Vous décririez-vous comme perfectionniste ? Pourquoi ? Aujourd’hui, nous écoutons la coach Kara Loewentheil nous parler (en anglais!) des causes et conséquences du perfectionnisme.

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°71. Aujourd’hui, nous allons parler de la pensée « ça doit être parfait. »

2. Préambule

2.1. Bilan

Avant de commencer, je tiens à vous raconter ce que j’ai appris lors des 7 derniers jours et plus particulièrement aujourd’hui, puisque je viens d’apprendre quelque chose de capitale. Rappelez-vous : si vous me suivez depuis au moins janvier 2019, vous savez que mon objectif est de me faire confiance en ce qui concerne mon alimentation et pour cela, j’ai décidé de prévoir 24h plus tôt ce que j’allais manger. Et si je vous fais part de cette expérience c’est parce que c’est le même principe quoi qu’on fasse : on décide à l’avance, que ce soit ce qu’on va manger ou les exercices d’anglais qu’on va compléter et puis on le fait. De cette façon, c’est notre cortex préfrontal qu’on responsabilise, plutôt que de rester à la merci de notre cerveau primaire qui ne fonctionne que par automatismes. Certains sont bénéfiques, mais pas tous.

Or, aujourd’hui, j’ai appris que chaque fois que je mange plus que prévu, ce n’est pas forcément que je suis attirée par les pistaches ou le popcorn, mais c’est plus parce que je n’ai pas envie de faire ce que j’ai prévu, que ce soit la vaisselle, un paquet de copies à corriger… Je n’ai pas envie et ça ne pourrait durer qu’un instant parce que quand je m’y mets, je n’y pense plus. Vous vous souvenez de ce qu’on avait vu à propos de la procrastination ? « Just start it ». Il suffit de commencer et ça va mieux.

Sauf que, voilà, entre le moment où je n’ai pas envie et le moment où je m’y mets, il peut s’écouler un certain temps et, pendant ce temps-là, le paquet de pistaches se fait tout petit petit. Alors ?

Alors, c’est formidable parce que je viens de prendre conscience que ce manque d’envie, cet inconfort, n’était qu’une émotion et qu’en en faisant tout un plat, je créais un inconfort bien plus grand encore : tout d’abord, je ne fais pas ce que j’ai décidé de faire, ou je traîne les pieds, et puis le résultat, que ce soit la vaisselle dans l’évier, mes copies non corrigées ou mon tour de taille encore épais, ne me satisfait pas.

Je me suis demandé : « pourquoi choisis-tu cette pensée ? » C’est vrai quoi, pourquoi choisir de ne pas avoir envie de le faire quand j’ai très envie du résultat, l’évier propre, la cuisine impeccable, les copies corrigées, les élèves éclairés, mes petits chemisiers bien ajustés autour de ma taille… ? Ca n’a pas de sens. C’est comme si je connaissais très précisément ma destination mais choisissais de tourner autour ou faire demi-tour plutôt que d’y aller directement. Bizarre, non !?

En fait, la seule chose dont je n’ai pas envie, c’est plutôt de changer d’activité, et là encore, mon choix est discutable. J’ai donc décidé, comme précédemment, de me forcer à ressentir cet inconfort, de m’y habituer, de l’attendre, de l’examiner comme un scientifique quand il se présente à l’aide de la fiche « Minute, Emotion » et, quelle chance, cet inconfort m’est disponible plusieurs fois par jour, des 30’ de qigong dès le réveil qui me font tellement bien mais que je rechigne à faire, du coup de fil à l’administration pour que mon dossier avance, etc… Fascinant.

