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Une conversation est un échange de questions et de réponses. D’où l’intérêt de savoir demander en anglais en suivant une démarche facilitant la communication.

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°62. Aujourd’hui, nous allons voir comment demander en anglais. 

2. Préambule

Avant de commencer, je tiens à faire le bilan de la semaine écoulée. Vous vous souvenez ? J’ai décidé de suivre mon protocole alimentaire à la lettre, c’est-à-dire de respecter scrupuleusement mes pré-décisions en ce qui concerne mon alimentation, faites 24h plus tôt, afin d’apprendre à réussir et à ne pas me laisser tenter par toutes les distractions gourmandes qui pourraient intervenir entre mon projet et moi. Alors, comment ça s’est passé ?

– J’ai décidé d’arrêter de m’inquiéter en me demandant si je serai capable de le faire ou pas. Je me suis mise à croire que puisque c’était mon objectif pour toute l’année, ma grande, seule et unique priorité, j’allais y arriver coûte que coûte. J’y arrive quoi qu’il arrive.

– J’ai choisi de continuer à prévoir 24h plus tôt parce que ça me soulage. Pas besoin de me demander ce que je vais manger, en quelle quantité, de négocier avec moi-même (vous savez les « ah non, finalement, je n’ai pas envie de ça, je préfère ça… »). J’ai déjà décidé. Contrairement à ce que je pensais auparavant, ce n’est pas rigoureux et contraignant. Bien au contraire, c’est bien pratique, reposant… Je peux penser et passer à autre chose. 

– J’ai commencé à m’adapter aux différentes situations, tout en respectant mon protocole et ce, dès le 1er janvier. Nous étions invités et évidemment, je ne maîtrisais pas le menu. Mais ça ne m’a pas empêché de réussir puisque plutôt que de prévoir les aliments que j’allais manger et leur poids précis, j’ai juste prévu la catégorie et le volume. Par exemple, au lieu de 250g de haricots verts, j’ai choisi de déguster 2 petits bols de légumes. Le plus important, c’est mon plan.

Et comme je vous ai aussi incité à faire de même, c’est-à-dire à respecter vos pré-décisions concernant l’anglais en redirigeant systématiquement votre esprit vers elles, je suis curieuse de savoir comment s’est déroulée cette semaine, pour vous.

– Qu’avez-vous appris ?

– Qu’allez-vous arrêter de faire ?

– Continuer de faire ?

– Commencer à faire ?

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 61, nous avons parlé de la pensée « j’ai réussi, mais… » quand vous avez atteint votre objectif mais que ça ne vous satisfait pas, parce que vous ne croyez pas avoir mérité cette réussite, que vous pensez ne pas être à la hauteur, malgré les faits. Vous arrive-t-il de penser ainsi ? Quand cela vous est-il arrivé pour la dernière fois ? Qu’avez-vous ressenti ? Qu’avez-vous fait ou pas ? Quel a été l’impact que cela a créé dans votre vie ?

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, je vous propose de reprendre la conversation sur… la conversation en anglais et toutes ses possibilités. Nous allons nous intéresser à tous ces divers passages des dialogues où on a besoin de demander, de se faire comprendre, d’accepter, de refuser… Comment faire pour s’exprimer correctement en anglais sur tous ces sujets ?

Pour répondre à cette question, je vais avoir recours à différents ouvrages :

– « La timidité, comment la surmonter », du Dr Macqueron et Stéphane Roy, paru aux éditions Odile Jacob en 2004, dont nous avons déjà beaucoup parlé,

– « Non violent communication » de Marshall B. Rosenberg , paru en français sous le titre « Les mots sont des fenêtres (ou bien ce sont des murs) » paru aux éditions  La Découverte en 2016 et préfacé par Arun Gandhi, le petit-fils du Mahatma Gandhi,

– l’épisode 166 du podcast « The Life Coach School podcast » de ma coach Brooke Castillo, intitulé « Difficult conversations » ou « Conversations difficiles » dont vous trouverez le lien à la page 62 du site Anglaisance.com

– “Conversation Tactics, strategies to charm, befriend and defend” (Tactiques de conversation pour charmer, se lier d’amitié et se défendre) de Patrick King,

– et enfin, divers extraits de nombreux manuels scolaires d’anglais listant les différentes expressions utilisées selon les intentions du locuteur (complimenter, refuser, exprimer son amusement, etc.).

