Comment reformuler, c’est-à-dire dire la même chose, mais autrement, en anglais, afin d’indiquer à votre interlocuteur que vous avez compris et vous êtes approprié une idée ?

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°66. Aujourd’hui, nous allons parler de la reformulation en anglais.

2. Préambule

2.1. Bilan

Avant de commencer, un petit bilan sur ce que j’ai appris durant la semaine écoulée, non pas en anglais, mais en ce qui concerne mon alimentation puisque c’est en fait la même démarche. Je vous le rappelle, mon objectif de 2019 est de ne manger que ce que j’ai prévu la veille et ceci afin de rester consciente plutôt que de manger selon mes envies, c’est-à-dire n’importe quoi, essentiellement du sucre.

Or, ces 7 derniers jours, j’ai compris que lorsque je me focalisais sur mon protocole, c’est-à-dire ce que j’avais décidé de manger 24h plus tôt, j’oubliais que, fatalement, j’allais avoir envie d’autre chose le moment venu. Si je me focalise sur ce que je veux manger, j’oublie de me préparer à toutes les tentations qui vont surgir. Et c’est là que c’est difficile.

Tandis que si je me prépare à ressentir l’envie de manger autre chose, alors quand cette envie arrive, je ne suis pas surprise, je n’en fais pas une montagne et je suis mieux à même de la laisser passer.

Donc, j’ai décidé d’arrêter de faire de mon menu pré-décidé ma priorité, tout en continuant à le prévoir 24h plus tôt. 

J’ai choisi au contraire de commencer à rendre mes envies prioritaires, pour me familiariser avec cette émotion et c’est tout. Par conséquent, je me suis mise à passer devant les boulangeries-pâtisseries plus lentement qu’avant, à contempler les publicités pour les barres céréalières d’un œil nouveau, à visionner des recettes en ligne et à mettre sur pause quand le chocolat du mi-cuit dégouline sur l’assiette… et à bien prendre conscience de ce qui se passait dans mon corps à l’aide de la fiche « Minute, émotion » que les abonnés ont pu télécharger avec l’épisode 61. Très intéressant.

Et vous ? Sur quoi vous focalisez-vous ? Sur ce que vous voulez faire ou ce que vous voulez éviter ? Quels résultats obtenez-vous ? En êtes-vous satisfaite ?

2.2. Témoignages

La semaine dernière, j’ai entrepris de vous lire les témoignages que ceux et celles que j’ai coachés depuis le mois d’octobre dernier ont eu la gentillesse de me confier. Aujourd’hui, voici celui d’A. B.

« J’ai appris à mieux me connaître. Je pensais être capable de me remettre en question et de relativiser facilement, mais en réalité je ne voyais pas tout.

J’ai aimé le fait que Nadège ne porte pas de jugement. Qu’elle me pousse à formuler des solutions par moi même. Et le plus important : qu’elle soit à l’écoute. »

Merci AB !

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 65, nous avons parlé de la petite phrase « j’aurais dû… ». Vous arrive-t-il de regretter votre passé, vos choix et leur impact sur votre vie actuelle ? Pensez-vous qu’une autre décision vous aurait été plus bénéfique ? Quand vous pensez ainsi, que créez-vous dans votre vie ? Etes-vous satisfaite de ce résultat ?

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons voir comment reformuler en anglais.

5. Contenu

Afin de préparer cet épisode, je me suis aidée de l’ouvrage « Prép@BTS l’examen, Français » de Jacqueline Bernard, paru chez Hatier en juin 2001 et de mon expérience en tant que professeur d’anglais en BTS.

5.1. Définition

Reformuler, c’est dire la même chose dans la même langue, mais autrement. C’est garder la même idée, en anglais, mais utiliser des mots différents.

5.2. Intérêts de la reformulation

« La reformulation modifie la forme avec fidélité et sans artifice. »

Reformuler un texte ou autre document permet de montrer que :

1. vous l’avez compris

2. vous pouvez vous exprimer clairement et correctement à votre façon, en anglais.