Et si, plutôt que « j’ai pas envie », je me forçais, consciemment et pour mon propre bien, à croire qu’« au-delà de l’inconfort se trouve ma liberté » ? C’est tout aussi vrai mais bien plus utile. Et vous ? Que faites-vous quand vous n’avez pas envie de faire ce que vous savez pourtant nécessaire pour progresser en anglais ?  Acceptez-vous de le ressentir et de passer à l’étape suivante, de vous mettre au travail, ou bien restez-vous bloquée dans cette émotion, dans la résistance ? Si vous voulez explorer cette émotion afin de vous familiariser avec elle et pouvoir passer à autre chose, de plus constructif, je vous rappelle que vous pouvez utiliser la fiche « Minute, Emotion », disponible à la page 61 du site Anglaisance.com.

2.2. Témoignage

Et puis, je tiens à remercier Richard Crabtree, Gallois résidant à Paris, pour son témoignage suite à notre séance de coaching. Vous trouverez la vidéo à la page Témoignages du site Anglaisance.com mais pour l’instant, voici ce qu’il a eu la gentillesse de me confier, en anglais s’il-vous-plaît :

« What was really good was being able to speak to somebody who is attentive and well-meaning and completely non-judgemental. And it helped me to realise that no problem is insurmontable. It put me on a path towards tackling my particular problem by learning how to ask the right questions. »

Avez-vous compris ? N’hésitez pas à le réécouter sur la page des témoignages. Voici ma proposition de traduction en français:

« Ce qui était vraiment bien, c’était d’être capable de parler à quelqu’un qui est attentif et bienveillant et sans le moindre jugement. Et ça m’a aidé à comprendre qu’aucun problème n’est insurmontable. Ca m’a permis d’avancer dans la résolution de mon problème spécifique en apprenant à poser les bonnes questions. »

Merci beaucoup Richard !

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 70, nous avons parlé des mots temporels en anglais. Connaissiez-vous tous ces termes ? Lesquels utilisez-vous le plus souvent ? Avez-vous découvert de nouveaux usages pour certains d’entre eux ?

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons explorer la pensée « ça doit être parfait », qui a l’air tellement bienveillante et utile… en apparence !

5. Contenu

5.1. Constat

Je me rends compte que j’ai mis un temps fou à préparer le dernier épisode, le n°70, sur les mots temporels. A l’origine, je voulais faire un épisode sur les mots de liaison. Et puis, c’était un peu long, je me suis dit que j’allais plutôt en faire 2, l’un consacré aux mots de liaison chronologiques, le suivant aux mots de liaison logiques. Oui, mais alors le 1er, sur la chronologie, était un peu court. Ce n’est pas grave, j’ai plein d’informations dans mes livres de grammaire anglaise. Et je me suis mise à piocher des règles et des exemples, à droite, à gauche, jusqu’à ce que le résultat soit informe, beaucoup trop long et indigeste, et je ne voyais pas comment rendre ce contenu plus simple, plus accessible. C’était devenu ingérable.

J’ai finalement décidé de simplifier, de parler de mots temporels plutôt que de mots de liaison chronologiques, et de les classer par ordre alphabétique plutôt que par rapport à la successivité ou à la simultanéité des événements et encore une fois, de diviser cette liste par 2 pour que ça reste gérable. Et je me suis rendu compte que la pensée qui m’avait fait créer un épisode « monstrueux » était tout simplement « ça doit être parfait ». J’aime bien faire, j’aime que les épisodes que je vous propose soit, selon mes critères, agréables et utiles mais c’était devenu du grand n’importe quoi et ce bazar m’a pris un temps fou alors qu’à la base, j’avais tout ce dont j’avais besoin. C’est cette volonté de trop bien faire qui m’a compliquée la vie.

Voilà à quoi cette situation ressemble sous forme de boucle de Brooke. Je vous rappelle que nos circonstances peuvent déclencher une pensée qui génère une émotion, qui nous conduit à des actions qui créent un résultat.

Circonstances – épisode 70

Pensée – Ca doit être parfait.

Emotion – sous pression

Actions – je sépare, ajoute, retire des éléments, je remanie la structure de l’épisode, j’y passe un temps fou (au moins 4h)

Résultat – je ne suis pas satisfaite du résultat

Vous arrive-t-il également de voir tout ce qui ne va pas dans votre travail en anglais, que ce soit à l’oral ou à l’écrit, en compréhension ou en expression, de ne jamais être satisfaite de ce que vous produisez ?

