Voici les questions de coach que j’utilise dans mes séances pour mieux prendre conscience et comprendre l’impact des choix de pensées que nous avons faits.

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°73. Aujourd’hui, nous allons utiliser des questions de coaching pour arriver à une pensée plus bénéfique que « ça doit être parfait » et pourquoi pas « je suis parfaitement imparfaite » ?

2. Préambule

2.1. Bilan

Avant de commencer, je tiens à vous faire part ce que j’ai appris lors de la semaine écoulée. Mon objectif pour l’année 2019 est d’apprendre à me faire confiance lorsqu’il s’agit de m’alimenter. Ca n’a rien à voir avec l’anglais mais quoi qu’on fasse, c’est de toute façon la même démarche, c’est-à-dire qu’on se fixe un objectif et une série d’actions à réaliser et, bien sûr, ensuite on n’a pas toujours envie de les accomplir. Et c’est ça qui est difficile et en même temps passionnant : comment faire ce qu’on veut et ne veut pas faire à la fois. On veut le résultat, et même tout de suite, maintenant, et que ça saute, mais sans faire l’effort de modifier son comportement.

Ces derniers temps, je me préparais à partir en vacances une semaine tout compris, avec buffets à volonté matin, midi et soir. J’avais l’impression que je ne saurai pas gérer, moi qui, il n’y a pas si longtemps, me sentais obligée de commencer tous les plats et… de les finir aussi. Pourtant, maintenant que j’ai commencé ma formation de coach, j’ai les outils pour gérer ce genre de situation, à commencer par la fiche des 100 envies que les abonnés peuvent télécharger sur la page 31 de l’épisode 31 d’Anglaisance. Sauf que, dans ma tête, la petite phrase qui revenait en boucle, discrètement, était « de toute façon, ça ne marche pas. » Et une fois que j’en ai pris conscience, je me suis interrogée : vraiment ? Ressentir l’émotion, l’envie de manger, la salive dans ma bouche, 100 fois de suite à la vue de pâtisseries, ça ne fonctionne pas ?

Et c’est là que je me suis rendu compte que j’avais passé la matinée devant 3 plateaux de mini-viennoiseries dans la salle des profs qui accueillait les professionnels de notre Forum des Métiers. Et que mon cerveau n’y avait même pas fait attention. Je me souviens m’être demandé ce qu’était cette viennoiserie difforme. Ah oui, c’est un chausson aux pommes ! J’avais coutume d’en manger beaucoup, j’adorais le croustillant de la pâte feuilletée et son contraste avec le moelleux de la compote de pommes. Mais je n’y ai même pas fait attention.

Et je me suis aussi souvenue que la semaine dernière, lors du pot de départ d’une de nos collègues, j’avais été déjà confrontée à toutes sortes de desserts confectionnés ou achetés par mes amis, du gâteau au citron au fondant au chocolat. Pareil : aucun intérêt, aucune envie. Incroyable ! Non seulement je suis devenue celle à qui les desserts font autant d’effet que les oignons crus mais en plus mon cerveau ne semble pas bien au courant : il persiste à croire que je ne peux pas y résister, malgré les preuves.

Voici donc mes décisions quant à cette semaine de buffets à volonté :

– Je continue de ressentir volontairement, délibérément, intentionnellement, l’envie de manger des gâteaux et pâtisseries. Je sais comment faire : je vais passer devant les plats lentement, à plusieurs reprises, en ressentir l’impact dans mon corps, de ma bouche à mon estomac, et c’est tout.

– J’arrête donc de croire que je n’arriverai jamais à mes fins.

– Au contraire, je commence à penser que je suis la preuve que ça fonctionne, que je peux faire ce que j’ai décidé de faire et bien plus encore. Je commence à croire en moi. Ca fait du bien !

Et pour vous, qu’en est-il ? Si vous faites le bilan de ce que vous avez réussi à faire, vous rendez-vous compte aussi que vous avez rencontré des réussites, malgré, ou plutôt grâce à, vos échecs ? Car c’est ce qu’on appelle en anglais « failing forward » ou « failing our way to success” : c’est à force de prendre des risques, de se mettre en danger, d’aller au-devant des difficultés et, oui, parfois, souvent, de ne pas réussir, qu’on finit par y arriver.

