Quand on se trompe, difficile de choisir entre la culpabilité (« c’est ma faute ») et l’irresponsabilité (« c’est pas ma faute ! »)… 3e option : la responsabilité, sans jugement, et la reconnaissance que notre intention n’était pas mauvaise.

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°69. Aujourd’hui, nous allons continuer de chercher des pensées alternatives à « j’aurais dû… » comme « j’ai cru bien faire », par exemple.

2. Préambule

2.1. Bilan

Avant de commencer, je tiens à vous raconter ce que j’ai appris lors de la semaine écoulée. Vous le savez si vous me suivez depuis au moins début janvier 2019 : ma résolution, ou plutôt mon objectif pour cette année, est d’enfin réussir à faire ce que j’ai décidé de faire, en particulier dans le domaine alimentaire. C’est-à-dire que plutôt que de ne pas trop savoir quoi manger et, à la dernière minute, de « suivre mon instinct » et d’opter pour le sucré, le lourd, le gras, j’ai choisi de sélectionner mes menus 24h plus tôt et de m’y tenir.

Bien entendu, ça ne va pas sans mal. Et c’est là tout l’intérêt de l’aventure : ce que j’apprends et que j’ai décidé de vous faire partager chaque semaine, à chaque début d’épisode. Cette semaine, j’ai été invitée à déjeuner et ai pu ainsi être confrontée à un menu que je n’avais pas prévu, que je n’avais pas choisi et qui ne me convenait pas. Inconfortable !

Or, justement, le but de cette expérience est d’être plus à l’aise avec ce que je ressens plutôt que d’en faire toute une histoire. Ca a été une occasion formidable, donc. Pendant le repas, j’ai été mal à l’aise parce que je savais que ça n’était pas la nourriture optimale pour mon corps. Je ne fonctionne pas très bien avec la farine et le sucre, je le sais de mieux en mieux. Cela m’a donc permis de me le rappeler car j’ai été physiquement mal à l’aise l’après-midi mais aussi les jours suivants.

Emotionnellement, aussi : j’aurais voulu avoir le choix et je m’en voulais de ne pas y avoir pensé plus tôt afin de prendre les devants comme, peut-être, signaler à l’avance que je préférais les végétaux, que je supportais mieux.

– J’ai donc décidé d’arrêter de croire que tout allait bien se passer parce que, non, parfois, ça ne me convient pas.

– Alors autant commencer à m’y préparer à l’avance : soit décréter que ça va être une exception, je ne vais pas manger ce que j’aurais mangé si j’avais eu le choix et en subir les conséquences délibérément, soit au contraire décider de prendre la parole et demander à être traitée différemment. Qui, mieux que moi, sait ce qui me convient ? Qui d’autre que moi peut le demander ?

– En revanche, pour la plupart des jours, je continue donc de prévoir 24h plus tôt ce que je vais manger et ça devient de plus en plus facile, à tel point que c’est routinier, les mêmes gestes au même endroit et au même moment.

Et puis je continue à explorer mes pensées et à les rediriger, là encore de plus en plus facilement, vers plus de positif. C’est drôle parce que c’est le sujet de l’épisode d’aujourd’hui mais je suis à nouveau passée par la case du « j’aurais dû » lors de cet épisode mais contrairement aux fois précédentes, j’ai refusé de me laisser happer par ce trou noir. J’ai choisi des pensées comme celles que nous allons voir aujourd’hui et ça m’a aidée.

2.2. Témoignage

Et puis, cette semaine, je tenais à partager avec vous un nouveau cadeau qu’on m’a fait sous la forme d’un témoignage. Celui-ci est différent des précédents car j’avais d’abord demandé à ceux que j’accompagne en français de dire quelques mots. Et puis, brusquement, une idée a jailli ! Et pourquoi ne pas recueillir des témoignages, en VO, de ceux que je coache dans les pays anglophones ? D’une pierre 2 coups : cela vous permet d’avoir un aperçu des bienfaits du coaching, et vous pouvez également exercer votre oreille et votre talent en compréhension orale !

Cette semaine,  je tiens donc à remercier Marlene McNally pour son témoignage suite à nos séances de coaching. Marlene est londonienne et suis la même formation de coach de vie que moi-même avec The Life Coach School de Brooke Castillo. Chaque mercredi matin, à 8h heure française, 7h à Londres, nous nous retrouvons pour coacher l’autre à tour de rôle. J’apprends beaucoup de cette expérience de binôme, chaque semaine.

