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Puisqu’une conversation est un échange de questions et de réponses, il s’agit maintenant de reformuler, accepter et refuser en anglais.

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°64. Aujourd’hui, nous allons voir comment vérifier qu’une demande a été comprise, accepter et refuser en anglais. 

2. Préambule

Avant de commencer, le petit bilan de la semaine écoulée au sujet de mon projet de l’année : manger ce que j’ai décidé la veille et c’est tout, ceci afin de m’habituer à suivre mes pré-décisions.

Qu’ai-je appris cette semaine ? J’ai dû m’attribuer ma première croix rouge parce qu’à plusieurs reprises le week-end dernier, j’ai mangé plus que ce que j’avais prévu. J’en ai tiré quelques leçons sous forme de « j’arrête, je continue, je commence ».

– j’ai donc décidé d’arrêter de me sentir déçue à la suite de cette croix rouge. C’était mon choix raisonné de manger des cacahuètes, alors j’ai décidé d’assumer et de me sentir intègre d’avoir inscrit cette croix rouge sur mon calendrier.

– j’ai choisi de continuer à suivre mon protocole le reste du temps, c’est-à-dire de garder le contrôle de ce que je faisais, de respecter le reste de mes pré-décisions, le programme prévu 24h plus tôt. C’est important parce que ça veut dire que j’apprends à utiliser mon cortex préfrontal, qui apprend, particularité humaine, plutôt que mon cerveau primitif, animal, celui qui préfère les automatismes. Je privilégie mon humanité et j’aime ça !

– j’ai choisi de commencer à penser que j’avais besoin d’apprendre ce jour-là. Les croix rouges de mon calendrier sont les moments où j’apprends, c’est tout. Rouge = apprentissage. C’est tout, aucun jugement n’est nécessaire.

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 63, nous avons vu comment résoudre le syndrome de l’imposteur, fait de pensées qui ne nous permettent pas de nous sentir à la hauteur de nos réussites. Je vous ai proposé « je mérite de réussir » ou « je mérite ma réussite ». Avez-vous trouvé une pensée alternative qui vous serait bénéfique en cas de doute sur vos capacités, malgré les preuves de votre succès ? Je serais curieuse de la connaître…

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, je vous propose de continuer à étudier la conversation en anglais et en particulier, après avoir demandé, se faire comprendre, accepter, et refuser…

Comme pour l’épisode 62, intitulé « comment demander en anglais », je vais avoir recours pour celui-ci à différents ouvrages :

– « La timidité, comment la surmonter », du Dr Macqueron et Stéphane Roy, paru aux éditions Odile Jacob en 2004, dont nous avons déjà beaucoup parlé,

– « Non violent communication » de Marshall B. Rosenberg , paru en français sous le titre « Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) » paru aux éditions  La Découverte en 2016 et préfacé par Arun Gandhi, le petit-fils du Mahatma Gandhi,

– l’épisode 166 du podcast « The Life Coach School podcast » de ma coach Brooke Castillo, intitulé « Difficult conversations » ou « Conversations difficiles » dont vous trouverez le lien à la page 62 du site Anglaisance.com

https://thelifecoachschool.com/166/

– “Conversation Tactics, strategies to charm, befriend and defend” (Tactiques de conversation pour charmer, se lier d’amitié et se défendre) de Patrick King,

– et enfin, divers extraits de nombreux manuels scolaires d’anglais listant les différentes expressions utilisées selon les intentions du locuteur (complimenter, refuser, exprimer son amusement, etc.).

5. Comment se faire comprendre et répondre

Dans l’épisode 62, nous avions vu différentes façons de poser des questions à son interlocuteur en anglais.

5.1. Comment se faire comprendre

Mais il ne suffit pas de demander pour obtenir. D’abord, autant vérifier que le message est bien passé. Rappelez-vous du docteur Harvey Karp et de sa « fast-food rule », la règle du fast-food, dans son livre « The happiest toddler on the block » (« Le plus heureux des tout-petits »), paru en 2005 chez Ada  : toujours vérifier que ce que vous avez dit a bien été compris et rien de tel, pour cela, de reformuler, comme les caissiers répètent la commande du client chez McDonald afin d’obtenir confirmation, afin de lever tout malentendu.

