Comment améliorer sa compréhension orale de l’anglais ? Quelles sont les différentes étapes nécessaires pour progresser ? Sur quoi peut-on s’appuyer ?

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°56. Aujourd’hui, nous allons parler de la compréhension de l’anglais oral.



2. Préambule

Avant de commencer, une petite proposition ! Souhaitez-vous découvrir le coaching ? Voulez-vous être coachée gratuitement ?

Je vous en ai déjà parlé dans l’un des épisodes précédents : je suis une formation de « Life Coach » ou « coach de vie » avec l’école de la coach américaine Brooke Castillo. Et ma formation en coaching se passe bien, très bien même : j’adore ça ! Et ma formatrice se dit contente de mes progrès et compétences. J’ai toujours rêvé de comprendre ce qui motivait les comportements de mes étudiants et j’ai enfin non seulement la chance de faire ça, mais aussi de les aider à y voir plus clair eux aussi.

Alors pourquoi ne pas vous donner un petit coup de pouce, à vous aussi, si vous le souhaitez ?

  • Si vous êtes curieuse, ce sera l’occasion de découvrir ce qu’est le coaching, comment je peux vous aider à mieux avancer dans votre étude de l’anglais.

  • Si vous voulez me présenter un problème qui vous paraît épineux par rapport à votre apprentissage, nous examinerons ensemble votre résultat, fruit de vos actions, vos émotions et vos pensées.

  • Si vous voulez mieux comprendre comment vous fonctionnez et surtout, comment être plus efficace en anglais, nous chercherons ensemble des solutions dans vos pensées, vos émotions et vos actions.

Plus ça va, plus je m’amuse. Alors venez vous amuser avec moi !

Maintenant que, grâce à beaucoup de personnes adorables, j’ai pu rencontrer ceux et celles qui parlaient anglais couramment et souhaitaient être coachés afin que je puisse les enregistrer pour présenter mes progrès à mes formateurs américains, j’ai l’opportunité de me concentrer sur le public francophone qui souhaite devenir anglophone. C’est-à-dire vous !

Les séances que je vous propose sont d’une durée de une heure et se déroulent en français sur internet. Elles sont gratuites puisque je ne suis qu’étudiante jusqu’à fin mars 2019. Je pose des questions, vous écoute y répondre, vous guide un peu si besoin, comme nous le faisons lors des épisodes impairs… L’objectif est juste de prendre conscience des pensées et croyances qui vous permettent, ou pas, de réaliser vos rêves. Ensuite, à vous de voir si vous voulez les conserver ou pas.

En effet, je ne vous impose rien : c’est vous qui choisissez les actions qui vous conviennent le mieux, en effectuant des boucles de Brooke, justement pour vous faire prendre conscience de leur impact sur votre apprentissage.

Vous pouvez compter sur moi pour être attentive et ne pas juger quoi que ce soit, qui que vous soyez, quel que soit votre niveau, vos craintes, vos pensées. A la fin de la séance, je vous envoie mes notes pour que vous puissiez revenir sur ce que nous avons découvert et ainsi poursuivre votre cheminement.

Ca vous dit ? Si c’est le cas et que cette aventure gratuite vous tente, contactez-moi sur . Nous pourrons d’abord échanger par écrit et si vous le souhaitez, nous prendrons alors rendez-vous. Je suis impatiente de vous rencontrer !

 

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 55, nous avons parlé de l’étiquette que nous nous appliquons lorsqu’on se décrit comme timide. Avez-vous changé d’étiquette ? Ou bien avez-vous préféré ne pas généraliser et, au contraire, vous focaliser sur une situation précise, à l’aide des formules « je me sens… » et « j’ai… » ? Qu’est-ce que ça a changé pour vous ?

 

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons étudier une nouvelle compétence indispensable de l’anglais : la compréhension orale.

 

5. Contenu

5.1. Inconvénients d’une mauvaise compréhension orale

Que se passe-t-il, quand on comprend mal ce qu’on nous dit en anglais ?

 

5.1.1. Malentendus

Ca peut donner lieu à de sérieux malentendus, quand on croit avoir compris un terme, « goat » par exemple, c’est-à-dire « chèvre » au lieu de « tobacco », « tabac ». On ne parle plus alors de la même chose. Ou bien qu’on demande un plat au restaurant et qu’on vous apporte toute autre chose.

