Et si la timidité n’était qu’une étiquette derrière laquelle on se réfugiait ? Et si, encore une fois, nous avions le choix : on la garde ou on s’en sépare ?

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°55. Aujourd’hui, nous allons nous interroger : suis-je vraiment timide ?



2. Préambule

Pour commencer, une anecdote. Aujourd’hui dimanche, ma fille nous fait regarder la chaîne « The Singing Walrus » ou « le Morse Chantant » sur YouTube dont elle a appris 2 chansons à l’école puis nous écoutons « Super Simple Songs » (Chansons super simples) en particulier la chanson « Bingo ». Et je remarque que chaque lettre y est associée à un geste puis qu’elles disparaissent dans la chanson, laissant place à la mélodie uniquement, façon karaoke : c’est à l’auditoire de chanter la lettre en l’accompagnant du geste correspondant. Cette association geste-lettre ou mot peut être utile pour se rappeler d’une liste à apprendre par cœur.

Et puis les chanteurs demandent à ce qu’on chante plus fort puis le rythme s’accélère : la chanson devient plus rapide. Enfin, dans la chanson sur les chiffres de 0 à 10, il faut aussi les réciter dans l’ordre inverse.

Je trouve que ce sont d’excellentes idées : et si on apprenait et vérifiait qu’on sait en récitant encore et encore mais en changeant un paramètre à chaque fois ? En murmurant, en chantant fort, en imitant un accent jamaïcain, en faisant semblant de bégayer, en récitant dans un autre ordre logique…

Du coup, les répétitions seraient moins mécaniques. Au contraire, ce serait ludique et efficace. Qu’en pensez-vous ? Vous trouverez à la page 55 du site Anglaisance.com le lien vers la chanson « Bingo » dont je vous parlais.

 

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 54, nous avons parlé d’un projet précis qui tournerait justement autour de la prononciation de l’anglais. Avez-vous déterminé les actions que vous alliez mener ? Allez-vous travailler les sons de l’anglais, l’accent de mot, l’intonation, l’accent de phrase, un accent d’une région particulière du monde… ?

 

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons encore une fois explorer la pensée « Je suis timide », mais cette fois-ci pour questionner cette étiquette.

 

5. Contenu

5.1. Exposition

Pour commencer, qu’est-ce qu’une étiquette ?

 

5.1.1. Une nature

Mon application de dictionnaire sur mon téléphone la définit comme « un petit écriteau indiquant le contenu d’un objet, » « petit bout de papier (collant ou non) ou de tissu servant à l’identification ou à donner des informations complémentaires comme le prix d’un produit ou la température de lavage d’un vêtement par exemple ». Donc, si je résume, une étiquette fournit des indications sur notre identité, notre nature. On décrit ce qu’on est.

 

5.1.2. Une catégorie

Par ailleurs, Le Petit Robert ajoute qu’une étiquette est « Ce qui marque quelqu’un et le classe (dans un parti, une école, etc.) ». Quand je dis « je suis timide », je me range donc dans une catégorie, reconnaissable par ses traits similaires : si je suis timide, alors comme tous les autres timides, je « manque d’audace et de décision », « d’aisance et d’assurance dans mes rapports avec autrui. »

Ou bien comme le dit le philosophe François Housset, du site Philovive.fr : « Un individu, c’est quelqu’un « comme tout le monde », un chat chez les chats, un chien chez les chiens. » Donc un timide, c’est un timide comme les autres.

http://philovive.fr/

 

5.1.3. L’étiquetage

Mais chez les psychologues en thérapie cognitive et comportementale, l’étiquette implique une généralisation négative. « Je suis timide » est un jugement définitif qui remplace la description d’un comportement spécifique. Le problème, c’est que cette étiquette semble objective et exacte. Pourtant, elle est chargée d’émotions.

 

5.2. Problème

Le problème, donc, avec une étiquette, c’est que ça colle ! Et qu’ensuite, on a du mal à s’en débarrasser.