5.3. A ne pas faire

Attention toutefois : la reformulation n’est ni un collage, ni votre interprétation.

5.3.1. Collage

Ca n’est donc en aucun cas un montage de citations. Ne piochez pas des mots par-ci par-là dans le document et ne les associez pas en pensant que ça va passer pour de l’anglais.

Pourquoi?

Comme toutes les langues, l’anglais a une certaine logique interne. Il faut que ça ait du sens. C’est comme un puzzle : si vous essayez de disposer n’importe quelle pièce n’importe où, ça coince. Ce sera du charabia. Ca ressemblera à de l’anglais, mais ce ne sera pas de l’anglais. Si ça n’a pas de sens, ce n’est pas de l’anglais.

Par exemple: “It will be impossible to perfectly match the supply & demand.”

-> “It’s not going to be possible for the supply to match the demand.”

-> “The supply will probably not match the demand.”

-> “Perhaps there will be no match between the supply and the demand.”

Traduction: “Il sera impossible de faire en sorte que l’offre et la demande correspondent parfaitement.”

5.3.2. Interprétation

Par ailleurs, la reformulation ne change pas la pensée du texte. Le message reformulé doit être identique au message d’origine. Il ne s’agit pas de donner votre avis.

5.4. Quelques difficultés

Cependant, vous pouvez rencontrer des difficultés, soit en raison du texte initial, soit à cause des répétitions ou encore du vocabulaire.

5.4.1. Difficultés présentées par le texte initial

« Le texte initial peut vous paraître difficile à reformuler parce qu’il contient

– des allusions, des références,

– des exemples,

– des chiffres,

– des statistiques,

– des énumérations

Celles-ci apportent des nuances et un enrichissement.

On peut les éliminer ou les remplacer par des adverbes, des adjectifs ou toute autre forme courte. »

5.4.2. Répétitions de termes ou d’expressions

Quant aux répétitions de termes ou d’expressions, elles aussi sont utiles car elles indiquent le thème fondamental du texte. Si vous repérez les répétitions d’un texte, alors vous avez compris son idée générale. On peut donc reprendre ces termes ou expressions tels quels ou bien utiliser des équivalences.

5.4.3. Vocabulaire spécifique

Le vocabulaire spécifique peut aussi être difficile à reformuler. Il peut s’agir du vocabulaire du domaine, de culture générale, du vocabulaire banalisé…

5.4.3.1. Domaine

« Le vocabulaire du domaine oriente le texte : un texte historique, religieux, économique, sportif… En lisant le texte, vous saurez à quel domaine il appartient. En reformulant, on peut concentrer tout ce qui est connu dans le domaine repéré. »

5.4.3.2. La culture générale

« Mais le vocabulaire attaché à un domaine de connaissances peut être très varié. Votre culture générale, quelle que soit son origine, peut être mise au service du texte à reformuler. »

Pour cela, posez-vous des questions :

« – Que sais-je du sujet traité dans le texte ?

– Où en ai-je entendu parler ?

– Quel est le champ lexical de ce thème ? »

5.4.3.3. Vocabulaire banalisé

D’autre part, le vocabulaire que vous possédez est dépendant de vos acquis antérieurs : votre famille, vos écoles, les groupes culturels que vous avez fréquentés. Et puisque les médias uniformisent le langage, vous pouvez utiliser ces mots banalisés pour reformuler.

5.4.3.4. Enrichir son vocabulaire

Pour pratiquer cette « gymnastique » linguistique qui consiste à exprimer la même idée avec d’autres termes, vous pouvez pratiquer des mots-croisés régulièrement. 

5.5. Méthode

« Pour reformuler, vous aurez besoin de :

– transposer

– d’utiliser un vocabulaire précis et adapté au genre du texte. »

5.5.1. Les reformulations internes au document

Parfois, un même terme apparaîtra dans le document de différentes façons.

C’est une manière pour l’auteur de ne pas lasser ses lecteurs ou auditeurs, en variant le vocabulaire utilisé, mais aussi de mieux délimiter et définir son sujet.

