Avez-vous besoin d’améliorer votre expression écrite en anglais ? Pour quel type de documents ? Comment procéder ?

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°60. Aujourd’hui, nous allons parler de l’expression écrite en anglais.

2. Préambule

Avant de commencer, je vais encore vous parler de « La vie cachée des émotions », mais cette fois-ci « des grands », paru chez Hatier Jeunesse et plus précisément dans la collection Bulle de bonheur, en 2018, et rédigé par Nathalie de Boisgrollier et Nicolas Trève. La page 8 s’intitule « Emotions à foison » et liste 6 émotions, de la peur à la surprise, selon des situations bien précises. Je vous propose de nous amuser à intercaler les pensées manquantes entre les circonstances, c’est-à-dire la situation, et l’émotion. Par exemple, je lis :

– « tu es heureux d’avoir gagné une compétition. » Les circonstances, les faits, sont la victoire en compétition. L’émotion est le bonheur. Mais est-on toujours heureux de gagner une compétition ? Je ne le crois pas. On peut être déçu, comme je l’ai été lorsque j’ai fini mon premier marathon, (que je n’ai pas gagné, d’accord), parce que je voulais le courir plus vite que je ne l’ai fait. Si on est heureux, c’est donc qu’il y a une petite phrase qui nous passe par la tête, comme « j’ai réussi ! Je peux le faire ! Je suis la meilleure ! ».

– « tu es triste parce que tes parents se disputent ». Quelle est la pensée qui fait qu’on est triste quand nos parents se disputent ?

– « tu as peur quand tu as vu une araignée toute poilue et baveuse. » Pourquoi avoir peur quand on voit une araignée poilue et baveuse ?

– « tu es en colère parce que ton frère a déchiré ton tee-shirt préféré. » Pourquoi cette circonstance, ce tee-shirt préféré déchiré par le frère, cause-t-elle, indirectement, la colère ? Quelle est la pensée qui s’intercale ?

– « tu es dégoûté parce que ta petite sœur vomit. » Pourquoi être dégoûté ?

– « tu es surpris parce que ta sœur est arrivée dans ta chambre sans faire de bruit. » Pourquoi cette surprise ?

A chaque fois, quelle est la pensée qui intervient entre les circonstances (ce qui se passe autour de nous, dans notre vie) et notre émotion ? Quelle est la pensée à l’origine de cette émotion ?

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 59, nous avons parlé de la pensée, ou plutôt l’étiquette « je suis trop âgée ». Vous arrive-t-il de la penser ? Dans quelles circonstances ? Quel résultat créez-vous par rapport à l’apprentissage de l’anglais dans ce cas-là ? Avez-vous trouvé des pensées plus avantageuses ?

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons voir l’expression écrite en anglais, la 5e des 5 compétences langagières après la compréhension orale, l’expression orale, l’interaction orale et la compréhension écrite.

5. Contenu

Comme pour l’expression orale, on distingue 2 types d’expression écrite : avec ou sans interaction. Il y a interaction lorsqu’on parle de courriers ou de courriels, de textos sur téléphone portables, par exemple. Il y a expression écrite quand on écrit un livre, un article de journal ou de journal intime, par exemple, même si ça sous-entend tout de même qu’on sera lu par un lecteur, ne serait-ce que soi-même plus tard.

5.1. Du rêve…

Comme pour les compétences précédentes, envisageons ce moment dont vous rêvez, quand vous serez capable de vous exprimer à l’écrit sans la moindre difficulté. Alors…

– Et si vous étiez excellente en expression écrite anglaise ?

– Qu’est-ce qui serait différent d’aujourd’hui ?

– Qu’est-ce qui serait pareil que maintenant ?

– Comment vous sentiriez-vous ?

– Que feriez-vous comme maintenant ?

– Que feriez-vous différemment ?

Plus précisément :

– Qu’arrêteriez-vous de faire ?

– Que continueriez-vous à faire ?

– Que commenceriez-vous à faire ?

– Que devriez-vous penser pour vous sentir et agir ainsi ?

5.2. …à la réalité.

Revenons-en à la réalité !