 

5.2.1. Causes = avantages

Oui mais, avant de vouloir s’en débarrasser, c’est bien pratique, comme sur les pots de confiture : on sait à quoi, à qui on a affaire. On sait comment un timide se comporte en société : il rougit, il bafouille, il regarde ses pieds. On joue son rôle.

Cette étiquette qu’on s’attribue nous sert donc à nous identifier et ce genre de limites peut être rassurant : je sais qui je suis. En l’occurrence je suis timide. Et hop, l’affaire est réglée, je suis rentrée dans une case. Je n’ai pas besoin de prendre de risques, de me mettre en avant parce que, c’est décidé, je suis timide.

Il suffit ensuite de bien jouer mon rôle et on ne va pas venir me chercher : je vais pouvoir rester dans mon coin, derrière mon étiquette qui masquera tous les autres aspects de ma personnalité.

Et puis c’est bien pratique car comme l’affirme François Housset : « Sans similitude, l’individu serait inclassable, impossible à identifier. » C’est donc une manière de me ranger, de m’identifier. « Un individu est d’abord et avant tout conçu comme membre d’une catégorie. » Si je n’appartiens pas à une catégorie, je ne suis pas un individu. C’est donc bien rassurant. « Se donner un genre, c’est se donner une existence. » Si je suis timide, je suis, j’existe.

« Il est bon d’avoir des repères » L’étiquette de la timidité agit comme un cadre, une frontière, une limite rassurante.

Pourquoi choisir cette pensée, cette identité, cette croyance qu’on est timide ? Peut-être parce qu’on  nous l’a attribuée par le passé, peut-être parce qu’on fait partie d’une famille de timides et que nos aînés ont su comprendre, repérer cette timidité qu’ils connaissaient chez nous.

 

5.2.2. Conséquences = inconvénients

Sauf que, maintenant que nous sommes grands, il ne nous est peut-être plus utile de nous définir comme timide, de bafouiller, de rougir, etc., surtout si ça va à l’encontre de nos objectifs. Je veux parler anglais mais je n’ose déjà pas m’exprimer dans ma langue maternelle alors, forcément, j’ai du mal, ça coince. Je crois qu’on se protège tellement derrière une étiquette comme « je suis timide » (en tout cas, c’est ce que je fais) qu’on ne s’autorise pas à s’exprimer, même si on ne sait pas dire grand-chose.

Pourtant, « je suis timide » n’est qu’une pensée sur soi-même. On peut donc la questionner.

Je suis timide. Et alors ? Alors, j’ai peur de prendre la parole devant des inconnus, surtout s’ils sont nombreux, surtout si l’enjeu est de taille et que je ne me sens pas à la hauteur. Mais suis-je obligée de ressentir cette peur ? Quand on sait que l’émotion naît de la pensée « je suis timide » et que cette dernière est optionnelle, alors on sait aussi que, non, cette peur n’est pas obligatoire. Ou bien qu’on peut la surmonter, qu’on peut y survivre puisque ce n’est qu’une émotion parmi d’autres. A ce sujet, le romancier Robert Merle dans « Fortune de France. Le Lys et la Pourpre. » écrit « La vaillance est faite d’une peur qu’on surmonte.”

Qu’est-ce que ça veut dire, pour moi, « je suis timide » ? Ca veut dire que je vais avoir du mal à m’exprimer, que je ne vais pas être à l’aise, que je vais avoir du mal à faire passer mon message.

 

5.3. Solution

5.3.1. Questionner la pensée – les « 3 passoires de Socrate »

Vous vous souvenez du Dr Gérard Macqueron et Stéphane Roy, les auteurs de l’ouvrage « La Timidité », aux éditions Odile Jacob ? Ils expliquent : « Plus vous apprendrez à discuter vos pensées, plus cela deviendra automatique. » Encore une fois, c’est donc ce que je vous propose aujourd’hui. « Je suis timide ». Vraiment ?