Le Dr Macqueron et Stéphane Roy reviennent aussi sur ces moments dans la conversation où l’on veut s’assurer d’avoir été claire : « N’hésitez pas à demander à votre interlocuteur s’il a bien saisi ce que vous lui avez dit :

– Ai-je été suffisamment clair ? (« Was I clear enough ? »)

– Si cela vous semble confus dites-le moi. (« If it’s not crystal clear, please tell me so. »)

– Que pensez- vous de… (« What do you think of… ? »)

– Je viens de vous présenter telle ou telle chose. Qu’en avez-vous retenu ? (« I’ve told you about X or Y. What’s your take away ?»)

Répétez si nécessaire ce que vous venez de dire. »

Marshall B. Rosenberg est du même avis et suggère : “Could you tell me what you just heard me say?” puis “I’m grateful to you for telling me what you heard. I can see that I didn’t make myself as clear as I’d have liked, so let me try again.” (pourriez-vous me dire ce que vous venez de m’entendre dire ? Je vous suis reconnaissante de me dire ce que vous avez entendu. Je vois bien que je n’ai pas été aussi claire que je l’aurais voulu, alors laissez-moi réessayer.)

Alors, comment faire ? Nous allons voir comment demander de répéter, parfois plus lentement ou plus fort, expliquer que l’on n’a pas compris, vérifier qu’on a bien compris, vérifier que l’autre a bien compris et enfin reformuler. 

5.1.1. Comment demander de répéter (Asking to repeat)

Pardon (me)? (pardonnez-moi?)

I beg your pardon? (je vous demande pardon?)

Once more, please. (encore une fois, s’il-vous-plaît)

Excuse me? (excusez-moi?)

Excuse me, what did you say? (excusez-moi, qu’avez-vous dit?)

Could / can you repeat that, please? (pourriez-vous répéter s’il-vous-plaît?)
Could / can you say that again, please? (pourriez-vous répéter s’il-vous-plaît?)
Sorry, could you say that again, please? (désolée, pourriez-vous répéter s’il-vous-plaît?)
Sorry, I didn’t hear the question. (désolée, je n’ai pas entendu la question)

Sorry, I wasn’t listening. (désolée, je n’écoutais pas)

I’m afraid I didn’t get what you said. (j’ai bien peur de ne pas avoir entendu ce que vous avez dit)

5.1.2. Comment demander de répéter plus lentement ou plus fort (Asking to repeat more slowly or louder)

More slowly, please. (plus lentement, s’il-vous-plaît).

Please speak more slowly. (s’il-vous-plaît, parlez plus lentement)

Can you speak more slowly, please? (pouvez-vous parler plus lentement, s’il-vous-plaît?)

Would you mind speaking a bit more slowly, please? (cela vous dérangerait-il de parler un peu plus lentement, s’il-vous-plaît?)

Excuse me, could you speak a little more slowly, please? (excusez-moi, pourriez-vous parler un petit plus lentement, s’il-vous-plaît?)

I’m sorry I didn’t hear… (je suis désolée, je n’ai pas entendu)

Could / would you speak up, please? (pourriez-vous parler plus fort, s’il-vous-plaît?)

Could / would you speak more loudly, please? (pourriez-vous parler plus fort, s’il-vous-plaît?)

What was that again? (qu’avez-vous dit?)

5.1.3. Comment expliquer que l’on n’a pas compris (Understanding)

Sorry, I don’t understand. (désolée, je ne comprends pas)

I didn’t understand. (je n’ai pas compris)

Could you rephrase the question? (pourriez-vous reformuler la question?)

I don’t know that word. Say it again please? (je ne connais pas ce mot. Pouvez-vous le répéter s’il-vous-plaît?)

What was that word you just said? (quel mot venez-vous de dire?)

