Quels sont les différents types de dialogue?

Quelles en sont les étapes?

Quelles phrases rituelles utilise-t-on en anglais?

Comment améliorer sa pratique?

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°52. Aujourd’hui, nous allons parler de l’interaction à l’oral en anglais, c’est-à-dire des dialogues.



2. Préambule – Un an d’Anglaisance !

Avant de commencer, je tiens à VOUS féliciter car… c’est déjà le 52e épisode ! Voici un an que j’ai lancé le podcast Anglaisance, que vous êtes chaque semaine de plus en plus nombreuses à écouter ! Merci pour votre confiance.

Et quel beau cadeau que cet avis que j’ai reçu de la part de a2006-2009 sur la version américaine d’iTunes. Je vous le lis : « Motivant et intéressant. Nadège me motive toutes les semaines. Sa voix agréable et calme me rappelle que tout est possible si on y met de l’effort et de la volonté. Sa compassion et son humanité, qu’elle nous offre en exemple, m’encouragent à être indulgente envers moi-même. Son système et ses conseils sont d’une grande valeur pour ceux qui souhaitent améliorer leur anglais ou s’améliorer tout court. » Un grand merci, a2006-2009, pour ce bel avis et ses 5 étoiles !

Ca fait d’autant plus plaisir que peu d’entre vous ont laissé des avis sur iTunes à la page d’Anglaisance. Alors j’ai l’impression que nous formons un petit club très privé de privilégiées. Voulez-vous que nous restions ainsi ? Ou avez-vous envie de partager et d’aider à votre tour ?

Si, vous aussi, vous souhaitez déposer un avis sur iTunes, n’hésitez pas ! C’est précieux, car les effets sont nombreux :

  • ça donne plus de visibilité au podcast,

  • ce qui permet à de nouvelles auditrices de nous trouver

  • et peut-être, je l’espère, de progresser ainsi en anglais

  • et enfin, ça m’encourage à persévérer, moi aussi !

Donc, si vous aussi vous aimez et bénéficiez des idées d’Anglaisance, dites-le, faites-le savoir. Merci beaucoup !

 

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 51, nous avons parlé des actions qu’on pouvait entreprendre pour surmonter sa timidité, de la respiration à l’exposition, en passant par la relaxation. Qu’avez-vous expérimenté ? Quels résultats avez-vous obtenus ? Vous sentez-vous progresser sur ce sujet ?

 

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, après avoir parlé de l’expression orale en général et plus particulièrement de la prise de parole en continu ou du monologue dans l’épisode 50, nous allons nous intéresser au dialogue, qu’on appelle aussi interaction orale en anglais.

 

5. Contenu

5.1. Exposition

Pour commencer, qu’est-ce que l’interaction ? Et à quoi le dialogue sert-il ?

Kathleen Julié et Laurent Perrot, dans leur livre « Enseigner l’anglais », expliquent que « dialoguer suppose une interaction langagière entre au moins 2 interlocuteurs. Sa fonction n’est pas seulement le transfert d’informations, mais aussi le maintien des relations sociales. » Peut-être cela vous rappelle-t-il l’épisode 046, « Comment aborder un anglophone. »…

Le Dr Gérard Macqueron et Stéphane Roy, auteurs que j’ai déjà cités du livre « La timidité, comment la surmonter », paru aux éditions Odile Jacob en 2004, rappellent les mécanismes de la communication et expliquent : « La communication ne se réduit pas à un simple transfert d’information entre deux sujets, ni à une mise en relation entre deux individus. La communication induit une interactivité. Chaque individu en parlant avec les autres apprend à les connaître, à les découvrir. Mais, en même temps, lui-même évolue en fonction des messages qu’il reçoit. Communiquer, c’est donc être interactif. Pour bien comprendre le mécanisme de la communication, il faut prendre en compte trois variables : vous, votre interlocuteur et la situation dans laquelle vous êtes réunis. »

Pour cet épisode et d’autres à venir, je me base également sur les ouvrages de Patrick King, « Conversation Tactics » (les tactiques de la conversation), tomes 1 et 2, « Strategies to charm, befriend and defend », paru aux éditions Plain Key Media en 2015, autrement dit « Stratégies pour charmer, se lier d’amitié et se défendre. » Il y explique : « People engage in conversation with each other for only a very small number of reasons. It can be either entertainment, information, pleasure, and sometimes all of them at once. » « Les gens engagent la conversation pour très peu de raisons. Ca peut être soit pour se divertir, s’informer, se faire plaisir et parfois les 3 à la fois. »

Mais ça n’est pas sans poser problème.