 

5.3.1.1. Est-elle utile ?

Cette pensée est-elle utile ? Peut-être ne s’agit-il que d’un « dialogue intérieur rigide », comme le proposent le Dr Gérard Macqueron et Stéphane Roy… On m’a tellement dit que j’étais timide, je me suis tellement dit que j’étais timide, que je tiens cette pensée pour utile : elle me définit et je ne sais pas qui je suis sans elle. Je sais comment réagir dans telle situation donnée parce que je l’ai déjà fait. C’est comme le script d’un film : voilà mon rôle, je sais comment le tenir.

François Housset demande : « Pourquoi s’embarrasser à penser sa vie quand il existe déjà tant de pensées déjà toutes faites ? » C’est vrai quoi ?! On me dit que je suis timide, c’est comme un uniforme bien confortable alors pourquoi m’en débarrasser ? Peut-être parce que cette pensée ne nous rend pas service, qu’elle est fausse et ne nous apporte rien de bien ?

François Housset explique également que « C’est vivre qui est terrifiant, parce que vivre c’est déjà se mettre en danger. (…) Il est plus aisé de ne pas exister, de se laisser vivre ! Le plus lâche renonce donc, ne s’affirme pas, et se laisse entraîner par la vie comme dans un torrent capricieux, les yeux fermés. (…) Voulons-nous une vie confortable ? et y-a-t-il plus inconfortable que la conscience du danger ? La peur (…) stresse, déstabilise, inhibe les pauvres individus purs et innocents que nous sommes. (…) La peur se fuit à court terme. Si le pire est de craindre, notre aveuglement nous l’évite. Mais cette “innocente” jouissance du présent est provisoire. »

Alors la croyance « je suis timide » est-elle utile ? A part le fait qu’on a l’impression de savoir comment agir, sans devoir improviser, qu’on s’épargne des peurs immédiates, quel est l’intérêt de se dire timide ? Qu’en pensez-vous ?

 

5.3.1.2. Est-elle vraie ?

Et puis cette croyance est-elle vraie ? Suis-je véritablement timide ?

Puis-je prouver à 100% la véracité de cette pensée ?

Ma pensée est-elle absolument logique ou sensée ?

Quelle preuve pourrait contredire cette pensée ?

Les gens dont je respecte l’opinion penseraient-ils de même ?

Et puis, suis-je tout le temps timide, vraiment, à tout moment de la journée, en toutes circonstances ? Probablement pas. Il m’arrive d’être timide, c’est-à-dire intimidée, voilà tout.

Alors dans quels cas ne le suis-je pas?

Pourquoi?

Quels sont les points communs et les différences dans ces situations?

Comment pourrais-je agir quand je parle anglais comme je le fais dans cette autre situation où je me sens à l’aise?

De plus, après avoir évoqué les différents symptômes du trac, le Dr Macqueron et Stéphane Roy expliquent : « Tous ces signes témoignent d’une distorsion cognitive : vous n’êtes pas en train de vous concentrer sur la performance à accomplir mais sur les conséquences catastrophiques que vous avez imaginées. Votre cerveau réagit comme si la situation était réelle, ce qui explique tout ce bouleversement émotif. » Les abonnés reconnaîtront ici l’erreur de pensée qu’on appelle le catastrophisme, quand on prédit un avenir plus noir que noir. Pourtant, entre la prédiction dans notre tête et la réalité, il y a un fossé.

D’ailleurs, comme l’écrit le romancier Daniel Defoe : « La peur du danger est dix fois plus terrifiante que le danger lui-même. » Autrement dit, j’appréhende les situations nouvelles que je considère à risque mais la vérité est toute autre : au bout de quelques secondes, voire quelques minutes, j’oublie mon trac et plus ça va, plus je suis à l’aise.

