Comment cibler un objectif très précis, limité, pour l’anglais, afin de réellement voir des progrès et de se sentir plus confiante ?

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°48. Aujourd’hui, nous allons parler de projet d’étude précis en anglais.



2. Préambule

Avant de commencer, un petit appel à l’aide. Je viens d’entamer ma formation de Coach avec The Life Coach School de Brooke Castillo et j’en suis très contente ! Si tout va bien (et je vais bien sûr tout faire pour que ce soit le cas), je porterai officiellement et très fièrement le titre de Life Coach (ou Coach de Vie) fin mars 2019 !

Alors, qu’est-ce qu’un coach ? Si je cite l’ouvrage de Matthieu Grimpret intitulé « Le Coaching Scolaire », il s’agit de quelqu’un qui « aide autrui à déceler, cultiver et exercer ses ressources psychologiques, intellectuelles et biologiques, et ce pour qu’il atteigne plus vite et plus efficacement tous les objectifs qu’on l’aura préalablement aidé à fixer. » Et, en fait, c’est tout ce travail qu’on fait lors des épisodes impairs : un ménage de méninges, séparer les faits des pensées, se rendre compte des émotions qui sont générées par ces pensées, des actions que cela conduit à mener, et du résultat obtenu.

Donc, d’ici fin mars 2019, j’ai besoin de vous. Avant d’être certifiée, je dois bien sûr m’entraîner et faire mes devoirs, que je vais renvoyer à l’école, située aux Etats-Unis. Ces devoirs vont être écoutés par mes professeurs américains, canadiens, sud-africains, etc., puisqu’il s’agit d’enregistrements. Il faut donc que je m’entraîne en coachant des anglophones. Je n’avais pas pensé à ça durant mon séjour aux Etats-Unis cet été, sinon ça m’aurait donné une nouvelle opportunité d’aborder des Américains ! J’ai bien fait appel à mes amis mais mieux vaut que je travaille avec de parfaits inconnus afin d’être totalement neutre, dans mon rôle d’apprentie coach.

Et je me suis dit que si vous cherchiez à apprendre l’anglais et que vous m’écoutiez, c’est peut-être parce que vous avez déjà, dans votre entourage, un ou des proches parlant anglais, couramment. Donc, si vous connaissez des gens pour qui l’anglais ne pose aucune difficulté et qui auraient la gentillesse de se porter volontaires et de me réserver environ 1 heure de leur temps pour que je les coache gratuitement sur quelque problème que ce soit, je vous en serais TRES reconnaissante !

Bien sûr, vous l’avez compris, je me spécialise dans l’apprentissage des langues vivantes. Mais la formation traite de tous les sujets et ça ne me fait même pas peur ! Alors, si vous pensez à quelqu’un qui pourrait bénéficier de ce coaching, entièrement gratuit, qu’il s’agisse de l’apprentissage du français par exemple, du fiston qui ne fait que la moitié de ses devoirs, de la collègue qui s’énerve pour un rien, de la photocopieuse qui ne fonctionne pas bien, etc. n’hésitez pas à nous mettre en contact. Ils pourront bénéficier d’une séance de coaching gratuit qui, je l’espère, les aidera autant que ça m’aide personnellement au quotidien. Et si vous, francophone apprenti anglophone, me rendez ce service, il va de soi que, si cela vous convient, je vous ferai également bénéficier d’une séance gratuite… en français cette fois-ci !

Voici comment procéder : je vous rappelle mon adresse mail : que vous pouvez confier à un ou une anglophone  natif de votre connaissance. Il ou elle me contacte en me donnant votre nom et vos coordonnées comme références afin que vous puissiez bénéficier de votre propre séance. Nous prenons rendez-vous pour une séance de 45 minutes à 1h dans laquelle il ou elle m’exposera son problème. Nous passerons notre séance à l’explorer sous forme de boucle automatique afin de trouver une solution, c’est-à-dire une boucle alternative. Ensuite, si nous sommes d’accord, nous conviendrons d’une nouvelle séance.

Alors quels sont les avantages pour les coachés bénévoles ?

  • ils apprennent à y voir plus clair dans ce problème qu’ils présentent

  • ils mobilisent leurs ressources intérieures car je ne fais que les aiguiller vers ce qui leur conviendrait mieux, selon eux

  • ils trouvent les solutions qui leur sont utiles, personnellement, c’est-à-dire sur mesure.

Un grand merci d’avance de contribuer à mes progrès!

 

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 47, nous avons parlé d’une petite phrase qui vous trotte peut-être parfois, souvent, toujours, dans la tête : « je ne sais pas quoi dire. » Dans quelle situation la pensez-vous, si c’est le cas ? Cela vous arrive-t-il plus souvent en anglais qu’en français ? Et pourquoi donc ? Avez-vous pensé à la remplacer ? Si oui, par quelle autre pensée ? Que s’est-il alors passé ?