 

5.2. Problèmes

En effet, Kathleen Julié et Laurent Perrot poursuivent : « La conversation est régie par une grammaire propre. Les interlocuteurs s’interrompent et les phrases se chevauchent. Elles sont souvent fragmentaires ou incomplètes, ponctuées de marqueurs d’hésitation (« gap fillers » tels que « so, well, um, er, etc.) ou de signaux d’écoute (« mm, uhuh, ah-ah », etc., appelés parfois « back-channel responses »). Les répétitions sont nombreuses et la syntaxe relâchée, avec de fréquentes références déictiques qui ne peuvent être comprises que par rapport à la situation extralinguistique (« it, that thing, this »). »

Contrairement à l’expression orale sous forme de discours, par exemple, où tout est clair et organisé puisque cela a été préparé en amont, l’interaction orale a le défaut d’être pleine d’improvisation, d’adaptation, en fonction de la personne en face de nous, en fonction du contexte, et ça nous complique la tâche. Par exemple, le fait qu’il y ait des sous-entendus, lorsque les énoncés ne sont pas achevés, peut poser problème. Selon le Dr Gérard Macqueron et Stéphane Roy, ça conduit  forcément à des malentendus : « La plupart du temps, il existe un écart entre ce que vous pensez dire et ce que vous allez effectivement dire. On n’arrive pas toujours à traduire en mots ce que l’on souhaite exprimer. » Qui plus est en anglais, langue étrangère qu’on apprend ! Peut-être les répétitions peuvent-elles à ce moment-là être un point d’appui : plus une idée revient, plus elle est importante. Par ailleurs, elle peut gagner en clarté à chaque répétition.

Quant aux références déictiques, là aussi elles sont sources d’erreur. D’après le dictionnaire Larousse, un déictique est un « élément linguistique dont la fonction consiste à articuler l’énoncé sur la situation particulière dans laquelle il est produit. » Pour plus de clarté, j’ai trouvé sur ThoughtCo l’exemple suivant : « You should have been here last week », dans lequel on trouve 3 déictiques.

  • « you » fait référence à la personne à laquelle l’énonciateur, celui qui s’exprime, s’adresse. Sauf que « you » est très fluctuant. La preuve en est que « you » ne fait pas toujours référence à la même personne, le co-énonciateur. Lui aussi peut utiliser « you », mais cette fois-ci pour décrire celui qui était le 1er énonciateur.

  • « here » correspond au lieu où se trouve l’énonciateur. Sauf que, là aussi, ce n’est pas fixe : l’énonciateur se déplace d’un endroit à un autre, tout comme le co-énonciateur. D’ailleurs, si la conversation se déroule au téléphone, le « here » de l’énonciateur et le « here » du co-énonciateur ne correspondent pas du tout au même endroit.

  • enfin, « last week » n’est valable que dans une situation précise, à un moment donné. Si l’énoncé est enregistré sur une boîte vocale au mois d’août et qu’il n’est écouté qu’au mois de novembre, alors « last week » n’aura pas de sens pour le co-énonciateur lorsqu’il entendra ce message.

Les difficultés du dialogue sont donc nombreuses. D’où l’intérêt de s’y préparer tout de même à l’avance un minimum, comme je vous le suggérais dans l’épisode numéro 3, « Le défi script. » Ca n’empêchera évidemment pas l’improvisation et les erreurs, mais ça pourra les limiter.