2.2. Témoignage

Et puis, je tiens à remercier MFW de Chicago pour son témoignage suite à nos séances de coaching.

“So I guess in terms of what I learnt, first I would say that I have to look more into myself and my own thoughts and that in many ways I’m the one that is stopping me from doing or achieving things or I am the one that is stopping me from believing in what I can do for myself. And then also that it’s not about others and what others think of me but it’s just about me. It doesn’t really matter what other people think as long as I’m positive about my thoughts. And it doesn’t have to be big, major thoughts. The smallest, littlest thought, if you change it, believe in it, then will make a big difference.

And what I like about you and how you’ve helped with the sessions is that you’re very objective, and you ask the right questions, and sometimes it could be the simplest questions, but it’s like “hello, it’s right there in front of you” and I like that because you don’t have to be complicated to understand what’s happening. A simple question can just help you to realize what’s behind it so yeah, I really like that.”

Donc je crois qu’en ce qui concerne ce que j’ai appris, d’abord, je dirais que je dois regarder plus en moi-même et observer mes propres pensées et que, de bien des façons, je suis celle qui m’empêche de faire ou d’accomplir des choses ou que je suis celle qui m’empêche de croire ce que je peux faire pour moi-même. Et puis aussi que ce n’est pas à propos des autres et de ce que les autres pensent de moi mais c’est juste à propos de moi. Ce que les autres pensent de moi n’a pas vraiment d’importance tant que je suis sûre et certaine de ce que je me dis. Et ça n’a pas besoin d’être des pensées importantes, capitales. La plus petite pensée, si vous la changez, si vous la croyez, fera alors une grosse différence.

Et ce que j’aime chez vous et la façon dont vous m’avez aidée durant les séances, c’est que vous êtes objective, et vous posez les bonnes questions, et parfois ça peut être les questions les plus simples, mais c’est comme si je me disais soudain : « regarde, c’est juste là sous tes yeux » et j’aime bien ça parce vous n’avez pas besoin d’être compliquée, pour qu’on comprenne ce qui se passe. Une simple question peut très bien vous aider à prendre conscience de ce qu’il y a derrière et oui, j’aime vraiment ça. »

Merci MFW!

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 72, nous avons étudié la 2e partie des mots temporels de l’anglais ainsi que les mots de liaison qui pouvaient à la fois indiquer la temporalité et la logique. Les avez-vous utilisés pour relater un incident, une aventure ?

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons explorer la pensée « ça doit être parfait » afin de bien la connaître, de bien se rendre compte qu’elle n’est pas très bénéfique. Car c’est cela, le coaching, comme le disait MFW plus tôt : la prise de conscience de ce qu’on se dit, de ces pensées qui sont toujours présentes à notre esprit pour un sujet, des circonstances particulières. Cette prise de conscience nous permet de nous rendre compte de l’effet que ces pensées ont sur nos émotions, nos actions, nos résultats. Ce sont bien entendu les 5 étapes du Model de Brooke Castillo que j’appelle les Boucles de Brooke puisque nos résultats prouvent toujours nos pensées de départ, qu’on les ait choisies ou pas.

Ensuite, une fois qu’on voit le résultat que nos choix de pensées créent, on peut toujours choisir d’autres petites phrases. Elles sont toujours optionnelles, facultatives et de notre ressort. Même si nos amis, les membres de notre famille, nos collègues, nos supérieurs hiérarchiques, etc. nous proposent des substituts, plus ou moins utiles, nous sommes toujours responsables de nos choix de pensées. Personne ne nous les impose, ne nous les injecte dans notre cerveau. C’est un choix que nous avons fait, que nous faisons, que nous ferons. Ca nous appartient.

Pour que cette prise de conscience se fasse, il faut en passer par une 1ère étape dont j’ai déjà parlé : le ménage de méninges. Comme on vide son sac sur la table pour y voir plus clair, on dépose ses pensées sur le papier, en vrac, aucune importance.