5. Comment demander et répondre

Imaginons donc, pour cet épisode 62, que vous fassiez une demande et que vous ayez à accepter ou à refuser suite à une demande du même type. Comment procéder ?

5.1. Comment faire une demande

5.1.1. Les experts

5.1.1.1. Le Dr Macqueron et Stéphane Roy

Comment faire une demande ? Le Dr Macqueron et Stéphane Roy développent les 3 points pour en faire une.

« 1. Je décris la situation.

2. J’expose mon problème.

3. J’exprime ma demande. 

Par exemple, si vous souhaitez rapporter chez un commerçant une paire de chaussures qui ne vous convient pas :

– J’ai acheté une paire de chaussures dans votre magasin lundi dernier. (« I bought a pair of shoes in your shop last Monday. »)

– J’ai terriblement mal aux pieds quand je les porte. (« My feet are terribly sore when I wear them. »)

– Pourriez-vous me les échanger ? (« Could you exchange them for another pair ? »)

Les auteurs rappellent 2 principes importants lorsqu’on fait une demande :

– Tout d’abord, « J’accepte l’idée que l’on puisse me refuser ce que je demande. »

– Deuxièmement, « J’ai le droit de tout demander et les autres ont le droit de me refuser. »

Ce sera bien sûr l’expression du refus que nous allons voir tout à l’heure.

5.1.1.2. Brooke Castillo

Quant à la coach américaine Brooke Castillo, elle conseille : « You start the conversation by being willing to be wrong. Take a deep breath of peace. » Vous commencez la conversation en étant d’accord sur le principe que vous pouvez avoir tort. Prenez une bonne inspiration de paix. 

Elle aussi recommande de décrire la situation mais de le faire d’une façon très objective, en ne donnant que les faits : « identify the facts and make sure that you can agree on the facts. » Identifiez les faits et assurez-vous que vous êtes d’accord sur les faits.

« Now, remember that facts are neutral and that everybody agrees on them. The sky is blue. The grass is green. There’s a truck. I’m speaking to you in a microphone. » Elle rappelle que les faits sont neutres et que tout le monde ne peut qu’être d’accord. Ils sont incontestables : le ciel est bleu, l’herbe est verte, il y a un camion, je vous parle dans un micro. »

Pour Brooke Castillo, l’exposition du problème revient à expliquer comment on interprète ces faits : « I am making these facts mean » Pour moi, ces faits signifient…

5.1.1.3. Marshall B. Rosenberg

Lorsqu’il s’agit de demander, Marshall B. Rosenberg propose une démarche et un court script correspondant très efficace à partir des 4 composants de la communication non-violente:

1. « observations » (« the concrete actions we observe that affect our well-being » ou les actions concrètes que nous observons et qui affectent notre bien-être)

2. « feelings » (« how we feel in relation to what we observe » ou comment nous nous sentons par rapport à ce que nous observons)

3. « needs » (« the needs, values, desires, etc. that create our feelings » ou les besoins, valeurs, désirs, etc. qui créent nos émotions)

4. « requests » (« the concrete actions we request in order to enrich our lives » ou les actions concrètes que nous demandons aux autres afin d’enrichir nos vies)

On trouve ces 4 composants en français sous la forme du « bonhomme OSBD » :

1. O comme Observer sans évaluer

2. S comme dire son Sentiment en disant « je »

3. B comme exprimer son Besoin sans parler d’action

4. D comme Demander sans exiger.

Il explique également la différence entre faire une demande (« request ») et donner un ordre (« demand », un faux-ami) : « Our requests are received as demands when others believe they will be blamed or punished if they do not comply (nos requêtes sont perçues comme des ordres quand les autres croient qu’ils seront blamés ou punis s’ils n’obtempèrent pas). When the other person hears a demand from us, they see two options: to submit or to rebel (Quand l’autre personne entend un ordre de notre part, elle a 2 options : se soumettre ou se rebeller). To tell if it’s a demand or a request, observe what the speaker does if the request is not complied with (Pour déterminer si c’est un ordre ou une requête, observez ce que le locuteur fait lorsqu’on n’obéit pas à sa requête). It’s a demand if the speaker then criticizes or judges (c’est un ordre si le locuteur critique ou juge ensuite). »