 

5.3. Solution

Aujourd’hui, je vous propose d’établir votre projet précis autour de cette interaction orale en répondant aux questions déjà vues dans l’épisode 48, « Comment établir son projet précis. »

 

5.3.1. Choisir un objectif final

Commençons par votre objectif final.

  • Quel est votre objectif au long terme ? En quoi consiste-t-il ? S’agit-il d’un examen, d’un certificat, d’une mission avec des partenaires internationaux ? Pour certains de mes étudiants, c’est aller vivre en Australie, pour d’autres c’est de ne plus avoir peur de se tromper, ou bien parler en continu pendant 10-15 minutes sans hésiter, être spontanée…

 

  • Que devrez-vous faire pour celui-ci ? Quelles sont toutes les compétences dont vous allez avoir besoin pour cette ou ces tâches : mobiliser votre vocabulaire, travailler votre grammaire, améliorer votre prononciation, en apprendre plus sur la civilisation du pays où vous vous rendez, mieux utiliser votre dictionnaire, être capable de traduire vos pensées en mots anglais précis…

 

  • Quelles sont les compétences que vous maîtrisez déjà, qui ne vous posent pas le moindre problème, sur lesquelles vous pouvez compter?

 

  • Quelles sont celles que vous allez devoir travailler? Quelles sont celles qui vous posent problème?

 

  • Comment allez-vous les surmonter? Si vous êtes à court d’idées, pensez à quelqu’un d’autre qui aurait accompli ce que vous souhaitez accomplir. Comment a-t-il fait ? A-t-il appris des phrases tirées de guides de conversation par cœur ? A-t-il provoqué des situations pour parler avec des natifs ? A-t-il noté toutes les questions qu’il se posait au fur et à mesure et cherché à leur apporter une réponse ?

 

  • Pouvez-vous atteindre cet objectif que vous vous êtes fixé ?

  • Qu’est-ce qui serait hors de votre portée ?

  • Et qu’est-ce qui, sans être trop éloigné de vous, le serait juste assez pour que ce soit un défi ?

 

5.3.2. Motivation

A présent, quelle est votre motivation principale lorsqu’il s’agit d’apprendre l’anglais de la conversation ? Pour quelles raisons tenez-vous à améliorer votre compétence d’interaction orale ?

  • Qu’est-ce que cela signifie, pour vous, d’interagir à l’oral ? Comment voyez-vous cela, concrètement ?

  • Quels sont vos besoins d’interaction orale ? Devez-vous contacter des clients, des fournisseurs, des supérieurs hiérarchiques ?

  • Quelles sont vos envies ? Peut-être souhaitez-vous être capable de vous faire comprendre lorsque vous commandez au restaurant, quand vous achetez un souvenir dans une boutique, etc. ?

  • Que désirez-vous réellement, grâce à cette interaction orale ? Progresser en anglais, vous sentir légitime, reconnue, fière, heureuse… ?

  • Pourquoi cet objectif-là fait-il sens pour vous ?

 

5.3.3. Cerner son objectif

5.3.3.1. Quoi ?
5.3.3.1.1. Formes

Tout d’abord, quelles sont les différentes formes d’interaction, quelle que soit la langue ?

Qu’avez-vous envie d’accomplir ? Quel est le type d’interaction orale en anglais que vous souhaitez travailler ? Voici, pêle-mêle, les différentes formes que l’interaction orale peut revêtir :

  • dialogue

  • débat

  • émission TV ou radiophonique

  • entretien d’embauche

  • pièce de théâtre

  • négociation

  • dispute

  • conversation téléphonique

  • confession

  • prise de rendez-vous

  • dénonciation

  • déposition

  • témoignage

  • réclamation

  • visite guidée

  • commérages

  • présentation d’un album photo

  • prospection par téléphone

  • démarchage électoral

  • conversation sur Skype

  • communication (apprendre une nouvelle à des gens)

 

5.3.3.1.2. Contenu

Après la forme, le fond : de quels sujets allez-vous parler ? Où allez-vous trouver l’inspiration ? Dans l’actualité internationale ? Dans votre vie quotidienne ?

