Et si on acceptait le passé, le destin, l’histoire qui s’est déroulée et sur laquelle on ne peut plus revenir, de la petite erreur de grammaire anglaise à la tragédie personnelle ?

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°67. Aujourd’hui, nous allons chercher des pensées plus avantageuses à « j’aurais dû… » et pourquoi pas « ça devait arriver puisque c’est arrivé » ?

2. Préambule

Avant de commencer, voici le bilan de la semaine écoulée, la 6e de l’année 2019 où je tiens à respecter mes pré-décisions alimentaires, prises 24h plus tôt, dans le but d’habituer mon cortex préfrontal, la partie de mon cerveau qui prévoit les menus, à gérer ma vie, plutôt que de laisser le champ libre à mon cerveau primitif, qui réagit par réflexe à la vue d’un gâteau, d’une pâtisserie, d’une baguette de pain… Le résultat n’est évidemment pas le même ! C’est intéressant et important, parce qu’on ne peut pas atteindre un objectif au long terme si on se laisse gouverner par son instinct, au jour le jour, qu’il s’agisse d’un menu ou de l’apprentissage d’une langue. Donc, voici ce que j’ai appris cette semaine.

Voilà quelques temps que j’ai remarqué avoir plus de mal à suivre mon programme alimentaire le vendredi soir par rapport aux autres moments. Je viens de prendre conscience que ça n’a rien à voir avec le début du week-end ou des souvenirs d’apéritif familial où les cacahuètes coulaient à flot. Non. Le vendredi soir, je mets le dernier épisode d’Anglaisance en ligne. Et je n’ai surtout pas envie d’y penser.

Pourquoi ? Parce que pour moi, ça veut dire penser à toutes les façons dont on pourrait juger ce que je dis, dont on pourrait me juger, moi. Je préfère faire l’autruche et me déconnecter de la réalité. Donc, le vendredi soir, c’est Netflix et popcorn, chocolat, cacahuètes ou autres, c’est selon.

Voilà à quoi ça ressemble sous forme de boucle de Brooke :

Circonstances – vendredi soir – Anglaisance en ligne

Pensée – je ne veux pas ressentir l’inconfort

Emotion – résistante

Actions – je me déconnecte de mes émotions, je regarde Netflix, je mange plus que nécessaire et que prévu

Résultat – je crée un inconfort plus grand encore

C’est en effet très inconfortable de se retrouver avec un mal au ventre qu’on a finalement voulu, ainsi que ses conséquences : une indigestion, un mauvais sommeil la nuit suivante, des remords le lendemain…

Heureusement, je crois que je sais quoi faire : non pas changer les circonstances, c’est-à-dire ne plus diffuser Anglaisance le vendredi soir ou un autre jour, mais au contraire accepter l’émotion, l’inconfort, l’anticiper même. C’est la meilleure façon d’évoluer et ça tombe bien, c’est ce que je veux. Sinon, mon univers ne va pas changer, voire il va diminuer. Et j’ai beaucoup de rêves, d’ambition pour mon futur. C’est donc absolument parfait, cette opportunité de ressentir l’inconfort du vendredi soir.

Circonstances – vendredi soir – Anglaisance en ligne

Pensée – je veux ressentir l’inconfort

Emotion – accueillante

Actions – j’anticipe l’inconfort toute la semaine, je complète la fiche Minute Emotion tous les jours en imaginant être le vendredi soir, le vendredi soir je me prépare à cet inconfort, je regarde Netflix pour le pur plaisir de regarder une série avec ma famille, je mange ce qui est prévu et c’est tout

Résultat – j’évolue grâce à cet inconfort

Donc, j’arrête de me voiler la face, me déconnecter de cette émotion d’inconfort que je ressens (et que d’ailleurs, j’ai créé avec mes pensées limitantes).

Je continue à regarder Netflix parce que j’en ai envie, mais pas avec la même intention : ce sera pour me détendre vraiment, pour célébrer la fin de la semaine, pas pour échapper à ma vie intérieure.

Et enfin, je commence à anticiper cette émotion d’inconfort tout au long de la semaine, du samedi au vendredi soir inclus, à l’aide de la fiche Minute Emotion.