Il fournit des exemples de demandes. « We might ask, “Would you be willing to set the table?” rather than “I would like you to set the table.” (nous pourrions demander « aurais-tu envie de mettre la table ? Serais-tu d’accord de mettre la table ? » plutôt que « j’aimerais que tu mettes la table »). It’s a request if the speaker then shows empathy toward the other person’s needs (c’est une requête si l’énonciateur montre ensuite de l’empathie envers les besoins de l’interlocuteur).  If we are prepared to show an empathic understanding of what prevents someone from doing as we asked, then by my definition, we have made a request, not a demand (si nous sommes prêts à nous montrer empathiques et compréhensifs par rapport à ce qui empêche l’autre de faire ce qu’on demande alors, par définition, nous avons  demandé et non pas ordonné. »

La formule qu’il propose pour faire une demande est donc “Would you be willing to…?” « Seriez-vous d’accord pour… »

Si l’on reprend les 4 points de sa démarche, voilà à quoi cela ressemble :

1. « When I (see, hear)… » (quand je vois, j’entends…)

2. “I feel…” (je me sens…)

3. “because I need / value…” (parce que j’ai besoin de, j’accorde de l’importance à…)

4. “Would you be willing to…?” (Seriez-vous d’accord pour… ? »)

Sur internet, j’ai trouvé l’exemple suivant :

“When I hear you addressing me like that, I feel agitated because I need cooperation and a peaceful resolution of our differences. Are you willing to tell me what you are feeling and needing right now instead of what you think I am?”

Quand je t’entends me parler comme ça, je me sens agitée parce que j’ai besoin de ta coopération et d’une résolution paisible de nos différences. Serais-tu d’accord pour me dire ce que tu ressens et ce dont tu as besoin maintenant plutôt que de me dire ce que tu penses de moi ? »

Ce site en anglais, cdss.org, s’adresse à des formateurs en communication non-violente. On y trouve l’essentiel de la démarche de Marshall B. Rosenberg.

https://www.cdss.org/images/organizers-resources/4-Can-We-Talk.pdf

5.2. L’expression de la demande

Alors, comment demander  en anglais? On peut demander un renseignement, mais aussi un service, et exprimer son souhait par la même occasion. A chaque fois, nous avons la possibilité d’utiliser différents registres de langue, de “colloquial” ou “cool” (familier) à “formal” (élevé) sans oublier “standard” (neutre). Voici quelques exemples. La liste est longue, je vais donc me limiter aux formules les plus pertinentes mais les abonnés pourront trouver à la page 62 la fiche reprenant la totalité des expressions que j’ai pu trouver sur ces sujets.

5.2.1. Demander un renseignement (asking for information)

5.2.2. Demander un service (favour)

5.2.3. Exprimer un souhait, un désir, une intention, une volonté (wishes, desires, intentions, determination)

On peut exprimer les notions d’intention, de volonté et de refus:

– à l’aide de verbes ordinaires comme « intend » (avoir l’intention), « want » (vouloir), « mean » (avoir l’intention), « refuse » (refuser)…

– ou bien à l’aide d’auxiliaires de modalité (« will, shall », c’est-à-dire les auxiliaires modaux exprimant le futur) ou de périphrases construites avec « be » (« I am going to, I am to »).

6. Mission

A vous de jouer à présent ! Parmi toutes ces démarches et formules, lesquelles allez-vous utiliser ? Dans quelle situation ? Quel registre de langue allez-vous privilégier ? Bon courage !

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, le numéro 63, nous évoquerons encore cette petite pensée liée au syndrome de l’imposteur, « j’ai réussi, mais… », afin cette fois-ci de trouver une pensée qui pourrait être plus avantageuse pour vous. D’ici là, peut-être aurez-vous déjà des idées ?

8. Salutations

Pour finir, n’hésitez pas à me contacter sur si l’envie vous en prend et, surtout, si vous voulez que je vous aide à progresser en anglais, et ceci grâce à ma formation, passionnante, en coaching de vie. Racontez-moi vos aventures linguistiques, vos difficultés, vos progrès, vos projets !

« See you next week-end ! Bye ! »

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