 

5.3.3.2. Qui ?

Qui est impliqué ?

S’agit-il d’une interaction à 2 ou plus de 2 ? Savez-vous déjà de qui il s’agit ? Votre cousin sur  Skype peut-être ?

Pouvez-vous vous entraîner régulièrement avec ces mêmes personnes ?

Sinon, comment allez-vous trouver un partenaire pour pratiquer votre anglais ?

 

5.3.3.3. Comment ?

Et puis, une fois le ou les partenaires trouvés, comment allez-vous procéder ?

Il faut également que vous ayez des points communs, des raisons de vous entraîner ensemble.

Vous devez avoir assez confiance l’un envers l’autre pour qu’il puisse vous dire que vous vous êtes trompée.

 

5.3.3.4. Où ?

Il faut également que vous vous mettiez d’accord sur le medium que vous allez utiliser : le face à face, le téléphone, Skype…

 

5.3.3.5. Quand ?
  • Quand devrez-vous atteindre votre objectif final : dans 3 mois, 9 mois, 1 an ou à la fin de vos études, dans 2 ans ? En gros, quelle est la date limite? Quelle est votre échéance? Quelle est LA réunion pour laquelle vous souhaitez être prête ? Quel est LE coup de fil que vous souhaitez voir s’achever par une prise de rendez-vous ?

 

  • Sachez que vous devrez vous voir régulièrement. « How often » (avec quelle fréquence ?) : tous les jours, 3 fois par semaine, toutes les semaines, une fois par mois… Matin, midi, soir, nuit ? Eté, automne, hiver… ?

Il faut bien entendu que ça vous convienne à tous les deux.

  • « How long » (pendant combien de temps ?) : 5 minutes, 20 minutes, 1 heure… Qu’est-ce qui serait le plus réaliste dans votre emploi du temps actuel ?

  • « How many » (combien ?) : 1 mot, 2 phrases, 3 idées… Combien allez-vous en échanger ?

 

5.3.3.6. Action !
  • Quelles sont les ressources à votre disposition ou dont vous avez besoin ? Un bureau calme, un téléphone, un ordinateur, une connexion internet, un guide de conversation…

  • Quelles sont les personnes qui peuvent vous aider ? Des natifs, vos amis et collègues qui ont vécu une situation similaire et peuvent vous faire bénéficier de leur expérience… ?

  • Quelles sont les différentes étapes par lesquelles vous allez devoir passer ? Par exemple, trouver un sujet, un partenaire, un lieu et un moment de rencontre, noter les mots dont vous avez besoin, minuter la conversation pour ne pas y passer trop de temps et se décourager, chercher dans le dictionnaire, etc.

Peut-être faire des jeux de rôle, improviser une conversation sur un sujet donné… Peut-être effectuer un remue-méninges ou « brainstorming » afin d’avoir mieux conscience de toutes les étapes qui pourraient être en jeu… Peut-être réécouter l’épisode 3 intitulé « Le défi script » afin de créer votre propre scénario, votre propre partition et de vous sentir un peu plus prête à affronter une conversation en anglais…

 

5.3.3.7. Si… alors
  • Quels sont les différents obstacles que vous anticipez déjà ? Ca peut être simplement le vocabulaire, la prononciation correcte de tel ou tel mot, votre timiditié…

  • Quelles différentes solutions pourriez-vous leur apporter ? Allez-vous préparer des fiches de vocabulaire, écouter et répéter les mots que vous apprenez plusieurs fois par jour, poser sur le papier les réflexions confuses qui provoquent votre timidité… ?

 

5.3.3.8. Récompenses
  • Quelles vont être vos récompenses quotidiennes ou hebdomadaires? A chaque interaction orale en anglais, comment allez-vous célébrer vos efforts et progrès? Allez-vous écouter votre musique préférée, contempler le paysage pendant 5 minutes, en parler à votre meilleure amie…?

  • Quelle va être votre récompense finale? S’agit-il d’un week-end loin de chez vous, d’un rendez-vous dans un salon de beauté…?