5.2. Problème

5.2.1. Définition

Ce résultat est confirmé par le Dr Gérard Macqueron et Stéphane Roy dont j’ai déjà évoqué l’ouvrage « La timidité, comment la surmonter », aux éditions Odile Jacob, 2004, à plusieurs reprises : « Les perfectionnistes sont toujours malheureux. Paix intérieure et perfection ne font pas bon ménage ! N’oubliez pas que nous sommes dans une société qui prône le culte de la réussite, du mieux-être, du toujours plus. »

C’est aussi ce que relève Kara Lowentheil, coach de vie ayant suivi la formation de The Life Coach School de Brooke Castillo, dont je vous ai déjà parlé et qui a eu la gentillesse d’accepter que je sélectionne et utilise des extraits de son propre podcast pour illustrer mon propos. Vous trouverez un lien vers son site à la page 71 du site Anglaisance.com. A l’époque, son podcast s’intitulait « The Lawyer Stress Solution » car, ancienne avocate, elle s’adressait aux membres de cette profession. A présent, dans UFYB, elle parle essentiellement de la confiance en soi, entre autres sujets.

https://thelawyerstresssolution.com/perfectionism/

https://thelawyerstresssolution.com/perfectionismpodcast/

https://unfuckyourbrain.com/

Voilà ce qu’elle dit du perfectionnisme dans l’épisode 7:

01 « So how do you know if you’re a perfectionist? If you look around and your life doesn’t seem perfect, it doesn’t mean you are not a perfectionist. And in fact it may mean you ARE one, if that’s a thought you have a lot of the time, if you’re constantly thinking about what’s wrong about your life, that’s actually a sign that you are a perfectionist. The way I like to think about perfectionism is that… It’s this belief that things could be better.”

“Alors, comment savoir si vous êtes perfectionniste ? Si vous regardez votre vie et qu’elle ne vous semble pas parfaite, ça ne veut pas dire que vous n’êtes pas perfectionniste. En fait, ça peut très bien signifier que vous êtes bel et bien perfectionniste, si c’est une pensée que vous avez beaucoup, si vous pensez constamment à ce qui ne va pas dans votre vie, c’est en fait un signe que vous êtes perfectionniste. J’aime bien penser que le perfectionnisme est la croyance que tout pourrait être mieux. »

Alors, vous reconnaissez-vous dans cette description du perfectionnisme ? Quand vous pensez à votre anglais, que ce soit votre niveau général, l’étendue de votre vocabulaire, votre accent, votre aisance en grammaire… vous dites-vous que vous pourriez faire mieux, que ça pourrait être mieux ?

02 “So perfectionism is the belief that whatever part of your life that you’re thinking about at any given moment, it could be better, and that would be a good thing, right? That it would be better if things were better.”

“Donc le perfectionnisme est la croyance que quel que soit le domaine de votre vie auquel vous pensez n’importe quand, ça pourrait être mieux, et ce serait bien, vous voyez ? Ce serait mieux si les choses étaient mieux. »

Alors, pensez-vous que votre vie serait meilleure si votre niveau d’anglais était meilleur ?

03 « The body is obviously a big one I think for everyone in this kind of fitness and health-obsessed society we live in right now but especially women who are socialized to fixate on their bodies, right, and to think of their bodies as things they can control and shape and that they should control and shape. A lot of perfectionism shows up in your relationship with your body, right? If you always think that you could be thinner, or fitter, or shaped differently or better or your hair could look better or your skin could look better, right, whatever it is.”