 

5.1.2. Incompréhension

Ou bien on peut prendre conscience de ne pas comprendre et ne pas réussir à dépasser notre timidité, notre malaise, pour demander des précisions, des explications. Là, on est bien embêté parce qu’on n’avance pas : on a l’impression d’être bloqué.

 

5.2. Avantages d’une bonne compréhension orale

En revanche, si on comprend bien, alors plus rien ne peut nous faire peur : les mots inconnus, les accents prononcés, etc. On peut avoir la même attitude qu’avec notre langue maternelle : on ne comprend pas tout et ça ne nous empêche pas de communiquer, de demander des précisions quand on le juge nécessaire, de se contenter de ce qu’on a compris si ça nous suffit.

 

5.3. Quelle est la compréhension orale idéale pour vous ?

5.3.1. Magique !

Comme dans l’épisode 54, reprenons notre baguette magique.

  • Et si vous aviez brusquement, du jour au lendemain, une excellente compréhension orale anglaise ? Si l’anglais américain, sud-africain, canadien, écossais, etc. ne vous causait plus le moindre problème ?

  • Comment vous sentiriez-vous ? Confiante, à l’aise, fascinée par ce que vous entendez… ?

  • Que continueriez-vous de faire comme maintenant ? Peut-être écouteriez-vous encore la radio, les informations télévisées… ?

  • Que changeriez-vous dans votre comportement ? Peut-être iriez-vous plus facilement demander des renseignements à des natifs ?

  • Que commenceriez-vous à faire ? Peut-être n’hésiteriez pas à signaler qu’en raison d’un bruit, vous n’avez pas entendu ce qui a été dit, ou que vous avez besoin de précisions sur un mot employé, sans craindre de passer pour quelqu’un qui ne comprend rien à ce qu’on lui dit.

Ce tour de magie peut vous faire prendre conscience d’un futur, proche ou lointain, dans lequel votre résultat serait différent de celui d’aujourd’hui. Et si vous étiez à l’origine de cette magie ? Et si, plutôt que du jour au lendemain, ce tour se déroulait sur plusieurs mois, sur plusieurs années… ?

  • Que devriez-vous faire pour tout comprendre en anglais ? Ecouter, réécouter, vous poser des questions, vérifier… ?

  • A l’inverse, qu’est-ce qu’il vaudrait mieux ne pas faire pour améliorer votre compréhension orale ? Ecouter d’une oreille distraite tout en conduisant, peut-être ?

  • Et comment vous faudrait-il vous sentir pour agir ainsi ? Peut-être déterminée, curieuse, inspirée, compétente, confiante… ?

  • Que devriez-vous penser pour vous sentir ainsi ? Par exemple, quelle pensée relative à la compréhension orale en anglais vous fait vous sentir déterminée ? Si vous hésitez, tâchez de penser à un autre domaine où vous vous sentez déterminée à 100%. Que pensez-vous qui vous procure cette émotion ? Cette pensée pourrait-elle être utilisée pour la compréhension orale ? Pourquoi ou pourquoi pas ? Auriez-vous besoin de la modifier pour la croire ? Si oui, comment ?

 

5.3.2. Résultat – quoi ?

Après la magie, revenons à la réalité et soyons précises.

  • Qu’est-ce que cela signifie, pour vous, bien comprendre l’anglais oral, aujourd’hui, dans votre vie ? Est-ce que cela veut dire comprendre les actualités à la radio sans la moindre difficulté ?

  • D’ailleurs, quel type de documents oraux souhaitez-vous comprendre ?

  • des monologues (un discours, un vlog, un podcast, une publicité, un journal radio ou télévisé, un exposé, un tutoriel, un sketch comique, un commentaire sportif, une chanson, une visite commentée enregistrée, une séance de relaxation guidée, un message sur une boîte vocale…)

  • des dialogues (un débat, une émission TV ou radiophonique, un entretien d’embauche, une pièce de théâtre, une négociation, une dispute, une conversation téléphonique, une confession, une prise de rendez-vous, une déposition, un témoignage, une réclamation, une visite guidée, des commérages, la présentation d’un album photo, une prospection par téléphone, un démarchage électoral, etc.)