 

Je vous propose de poursuivre en examinant les différentes étapes d’une conversation, quelle que soit la langue. D’ailleurs, je reprends à ce sujet la lecture de l’excellent ouvrage du Dr Macqueron et de Stéphane Roy, puisqu’en fait, il couvre assez bien le sujet de l’interaction. Je vais tout simplement vous fournir des exemples en anglais pour chacune des différentes situations.

 

5.3.4. Les 3 étapes d’une conversation

Commençons d’abord par examiner les 3 étapes de la conversation, à savoir comment entrer en relation, comment poursuivre la conversation et enfin comment la conclure. Dans de futurs épisodes, nous nous pencherons sur des conversations plus particulières ou bien des passages de celles-ci, lorsqu’il s’agit d’émettre une critique, de s’excuser, de complimenter, etc. Une chose à la fois.

 

5.3.4.1. Entrer en relation

Le Dr Macqueron et Stéphane Roy expliquent que : « Afin d’entrer en relation avec une personne le plus facilement possible, il existe des phrases rituelles qui permettent d’entamer une conversation. Il peut s’agir d’un simple « bonjour » ou « comment ça va ? » Mais aussi d’une phrase qui permet d’entrer en matière : « Vous avez fait bon voyage ? », « Vous n’avez pas eu trop de mal à nous trouver ? », « Comment va votre petite famille ? ». Cette phrase rituelle est une banalité mais elle vient signifier à votre interlocuteur que vous lui prêter attention et elle lui permet de savoir quel langage vous utilisez et la nature de la relation qui va se mettre en place. Elle vous permettra, en fonction de la réponse que vous recevrez, de corriger votre langage en l’adaptant éventuellement à celui de votre interlocuteur. Elle est une marque de respect et elle donne à votre interlocuteur la possibilité de vous signifier qu’il est prêt à vous écouter ou non. »

Cela vous rappelle certainement l’épisode 46, quand j’ai essayé de rentrer en contact avec le plus d’Américains possible l’été dernier.

 

5.3.4.1.1. Salutations

Comment saluer ? Cela dépend du registre, de familier (« cool ») à formel (« formal ») en passant par le neutre (« standard »).

  • registre familier : « Hi ! »

  • registre standard : « Hello ! »

  • registre élevé : « How do you do ? » « Good morning / afternoon / evening !”

 

5.3.4.1.2. Santé

Prendre connaissance de la santé de nos interlocuteurs

  • registre familier : « How are things? »

  • registre standard : « How are you ? How are you doing? (Comment allez-vous?)

 

5.3.4.1.3. Comment répondre

5.3.4.1.3.1. par l’affirmative

  • registre familier : « OK, thanks.” (ça va, merci) “Couldn’t be better!» (on ne peut mieux)

  • registre standard : « I’m fine, thank you. I’m very well, thank you. »

 

5.3.4.1.3.2. par la négative

  • registre familier : « Not too good. »

  • registre standard : « I’m not very well. »

 

Dans un autre contexte que le tourisme, par exemple, dans le cadre d’une rencontre entre un fournisseur et un directeur des achats, les différentes étapes de la mise en relation vont être les suivantes : se saluer, établir les rôles, bavarder puis effectuer une transition vers la discussion plus professionnelle.

 

5.3.4.1.4. Etablir les rôles

Are you (first name + last name + position) ? (Etes-vous + identité et poste)

I’m (first name + last name). (je suis + identité)

I’m the (position in the company).  (je suis + poste dans l’entreprise)

Welcome to (company)! (bienvenue à + enterprise)

Our company offers (+ product / service). (notre entreprise propose des produits ou services)

  • Nice to meet you! / pleased to meet you! (enchantée)

  • Me too! / So am I! (moi aussi, moi de même)

 

5.3.4.1.5. Bavardage social

Have you had a nice trip ? Yes, I have / No, I haven’t because… (avez-vous fait bon voyage? Oui, non car…)

Did you find your way easily? (avez-vous trouvé facilement?)