Et vous ? Y a-t-il un moment particulier où vous avez encore moins envie de faire ce que vous vous êtes pourtant résolue à accomplir ? Pourquoi ? Quelle émotion évitez-vous ? Que faites-vous plutôt que de l’accepter et la ressentir ? Quel résultat créez-vous alors dans votre vie ?

1.2. Remerciements

A présent, je tiens à remercier Krystal Ranély de Paris pour son témoignage sur mon coaching de vie. Vous le trouverez sur la page témoignages du site Anglaisance.com. Je vous le lis :

« Ces séances m’ont apporté de nouvelles pensées bénéfiques et facilement applicables au quotidien. Elles sont simples à mémoriser et permettent d’appréhender plus sereinement le futur. 

J’apprécie le fait que le coaching soit sous forme de conversations, on ne voit pas le temps passer ! 

Le coaching de Nadège Saysana assure d’obtenir les clés utiles à un développement personnel de qualité. »

Merci Krystal !

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 66, nous avons parlé de reformulation, c’est-à-dire comment faire passer un message similaire, mais en modifiant les mots et formules utilisés afin de montrer qu’on se l’est approprié et qu’on possède les capacités langagières nécessaires pour transmettre la même idée.

Je vous avais quittées en vous laissant justement reformuler quelques extraits. Alors, qu’avez-vous trouvé pour reformuler “hypergreen” et “New York City »?

3.1. Hypergreen

3.1.1. une définition (“It is something that… / somebody who…”)

“A hypergreen company is a company that is extremely green.

3.1.2. un équivalent (“in other words / that is to say / which means…” “It is also called / named…”)

“a hypergreen company means that they really care for the environment. In other words, they’re eco-friendly.

3.1.3. des exemples (“for example”, “for instance”, “like”…)

“for instance, they recycle their waste, they look for new ways to produce energy…”

3.2. New York City

3.2.1. une définition (“It is something that… / somebody who…”)

 “New York City is a large town in the United States.”

3.2.2. un équivalent (“in other words / that is to say / which means…” “It is also called / named…”)

“New York City is also called The Big Apple.”

3.3. des exemples (“for example”, “for instance”, “like”…)

“New York City is a large town like other cities in the US, for instance Chicago or Los Angeles.”

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons explorer des pensées moins limitantes que « j’aurais dû… » examinée dans l’épisode 65 il y a 2 semaines.

5. Contenu

Nous avons vu que le « j’aurais dû » pouvait survenir à 2 occasions différentes :

– quand nous faisons une erreur et que nous nous le reprochons

– quand nous contestons la réalité, notre passé, etc.

Pour mieux distinguer les 2, je vous propose de traiter le rapport à la réalité cette semaine et nos reproches lors de l’épisode 69 dans 2 semaines. Mais parfois, la distinction n’est pas aussi simple.

5.1. Ménage de méninges

 Ca tombe très bien mais cette semaine, j’ai fait une bêtise, et même deux, avec la lettre hebdomadaire que j’envoie aux abonnés du site Anglaisance.com :

– tout d’abord, j’ai oublié d’appuyer sur le bouton « envoyer » vendredi soir et ne m’en suis rendue compte que le lendemain soir.

– Ensuite, on m’a gentiment fait remarquer une faute d’accord dans le message : au lieu d’utiliser un participe passé pour annoncer que je préparais un programme consacré (E accent aigu) au dialogue en anglais, j’ai utilisé la forme infinitive, en ER.

Rien de grave, il n’y a pas mort d’homme, mais c’est gênant quand même.

Je pourrais être tentée de lutter contre cette réalité, le fait que je n’ai pas envoyé mon courriel comme d’habitude, le fait que, bien qu’il soit toujours court, j’ai tout de même laissé apparaître une erreur, un classique en plus !

5.2. Toute lutte est vaine.

Seulement voilà : Byron Katie m’a appris que “when you argue with reality, you lose, but only 100% of the time.” Quand on se bat contre la réalité, on perd, mais seulement à tous les coups.

Et peut-on changer le passé? Non, absolument pas: le courriel n’est pas parti vendredi soir, et je l’ai envoyé samedi soir avec une erreur d’accord. Voilà, c’est fait.