  • Voulez-vous comprendre l’anglais oral pour le plaisir ou par devoir, pour votre formation ou votre travail ?

  • Allez-vous passer un examen, comme le TOEIC, ou bien devoir rédiger le compte-rendu d’une réunion avec des partenaires internationaux ?

  • A quelle date cet examen ou cette réunion aura-t-il lieu ? Autrement dit, quelle est la date limite?

  • En quoi consiste cet objectif final : un compte-rendu synthétique ou au contraire très précis de la réunion ? Des QCM, c’est-à-dire des questions à choix multiple ?

  • Quelles sont toutes les compétences dont vous allez avoir besoin pour cette ou ces tâches : bien comprendre les sons particuliers, les mots individuels, les énoncés, un discours tout entier ? S’habituer à un accent britannique, canadien… russe ? S’accoutumer à un débit particulièrement rythmé ?

  • Quelles sont les compétences que vous maîtrisez déjà, dans le domaine de la compréhension orale?

  • Quelles sont celles que vous allez devoir travailler car elles vous posent problème? Les mots transparents ? Le découpage de l’énoncé en segments logiques ?

  • Pensez-vous que vous pouvez l’atteindre ?

  • Qu’est-ce qui, dans la compréhension orale, serait hors de votre portée, improbable voire impossible ? Qu’est-ce que vous n’imaginez même pas réussir un jour ? Comprendre tout ce qu’on vous dit en anglais, quel que soit le locuteur, quel que soit le message ?

  • Quelle émotion désirez-vous réellement ressentir grâce à cet apprentissage de la compréhension orale ? Autrement dit, puisqu’on est toujours à la recherche d’une émotion particulière, quelle est celle que vous souhaiteriez ressentir ? L’aisance, la confiance, la fierté, l’enthousiasme… ?

  • Quels seraient les avantages de comprendre l’anglais oral, pour vous, dans votre vie ?

 

5.4. Pourquoi ?

5.4.1. Pourquoi voulez-vous ?

  • Quelle est votre motivation principale lorsqu’il s’agit de bien comprendre à l’oral en anglais ? Est-ce pour ne plus avoir à poser de questions à vos interlocuteurs ou ne plus hésiter sur la signification d’un mot dans tel contexte ?

  • Quels sont vos besoins ? S’agit-il pour vous de comprendre un accent américain ou britannique ou autre ? Ou bien un langage technique bien particulier ? Pourquoi ?

  • Quelles sont vos envies ? Quelle est la façon de parler anglais qui vous fait le plus plaisir à écouter ? Quel est l’anglais que vous trouvez le plus agréable à entendre et comprendre ?

 

5.4.2. Pourquoi ne l’avez-vous pas déjà ?

Pourquoi ne comprenez-vous pas déjà tout à l’oral en anglais ? C’est le moment de noter tous vos obstacles, externes et internes. Prenez le temps de tout lister. Ces obstacles vous permettront ensuite d’établir des stratégies pour les surmonter.

Alors, quels sont les obstacles ?

 

5.4.2.1. Les obstacles externes, les faits

Est-ce parce que les anglophones natifs parlent trop vite, n’articulent pas assez, ont des accents parfois très différents de ce à quoi vous êtes habituée ? Très important : avez-vous conscience que vous n’avez aucun contrôle sur ces faits ? Ils sont extérieurs à vous, vous ne pouvez pas changer la façon dont les Américains s’expriment à l’oral, l’accent des Sud-Africains, etc. Il va vous falloir faire avec.

 

5.4.2.2. Les obstacles internes, les pensées

Est-ce parce que vous vous dites que, de toute façon, vous n’avez jamais rien compris à l’oral, alors pourquoi cela changerait-il ? Parce que tant que vous n’êtes pas sûre d’avoir compris à 100%, vous n’allez pas intervenir dans la conversation ?

 

5.4.2.3. Les intentions d’exécution

Une fois que vous avez établi la liste des obstacles, dressez celle des stratégies correspondantes. Autrement dit : quelles stratégies pourriez-vous y apporter ? C’est là que nous pouvons mettre en place les intentions d’exécution dont nous avons déjà parlé.