It’s so cold / hot today! How cold / hot it is! It’s such a cold / hot day! (il fait tellement froid, chaud aujourd’hui! Comme il fait froid, chaud! C’est une journée si froide, chaude!)

Do you like it here? (vous vous plaisez ici?)

When did you get here? (quand êtes-vous arrivé?)

How did you get here? (comment êtes-vous arrivé?)

Was there a lot of traffic? (y avait-il beaucoup de circulation?)

Would you like some coffee / tea / fruit juice / a soda / water / milk? (voudriez-vous du café, du thé, du jus de fruit, un soda, de l’eau, du lait?)

 

5.3.4.1.6. Transition vers la partie professionnelle de la rencontre

So as to get to know you and your needs better, I’d like to ask you a few questions. (afin de mieux cerner vos besoins, j’aimerais vous poser quelques questions)

Do you mind if I take a few notes? (cela vous dérange si je prends quelques notes?)

Would you mind my taking notes? (registre plus élevé)

 

5.3.4.2. Poursuivre une conversation

Le Dr Macqueron et Stéphane Roy continuent : « Pour poursuivre une conversation, vous avez des sujets simples mais efficaces qui vont vous permettre de vous découvrir mutuellement sur des terrains neutres. Ces sujets de conversation tournent autour de quatre thèmes principaux : le contexte, votre interlocuteur, vous, des généralités.

 

5.3.4.2.1. Le contexte, la situation

Si vous êtes invité à une soirée, vous pouvez parler de la soirée, des convives, des liens qui vous rattachent aux hôtes. Si vous êtes au ski, vous parlerez de votre journée, de Noël, de la montagne, des vacances… »

  • « Are you enjoying the party ? » (La soirée vous plaît-elle ?)

  • « How did you meet X ? » (Comment avez-vous rencontré untel ?)

  • « How was your day ? » (Comment s’est passée votre journée ?)

  • « Do you enjoy going to the mountain ? » (Aimez-vous la montagne ?)

  • « Where did you go during your summer holidays ? » (Où êtes-vous allée durant les vacances d’été ?)

 

5.3.4.2.2. Votre interlocuteur

« votre interlocuteur : intéressez-vous à lui. D’où vient-il, que fait-il, comment est-il venu, quels sont ses loisirs, ses passions… où a-t-il acheté ses vêtements, appris à skier ? »

  • « Where are you from ? » (D’où venez-vous ?)

  • « What do you do for a living ? » (Que faites-vous dans la vie ?)

  • « How did you come here ? » (Comment êtes-vous venu ?)

  • « What do you do in your free time ? » (Que faites-vous durant votre temps libre ?)

  • « What are you passionate about ? » (Qu’est-ce qui vous passionne dans la vie ?)

  • « Where did you buy your clothes ? » (Où avez-vous acheté vos vêtements ?)

  • « Where did you learn to ski ? » (Où avez-vous appris à skier ?)

 

5.3.4.2.3. Vous

« vous : parler de vous n’est pas un crime ! décrivez-vous de manière positive et rapportez des souvenirs gais et vivants. »

  • « I’m very curious » (Je suis très curieuse)

  • « Last year, I was… » (L’année dernière, j’étais…)

 

5.3.4.2.4. Généralités

« généralités et faits divers : il s’agit de l’actualité, de la météo, des voitures, des enfants, du travail… »

 

5.3.4.3. Conclure une conversation

C’est une chose de commencer une conversation puis de la poursuivre, mais il est utile aussi de savoir la conclure. Le Dr Macqueron et Stéphane Roy expliquent comment faire lors de 3 situations différentes : dans la rue, lorsqu’on est invité, lorsqu’on veut discuter avec quelqu’un d’autre.

 

5.3.4.3.1. Dans la rue

« Si vous avez croisé une connaissance dans la rue, vous pourriez dire

  • « It was really nice talking to you. » (J’ai eu beaucoup de plaisir à pouvoir te parler.)

  • « I’d like to see you again. » (J’aimerais te revoir.)