 

5.3.1.3. Est-elle bienveillante ?

Enfin, est-ce gentil de se considérer comme timide, apeurée à l’idée du contact avec d’autres êtres humains ? Ca peut être perturbant : si je crains la présence ou le contact des autres, je me mets en quelque sorte en danger puisque, fatalement, notre survie dépend des autres. Je ne peux pas exister seule au monde, j’ai besoin des autres. Me convaincre que je suis timide et incapable d’interagir en anglais n’est vraiment pas me rendre service.

Et puis ce n’est pas parce que nous nous sommes toujours considérées comme timides que nous serons timides à vie. Ainsi, comme l’écrit François Housset : « Il paraît inacceptable que “ma” vie se résume à des déterminismes ! J’ai une conscience, des sentiments, une volonté ! Mais tous sont produits d’un organe : le cerveau, donc dépendants de phénomènes déterminés. J’ai bien une volonté : il m’appartient de prendre des décisions, je fais ce que je veux bien. » Il ne me paraît donc pas très bienveillant de se coller l’étiquette « je suis timide » comme si nous étions figées ainsi, pour l’éternité, sans possibilité d’évoluer.

Donc, comme le rappelle François Housset : « C’est vous qui donnez le sens de votre vie. » Alors vous pouvez choisir de vous étiquetez comme timide ou pas, ou tout autre chose. Et j’aime beaucoup ce qu’il ajoute : « Avoir ses propres idées est un luxe essentiel : c’est s’être fait son opinion, avoir choisi sa vie. » J’aime cette idée du luxe : « je n’ai que des étiquettes ou des croyances sur moi-même que j’ai délibérément choisies après avoir pesé le pour et le contre. »

Il poursuit : « Cela demande un certain courage. Penser, c’est lâcher la pensée des autres pour se faire seul ses idées, au risque de se planter, de s’isoler. » Alors, qui allez-vous choisir d’être ?

Et il cite le philosophe Alain dans « Propos sur la religion » : « Penser c’est dire non. (…) Réfléchir c’est nier ce que l’on croit. » Alors pourquoi ne pas dire non à l’étiquette « timide » ?
Car après tout, selon le philosophe Wittgenstein dans son ouvrage « De la certitude » : « L’enfant apprend en croyant l’adulte. Le doute vient après la croyance. » Vous avez pu croire vos parents ou votre entourage qui vous décrivait comme timide dans votre enfance. A présent, rien ne vous empêche d’en douter, de décoller l’étiquette.

Et, après le doute, les nouvelles pensées à votre sujet, comme le suggère Michel del Castillo : “Penser, ce n’est pas avoir des idées, c’est les former.” Plutôt que d’adopter des pensées toutes faites, autant se fabriquer les siennes, du sur-mesure. Qui voulez-vous être ?

 

5.3.2. Comment ne plus être timide

Et comment faire pour ne plus être timide ? Je vous propose de changer l’égalité suggérée par l’auxiliaire « être » par d’autres verbes pour modifier votre identité : et si on changeait d’étiquette, qu’on remplaçait « être » par le verbe « se sentir » ou l’auxiliaire « avoir » ?

 

5.3.2.1. Changer l’étiquette

Comme le dit François Housset, « une personne (…) est supérieure à l’espèce. » Je fais peut-être partie de la catégorie des timides, mais je suis supérieure à cette catégorie. Je suis autre chose que timide.

Et nous l’avions vu dans l’épisode 53, on peut choisir d’être qui on veut, on peut changer d’étiquette et opter pour l’intrépidité plutôt que la timidité.

Puisque cette pensée est juste une étiquette et qu’elle ne nous convient pas, nous pouvons très bien la changer pour une autre étiquette.

Alors, quelle étiquette souhaitez-vous vous attribuer ?

Vous avez le choix :

  • je suis courageuse

  • je suis tenace

  • je suis confiante

  • je suis déterminée…

 

5.3.2.2. Remplacer « être » par « se sentir »

Toutefois, lorsqu’on se colle une étiquette, on est très clairement dans le domaine des émotions.