Au début, je pensais que, parce que mes collègues de formation connaissent le principe des boucles de Brooke et l’utilisent au quotidien pour eux-mêmes et leurs clients, je n’allais rien leur apprendre. Or, c’est très intéressant : c’est comme chez le coiffeur. Difficile de voir notre propre nuque, à moins qu’on nous tende un miroir. Il y a des zones d’ombre en nous et il est parfois indispensable de demander de l’aide à quelqu’un d’autre, pour y voir plus clair.

Voici donc ce que Marlene dit de nos séances, en anglais !

« My coach is in Paris. And you’re amazing and you listen. You don’t judge.You make us see what we don’t want to see often and provide different ways of thinking about us. You teach us. I walk through the day and I think about what you told me and I read through your super notes and the way you’re able to put things also visually that makes it easier as an additional way like another supportive way of helping us ‘cause one of the things that we… that happens when we’re being coached and when we’re trying to change our way of thinking is that we go into amnesia ‘cause it’s very tough to change our identity. »

Avez-vous pu comprendre tout ce que Marlene a dit ? Pourquoi ?

Notez bien ces réflexions car si certaines vous sont utiles, peut-être pas toutes.

Voici la traduction en français du témoignage de Marlene :   

« Ma coach est à Paris. Et tu es incroyable et tu écoutes. Tu ne juges pas. Tu nous fais voir ce que nous ne voulons pas voir, le plus souvent, et tu nous proposes différentes façons de penser à nous-mêmes. Tu nous apprends des choses. Je passe ma journée à penser à ce que tu m’as dit et je lis tes super notes et la façon dont tu organises les choses visuellement qui rend ça plus simple, comme une façon supplémentaire de nous aider car ce qui arrive, c’est que quand on est coaché et qu’on essaie de changer notre façon de penser, on devient amnésique parce que c’est très dur de changer notre identité. »

Alors, qu’en pensez-vous ?

Juste une précision : elle fait référence à mes « super notes », c’est-à-dire qu’après chaque séance, j’envoie à mes coachés ce que j’ai noté et inséré dans des boucles de Brooke, vous vous souvenez ? Le Model de Brooke Castillo, cette grille d’analyse où on sépare ce qu’on ne maîtrise pas, les circonstances, des 4 autres catégories dont nous avons totalement le contrôle, même si ça n’est pas aussi facile que ça : nos pensées, nos émotions, nos actions et nos résultats. C’est un bonus que j’envoie à mes clients, afin que, plus tard, comme Marlene, ils puissent se remémorer le cheminement de leur pensée à un moment donné et l’utiliser pour progresser dans la direction qui les attire.

Eh bien ! C’était un très long préambule, aujourd’hui !

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 68, nous avons parlé de la lecture de longs textes, c’est-à-dire pouvant aller jusqu’à un ouvrage complet. Avez-vous déjà tenté l’expérience ? Qu’avez-vous remarqué ? Qu’avez-vous appris de vous-même ?

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons explorer la pensée « j’ai cru bien faire » et ses variantes, qui peuvent vous apporter davantage de soulagement que « j’aurais dû… », traitée dans l’épisode 65 du mois dernier.

5. Contenu

5.1. Rappel de « j’aurais dû… »

5.1.1. Culpabilité

Car, rappelez-vous, quand on se juge, quand on est à la fois juge et coupable, on risque de rester bloquée dans le regret, le remords, la peine… et ces émotions ne nous conduisent pas à progresser. Sur le site Philovive, le philosophe François Housset l’écrit d’ailleurs ainsi : « A quoi sert la culpabilité ? A nous pourrir la vie. » Autrement dit, quand on se sent coupable parce qu’on croit qu’on aurait dû se comporter autrement, alors on peut vouloir se punir mais, ce faisant, on s’enfonce plutôt que de se sentir mieux, prendre soin de soi et progresser vers l’objectif qu’on s’est fixé.