  • « Could you give me your phone number so that I can contact you again ? » (Peux-tu me donner ton numéro de portable afin que je puisse te recontacter ?)

 

5.3.4.3.2. Invitation

Si vous êtes invité :

  • « I’ve got to go. » (Je dois partir.)

  • « Thank you so much. » (Je te remercie.)

  • « The meal was excellent. » (Le repas était excellent…)

  • « I’ve had a lovely evening. » (J’ai passé une très agréable soirée.)

  • « Good bye. » (Au revoir…)

 

5.3.4.3.3. Convive

Si au cours d’une soirée, vous bavardez avec une personne mais que vous souhaitez voir d’autres convives :

  • « It was nice talking with you. » (Cela m’a fait plaisir de parler avec vous.)

  • « I need to say hello to other people, but we’ll have other opportunities to talk some more later. » (Je dois dire bonjour à différentes personnes, mais nous aurons certainement l’occasion de poursuivre cette discussion plus tard…)

  • « See you later ! » (A tout à l’heure.)

 

5.3.4.3.4. Registres

Comme pour saluer, il y a différentes façons de prendre congé, selon les registres :

  • « cool » (familier) : ‘bye!

See you!

See ya!

Cheers!

Cheerio!

So long!

I’m off!

  • « standard » (neutre) :

Good bye!

Good night!

See you later / soon.

Look after yourself.

I really must go now.

Take care!

Have a nice day!

Have a nice evening!

  • « formal » (élevé) :

It was (so) nice to meet you.

It was nice meeting you.

It was a real pleasure to meet you!

 

6. Mission

Voici un petit récapitulatif de ce que vous devez mettre en place afin de progresser dans vos interactions orales en anglais : établissez clairement votre projet puis suivez-le.

  • de quel type d’interaction s’agit-il ?

  • quel est votre objectif pour la conversation ?

  • comment saurez-vous que vous l’avez atteint ?

  • de quoi allez-vous parler ?

  • avec qui ?

  • où ?

  • comment ?

  • quand ?

  • à quelle fréquence ?

  • combien de temps ?

  • pour quelles raisons avez-vous choisi cet objectif –là plutôt qu’un autre ?

  • quelle est la date limite pour l’atteindre ?

  • quelles sont les ressources à votre disposition ?

  • quelles sont les personnes qui peuvent vous apporter leur aide ?

  • quelles sont les différentes étapes par lesquelles vous allez devoir passer ?

  • quels sont les différents obstacles que vous savez que vous allez rencontrer ?

  • quelles stratégies pourriez-vous utiliser ?

  • comment allez-vous vous récompenser régulièrement ?

  • quelle va être votre récompense finale ?

 

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, nous évoquerons les petites pensées antidotes à la timidité, à se répéter aussi souvent que possible, afin de se les approprier et de progresser.

 

8. Salutations

Pour finir, n’hésitez pas à me contacter sur si l’envie vous en prend.

Je serais ravie de prendre connaissance de vos aventures linguistiques !

Je vous rappelle que vous trouverez dans la partie bonus du site Anglaisance.com les documents suivants :

  1. le principe du tout ou rien ou du noir et blanc

  2. les conclusions hâtives, c’est-à-dire la télépathie et le catastrophisme

  3. la surgénéralisation, quand un simple échec prédit fatalement toutes vos futures défaites

  4. le filtrage, quand on ne voit que les détails négatifs d’une situation.

  5. la dramatisation, quand on grossit le négatif ou minimise le positif.

  6. les fausses obligations, toutes ces règles de vie rigides qu’on s’impose.

  7. le raisonnement émotionnel, quand on croit que notre émotion reflète la réalité.

8. l’étiquetage, quand on s’attache une identité négative comme « je suis nulle » ou « je suis paresseuse »…

  1. et enfin, depuis le 1er novembre, la personnalisation, quand on se sent responsable de tout ce qui tourne mal autour de nous.

 

Profitez-en : c’est pour vous et c’est tout !

 

« See you next week-end ! Bye ! »