Et une fois que notre cerveau est comme vide de tout ce bazar, alors on peut procéder au tri, une étape à la fois : on classe les émotions sur la ligne des émotions, les résultats obtenus sur la dernière ligne, les actions, les inactions et les réactions sur la même ligne, les pensées, une à la fois, sur la ligne des pensées, les circonstances, toujours objectives et neutres, sur la toute 1ère ligne. Et on prend bien conscience, on se familiarise avec cette boucle de Brooke avant de passer à autre chose, d’essayer d’autres pensées comme on essaie des vêtements dans la cabine d’essayage avant de faire son choix, d’ajuster un peu un ourlet, une ceinture…

Aujourd’hui, je vous propose d’utiliser les questions que j’emploie dans mes propres séances de coaching. Car il n’est pas utile de faire appel à quelqu’un d’autre : on peut très bien se coacher soi-même et c’est un travail passionnant que je vous recommande chaudement. Je le fais moi-même chaque jour, j’en ai envie et besoin. Quelle belle découverte que d’apprendre à se connaître !

Cependant, pour moi, c’est comme le coiffeur : on peut très bien se passer d’un coach comme d’un coiffeur, on peut se couper les cheveux seule, se les colorer à la maison. Sauf que, bien sûr, on n’a pas le recul et l’expérience nécessaire pour faire aussi bien, aussi professionnel, aussi vite. Personnellement, quand je tente d’utiliser du henné sur mes cheveux, je repeins la salle de bain !

C’est pareil aussi quand on fait son pain soi-même ou qu’on va chez le boulanger. Chez moi, je ne fais qu’un type de pain, toujours le même, ma super recette à 3 ingrédients qui marche à tous les coups (1/2 litre d’eau, 1kg de farine, 2 sachets de levure de boulanger), mais qui a toujours le même goût, la même forme ; alors que chez le boulanger, les possibilités semblent infinies, qu’il s’agisse de la forme, des ingrédients, de la texture, du goût…

C’est la même chose avec le coaching : l’expérience de la coach est plus vaste et fait qu’elle va voir plus vite ce qui coince, ce qui bloque. Et elle a du recul, elle voit les choses d’un autre point de vue, un peu comme les élèves de « Dead Poets’ Society », « Le Cercle des Poètes Disparus », se dressant sur leurs tables. Elle va aussi pouvoir vous orienter vers des pensées, donc des émotions, actions, et résultats qui correspondent mieux au résultat voulu, en vous proposant des émotions ou des pensées alternatives, plus avantageuses. Et je suis bien placée pour le savoir car je vais nettement mieux depuis que je suis coachée pendant 1h au moins 1 fois par semaine. D’ailleurs, je vous raconte mes progrès à chaque début d’épisode et ils vont s’accentuant.

Voilà pourquoi aujourd’hui, je vous fais part de mes « secrets de coach », ces questions fabuleuses qui permettent d’approfondir la connaissance de soi-même. Et c’est également la raison pour laquelle je vous rappelle que je suis à votre disposition pour une séance de découverte : il suffit de m’envoyer un message à l’adresse .

5. Contenu

5.1. Constat

Il y a 2 semaines de ça, nous parlions de cet épisode que j’ai eu tant de mal à boucler, le numéro 70, qui portait sur les mots temporels de l’anglais. Nous avions vu la définition que la coach américaine Kara Loewentheil donne du perfectionnisme : « the belief that you could always do or be better », c’est-à-dire qu’actuellement, nous ne sommes pas assez bien comme ça. Nous avions vu avec elle que les conséquences de ce perfectionnisme étaient nombreuses et pas très réjouissantes : la procrastination, l’inertie, le contrôle de soi et des autres, la critique de soi et des autres, le pessimisme, la comparaison, l’envie, la jalousie, la honte et le rejet. Quel programme !

5.2. Problème

Voilà pour la théorie, ce que Kara Loewentheil nous a appris grâce à son podcast UFYB dont vous trouverez le lien à la page 73 d’Anglaisance.com. Et c’est bien, déjà, de savoir que le perfectionnisme n’est pas vraiment une qualité.