 

5.4.2.3.1. Stratégies externes

Par exemple, pour les obstacles externes, les faits, on peut utiliser la structure « si… alors… pour » ainsi : si je trouve que les anglophones parlent trop vite, alors je trouve des documents où les intervenants parlent plus lentement, exprès pour les apprenants comme moi, pour m’habituer au moins à l’enchaînement des sons dans l’énoncé.

Ou bien si je suis gênée par les différents accents, alors je me concentre sur un accent en particulier, peut-être celui qui m’est le plus facile pour commencer, afin de m’habituer avant de le comparer à un autre, dont j’ai moins l’habitude.

 

5.4.2.3.2. Stratégies internes

Pour les obstacles internes, les pensées, on va également utiliser cette intention d’exécution en « si… alors… pour… » : si je pense que « je n’ai jamais rien compris à l’oral » alors je me rappelle que mon passé ne détermine pas mon futur pour continuer à apprendre, malgré mon histoire.

Si j’attends d’avoir compris la conversation à 100% avant d’intervenir, alors je me rappelle que je n’ai pas besoin de tout comprendre pour m’impliquer, afin de participer.

 

5.4.3. Actions

Approfondissons justement ces étapes pour travailler votre compréhension orale. Comment faire ?

Quelles sont toutes les différentes actions nécessaires pour mieux comprendre l’anglais oral ?

Voici quelques propositions, à sélectionner selon votre situation, bien sûr, à adapter à votre propre cas.

 

5.4.3.1. Se préparer

Vous pouvez vous préparer à la compréhension orale en anglais en vous habituant à écouter cette langue plus régulièrement et en adaptant les conditions à votre situation spécifique.

  • Ouvrez votre ‘oreille anglaise’. Ecoutez de l’anglais : radio, chansons, etc.

  • Regardez des séries, documentaires ou films qui vous intéressent.

  • Regardez un film ou une série que vous connaissez déjà en français.

  • N’hésitez pas à regarder des émissions pour enfants : c’est plus facile au niveau du lexique, du message, il y a davantage de répétitions…

  • N’hésitez pas à ralentir un énoncé ou tout un document à l’aide d’applications ou du logiciel gratuit Audacity.

 

5.4.3.2. Accepter de ne pas tout comprendre

Surtout, acceptez de ne pas comprendre tous les mots. En effet, il n’est pas nécessaire de tout entendre pour comprendre.

Comprendre l’anglais oral est plus difficile que lire l’anglais. Il est probable que vous ne comprendrez pas tous les détails de ce qu’on vous dit. C’est dû au rythme de l’anglais, à l’alternance de temps forts et de temps faibles, aux différences entre la graphie et la prononciation.

Toutefois, ce qui est difficile à entendre est facile à reconstruire : il y a peut-être beaucoup de choses qu’on n’entend pas, parce qu’on n’a pas besoin de les entendre pour comprendre. On n’a pas besoin de tout entendre. Il faut donc aller à l’essentiel.

D’ailleurs, c’est la même chose en français : on ne comprend pas tout mais on reconstruit. Ca ne nous pose pas de problème la plupart du temps parce qu’on est sûr de nos capacités dans notre langue maternelle. Ca ne nous pose pas de problème non plus quand on lit ou écoute des schtroumpfs : on reconstruit automatiquement. Voici un exemple : les schtroumpfs jouent au ballon.

Saurez-vous retrouver ce que « schtroumpfer avec les pieds » signifie ?

Et « bien schtroumpfé ! »?

Vous avez trouvé ? Bravo, vous comprenez le schtroumpf ! Vous avez su reconstruire à partir du contexte que je vous ai fourni (ils jouent au ballon) et vous avez compris que « schtroumpfer avec les pieds » signifie « jouer avec les pieds » tandis que « bien schtroumpfé ! » veut dire « bien joué ! » Vous avez donc toutes les capacités pour comprendre une autre langue que le français… ou le schtroumpf !

 

5.4.3.3. S’appuyer sur le connu

Le contexte va donc vous aider à mieux comprendre. Vous allez anticiper avant d’écouter grâce à  l’illustration ou au titre s’il y en a.