5.2.1. Résultat – quoi ?

– Qu’est-ce que cela signifie, pour vous, bien vous exprimer à l’écrit en anglais ? Est-ce que ça veut dire avoir un vocabulaire recherché, des tournures de phrases idiomatiques, des messages percutants… ?

– Et puis s’exprimer tout court en anglais à l’écrit, ça correspond à quoi, dans votre cas ? Que souhaitez-vous savoir, donc pouvoir, écrire ? Des courriers comme des lettres ou des courriels ?

Des rapports, des articles de presse, des récits de voyage, des petites annonces, des publicités, des

compte-rendus de réunion, des brochures touristiques, des blogs, des poèmes, des recettes, des menus, des diaporamas (ou PowerPoint), des pages de sites internet, des questions pour des enquêtes destinées à la clientèle, des essais, des fables, des contes philosophiques, des nouvelles, des romans, des modes d’emploi, des critiques de films ou d’ouvrages, des pages de journal intime, des mémoires, des biographies, des guides touristiques, des messages secrets, des énigmes pour une chasse au trésor, des légendes de photos, des dédicaces, des épitaphes, des textos, des télégrammes, des consignes, des conseils, des instructions… Vous le voyez, comme pour la lecture bien sûr, les genres en expression écrite sont divers et ne nécessiteront pas les mêmes compétences. On n’écrit pas un texto comme on rédige un mémoire. On ne crée pas un poème comme une petite annonce. Il y a des règles, des styles à connaître et à travailler. Et ça prend du temps, bien sûr.

– Quand devrez-vous savoir écrire ce que vous souhaitez écrire ? La semaine prochaine ou dans 6 mois ? C’est important parce qu’ensuite, à partir de cette échéance, on va remonter le temps jusqu’à aujourd’hui.

– Que devrez-vous faire pour atteindre cet objectif final ? Lire de nombreux exemples, demander conseil, vérifier dans un dictionnaire unilingue, choisir l’orthographe américaine ou britannique… ?

– Quelles sont les compétences que vous maîtrisez déjà, qui ne vous posent pas le moindre problème, sur lesquelles vous pouvez compter?

– Quelles sont celles que vous allez devoir travailler? Quelles sont celles qui vous posent problème?

– Pensez-vous pouvoir atteindre cet objectif que vous vous êtes fixé en expression écrite ? Pourquoi ?

– Qu’est-ce qui pourrait être hors de votre portée, improbable voire impossible, impensable ?

– Et qu’est-ce qui, sans être trop éloigné de vous, vous semble l’être juste assez pour que ce soit un défi ?

– Enfin, quel est l’avantage ou même les avantages à savoir vous exprimer par écrit en anglais ?

5.2.2. Pourquoi ne l’avez-vous pas déjà ?

Pourquoi ne maîtrisez-vous pas déjà l’expression écrite en anglais?

Quels sont vos obstacles ?

Par obstacles, j’entends les difficultés externes, les faits comme par exemple ne pas avoir de modèle de ce qu’on souhaite écrire.

Mais les obstacles incluent également toutes les difficultés internes, comme nos pensées, les histoires qu’on se raconte, nos croyances : par exemple, je ne sais pas aligner 3 mots d’anglais sur le papier.

Et si chacun de ces points, chacune de ces difficultés, vous indiquait très clairement votre futur parcours ? Et si vous transformiez chaque obstacle en stratégie ? Par exemple, que vous faudrait-il faire pour obtenir des exemples de ce que vous souhaitez rédiger ? Ou que devriez-vous faire pour pouvoir aligner 3 mots d’anglais par écrit ?

Vous le savez maintenant, chaque action est due à une émotion, elle-même provenant d’une pensée. Alors, quelle émotion devriez-vous ressentir pour agir ainsi ? Que devriez-vous penser pour vous sentir ainsi ?

Enfin, transformez ces obstacles devenus stratégies en intentions d’exécution :

– si je n’ai pas d’exemple de ce que je veux rédiger, alors… pour….

– si je pense que je suis incapable d’écrire 3 mots d’anglais à la suite, alors… pour….

5.2.3. Actions

A présent, parlons donc de toutes ces actions possibles que vous pourriez entreprendre pour progresser en expression écrite en anglais. Qu’allez-vous faire pour mieux vous exprimer à l’écrit en anglais ? Listez toutes les différentes actions nécessaires auxquelles vous pensez, pêle-mêle. Ensuite, ordonnez-les selon les priorités.