Can / could you explain that / it (again), please? (pouvez-vous / pourriez-vous réexpliquer, s’il-vous-plaît?)

5.1.4. Comment vérifier qu’on a bien compris (Checking you have understood)

So… (alors)

Does that mean…? (est-ce que ça signifie?)

If I understand right…? (si je comprends bien?)

5.1.5. Comment vérifier que l’autre a bien compris (Checking someone has understood you)

That’s clear, is it? (c’est clair ou pas?)

… if you see what I mean. (si vous voyez ce que je veux dire)

Do you know what I mean? (vous voyez ce que je veux dire?)

Do you see? Right? OK? (vous voyez? D’accord? Ok?)

Do I make myself clear? (Me suis-je bien fait comprendre?)

5.1.6. Comment reformuler (Saying something another way)

In other words… (en d’autres termes)

… or rather… (ou plutôt)

What I mean is… (ce que je veux dire, c’est que)

That’s to say… (c’est-à-dire)

5.2. Accepter

On vous a fait une demande et vous pouvez l’accepter ou la refuser. Commençons par l’accord, puis nous verrons l’approbation.

5.2.1. L’accord (= agreement)

5.2.2. L’approbation, la désapprobation (= approval, disapproval)

5.3. Savoir refuser

Pour finir, le Dr Macqueron et Stéphane Roy nous apprennent à refuser. « Savoir dire non, c’est exister en dehors du désir de l’autre. Beaucoup de personnes pensent qu’en ne contredisant pas les autres elles seront plus appréciées. Rien n’est moins sûr. »

Brooke Castillo le dit franchement : les gens qui disent oui pour faire plaisir aux autres, les « people pleasers », sont des menteurs. « They’re liars. »

« S’opposer à l’autre, c’est l’obliger à vous prendre en considération. En exprimant votre refus, vous vous distinguez de lui, de ses désirs, de ses convictions. »

Oui, mais pourquoi est-ce si difficile de dire non ?

« Nous redoutons de décevoir ou de blesser notre interlocuteur. Nous imaginons qu’il va nous rejeter, ne plus nous aimer, entrer en conflit avec nous. » En fait, nous traitons les situations d’aujourd’hui, en tant qu’adultes, comme nous le faisions avec les parents dont nous dépendions en tant qu’enfant. « Nous projetons nos craintes d’enfant sur notre réalité d’adulte ! » Or, « très souvent, les épreuves, les conflits renforcent les relations. »

Brooke Castillo le dit souvent : que nous agissions ou pas, que nous acceptions ou refusons, nous sommes motivées par l’émotion que nous pensons ressentir à ce moment-là. Si j’accepte de prêter 50 centimes à un collègue pour qu’il s’offre un café à la machine, c’est que je pense qu’il va se montrer reconnaissant envers moi, que je vais me sentir connectée avec lui. C’est pour ça que je ne refuse pas : je ne veux pas me sentir rejetée.

On peut ainsi se demander ce qui pourrait arriver de pire. Si je ne lui prête pas une pièce de monnaie, que va-t-il se passer ? Il va se tourner vers quelqu’un d’autre, nous faire une réflexion… ? On risque de ressentir de la honte, le rejet, l’inconfort… D’accord, et ça n’est qu’une émotion.

Qui plus est, si on risque de décevoir notre interlocuteur, on peut se rappeler que cette émotion qu’il ressent, si c’est bien celle qu’il ressent, fait partie de sa propre boucle : elle est née de son interprétation des faits, et il y a bien des façons d’interpréter ces circonstances. Elle lui appartient.

Voici quelques exemples de situations où nous aurions à exprimer un refus :

– demander à quelqu’un de ne pas fumer

– refuser de raccompagner un collègue de travail

– dans un magasin, demander à la vendeuse si elle peut vous faire un prix

– demander une somme d’argent qu’un ami vous doit

– demander à un client qui vous passe devant à la caisse de rester à sa place

Alors, à présent, comment refuser ?