Par exemple, sous forme de boucle de Brooke, les circonstances, l’erreur qu’on a pu faire, comme l’ordre des mots erroné dans une question en anglais, peuvent déclencher la pensée « c’est à cause de cette erreur que je n’ai pas su me faire comprendre ». Cette pensée engendre alors de la culpabilité. Or, que fait-on lorsqu’on se sent coupable ? Il y a de fortes chances pour qu’on agisse  contrairement à nos pré-décisions, en baissant les bras, ou alors en se remettant à la pratique de l’anglais mais en traînant les pieds, sans énergie, sans entrain, avec le minimum de mots plutôt que d’étoffer nos réponses, et qu’on rumine encore et encore qu’on a fait une erreur et que c’est une catastrophe. Le résultat que l’on crée ainsi, c’est qu’on risque encore plus de se tromper puisqu’on ne fait pas vraiment attention et donc, de régresser, plutôt que de progresser.

Circonstances : je n’ai pas placé l’auxiliaire entre le pronom interrogatif et le sujet dans ma question

Pensée : c’est à cause de ça que mon interlocuteur n’a pas compris

Emotion : coupable

Actions : je baisse les bras, je rumine, je ne m’exprime plus que très peu, sans entrain, sans y croire, sans faire attention à ce que je dis tellement je suis préoccupée par mes pensées de culpabilité

Résultat : je régresse en anglais au lieu de progresser

5.1.2. Irresponsabilité

François Housset explique qu’« il semble plus confortable de ne se reconnaître jamais responsable de rien ! Le plus simple serait de n’assumer aucune responsabilité. Il y a moyen de le prétendre : « ce n’est pas moi, c’est la faute à… ».

Ca pourrait très bien prendre la forme de « ah, cette grammaire anglaise avec ses règles qui ne servent à rien ! Je n’y suis pour rien, moi, s’il faut un auxiliaire entre le pronom interrogatif et le sujet dans leurs questions ! »

Mais François Housset poursuit : « si nous n’assumons aucune responsabilité, nous ne pouvons être jugé pour rien, puisque nous ne répondons de rien. Mais nous déclarons n’avoir aucune fiabilité : nous ne pouvons promettre quoi que ce soit, et sommes dans l’incapacité de nous engager. » Sans engagement, alors pas de progrès possible. On va rester au même point, à tourner en rond, à rejeter la faute sur quelque chose d’extérieur, que ce soit l’ordre des mots, les indénombrables, la conception différente des adjectifs possessifs en français par rapport à l’anglais. On va refuser de s’adapter à une réalité qui existe pour des millions d’anglophones. On va vouloir que la langue anglaise se plie à nos désirs déraisonnables, comme un enfant qui ferait un caprice. Est-ce bien la meilleure façon d’apprendre une langue ? Pas sûre…

5.1.3. Responsabilité

Alors autant accepter la responsabilité de ses actes, pour pouvoir y apporter une solution. François Housset rappelle que « On oublie souvent la très exacte signification du Mea culpa : “c’est moi qui l’ai fait”. Je suis cause, et conscient d’être cause. Reconnaître cette réalité permet une maîtrise de ses actes, il s’agit de moins subir, de mieux agir. Oui, je suis l’auteur de mes actions. Voilà qui est salutaire. »

Cela veut dire que, oui, il y a une loi, il y a une règle de grammaire et non, je ne l’ai pas suivie. Je suis cause de cette erreur, de cet oubli de l’auxiliaire entre le pronom interrogatif et le sujet. Cela me permet donc de prendre conscience de cette règle de façon encore plus intime qu’avant, de la faire mienne, de la remarquer à de nombreuses reprises dans mes interactions en anglais, de la reproduire dans ma tête avant de me lancer et de constater que, oh, mais c’est vrai, ça fonctionne, on me comprend !

François Housset poursuit : « Mieux vaut donc payer le prix de la liberté. Agir, c’est d’emblée se reconnaître responsable. On est toujours responsable, qu’on le revendique ou non, responsable à la fois de ce que l’on fait et de ce que l’on ne fait pas.