J’aime cette citation parce qu’elle insiste sur la lutte déraisonnable qu’on oppose à la réalité, au passé. Ca ne sert strictement à rien, en fait. Ca n’a aucun intérêt, aucun avantage. On s’épuise à vouloir que les choses soient autrement et ça n’apporte rien.

Je pourrais vouloir avoir eu une autre expérience mais puisque je n’y peux plus rien, à quoi bon ? Autant passer à autre chose. Et ça ne veut pas forcément dire accepter qu’il n’y a rien à faire. Il y a peut-être quelque chose à modifier, mais pas dans le passé : dans le présent, dans le futur. Je peux par exemple choisir de mieux relire mon message. Je peux par exemple le préparer à l’avance et le relire plusieurs fois, entre le moment où je l’écris et le moment où je l’envoie. Je peux ainsi bénéficier de la sagesse de Corinne Crabtree qui a dit : « Your past is your teacher, not your fortune-teller. » Mon passé peut me servir car il regorge d’informations, il ne détermine pas ma direction. C’est moi qui m’oriente là où je veux aller.

5.3. Ca devait arriver puisque c’est arrivé.

Une autre façon de voir les choses : j’aime toujours poser la question suivante aux gens que je coache et leurs réactions sont toujours fascinantes, y compris lorsqu’il s’agit de mes binômes, c’est-à-dire mes collègues coach qui suivent la même formation que moi.

– Quelle est la preuve que j’aurais dû oublier d’envoyer mon message hebdomadaire vendredi ?

– Qu’est-ce qui me prouve que j’aurais dû laisser un accord erroné dans ma lettre samedi ?

On me demande toujours de répéter la question, on me demande si c’est bien ce que je veux dire : « vous voulez dire « pour quelles raisons mon mari n’aurait PAS dû être en retard » ? Vous voulez dire « quelle est la preuve je n’aurais PAS dû tomber malade ? »

Non, non. Ma question est bien : « qu’est-ce qui prouve que votre mari aurait dû être retard ? Quelle est la preuve que vous auriez dû tomber malade ? Qu’est-ce qui vous prouve que vous auriez dû avoir tel professeur lors de votre parcours scolaire ? » J’aime bien les laisser réfléchir mais il faut systématiquement, même avec mes collègues, que je leur donne la réponse.

– J’aurais dû oublier d’envoyer ma lettre parce que j’ai oublié.

– J’aurais dû faire une erreur d’accord parce que j’ai fait une erreur d’accord.

– Votre mari aurait dû arriver en retard parce qu’il est arrivé en retard.

– Vous auriez dû tomber malade parce que vous êtes tombée malade.

– Vous auriez dû avoir tel professeur parce que vous avez eu tel professeur.

Ca soulage aussitôt, vous ne trouvez pas ? Même pour des situations plus graves comme un jeune qui se tue à moto sur une route de Floride… Ca devait arriver puisque c’est arrivé. Ca me permet de faire la paix avec cette réalité, même si je la trouve très moche. Mais au moins, j’accepte ce qui est. Ca ne veut pas dire que j’approuve, juste que j’admets la réalité. Comme dirait ma grand-mère, qui fêtera ses 100 ans le 24 mars prochain, « le destin, c’est le destin ».

Et si on acceptait le destin passé, ce qui est, la réalité, pour toutes ces petites phrases vues dans l’épisode 65 ? Souvenez-vous : il s’agissait d’une erreur de traduction à partir d’une erreur de grammaire et d’orthographe en français, le –s ajouté à « plu », du verbe « plaire » ayant été transformé en « plus », qui n’a aucun rapport. Notez que vous pouvez bien sûr reformuler (rappelez-vous de l’épisode précédent, le numéro 66) avec d’autres tournures, si celles-ci vous parlent plus. Nous allons en voir quelques exemples.