Là encore, le Dr Macqueron et Stéphane Roy proposent une méthode :

1. Je signifie mon refus

– faire clarifier la demande,

– exprimer votre gêne,

– refuser clairement (ne tournez pas autour du pot. Votre réponse doit impérativement comporter le mot « non » ou « no »)

2. Je persiste dans mon refus :

– reconnaître la position de l’autre,

– exprimer votre position,

– répéter votre refus (c’est la technique du disque rayé qui consiste à répéter inlassablement votre refus sans vous justifier : « Non, n’insiste pas, je t’ai déjà dit que je ne pouvais pas te prêter cette somme… » (« Please do not insist, I’ve already told you I couldn’t lend you that amount of money… »).

Autre exemple, si un ami insistant vous invite à une soirée et que vous ne pouvez pas y aller, voici quelques exemples de formulation de refus : « non, je te remercie, mais je ne pourrais pas venir… (« No, thank you, but I won’t be able to make it. ») Cela me fait plaisir, mais je ne pourrais pas venir… (« I’d love to come, but I won’t be able to. ») Je comprends que cela t’ennuie, mais je ne pourrais pas venir ce soir… (« I know you’re annoyed, but I won’t be able to come tonight. ») Je sais que tu comptais sur moi, je suis désolé, mais je ne pourrais pas venir… (« I know you were counting on me, I’m sorry, but I won’t be able to come. ») Non, n’insiste pas, je viens de te dire que je ne pourrais pas venir ce soir… » (« Please don’t insist, I’ve just told you I wouldn’t be able to come tonight. »)

5.3.1. Le désaccord (disagreement)

5.3.2. Les ordres (orders)

5.4. Comment gérer un refus

Brooke Castillo conseille, en cas de refus, de laisser l’autre s’expliquer. « Tell me why this is so for you. » Dis-moi pourquoi tu vois les choses comme ça.

Puis elle recommande de se mettre à sa place.

Selon elle, « You can’t be defensive if you’re truly considering their side. » On ne peut pas être sur la défensive si on voit vraiment les choses de leur point de vue.

« Where are they really coming from? Can you understand it? Does it make sense if you were them? » Quelle est leur histoire ? Pouvez-vous la comprendre ? Est-ce que ce serait logique si vous étiez à leur place ?

« Make a true effort to understand their every thought, feeling, and action, and result. » Faites véritablement l’effort de comprendre chacune de leurs pensées, leurs émotions, leurs actions et leurs résultats.

6. Mission

A vous de jouer à présent ! Parmi toutes ces propositions, qu’allez-vous retenir ? Quelles formules vont vous être les plus utiles ? Comment allez-vous faire pour les mémoriser ? Les abonnés trouveront à la page 64 du site Anglaisance.com une fiche récapitulant les différentes phrases que nous avons vues aujourd’hui, et plus encore.

Plus ça va, plus je me dis que je vais approfondir, au fil du temps, le sujet de la conversation en anglais. C’est un thème passionnant et d’autant plus utile que l’anglais n’est pas une langue morte, bien au contraire, puisqu’elle est internationale. Et puis rentrent en jeu d’innombrables types de dialogue avec des enjeux différents, des émotions diverses…

Et vous ? Comment vous débrouillez-vous lors de vos conversations en anglais ? Qu’est-ce qui se passe bien ? Que souhaitez-vous, au contraire, améliorer ? J’aimerais bien que vous m’expliquiez, par courriel si cela vous convient, à , ce qui vous pose problème lors de vos conversations en anglais. Cela me permettrait de vous proposer des épisodes sur ces sujets précis.

Enfin, je voulais vous signaler que j’ai ajouté une page « témoignages » au site Anglaisance.com, regroupant les impressions recueillies auprès de différentes personnes que j’ai pu aider grâce au coaching, sur une ou plusieurs séances.

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, le numéro 65, nous évoquerons une nouvelle pensée qu’on a tous en tête à un moment ou à un autre et qui ne nous sert pas forcément : « j’aurais dû… »

8. Salutations

« See you next week-end ! Bye ! »

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