“Le corps est évidemment un sujet de prédilection, je pense, pour tout le monde dans cette société dans laquelle nous vivons, actuellement obsédée par la forme et la santé et particulièrement les femmes qui sont conditionnées à être obnubilée par leur corps, non ? et à penser que leurs corps sont des choses qu’elles peuvent contrôler et former et qu’elles devraient contrôler et former. On voit beaucoup de perfectionnisme dans nos relations avec notre corps, non ? Si vous êtes toujours en train de penser que vous devriez être plus mince, avoir une silhouette différente ou meilleure, ou que vos cheveux pourraient avoir un meilleur aspect, que votre peau pourrait avoir un meilleur aspect, vous voyez, quoi que ce soit. »

Vous reconnaissez-vous dans ce portrait ? C’est intéressant parce qu’on n’est pas perfectionniste dans un seul domaine : en général, on l’est en toutes occasions, pour tous les sujets, car c’est une façon de penser, quel que soit le sujet.

Oui, mais pourquoi ? Quelle est la croyance sous le perfectionnisme, quel que soit son objet ?

Causes

04 “Perfectionism is fundamentally the belief that YOU could be better, that your self, your sort of essential self somehow is not good enough and should be better. And that’s really the root from which all the perfectionism about work, or relationships or other people or your home… They all flow from this belief that YOU should be better.”

 “A la base, le perfectionnisme est la croyance que VOUS devriez être meilleure, que celle que vous êtes, cette personne essentielle est, d’une certaine manière, insuffisante, pas assez bien et que vous devriez être meilleure. Et c’est vraiment la racine à partir de laquelle le perfectionnisme au sujet du travail, des relations, des autres personnes, de votre foyer… Tout vient de cette croyance que VOUS devriez être meilleure. »

Et que se passe-t-il, lorsque vous pensez que vous devriez être meilleure que vous ne l’êtes ?

Conséquences

Kara Loewentheil énumère les nombreuses conséquences du perfectionnisme, de la procrastination au rejet en passant par l’inertie, la critique, le pessimisme, le contrôle, la comparaison, la jalousie et l’envie et la honte. Tout un programme !

1. Procrastination

05 « Right, it produces procrastination – if you think that what you’re doing isn’t good enough, you’re never gonna want to finish it, you’re never gonna do it, right?”

“Bon, cela génère de la procrastination : si vous pensez que ce que vous faites n’est pas assez bien, vous n’allez pas avoir envie de le finir, vous n’allez jamais le faire, non ? »

Cela vous est-il déjà arrivé ou bien cela vous arrive-t-il – ne pas faire ce que vous avez à faire parce que vous voulez que ce soit parfait et que vous croyez que ce que vous allez faire ne sera jamais assez bien ?

2. Inertie

06 « It also produces inertia, similar to procrastination in some ways. If you are thinking all the time about all the ways that you should be better, it doesn’t actually motivate you, it actually makes you feel exhausted and overwhelmed. And so then you don’t change anything.”

“Cela génère également de l’inertie, qui ressemble à la procrastination par certains côtés. Si vous pensez tout le temps à toutes les façons dont vous pourriez être meilleure, en fait ça ne vous motive pas du tout. En fait, ça vous épuise et vous vous sentez dépassée. Et donc vous ne changez rien. »

Avez-vous déjà eu cette impression d’être épuisée et dépassée devant une tâche à accomplir en anglais ? Pensez-vous que cette inertie soit liée à la croyance que vous devriez faire tellement mieux et, donc, au perfectionnisme ?

3. Critique

Elle évoque également la critique constante que les perfectionnistes ont dans la tête, non seulement pour eux-mêmes, mais aussi pour tous ceux qui les entourent.

07 “My brain was just constantly in judging and evaluating mode and it did it to other people.”

“Mon cerveau était tout le temps sur le mode du jugement et de l’évaluation et il le faisait aussi pour les autres personnes. »

08 « So being self-critical really leads to being critical to other people as well.”