 

5.4.3.3.1. L’illustration

Anticipez : situez les personnages avant l’écoute grâce aux illustrations, aux titres pour faire des hypothèses puis fermez votre livre. Anticipez également les mots que l’on peut utiliser pour parler du sujet et entraînez-vous à les prononcer, les répéter. On n’entend bien que ce que l’on s’attend à entendre.

 

5.4.3.3.2. Le titre

Si le document est proposé avec un titre, vous pouvez vous en servir comme d’une première étape dans la compréhension du document. Si je vous donne pour exemple « Manufacturing jobs », vous pouvez déjà déterminer ce qu’est un « job », un métier, et plus particulièrement « manufacturing », c’est-à-dire dans une usine. Et puis que savez-vous de ce sujet ? Ces emplois ont-ils évolué ? Pourquoi ? Comment ? Y a-t-il un problème ? Quelles en sont les causes, les conséquences ? Y a-t-il des avantages, des inconvénients ? Peut-on y apporter des solutions ? Lesquelles ? Qui pourrait le faire ? Quelles sont les perspectives d’avenir de tous ceux concernés ? Qu’est-ce qui pourrait les limiter ?

 

5.4.3.3.3. Les mots
  • Concentrez-vous sur ce que vous comprenez. Peu importe que vous n’ayez pas tout compris. Appuyez-vous sur le connu pour deviner ou compenser l’inconnu.

  • Ainsi ma fille Amber comprend « qi licorne carnet » quand mon mari évoque le plat qu’il a mangé le midi (« chili con carne »). On rapporte toujours l’inconnu au connu. Les erreurs sont logiques ! Et quand vous trouvez que c’est bizarre de manger une licorne qui fait du qigong avec un carnet, cherchez une hypothèse plus logique.

 

Reconnaître les mots

Il faut être capable de :

1
différencier les voyelles et les diphtongues
2
repérer les différences de consonnes qui ne sont pas pertinentes en français mais qui peuvent changer le sens d’un mot en anglais
3
différencier les voyelles longues et les voyelles brèves

Repérer l’essentiel

1
distinguer les mots lexicaux (ceux qui apportent du sens à l’énoncé) des mots outils, qui ne sont généralement pas accentués, sauf effet de sens particulier.
2
repérer les mots les plus accentués, les polysyllabes : ce sont en général les mots les plus importants, souvent les mots clés. L’accentuation d’un mot a elle-même une signification.

5.4.3.4. Réécouter

Réécouter plusieurs fois avec des objectifs différents (identification des personnages, ton des échanges, type d’échanges, etc.).

Peut-être préférez-vous vous concentrer sur la 1ère écoute sans rien n’écrire, voire même en fermant les yeux. Ca peut s’avérer nécessaire dans le cas d’un journal télévisé où les illustrations peuvent prêter à confusion. Ce n’est pas parce qu’on voit des bateaux qu’on en parle.

 

5.4.3.5. Questionner

Faites des hypothèses, posez-vous des questions. Par exemple :

  • quels étaient les bruitages ? Des applaudissements, des cris, des rires… ? Ont-ils un rapport avec le sujet ? Permettent-ils de déduire dans quel lieu l’action se déroule ?

  • de quel type de discours s’agit-il ? En effet, dans un journal d’informations, on s’attend à parler des faits, des causes, des conséquences. Y penser peut vous permettre de les repérer.

  • combien de voix avez-vous perçues ? Quelles sont les différences entre elles : les accents, les âges, les genres… des locuteurs ? L’un d’eux est-il connu ?

  • quel est le sujet du discours ? A quelle occasion est-il donné ?

  • quelle est la raison d’être de ce discours : informer, persuader, critiquer, chanter les louanges de quelqu’un, etc. ?

  • Ce discours est-il convaincant, bien documenté, ou au contraire vide, inintéressant? Pourquoi?

 

5.4.3.6. Ecrire
5.4.3.6.1. Prendre des notes

Prenez des notes au brouillon pendant l’écoute ou bien après : notez les indices que vous avez mémorisés.