Exister, c’est s’engager, répondre de ses actes. Et pleinement : se considérer soi-même revient à se voir porter des responsabilités. On est ce que l’on fait. »

Et que fait-on lorsqu’on accepte ses responsabilités, les erreurs qu’on a pu commettre lors d’une interaction en anglais, que ce soit un H mal prononcé, un mot inapproprié selon le contexte ou un accord oublié ? François Housset explique que « Une personne responsable doit rétablir l’équilibre perturbé, l’ordre bafoué, savoir c’est devoir, ne pas vouloir savoir, c’est refuser le devoir. (…)

La responsabilité est la capacité à répondre de ses actes : les expliquer, les justifier et les légitimer. »

Reprenons un exemple en anglais sous forme de boucle de Brooke :

Circonstances : j’ai utilisé le mot « prime » plutôt que « bonus » alors que ce n’est pas un mot transparent

Pensée : c’est vrai, je me suis trompé

Emotion : responsable

Actions : je tiens compte de la correction que mon interlocuteur apporte, je la note ainsi qu’une phrase d’exemple dans mon carnet de vocabulaire

Résultat : je prends la responsabilité de progresser et réussir en anglais, un mot à la fois

5.1.4. Limites de la responsabilité

Oui, mais voilà, est-on tout le temps responsable ? J’ai apprécié la nuance que François Housset apporte sur le sujet :

 « N’est donc responsable que celui qui agit délibérément et en connaissance de cause. »

Et il rappelle que « selon l’article 122.3 « n’est pas pénalement responsable la personne qui justifie avoir cru, par une erreur sur le droit qu’elle n’était pas en mesure d’éviter, pouvoir légitimement accomplir l’acte ». C’est-à-dire qu’il est légitime de faire une erreur de grammaire si on n’avait pas connaissance de la règle qu’on a bafouée malgré nous. Si je ne savais pas que « une prime » se traduisait par « a bonus », alors oui, je me suis trompé sans le vouloir, en toute bonne foi. J’ai cru bien faire.
François Housset cite d’ailleurs « Platon : personne ne veut faire le mal. L’homme ne devrait pas avoir le droit d’être en tort, et pourtant nous le sommes tous. Il nous faut, ô stupeur, accepter d’être faillibles. Difficile. (…) L’erreur est humaine. »

 « L’erreur de fait désigne l’inconscience de celui qui commet l’infraction. Celui qui emporte la veste d’autrui parce qu’il la confondue avec la sienne n’a pas voulu voler, son délit n’est pas intentionnel. Il n’est donc pas coupable, il est irresponsable de son acte. » Donc le débutant qui ajoute un -s au nom commun « man » car il vient d’apprendre la règle du pluriel en anglais et croit qu’il en est de même pour tous les noms est « irresponsable de son acte ». Ce n’est pas le cas pour celui qui aurait appris que le pluriel de « man » est irrégulier et est donc « men ».

J’aime la citation de Jules Renard, toujours sur le site de Philovive :

« Nul n’est censé ignorer la Loi. Il y a plus de deux cent mille lois. » (Jules Renard, « Journal », 13 mai 1901) Cela permet de remettre les choses en perspective, vous ne trouvez pas ? Oui, il y a des règles à suivre. Mais il y en a beaucoup et il faut du temps pour comprendre et apprendre. C’est tout. Tout va bien.

J’aime aussi la variante de Jean-Louis Fournier : « Nul n’est censé ignorer la joie. » (Jean-Louis Fournier, Grammaire française et impertinente). Est-ce que vous aussi, ça vous fait sourire ?

Enfin, François Housset affirme que « Souffrir c’est apprendre. (…) Il faut buter sur un problème pour l’aborder : s’y heurter jusqu’à ce que ses contours nous soient familiers.

L’aspect moral de l’histoire est là : “il faut en baver”, parce qu’exister se mérite. Qui peut réellement être “quelqu’un” sans avoir pu dire “je souffre”, ou “je me suis bien battu” ?
L’intérêt n’est pas de vaincre, mais avant tout de combattre, et surtout de vivre quelque défaite pour en savourer l’âpreté. Au top : se vaincre soi-même pour enfin pouvoir dire “je me suis fait maître”. »

C’est donc en se confrontant aux difficultés de la langue anglaise et de l’expression en général qu’on va se familiariser avec elles, qu’on va évoluer vers une version de nous-mêmes, plus responsables de nos actes de langage et maîtrisant mieux notre expression. C’est à force d’être rappelé à l’ordre, à force qu’on vous rappelle que l’ordre des mots dans la phrase anglaise est différent de la phrase française que vous allez comprendre et apprendre que « je vous demande » se dira « I’m asking you ». Ce ne sera pas toujours agréable, vous pourrez penser avoir échoué, être nulle… et puis vous relever, choisir d’en tenir compte, de vous dire « maintenant, je le sais » afin de poursuivre l’aventure et progresser, devenir plus à l’aise en expression anglaise.