– « j’aurais dû vérifier ma phrase en français pour commencer » devient « je n’aurais pas dû vérifier ma phrase en français pour commencer puisque je n’ai pas vérifié cette phrase en français »

– « je n’aurais pas dû faire d’erreur en français, ma langue maternelle » devient « j’aurais dû faire cette erreur de français puisque je l’ai faite. »

– « j’aurais dû utiliser différents traducteurs automatiques pour comparer » devient « je n’aurais pas dû utiliser différents traducteurs automatiques pour comparer puisque je n’ai pas eu recours à différents sites de traduction. »

– « j’aurais dû vérifier chaque terme dans le dictionnaire » devient « je n’aurais pas dû vérifier chaque terme dans le dictionnaire, sinon je l’aurais fait. »

– « j’aurais dû faire relire mon message par un collègue bilingue » devient « je n’aurais pas dû faire relire mon message par un collègue bilingue puisque je n’ai pas fait relire mon message par un collègue bilingue. »

– « j’aurais dû écrire ma phrase directement en anglais » devient « je n’aurais pas dû rédiger directement en anglais puisque j’ai d’abord écrit ma phrase en français avant de la traduire en anglais. »

– « j’aurais dû savoir m’exprimer intelligiblement en anglais sans avoir recours à un traducteur en ligne » devient « je n’aurais pas dû savoir m’exprimer intelligiblement en anglais puisque je ne l’ai pas fait et qu’à la place, j’ai eu recours à un traducteur en ligne – c’est donc ce que j’étais censée faire à ce moment-là et rien d’autre. »

– « j’aurais dû être plus attentive durant les nombreuses heures de cours d’anglais que j’ai suivies dans ma vie » devient « je n’aurais pas dû être plus attentive durant les nombreuses heures de cours d’anglais que j’ai suivies dans ma vie puisqu’à ce moment-là, j’avais choisi de ne pas l’être. »

– « j’aurais dû avoir de meilleurs profs d’anglais » devient « je n’aurais pas dû avoir d’autres professeurs d’anglais que ceux que j’ai eus puisque j’ai suivi les enseignements de ces professeurs-là et pas d’autres. »

– « j’aurais dû être plus douée pour les langues » devient « je n’aurais pas dû être plus douée pour les langues puisqu’à l’époque, je n’étais pas douée pour les langues. »

– « j’aurais dû me rendre compte de l’importance de l’anglais quand je n’avais qu’envie de voir mes amies à l’école » devient « je n’aurais pas dû me rendre compte de l’importance de l’anglais durant ma scolarité puisqu’à l’époque, mes amies avaient plus d’importance pour moi que l’école et c’est très bien comme ça. »

– « j’aurais dû regarder davantage de films en anglais sous-titrés en anglais » devient « je n’aurais pas dû regarder davantage de films en anglais sous-titrés en anglais puisque je n’ai pas regardé de films en anglais en VO : ça n’était pas ma priorité. »

– « j’aurais dû passer un an en Angleterre » devient « je n’aurais pas dû passer un an en Angleterre puisque l’occasion ne s’est pas présentée : ça n’était pas le moment. »

– « j’aurais dû me faire violence et apprendre par cœur les verbes irréguliers » devient « je n’aurais pas dû me faire violence et apprendre par cœur les verbes irréguliers puisque je n’avais aucune envie d’apprendre les verbes irréguliers et, par conséquent, je ne les ai pas appris. »

Etc.

Voilà. Comment vous sentez-vous ? Etes-vous prête à tourner la page et à passer à autre chose ? Avez-vous remarqué comme les nouvelles pensées permettent de considérer le futur avec plus de sérénité, plutôt que de rester bloqué sur un moment T du passé ?

Examinons tout ça sous forme de boucle de Brooke, vous savez ? Quand les circonstances, en l’occurrence une erreur, peuvent déclencher une pensée, qui elle-même crée une émotion, celle-ci menant à des actions qui, mises bout à bout, additionnées, créent un résultat dans votre vie ?

Circonstances – erreur dans une traduction suite à un –s ajouté par mégarde en français

Pensée – Ca devait arriver puisque c’est arrivé.

Emotion – soulagement

Actions – je me tourne vers mon prochain message ou ma prochaine conversation en anglais, je me pardonne

Résultat – j’avance

5.4. En quoi est-ce parfait ?

Ensuite, à partir du moment où on accepte que le passé ait été ce qu’il a été, on peut se demander en quoi cette situation est parfaite. Ca n’est pas toujours une question facile à se poser, en particulier dans le cas d’un décès ou une autre situation très délicate. Mais n’empêche, je crois fermement qu’il y a toujours quelque chose de bon à tirer de chaque expérience.