“Donc être tout le temps dans l’auto-critique conduit à critiquer les autres aussi. »

Juger, c’est placer soit dans la case « bien » soit dans la case « mal ». Cela vous arrive-t-il lorsque vous pensez à vous, à vos performances en anglais, mais aussi lorsque vous pensez aux autres, qu’il s’agisse de vos collègues, vos partenaires, vos amis, votre famille ? Comment vous sentez-vous, lorsque vous jugez, que ce soit vous ou les autres ? Est-ce agréable ?

4. Pessimisme

09 « Right, so it’s always “things could be better but I’m never gonna get there”. And that produces a kind of pessimistic orientation about life, like perfectionists are more likely to be depressed for that reason.”

“Bon, donc c’est toujours « les choses pourraient être mieux mais je n’y arriverai jamais. » Et cela crée une sorte d’orientation pessimiste sur la vie. Les perfectionnistes sont plus susceptibles d’être déprimés pour cette raison. »

Vous arrive-t-il de vous sentir découragée lorsque vous pensez à l’anglais ? Est-ce parce que vous vous dites « de toute façon, ça n’est pas la peine, je n’y arriverai jamais » ou autre chose ?

5. Contrôle

10 “Perfectionism also can produce controlling behavior, sometimes it’s self-controlling, right, so for instance people with eating disorders often have some perfectionistic tendencies.”

“Le perfectionnisme peut aussi générer des comportements de contrôle, parfois d’auto-contrôle, par exemple les gens souffrant de troubles alimentaires ont souvent des tendances perfectionnistes. »

Là encore, pensez-vous que cela pourrait vous correspondre ? Essayez-vous de vous contrôler ou de contrôler les autres, pour qu’ils soient « meilleurs » ?

6. Comparaison

11 « Perfectionism really produces a focus on external experiences. So if your thought is that there are always people out there that have perfect lives, that it’s possible, you’ll always be looking for evidence that other people have it and that you don’t. Right, if that’s your belief, that’s what your brain looks for for evidence.”

“Le perfectionnisme génère réellement une focalisation sur les expériences extérieures. Donc si votre pensée est qu’il y a toujours des gens, ailleurs, qui mènent des vies parfaites, que c’est possible, alors vous allez toujours rechercher des preuves que les autres ont ce que vous n’avez pas. Si c’est votre croyance, c’est ce que votre cerveau va chercher comme preuves. »

En bon petit soldat, notre cerveau veut toujours que les preuves que nous collectionnons correspondent à nos croyances. Si je pense que les autres sont meilleurs que moi en anglais, alors il va me montrer de toutes les manières possibles que, oui, effectivement, les autres s’expriment mieux que moi en anglais. Je ne vais donc pas voir que je m’exprime mieux que d’autres puisque ça n’est pas le sujet de recherche !

7. Jalousie et envie

12 “And that really relates directly to another thing perfectionism produces, which is jealousy and envy, that same kind of belief that somebody else has something better, that somebody else’s life is better, that they’re happier, and that you want to have that thing so you can be happy too.”

“Et c’est vraiment directement lié à une autre chose que le perfectionnisme produit, c’est-à-dire la jalousie et l’envie, cette croyance similaire que quelqu’un d’autre a quelque chose de mieux, que la vie de quelqu’un d’autre est meilleure, qu’ils sont plus heureux, et que vous voulez avoir ça pour être heureuse aussi. »

Vous arrive-t-il de penser que si vous parliez anglais aussi bien que telle ou telle personne, alors vous seriez heureuse ?

8. Honte

13 “And finally perfectionism leads to and is rooted in shame, right, the idea that who we are is inherently unworthy, that we can’t show our imperfections to other people, and so we have to manage and control that and try to get perfect so that it will be ok for us to be the way we are.”

“Et pour finir le perfectionnisme conduit à et provient de la honte, cette idée que celles que nous sommes ne sont pas dignes de vivre, que nous ne pouvons pas montrer nos imperfections aux autres, et que nous devons les gérer et les contrôler et essayer d’être parfaites afin de pouvoir être nous-mêmes. »

Autrement dit, en attendant d’être parfaite, cachons-nous !