Et après ? Après, l’expérimenter, le vivre et en avoir encore plus conscience, est l’étape indispensable pour passer à autre chose. Voilà pourquoi je vous propose aujourd’hui d’explorer un exemple précis. Je vais reprendre, pour ma part, celui de cet épisode 70 qui m’a causé tant de souci. A vous de le remplacer par votre propre expérience, sachant qu’à la page 73 du site Anglaisance.com, les abonnés pourront télécharger les fameuses questions de coach que je vais utiliser aujourd’hui.

5.3. Solution

Pour rappel, voici les différentes étapes dans la Boucle de Brooke Castillo, fondatrice de The Life Coach School, qui m’a formée en tant que coach de vie :

– nos circonstances (C) sont les faits dans le monde, ce que nous ne contrôlons pas, ce sur quoi tout le monde serait d’accord.

– nos pensées (P) peuvent être déclenchées par ces circonstances. Nos pensées sont optionnelles et personnelles.

– nos émotions (E) proviennent de ces pensées. Elles sont des vibrations que nous ressentons dans notre corps.

– nos émotions nous poussent à l’action (A), l’inaction ou la réaction (la façon dont nous exprimons nos émotions)

– nos actions causent nos résultats (R) (et seulement les nôtres : nous ne pouvons pas influencer qui que ce soit d’autre. Les gens font ce qu’ils veulent, ce qui n’a rien à voir avec nos pensées).

La plupart du temps, nous n’avons pas conscience de ce que nous pensons et de la façon dont cela crée nos émotions, nos actions et nos résultats. C’est ce que nous appelons la Boucle automatique.

Mais puisque nos pensées sont optionnelles, on peut délibérément choisir ce que nous voulons penser, ressentir, faire et obtenir. C’est notre Boucle alternative.

Notre point de départ est donc une situation où, comme Kara Loewentheil nous l’a appris, on a cherché à faire et à être mieux qu’on ne l’était. Pour moi, c’était la rédaction de cet épisode 70. Pour vous, il suffit d’insérer le dernier incident où vous vous retrouvez comme piégée dans votre propre toile d’araignée. Où était-ce ? Quand ? Avec qui ? Que s’est-il passé ?

Dans mon cas, donc, je voulais que cet épisode 70 soit bien mieux qu’il ne l’était, voire, disons-le : parfait.

Pourquoi ?

– parce que l’idée, c’est que si cet épisode ou n’importe quel autre, est d’une très grande qualité, alors c’est comme si, moi, coach en devenir, je prouvais que j’avais de grandes qualités.

Et alors ?

– alors, ça voudrait dire que mes auditeurs et abonnés savent que je peux changer leur vie vers autant de qualité. Si mon épisode est parfait, alors ça veut dire que je peux aider mes coachés à avoir la vie parfaite qu’ils désirent, en s’exprimant parfaitement en anglais avec une variété parfaite de mots de liaison.

En quoi est-ce un problème pour vous ?

– c’est un problème parce que je n’arrive pas à rendre mon épisode parfait. Je ne peux pas réinventer l’anglais, je n’ai pas le génie de trouver un ordre, une règle qui fasse que ma façon de présenter les mots de liaison en anglais soit particulièrement innovante et éclairante, révolutionnaire, alors je tourne en rond, je reviens d’innombrables fois sur l’épisode et j’y passe un nombre d’heures considérable alors que ça aurait dû être facile et rapide, au lieu d’avancer sur des sujets rarement explorés, il me semble, comme le perfectionnisme ou la procrastination, ou le syndrome de l’imposteur dans l’apprentissage de l’anglais.

Quels sont les faits ?

– c’est toujours une question intéressante, parce qu’alors, on se rend compte qu’on se fait une montagne de rien, qu’on se raconte des histoires et qu’on fait des histoires quand ça n’est franchement pas indispensable. Ici, les faits sont que l’épisode 70 traite des mots de liaison en anglais et qu’il sera publié le vendredi 8 mars au soir. C’est tout.