– C’est parfait que je me sois trompé dans cet accord parce que ça me permet de me rendre compte que, comme je le dis assez régulièrement à mes élèves et étudiants, il est toujours intéressant de se relire plusieurs fois.

– Ensuite, ça me permet de mettre en place un système qui serait de prendre de l’avance lorsque je rédige mes courriels hebdomadaires à destination de mes abonnés. Je sais déjà à l’avance quelles pensées hebdomadaires je vais leur écrire, alors pourquoi ne pas rédiger le message complet quelques jours plus tôt aussi ? Comme ça, j’évite la précipitation, je prends le temps de bien formuler ce que je veux exprimer, j’ai plusieurs occasions de vérifier en relisant mes lignes.

– C’est aussi parfait parce que ça me rappelle que je suis loin d’être parfaite même si ce serait TELLEMENT satisfaisant si je l’étais enfin ! C’est l’occasion idéale de me souvenir qu’en tant qu’être humain vivant, bien sûr je fais des erreurs, et ce qu’il y a d’incroyable, c’est que c’est grâce à ces erreurs que j’apprends et améliore, que j’évolue vers le meilleur. Et ça, ça n’a pas de fin, contrairement à la perfection que j’imagine et qui, elle, est statique. Donc, pour rappeler cette citation que mon amie Nathalie m’avait confiée : « qui ne se plante pas ne pousse jamais. »

– Et puis c’est formidable parce que ça m’a permis d’être en contact avec un abonné. C’est toujours un moment précieux, magique, quand l’un de vous m’écrit. Merci !

Quand je pense à ce jeune décédé dans un accident de moto, j’ai beaucoup de mal à penser que ça ait pu être parfait. Ca fait mal. J’ai envie de continuer à trouver terriblement triste qu’il soit parti si tôt.

Mais n’empêche, puisque je ne peux rien changer à son destin, son histoire, pour laquelle on ne m’a absolument pas consultée, je peux tout de même trouver des aspects positifs :

– j’ai pu lui rendre hommage une dernière fois

– j’ai pu partager un moment ému entourée de mes collègues et de ses proches

– j’ai pu admirer la solidarité des nombreux êtres humains qui l’avaient connu et aimé

– j’ai pu me remémorer avec tendresse son inimitable sourire à fossettes

– j’ai pu participer à un enterrement différent de tous ceux auxquels j’avais déjà assisté

– j’ai pu découvrir un peu mieux les collègues avec qui j’ai assisté aux funérailles

J’ai décidé de continuer à voir cet événement comme une tragédie. Je n’ai pas envie d’y penser autrement. Mais l’idée est que, puisqu’on ne peut pas contrôler ce qui est en dehors de notre contrôle, les circonstances, on profite de notre capacité de penser pour se concentrer sur des idées plus réalistes, dans notre intérêt, que « ça n’aurait pas dû arriver. »

Bien sûr, il s’agit là d’un exemple extrême. Mais la démarche est la même : à nous de décider, délibérément, ce que nous voulons penser du passé.

6. Mission

A vous de jouer à présent !

– Quelle est la dernière fois où vous vous êtes dit « j’aurais dû… » ou sa variante négative « je n’aurais pas dû… » en anglais ?

– Et si vous acceptiez la réalité telle qu’elle est, votre passé tel qu’il est, sans lutter, puisque la lutte n’a aucun avantage ?

– Et si ça avait dû arriver puisque c’est arrivé ?

– Enfin, en quoi la situation, telle qu’elle est aujourd’hui, est-elle « parfaite », et vous seule pouvez décider de la définition que vous donnez à cet adjectif ?

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, le numéro 68, nous évoquerons la compréhension de longs textes en anglais.  

8. Salutations

Pour finir, n’hésitez pas à me contacter sur si l’envie vous en prend et, surtout, si vous voulez que je vous aide à progresser en anglais, et ceci grâce à ma formation, passionnante, en coaching de vie. Racontez-moi vos aventures linguistiques, vos difficultés, vos progrès, vos projets !

« See you next week-end ! Bye ! »