Or, nous ne sommes pas définies par nos émotions, toujours passagères, dans des situations bien spécifiques. « Je suis timide » peut donc être remplacé par « je me sens intimidée à l’idée de dialoguer en anglais avec des inconnus. » Et vous, dans quels cas êtes-vous intimidée ? Faites-vous bien la distinction entre l’étiquette, l’identité, l’égalité de « je suis timide » et l’émotion passagère de « je me sens intimidée quand… » ?

 

5.3.2.3. Remplacer « être » par « avoir »

On peut donc choisir de remplacer « je suis timide » par « je me sens timide », tout comme on peut lui substituer « avoir ». L’auxiliaire « être » laisse penser que c’est immuable, qu’aucun changement n’est possible, comme s’il s’agissait d’une circonstance en-dehors de tout contrôle.

Pourtant, il s’agit juste d’une pensée qui, comme toutes les pensées, est optionnelle.

En revanche, l’auxiliaire « avoir » indique une action qui laisse la possibilité d’évoluer. En remplaçant l’auxiliaire « être » par « avoir », on passe d’une généralité vague à un cas précis du passé.

« Je suis timide » peut alors faire place à « j’ai eu un accès de timidité, j’ai bredouillé, j’ai rougi, j’ai baissé les yeux lorsque j’ai dû m’adresser à tous mes collègues, à voix haute, en réunion. »

Ceci pour prendre conscience que le passé n’a pas forcément besoin de définir le présent, si ? Comme le dit la coach américaine Corinne Crabtree : « your past is your teacher, not your fortune-teller ». Autrement dit : « le passé est un enseignant, pas un voyant. »

Et François Housset explique : « Chaque événement est une expérience, et peut être une bonne leçon. »

Alors on a beau se sentir timide, que va-t-on apprendre de cette situation que nous redoutons ? En quoi cette expérience va-t-elle être enrichissante ?

 

6. Mission

Alors, si vous tenez à porter une étiquette, laquelle avez-vous choisie ?

Quelle nouvelle croyance voulez-vous arborer ?

Comment vous sentez-vous quand vous croyez cette nouvelle pensée ?

Que faites-vous alors ?

Quel résultat obtenez-vous ?

A moins que vous ne préfériez remplacer l’étiquette « je suis » par « je me sens… » ou « j’ai… ».

De même, comment vous sentez-vous dans ces cas-là ?

Que faites-vous ?

Quel est l’impact de ces actions (qui sont causées par cette émotion due à cette pensée) dans votre vie ?

 

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, le numéro 56, nous évoquerons la compréhension de l’anglais oral.

 

8. Salutations

Pour finir, n’hésitez pas à me contacter sur si l’envie vous en prend.

Je serais ravie de prendre connaissance de vos aventures linguistiques !

Je vous rappelle que vous trouverez dans la partie bonus du site Anglaisance.com les documents suivants :

  1. le principe du tout ou rien ou du noir et blanc

  2. les conclusions hâtives, c’est-à-dire la télépathie et le catastrophisme

  3. la surgénéralisation, quand un simple échec prédit fatalement toutes vos futures défaites

  4. le filtrage, quand on ne voit que les détails négatifs d’une situation.

  5. la dramatisation, quand on grossit le négatif ou minimise le positif.

  6. les fausses obligations, toutes ces règles de vie rigides qu’on s’impose.

  7. le raisonnement émotionnel, quand on croit que notre émotion reflète la réalité.

  8. l’étiquetage, quand on s’attache une identité négative comme « je suis nulle » ou « je suis paresseuse »…

  9. et enfin, depuis le 1er novembre dernier, la personnalisation, quand on se sent responsable de tout ce qui tourne mal autour de nous.

 

Profitez-en : c’est pour vous et c’est tout !

 

« See you next Saturday ! Bye ! »