Circonstances – épisode 70 pour le 8 mars

Pensée – ça doit être parfait

Emotion – stressée

Actions – je reviens d’innombrables fois, de nombreuses heures, plusieurs jours de suite, sur ce seul épisode, j’y pense presque tout le temps, je n’en vois pas la fin, je n’arrive pas à passer à un autre épisode ou à autre chose, alors que ce sont les vacances scolaires

Résultat – je n’atteins ni la perfection ni la satisfaction

A présent, après avoir complété cette boucle de Brooke avec ses 5 lignes, on peut utiliser la technique qu’on appelle de l’ascenseur (ou « the elevator » en anglais américain, on dirait « the lift » en anglais britannique) : autrement dit, on passe d’une ligne à l’autre pour toujours en revenir à la pensée, l’origine de tout ce qu’on crée. En voici un exemple :

– Vous pensez que vos circonstances « l’épisode 70 pour le 8 mars » causent votre émotion « stressée ». Mais en fait c’est votre pensée « ça doit être parfait » qui vous stresse. Vos circonstances « l’épisode 70 pour le 8 mars » sont juste des circonstances, des faits neutres,  « l’épisode 70 pour le 8 mars ». Des circonstances comme « l’épisode 70 pour le 8 mars » ne nous font pas nous sentir d’une manière ou d’une autre. Vous avez choisi de penser votre pensée « ça doit être parfait ». Vous pourriez choisir n’importe quelle pensée plutôt que « ça doit être parfait » au sujet de vos circonstances, « l’épisode 70 pour le 8 mars ».

– Vous pensez que vos circonstances « l’épisode 70 pour le 8 mars » causent vos actions « je reviens d’innombrables fois, de nombreuses heures, plusieurs jours de suite, sur ce seul épisode, j’y pense presque tout le temps, je n’en vois pas la fin, je n’arrive pas à passer à un autre épisode… ». Mais en fait, la seule raison pour laquelle vous agissez ainsi est votre décision de penser votre pensée « ça doit être parfait ». C’est totalement un choix. La pensée « ça doit être parfait » est optionnelle, facultative.

– Vous pensez que vos circonstances « l’épisode 70 pour le 8 mars » créent votre résultat « je n’atteins ni la perfection ni la satisfaction ». Mais en fait c’est votre pensée « ça doit être parfait » qui donne ce résultat de n’atteindre ni la perfection, ni la satisfaction. Encore une fois, ça dépend totalement de vous.

Prenez bien le temps de faire cet exercice, il est vraiment fascinant.

Reprenons les questions de coach.

Que pourrait-il vous arriver de pire ? Et ensuite ? Et après ?

– Au pire, mon épisode 70 n’est pas parfait (et il y a de fortes chances que ça arrive, sachant que la perfection est subjective et qu’elle n’est même pas de ce monde), je ne suis pas satisfaite et… je travaille sur cette émotion avec une bonne séance de coaching, soit toute seule, soit avec l’un de mes fabuleux collègues.

Ce qui est très intéressant, c’est que le pire qui pourrait nous arriver n’est jamais qu’une émotion, une vibration dans notre corps qu’on peut tout à fait apprendre à gérer avec la fiche « Minute, Emotion » que j’ai mise à disposition des abonnés sur la page 61 du site Anglaisance.com. On n’agit jamais que pour ressentir une émotion. N’est-ce pas incroyable ? Qu’en pensez-vous ?

Pourquoi choisissez-vous cette pensée, « ça doit être parfait » ?

– je crois que je choisis de penser « ça doit être parfait » parce que je suis très exigeante avec moi-même : je veux le meilleur pour moi et pour les autres. Ca vient d’une bonne intention ou, comme nous l’avons vu il y a quelques épisodes de ça, « je crois bien faire », même quand je me mets des bâtons dans les roues.

Que pensez-vous de cette pensée, « ça doit être parfait » ?

– en fait, elle ne m’est pas très utile, parce que quand je pense « ça doit être parfait », je me mets une pression monstrueuse, toute seule. Le fait est que, bien sûr, je vais publier l’épisode 70 quoi qu’il arrive et ça va aller. Mes auditeurs et abonnés y trouveront leur compte, d’une manière ou d’une autre. Tout simplement parce que je relaie une information, une particularité de l’anglais : les mots de liaison. C’est tout.

Pourquoi choisissez-vous cette émotion ?