Par exemple, en français, « école » peut être remplacé par « établissement (scolaire) », « institution »…

Si on ne connaît pas « établissement », on peut tout de même comprendre que c’est l’équivalent « d’école » et, par conséquent, se faire une idée de la signification « d’établissement ».

Repérez donc dans le document les différentes manières « d’étiqueter » ce dont on parle, les synonymes que l’auteur utilise.

– ‘’the shopper… the customer… the consumer…’’

– ‘’the creator… the founder… the inventor… the owner…’’

Bien entendu, ce qui est valable dans un contexte ne l’est pas forcément dans un autre cadre. Vérifiez bien !

On peut aussi aller du plus précis au plus général, comme un zoom arrière : le nom de l’entreprise, puis le type d’entreprise, puis l’étiquette « entreprise ».

– ‘’Tesco… the supermarket… the store… the shop… the chain… the corporation… the company… the firm… the business…’’

5.5.2. Vos propres reformulations

1. repérer les mots clés dans le texte

2. les séparer

3. pour chaque mot clé, trouver :

3.1. une définition (“It is something that… / somebody who…”)

3.2. un équivalent (“in other words / that is to say / which means…”)

– synonyme

– ou mot de la même famille

3.3. des exemples (“for example”, “for instance”, “like”…)

5.5.3. Exemple

1. repérer les mots clés dans le document : « a hyper-green New York City start-up”

2. les séparer : “a start-up” + “hyper-green” + “New York City”

3. pour chaque mot clé, trouver :

3.1. une définition (“It is something that… / somebody who…”)

“A start-up is a company that is new.”

3.2. un équivalent (“in other words / that is to say / which means…” “It is also called / named…”)

“A start-up is also called a startup business in the UK

or a start-up business in the US (with no hyphen (= trait d’union).”

Ici, on a développé, explicité ce qui était sous-entendu dans “a start-up”, c’est-à-dire qu’on a ajouté “business”.

3.3. des exemples (“for example”, “for instance”, “like”…)

“For example, 1001Pharmacies is a start-up.”

L’équivalent peut aussi être un synonyme ou bien un mot de la même famille. Ainsi, l’adjectif “productive” fait partie de la même famille que le nom “productivity” et le verbe “to produce”. Alors on peut remplacer la formule :

– “to be more productive”

– par “to increase productivity”

– ou “to produce more”.

5.6. A vous!

5.6.1. Hypergreen

5.6.1.1. une définition (“It is something that… / somebody who…”)

“Hypergreen ______________________________________________________________”

5.6.1.2. un équivalent (“in other words / that is to say / which means…” “It is also called / named…”)

“Hypergreen ______________________________________________________________”

5.6.1.3. des exemples (“for example”, “for instance”, “like”…)

“______________________________________________________________”

5.6.2. New York City

5.6.2.1. une définition (“It is something that… / somebody who…”)

 “New York City ______________________________________________________________”

5.6.2.2. un équivalent (“in other words / that is to say / which means…” “It is also called / named…”)

“New York City ______________________________________________________________”

5.6.2.3. des exemples (“for example”, “for instance”, “like”…)

“New York City ______________________________________________________________”

Je vous proposerai mes réponses dans le prochain épisode.

6. Mission

A vous de jouer à présent, c’est-à-dire de reformuler ce que vous lisez ou entendez. Je vous rappelle les différentes étapes :

6.1. repérer les mots clés dans le document

6.2. les séparer

6.3. pour chaque mot clé, trouver :

6.3.1. une définition (“It is something that… / somebody who…”)

6.3.2. un équivalent (“in other words / that is to say / which means…”)

6.3.3. des exemples (“for example”, “for instance”, “like”…)

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, nous évoquerons des pensées plus avantageuses que « j’aurais dû… ».

8. Salutations

Pour finir, n’hésitez pas à me contacter sur si l’envie vous en prend et, surtout, si vous voulez que je vous aide à progresser en anglais, et ceci grâce à ma formation, passionnante, en coaching de vie. Racontez-moi vos aventures linguistiques, vos difficultés, vos progrès, vos projets !

« See you next week-end ! Bye ! »


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