Maintenant, voici la démarche que je vous propose. Ne sachant pas, bien sûr, ce dont vous avez besoin, et quel type d’écrit vous pratiquez en particulier, il s’agit de celle qu’on peut utiliser pour rédiger un sujet du bac par exemple. Mais elle peut être parfaitement adaptée à tout type d’écrits.

5.2.3.1. Lisez le sujet

Avant toute rédaction, lisez attentivement le sujet. En effet, celui-ci vous donne de nombreuses informations sur ce qui est attendu.

– Repérez la nature de l’exercice : s’agit-il d’un dialogue, d’une lettre, va-t-il vous falloir argumenter, relater ?

– Analysez chacune des questions posées, afin d’éviter le hors-sujet.

– Repérez et soulignez les mots-clés du sujet. Devez-vous décrire, raconter, justifier, comparer, donner votre opinion ? Si besoin, reportez-vous aux épisodes 30 et 32 d’Anglaisance : comment respecter les consignes et comment comprendre les consignes ?

– Notez les idées comme elles viennent sur votre brouillon. C’est ce qu’on appelle un remue-méninge ou « brainstorming » en anglais.

5.2.3.2. Niveau de langue

Adaptez la langue à la situation selon que le registre soit soutenu (par exemple avec « we shall see… », familier (« we gonna see… »), etc.

5.2.3.3. Structures et lexique

– Dressez la liste des outils (grammaire, vocabulaire, expressions, etc.) que vous utiliserez. Par exemple, y a-t-il des expressions que vous devez utiliser pour remercier, pour prendre congé ?

– Notez immédiatement toutes les expressions correspondant au thème proposé. Ainsi, s’il s’agit de remercier, vous pouvez utiliser, selon les cas : « thank you, thanks, cheers, ta, thanks a million, I thank you so much… »

– En compréhension écrite, nous avons vu que vous pouviez mieux comprendre un énoncé si vous trouviez la phrase minimale : qui fait quoi. De même, en expression, si vous n’êtes pas sûre de vous, commencez par le sujet, le verbe et le complément.

– Ensuite, si possible, essayez de complexifier les énoncés (avec des subordonnées relatives, des conditionnelles…)

– Tâchez d’employer une langue riche et variée en utilisant des synonymes, en reformulant, en donnant des exemples concrets…

5.2.3.4. Plan détaillé

– Sur votre brouillon (car oui, il faut utiliser un brouillon), faites une liste des idées que vous développerez, peu importe l’ordre.

– Ensuite, notez les différentes étapes de votre récit ou de votre démonstration.

– Classez-les logiquement et enrichissez-les (donnez des exemples, des détails, des causes, des conséquences, des avantages, des inconvénients…).

5.2.3.5. Présentation

– Articulez vos idées avec des mots de liaison comme « moreover » (de plus) ou « as a consequence » (par conséquent) ou « however » (cependant).

– Allez à la ligne chaque fois que vous introduisez une idée nouvelle.

– Soignez la ponctuation.

– Ecrivez le tout proprement et lisiblement.

5.2.3.6. Introduction et conclusion

– Rédigez l’introduction à la fin de votre préparation : il est plus facile d’annoncer ce qui est déjà écrit.

– L’introduction doit indiquer à votre lecteur quel est le sujet de votre rédaction et lui donner envie de vous lire.

– La conclusion doit apparaître comme la fin logique de votre récit ou de votre démonstration.

5.2.3.7. A éviter

– Faites attention aux redites. Si vous l’avez déjà dit, à quoi bon le répéter, surtout avec exactement les mêmes mots ?

– Evitez les digressions. Concentrez-vous sur votre sujet et rien que votre sujet.

– Évitez les phrases longues : plus une phrase est compliquée, plus vous risquez les erreurs.

5.2.3.8. Longueur

– Respectez le nombre de mots demandé s’il s’agit d’une rédaction ou de pages s’il s’agit d’un mémoire.

– Vérifiez régulièrement où vous en êtes pour éviter le délayage ou, au contraire, de faire trop court.