5.2. « J’ai cru bien faire »

Terminons avec un autre grand penseur, à savoir Plutarque : “Il n’est pas seulement plus noble, mais aussi plus doux de faire du bien que d’en recevoir, car rien n’est aussi fertile en joie que la bienfaisance.” (Plutarque, « Il faut philosopher avec des principes » 3, fragment 544 de l’édition Usener.) Alors, comment être bienfaisant, bienveillant, indulgent, gentil envers soi-même, puisqu’à ce moment-là vous bénéficier de 2 manières : en exprimant la gentillesse et en la recevant.

Alors ?

– Comment voulez-vous vous sentir quand vous pensez à vous et aux erreurs que vous avez faites, que vous faites et que vous ferez encore en anglais ?

– Serait-il plus agréable de vous en vouloir ou de ne pas vous en vouloir ?

– Savez-vous que vous avez la possibilité de vous aimer sans condition, quoi que vous fassiez ou ne fassiez pas, quelles que soient les erreurs que vous fassiez ou pas ?

– Qu’est-ce qui vous empêche d’être pleine de compassion, d’être bienveillante avec vous-même, de vous aimer sans condition, juste pour ressentir la compassion, la bienveillance, l’amour, même quand vous vous trompez en anglais ?

Cela ne signifie pas approuver de faire des erreurs, ne pas en accepter la responsabilité et la rejeter sur la langue anglaise, les natifs qui parlent trop vite, les accents variés qui rendent la tâche trop compliquée… Non. Cela veut juste dire que quand on pense à soi, on ressent de la bienveillance, de la compassion, de la gentillesse, de l’amour.

Et puisque la bienveillance est une émotion, que les émotions sont causées par les pensées qu’on se choisit, que vous faudrait-il penser pour que vous ressentiez de la bienveillance inconditionnelle à votre égard ?

Voici quelques propositions :

– j’ai fait une erreur, je ne suis pas une erreur. 

– j’apprends tout le temps.

– plus je me trompe, plus j’apprends.

– avant de savoir, j’ai besoin d’apprendre.

– avant de savoir, je ne peux pas savoir.

– avant de savoir, je ne sais pas.

– il m’arrive d’oublier.

– j’ai cru bien faire.

– j’apprends à réussir.

– je développe la discipline de la précision.

– soit je réussis, soit j’apprends.

– plus je le fais, mieux je le fais.

– l’important, c’est ce que j’apprends.

– je ne peux que réussir à apprendre.

Prenons pour exemple « j’ai cru bien faire », qui correspond à ce que Platon affirmait, c’est-à-dire que nous ne faisons pas exprès de faire des erreurs, que nous nous en apercevons après coup.

Circonstances : j’ai utilisé le mot « prime » à la place de « bonus »

Pensée : J’ai cru bien faire.

Emotion : compassion

Actions : je me rappelle les circonstances et les raisons de mon erreur, je ne m’en veux pas, je note que la prochaine fois, je pourrais agir différemment, en toute connaissance de cause.

Résultat : j’apprends de mon erreur.

Il vous appartient bien sûr de trouver les petites phrases qui vous conviendraient mieux que « j’aurais dû », qui vous permettraient de passer de la culpabilité à la responsabilité constructive. A vous aussi de les adapter en les modifiant, peut-être en ajoutant « je deviens quelqu’un qui… » ou « j’apprends à… ». Là encore, c’est un apprentissage. Vous pouvez prendre tout votre temps. Tout va bien.

6. Mission

A vous de jouer !

– Quelle émotion préféreriez-vous ressentir, à la place de la culpabilité, du regret, du reproche ?

– Que vous faudrait-il penser pour vous sentir ainsi ?

– Comment modifier cette petite phrase pour que vous y croyez à (au moins) 200% ?

– Comment allez-vous la pratiquer afin de ne plus l’oublier ?

Bon courage !

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, nous évoquerons les mots et formules de liaison temporels en anglais.

8. Salutations

Pour finir, n’hésitez pas à me contacter sur si l’envie vous en prend et, surtout, si vous voulez que je vous aide à progresser en anglais, et ceci grâce à ma formation, passionnante, en coaching de vie. Racontez-moi vos aventures linguistiques, vos difficultés, vos progrès, vos projets !

« See you next week-end ! Bye ! »


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