– je choisis le stress parce que je crois que ça va m’aider à être plus performante. La boucle de Brooke me montre que c’est tout le contraire : quand je suis stressée, je perds le contrôle, d’ailleurs je ne m’en sors pas, l’écriture de l’épisode s’étale sur plusieurs jours, je ne suis pas satisfaite. C’est l’intérêt de cette boucle de Brooke : nous montrer l’impact d’une pensée, innocente et bien intentionnée, sur notre vie. Cette boucle de Brooke sert de révélateur.

Quel est l’avantage ?

– J’ai beau cherché, je n’en vois aucun, ni à la pensée « ça doit être parfait », ni à l’émotion de stress. Et vous, qu’en pensez-vous ?

Que créez-vous quand vous pensez et vous sentez ainsi ?

– quand je pense que ça doit être parfait, je me rends bien compte que non seulement mon épisode est loin d’être parfait, puisque de toute façon il semble toujours en cours de réalisation, et puis je ne suis jamais satisfaite de mon travail alors que, pourtant, j’y consacre un temps fou.

Est-ce ce que vous souhaitez créer ? Pourquoi ou pourquoi pas ?

– ce n’est absolument pas ce que je veux créer ! Je veux que mes épisodes soient formidables, certes, mais pas au prix d’y consacrer tout mon temps et mon énergie, surtout pendant les vacances scolaires.

Une fois cette 1ère série de questions complétée, il est temps de passer à la suite. Plutôt que de rester bloquée dans une boucle automatique, envisageons ce qui serait préférable, pour nous, sans que les circonstances changent du tout (ça reste tentant, bien sûr, mais impossible, donc, modifions nos pensées !).

Comment vous sentez-vous, maintenant ?

– maintenant que j’ai fait le tri dans mes pensées, ça va mieux. Je sais mieux où j’en suis.

Que pensez-vous maintenant ?

– Je vois bien que cette exigence démesurée envers moi-même ne m’apporte rien de constructif.

Et si vous vouliez être exactement là où vous en êtes ?

– si je voulais vraiment me rendre compte que « ça doit être parfait » ne me sert pas ? Oui, en effet, c’est peut-être le bon moment pour en prendre conscience afin d’être plus productive dans mon travail.

Et si rien n’était allé de travers ?

– eh oui, peut-être que j’avais besoin de passer plusieurs jours sur cet épisode et d’apprendre que mon envie de perfection ne m’apporte rien de bénéfique. Peut-être est-il temps de passer à autre chose…

Comment savez-vous que ça aurait dû se passer ainsi ?

– C’est toujours la question délicate parce que j’ai envie d’y résister. Mais je connais la réponse : oui, ça aurait dû se passer ainsi, j’aurais dû lutter avec cet épisode 70 et ma volonté de faire toujours et encore mieux parce que… j’ai lutté avec cet épisode 70 et ma volonté de faire toujours et encore mieux. Tout va bien. C’est exactement ce qui devait arriver à ce moment-là. Pas besoin d’essayer de remonter le temps pour tout modifier. De toute façon, ça tombe bien : c’est impossible.

En quoi est-ce parfait pour vous ?

– c’est parfait, ironiquement, pour moi parce que je me rends compte que je n’ai pas besoin de cette pensée « ça doit être parfait », je n’ai pas besoin de paraître parfaite. C’est un objectif totalement superficiel. Si mes auditeurs et mes abonnés me suivent, c’est qu’ils doivent en retirer quelque chose et ça leur appartient.

– c’est parfait parce que je peux utiliser cet exemple pour illustrer mon épisode sur le perfectionnisme

– c’est parfait parce qu’il est temps de passer à autre chose, à une pensée plus constructive.

Qu’avez-vous appris grâce à ça ?

– grâce à cet épisode, j’ai appris que j’essayais d’améliorer ce qui est et pour lequel je ne peux rien : la langue anglaise. C’est légèrement arrogant, comme façon de voir les choses, vous ne trouvez pas ? Comme si je me proposais d’améliorer la nature, les saisons parce que, non, mais il fait froid en hiver, on peut faire mieux que ça. Je ne peux rien changer aux mots de liaison en anglais, je peux juste être l’humble intermédiaire entre la langue anglaise et mes auditeurs et abonnés. Voilà tout.

Qui êtes-vous devenu grâce à ça ?

