut correspondre. C’est l’exemple que fournit Brooke Castillo lorsqu’elle imagine quelqu’un lui disant « je n’aime pas tes cheveux bleus ». Si on n’a pas les cheveux bleus, ça n’a aucun poids, on n’a pas à se sentir concerné. En revanche, si on croit « tu es formidable », c’est qu’on a très envie de l’entendre.

Oui, mais voilà, qu’il soit positif ou négatif, on ne contrôle pas du tout les jugements des autres. Ce sont des circonstances, c’est-à-dire que c’est totalement hors de notre contrôle. Et ça n’est pas grave.

Kara Gaisie poursuit :

“I have learnt to give people the space to judge me. And be perfectly ok with their great and no so great opinions about me.”

“J’ai appris à autoriser les gens à me juger. Et à être parfaitement à l’aise avec leur opinion de moi, quelle qu’elle soit. »

Que pensez-vous de cette idée révolutionnaire – laisser les autres penser ce qu’ils veulent bien penser de vous ? Même s’ils se trompent sur nos intentions, à notre sujet ? Intrigant, n’est-ce pas ?

6. Mission

Alors, comment allez-vous redéfinir votre idée de la perfection pour qu’elle vous soit plus utile ?

Etes-vous prête à obtenir des 17/20 plutôt que des 20/20 ?

Pourquoi ou pourquoi pas ?

En répondant à cette dernière question, vous devriez avoir de nouvelles petites pensées à explorer… Fascinant !

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, nous évoquerons ce que j’appelle « Expression 101 », c’est-à-dire que nous ferons un exercice pour s’exprimer de façon basique mais indispensable.

8. Salutations

Pour finir, n’hésitez pas à me contacter sur si l’envie vous en prend et, surtout, si vous voulez que je vous aide à progresser en anglais, et ceci grâce à ma formation en coaching de vie. Racontez-moi vos aventures linguistiques, vos difficultés, vos progrès, vos projets !

« See you next week-end ! Bye ! »