9. Rejet

14 « The thing is perfectionism is your brain trying to keep you safe, right, I just alluded to this with the shame conversation. It tells you that if you’re perfect, you won’t be rejected.

But here’s the irony: when you believe that if you are perfect you won’t be rejected, you are actually constantly creating the feeling of rejection for yourself… by rejecting yourself. So when your thought is “I am not perfect, I am not worthy. If I were perfect other people wouldn’t reject me, I would always be loved and feel great”, you are also implicitly saying “I am not that way now. How I am now is not ok.” You are rejecting yourself and you’re just creating the emotion of rejection for yourself so that big emotion that you fear, right, you’re like “I have to be perfect so I don’t have to feel rejection from other people”, it totally doesn’t work because you’re actually creating the feeling of rejection for yourself by rejecting your current self that isn’t perfect in that moment.”

C’était un extrait un peu long mais ça me paraît tellement important ! En voici ma traduction :

“En fait, le perfectionnisme, c’est votre cerveau qui essaie de vous garder sain et sauf, ce à quoi je viens de faire allusion avec la honte. Il vous dit que si vous étiez parfaite, vous ne seriez pas rejetée. Mais voilà qui est ironique : quand vous croyez que si vous étiez parfaite alors vous ne seriez pas rejetée, vous êtes en fait constamment en train de créer cette émotion de rejet pour vous-même… en vous rejetant. Donc quand votre pensée est « je ne suis pas parfaite, je ne suis pas digne. Si j’étais parfaite les autres ne me rejetteraient pas, je serais toujours aimée et je me sentirais bien », vous vous dites aussi, implicitement « je ne suis pas comme ça maintenant. Celle que je suis maintenant n’est pas bien. » Vous vous rejetez vous-même et vous créez juste l’émotion de rejet pour vous-même de telle sorte que cette grosse émotion que vous craignez, vous vous dites « je dois être parfaite pour ne pas ressentir le rejet des autres », ça ne marche pas du tout car vous êtes en fait en train de créer cette émotion pour vous-même en rejetant celle que vous êtes actuellement et qui n’est pas parfaite à l’heure actuelle. »

Alors, craignez-vous d’être rejetée en raison de vos imperfections ? Vous rendez-vous compte qu’en voulant être parfaite, vous rejetez en fait celle que vous êtes actuellement, avec ses imperfections ?

Un grand merci à Kara Loewentheil pour m’avoir autorisée à utiliser des extraits de son podcast, UFYB, que je trouve remarquable. J’espère que ça vous a plu autant qu’à moi ! Si vous voulez réécouter l’épisode en suivant la transcription des paroles de Kara Loewentheil, je vous donne rendez-vous à la page 71 du site Anglaisance.com.

6. Mission

Vous arrive-t-il de ne voir que les défauts et de vouloir que tout soit parfait ?

Dans quelles circonstances ?

Comment vous sentez-vous alors ?

Que faites-vous ?

Que ne faites-vous pas ?

Quel résultat créez-vous ainsi dans votre vie ?

Ce résultat vous convient-il ?

Si le sujet vous intéresse, vous pouvez vous rendre sur la page Bonus d’Anglaisance, le thème d’aujourd’hui, le perfectionnisme, étant lié à la distorsion cognitive du tout ou rien, qu’on appelle aussi le noir et le blanc. Et bien sûr, nous reprendrons le sujet dans 2 semaines.

Vous pourrez aussi trouver sur cette même page des bonus mon tout dernier ajout : Comment avoir confiance en soi en anglais en 10 étapes.

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, le numéro 72, nous poursuivrons l’inventaire des mots liés à la temporalité en anglais.

8. Salutations

Pour finir, n’hésitez pas à me contacter sur si l’envie vous en prend et, surtout, si vous voulez que je vous aide à progresser en anglais, et ceci grâce à ma formation, passionnante, en coaching de vie. Racontez-moi vos aventures linguistiques, vos difficultés, vos progrès, vos projets !

« See you next week-end ! Bye ! »