– J’ai donc appris à être plus humble que perfectionniste. J’en avais besoin.

Qu’y a-t-il de drôle dans cette situation pour vous ?

– ce qui est tout de même fabuleux, c’est que mon envie de perfection s’étend au-delà de moi-même, au-delà de mon épisode 70 : il va jusqu’à la langue anglaise et ses mots de liaison !

Qu’est-ce que cela rend possible ici pour vous ?

– cela m’a fait prendre conscience que, maintenant que je suis coach, c’est plutôt vers ce type d’épisode, comme celui-ci, le numéro 73, que je veux me diriger. Là, je n’ai pas besoin de chercher midi à 14h, de faire encore mieux que ce qui a déjà été fait. La langue anglaise appartient à tout le monde, on trouve d’innombrables ressources dans les librairies, les bibliothèques, en ligne… En revanche, le coaching pour l’apprentissage de l’anglais, avec les outils de The Life Coach School et ma propre perspective, là, c’est fatalement unique et c’est la mission que je me suis donnée et qui me remplit de joie et d’enthousiasme.

Et si tout se déroulait exactement comme cela devrait se dérouler ?

– absolument ! Dorénavant, je me concentrerai davantage sur le coaching, l’examen minutieux et approfondi de ce qui se passe dans nos cerveaux et fait que nous nous bloquons, à cause d’une ou plusieurs pensées, voire tout un tas bien embrouillées.

Et si vous ne donniez pas à ce C cette signification ?

– Et si, plutôt que de penser à mon épisode 70 avec « ça doit être parfait », je me disais autre chose ?

Et si vous saviez exactement quoi faire ?

– si je savais exactement quoi faire, alors j’ordonnerais les mots de liaison par catégorie (par exemple la chronologie et la logique) et par ordre alphabétique, afin de m’assurer qu’il n’y a pas de doublon et j’ajouterais de très succinctes explications et surtout des exemples. Et c’est tout : si mes auditeurs et abonnés veulent approfondir le sujet, avec une grammaire linguistique par exemple, alors ils pourront se tourner vers les ressources que je leur fournis, comme la bibliographie non exhaustive donnée en début d’épisode 70.

A quoi est-ce que cela ressemblerait si c’était facile ?

– si c‘était facile, je lancerais mon minuteur et j’y consacrerais un ou deux pomodoro d’une durée de 25 minutes et c’est tout. Ce serait bouclé (et vous le savez, j’aime bien que les boucles soient bouclées).

Quels conseils votre future vous vous donnerait-elle/il ?

– Ma future moi me dirait de me faire confiance, que le travail que je fournis a le mérite d’exister, que ça n’est qu’une porte d’entrée dans la langue anglaise et que c’est très bien comme ça. Mon vrai travail, mon « avantage concurrentiel » comme disent mes collègues de matières professionnelles, ou ma « zone de génie », comme disent les coachs, est ailleurs, dans des épisodes comme celui-ci où j’explore la gestion des pensées pour avoir un meilleur mental.

De quelle manière voulez-vous agir dans cette situation ?

– je veux agir avec confiance et détermination : cet épisode sera bouclé en temps et en heure et il sera très bien comme ça, par ordre alphabétique et clair.

Qui voulez-vous être ?

– je veux être celle qui est efficace dans son travail et qui ne cherche pas la perfection à tout prix. Je veux me rappeler cette phrase que je tiens de la coach américaine Renée Stephens, fondatrice du podcast Inside Out Weight Loss : « I’m perfectly imperfect », « je suis parfaitement imparfaite. » J’adore ce paradoxe, qui fait beaucoup de bien à mon cerveau ! Qu’en pensez-vous ?

Comment voulez-vous vous sentir ?

– je veux me sentir apaisée par rapport à mes épisodes. C’est un plaisir de les écrire, la plupart du temps, j’adore ça.

Comment voulez-vous vous sentir au sujet du C, de l’épisode 70 ?

– Je ne veux donc plus du tout me sentir stressée, contrariée comme j’ai pu l’être pour le 70.

Au contraire, je veux me sentir détachée, confiante, compétente, déterminée, à l’aise. 

Que devez-vous penser pour vous sentir ainsi ?