1
Notez en bleu les initiales des personnages (D pour Dennis) au moment où vous les entendez.
2
Changez de ligne à chaque changement de voix.
3
Notez seulement les mots que le locuteur met en relief, les mots forts que vous connaissez.
4
Notez les mots répétés plusieurs fois.
5
Notez les mots de la même famille.
6
Notez les noms de lieux et ordonnez-les logiquement.
7
Notez les noms propres et faites la liste des personnages, par ordre d’importance.
8
Notez toutes les références temporelles pour situer le document. C’est la chronologie (timeline).
9
Laissez des blancs quand vous entendez des mots importants que vous n’avez pas reconnus.
10
Ne notez jamais de phrases entières.
11
Utilisez des abréviations ou des signes pour représenter les liens logiques.

5.4.3.6.2. Transcrire
  • Pour améliorer le découpage de la langue orale, écoutez des podcasts ou des conférences (TedTalk) dont vous pourrez lire le script. Notez ce que vous entendez comme une dictée puis vérifiez. La transcription faisait l’objet d’un épisode, le numéro 42. N’hésitez pas à le réécouter pour plus de détails.

  • Ecoutez des documents audio accompagnés du script : les conférences TedX, les entretiens sur elllo.org, certains podcasts (TheLifeCoachSchool podcast de Brooke Castillo)…

 

5.4.3.6.3. Rendre compte

Rédigez un texte qui reprend l’essentiel de ce que vous avez compris, à savoir la situation, les problèmes, les causes, les conséquences, les solutions, les avantages, les inconvénients, les réactions, les perspectives d’avenir, les limites…

 

5.4.3.7. Inactions

Qu’allez-vous ne pas faire pour améliorer votre compréhension orale ? Peut-être allez-vous éviter de vous lancer dans des documents trop longs, trop complexes qui pourraient vous décourager. Peut-être allez-vous éviter d’écouter du rap américain si vous souhaitez progresser dans la compréhension de réunions de travail d’une marque de voitures ?

 

5.4.4. Planifier

Enfin, n’oubliez pas d’ordonner toutes ces actions et inactions : lesquelles sont prioritaires ?

De combien de temps avez-vous besoin pour chacune ?

Quand allez-vous les accomplir ?

Dès que vous avez pris cette décision, notez-la sur votre agenda et ne changez pas d’avis, n’en démordez pas, quoi qu’il arrive : faites-le.

 

5.4.5. Se récompenser

  • Quelles vont être vos récompenses à chaque fois que vous vous pliez à l’exercice de la compréhension orale ?

  • Quelle va être votre récompense finale, quand vous aurez progressé en compréhension orale et aurez changé de niveau selon le CECRL, le Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues, ou pour le TOEFL, Test of English as a Foreign Language ?

 

6. Mission

Quelles sont vos stratégies lorsque vous abordez la compréhension orale ?

Lesquelles allez-vous abandonner ?

Lesquelles allez-vous conserver ?

Lesquelles allez-vous mettre en place ?

 

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, nous évoquerons une nouvelle étiquette que j’entends beaucoup dans mes classes : « je suis nulle. »

 

8. Salutations

Pour finir, n’hésitez pas à me contacter sur si l’envie vous en prend.

Je serais ravie de prendre connaissance de vos aventures linguistiques !

Je vous rappelle que vous trouverez dans la partie bonus du site Anglaisance.com les documents suivants :

  1. le principe du tout ou rien ou du noir et blanc

  2. les conclusions hâtives, c’est-à-dire la télépathie et le catastrophisme

  3. la surgénéralisation, quand un simple échec prédit fatalement toutes vos futures défaites

  4. le filtrage, quand on ne voit que les détails négatifs d’une situation.

  5. la dramatisation, quand on grossit le négatif ou minimise le positif.

  6. les fausses obligations, toutes ces règles de vie rigides qu’on s’impose.

  7. le raisonnement émotionnel, quand on croit que notre émotion reflète la réalité.

  8. l’étiquetage, quand on s’attache une identité négative comme « je suis nulle » ou « je suis paresseuse »…

9. la personnalisation, quand on se sent responsable de tout ce qui tourne mal autour de nous,

  1. et enfin, à partir du 1er décembre, le blâme, quand on reproche aux autres tout ce qu’on perçoit comme des malheurs qui nous accablent.

 

Profitez-en : c’est pour vous et c’est tout !

 

« See you next week-end ! Bye ! »