– Vous pouvez d’ailleurs, dès le début de votre brouillon, attribuez un certain nombre de mots pour l’introduction, pour chaque partie et pour la conclusion. Ensuite, il n’y aura qu’à rédiger en suivant cette décision.

– Mentionnez le nombre de mots que contient votre réponse en bas de la copie, à droite, sous votre rédaction.

5.2.3.9. Relecture

– Finalement, réservez un temps suffisant à une relecture critique, de la forme et du fond (idées, articulation et longueur du texte, erreurs de grammaire, vocabulaire).

– Ou bien faites des relectures régulières : si vous n’avez pas le temps de terminer, au moins ce que vous rendrez aura été relu.

5.2.4. Inactions

Nous avons vu certaines stratégies, une démarche, pour obtenir un document écrit satisfaisant. Mais cela implique peut-être que vous vous départiez d’habitudes qui ne vous sont pas utiles… Lesquelles sont-elles ?

5.2.5. Planifiez

A présent que vous avez peut-être une idée plus précise de ce que vous pouvez faire et de ce qu’il vaut mieux ne pas faire, ordonnez ces différents points : lesquels sont prioritaires ?

Ayez toujours à l’esprit les questions suivantes :

– Qui est impliqué ? Vous, bien sûr, l’auteur, mais également peut-être un correcteur et un ou plusieurs lecteurs.

– Où allez-vous rédigé cet écrit ? A votre bureau, chez vous, à la bibliothèque, ailleurs… ?

– Quand allez-vous le rédiger ?

– Avec quelle fréquence ? En une seule fois ou en plusieurs ? Combien de temps vous faudra-t-il ? Aurez-vous besoin de rédiger tous les jours, toutes les semaines, une fois par mois… ?

– Quelles sont les ressources à votre disposition ou dont vous avez besoin ?

5.2.6. Récompenses

Enfin, n’oubliez pas de vous récompenser, au fur et à mesure et lorsque vous atteignez votre objectif final, lorsque vous avez achevé votre rédaction.

– Alors, quelles vont être vos récompenses quotidiennes ou hebdomadaires?

– Quelle va être votre récompense finale?

6. Mission

Que devez-vous écrire en anglais ?

Quelles stratégies allez-vous utiliser ?

Bon courage !

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, le numéro 61, nous évoquerons une nouvelle petite phrase, « j’ai réussi, mais… » Vous savez, quand vous avez réussi votre présentation, votre réunion, votre négociation ou quoi que ce soit d’autre et où, malgré tout, vous n’êtes pas satisfaite de vous-même.

8. Salutations

Pour finir, n’hésitez pas à me contacter sur si l’envie vous en prend et, surtout, si vous avez envie que je vous aide à progresser en anglais, et ceci grâce à ma formation, passionnante, en coaching de vie. Racontez-moi vos aventures linguistiques, vos difficultés, vos progrès, vos projets !

Je vous rappelle que vous trouverez dans la partie bonus du site Anglaisance.com les documents suivants :

– vos résolutions pour l’anglais,

– une lettre d’amour à la langue anglaise,

– et 10 raisons pour lesquelles vous avez peut-être du mal à apprendre l’anglais :

1. le principe du tout ou rien ou du noir et blanc

2. les conclusions hâtives, c’est-à-dire la télépathie et le catastrophisme

3. la surgénéralisation, quand un simple échec prédit fatalement toutes vos futures défaites

4. le filtrage, quand on ne voit que les détails négatifs d’une situation.

5. la dramatisation, quand on grossit le négatif ou minimise le positif.

6. les fausses obligations, toutes ces règles de vie rigides qu’on s’impose.

7. le raisonnement émotionnel, quand on croit que notre émotion reflète la réalité.

8. l’étiquetage, quand on s’attache une identité négative comme « je suis nulle » ou « je suis paresseuse »…

9. la personnalisation, quand on se sent responsable de tout ce qui tourne mal autour de nous,

10. et enfin, depuis le 1er décembre, le blâme, quand on reproche aux autres tout ce qu’on perçoit comme des malheurs qui nous accablent.

Profitez-en : c’est pour vous et c’est tout !

« See you next week-end ! Bye ! »