– pour me sentir détachée, je peux penser « c’est assez d’informations, pas besoin d’améliorer quoi que ce soit »

– pour me sentir confiante, je peux penser « ça va aller de toute façon » ou « bien sûr que je vais y arriver ».

– pour me sentir compétente, je peux me dire « je sais exactement quoi faire », « je peux parfaitement faire vite et bien. »

Comment voulez-vous penser à ce C, cet épisode 70 ? Que voulez-vous délibérément penser à propos de cet événement ?

– je pourrais penser « c’est très bien comme ça », « je sais que c’est bien » ou bien « cet épisode est parfaitement imparfait. »

Si vous n’aviez pas peur d’échouer, que feriez-vous ?

– si je n’avais pas peur d’échouer, alors je foncerais : je rédigerais cet épisode comme je l’évoquais plus haut, en 2 pomodoros et je passerais au suivant. J’aime bien cette pensée, pas vous : que feriez-vous si vous ne craigniez pas l’échec ?

Et si échouer était aussi souhaitable que ne pas échouer ?

– et si je ratais la rédaction de cet épisode ? Oui, mais que veut dire échouer ? Dans ce cas-là, ce serait avoir un épisode imparfait, pas exactement comme je le veux, un peu bancal, incomplet, décousu… Oui, mais je n’ai pas besoin de ça et mes auditeurs et abonnés non plus, car je ne suis qu’un relai de l’information. Donc, oui, il est aussi souhaitable d’avoir un épisode imparfait que d’avoir un épisode parfait ce qui, là aussi est éminnement subjectif. Là, on va dire que la perfection, c’est juste de publier cet épisode 70 le 8 mars au soir. Et c’est tout. Ca fait du bien – je me sens brutalement très soulagée. Voici à quoi cela ressemble sous forme de boucle de Brooke :

Circonstances – épisode 70 pour le 8 mars

Pensée – cet épisode est parfaitement imparfait et c’est très bien comme ça.

Emotion – soulagée

Actions – je lance mon minuteur sur 2 pomodoros de 25 minutes, je boucle l’épisode, je pense à la suite

Résultat – je suis parfaitement imparfaite et c’est très bien comme ça

Dans quels autres domaines de votre vie cela arrive-t-il aussi ?

– comme le disait Kara Loewentheil dans son épisode sur le perfectionnisme, c’est une façon de faire qui se retrouve dans toutes sortes de domaines : si on a des tendances perfectionnistes pour le travail, il y a de très fortes chances que ça se manifeste dans d’autres aspects de votre vie. Par exemple, je me suis rendu compte que lorque j’accompagne ma fille à l’école le matin à bord de notre métro parisien, il faut bien que je pose SON pass navigo, et non pas le mien, lorsqu’elle passe le tourniquet et non pas le mien, même si je suis juste après et qu’honnêtement, qu’est-ce ça peut bien pouvoir faire ? C’est une autre pensée liée au perfectionnisme que je pourrais parfaitement ( !) explorer lors de ce type de séance, avec moi-même pour déterminer si, oui ou  non, je garde cette pensée.

Et vous ? Remarquez-vous ces tendances perfectionnistes dans d’autres domaines de votre vie ? Sous quelle forme apparaissent-elles ?

6. Mission

Ce processus de questions-réponses est exactement celui que nous suivons lors des séances de coaching. N’hésitez pas à vous rendre sur la page 73 du site Anglaisance.com pour les télécharger si vous êtes abonnée et les utiliser à chaque fois que vous en aurez besoin, que vous soyez confrontée à un petit ou un gros souci.

Vous êtes-vous reconnue dans cet épisode ?

Qu’avez-vous appris en suivant ce processus ?

Qu’avez-vous apprécié ?

Avez-vous l’impression que vous manquez de recul tout de même par rapport à ce qui vous tracasse ou qui vous bloque ?

Alors je suis à votre disposition pour une séance de découverte : contactez-moi sur et je vous guiderai avec plaisir pour que vous trouviez une solution.

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, nous évoquerons la suite de ces fameux mots de liaison anglais, ceux qui sont logiques cette fois-ci.  

8. Salutations

« See you next week-end ! Bye ! »