 

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons voir comment établir son projet pour l’anglais et peut-être s’agit-il justement de parler davantage en anglais ou d’une autre compétence.

 

5. Contenu

5.1. Itinéraire

Quelle est votre motivation principale lorsqu’il s’agit d’apprendre l’anglais ? Nous en avons déjà parlé dans l’épisode 2, rappelez-vous : « raison irrésistible et engagement ». N’hésitez pas à le réécouter si besoin et à changer votre raison irrésistible de vous consacrer à cette langue étrangère ou au contraire vous la remémorer.

Aujourd’hui, puisque nous sommes encore en début d’année, je vous propose d’approfondir cette raison irrésistible d’apprendre l’anglais en déterminant un axe de travail très précis, en établissant un projet sur une compétence bien particulière, de votre choix.

 

5.2. Causes

Le romancier Emile Zola a écrit dans sa correspondance : « Savoir où l’on veut aller, c’est très bien ; mais il faut encore montrer qu’on y va. » Car vouloir apprendre l’anglais, c’est très bien, mais c’est bien vague. Qu’est-ce que cela signifie, pour vous ? Quels sont vos besoins ? Quelles sont vos envies ? Comment allez-vous montrer que vous y allez ? Cela varie bien sûr d’une personne à l’autre.

 

5.3. Solution

Pour vous faciliter la tâche, je vous propose aujourd’hui d’établir votre itinéraire personnel, c’est-à-dire de le choisir puis de le décomposer pour mieux le rendre réaliste et réalisable. Ensuite, il n’y aura plus qu’à le suivre pour atteindre l’arrivée, quelle que soit la destination que vous avez choisie.

Comment procéder ?

 

5.3.1. Objectif

5.3.1.1. Choisir un objectif final

Tout d’abord, quel est votre objectif au long terme ? S’agit-il d’un examen, d’un certificat, d’une mission avec des partenaires internationaux ? C’est important de le savoir précisément car vous n’allez pas avoir besoin des mêmes compétences.

Si je prends l’exemple de mes étudiants, certains d’entre eux, les NRC (Négociation et Relation Client), n’ont qu’un examen oral à passer en fin de 2e année de BTS. Ils vont donc devoir travailler leur compréhension écrite d’un extrait d’article de presse, leur expression orale pour pouvoir présenter ce document, leur compréhension orale pour bien répondre aux questions de l’examinateur, ainsi que leur interaction orale lors de la 2e sous-épreuve de leur examen d’anglais, c’est-à-dire la simulation d’un entretien d’embauche, de la vente d’un voyage ou d’un produit, souvent un gadget.

Cela signifie, bien sûr, qu’ils auront besoin de maîtriser la grammaire anglaise, le vocabulaire, la prononciation correcte avec, peut-être, une préférence pour un accent britannique, australien, sud-africain, que sais-je… ?

Cela veut aussi dire qu’ils auront travaillé avec régularité, révisé fréquemment, se seront entraînés en passant à l’oral en classe le plus souvent possible, auront donc surmonté la peur du ridicule, la paresse de se mettre au travail quand il fait si beau dehors, etc.

 

5.3.1.2. Votre objectif final

Et pour vous, qu’en est-il ?

En quoi consiste votre objectif final ?

Quand devrez-vous l’atteindre : dans 3 mois, 9 mois, 1 an ?

Que devrez-vous faire pour celui-ci ?

  • de l’oral ?

  • de l’écrit ?

  • quelles sont toutes les compétences dont vous allez avoir besoin pour cette ou ces tâches :

  • compréhension orale

  • compréhension écrite

  • expression orale

  • expression écrite

  • interaction orale

  • grammaire

  • vocabulaire

  • prononciation

  • civilisation

  • utilisation d’un dictionnaire

  • traduction…

 

  • Parmi toutes ces compétences dont nous venons de parler, quelles sont celles que vous maîtrisez, qui ne vous posent pas le moindre problème, sur lesquelles vous pouvez compter?

 

  • En revanche, quelles sont celles que vous allez devoir travailler? Quelles sont celles qui vous posent problème?

 

  • Comment allez-vous les surmonter?

  • en répétant tout ce que vous entendez à la TV en VO à voix basse ?

  • en reformulant dans votre tête ?

  • en participant dans votre cours d’anglais ?

  • en murmurant la réponse pour vous-même lorsque quelqu’un d’autre que vous est interrogé ?

  • en révisant ?

  • en utilisant les cartes mémoire comme l’application Anki pour mémoriser votre vocabulaire ?

  • en lisant la presse anglo-saxonne ?…

 

5.3.2. Un seul but

Plutôt que de vous consacrer à TOUTES les compétences qu’il vous faudrait acquérir pour atteindre votre objectif d’ici quelques mois, je vous propose de vous concentrer sur UN SEUL but. Cela peut sembler insuffisant et on en reparlera, mais voici les avantages de cette stratégie:

  • en vous consacrant à un seul objectif clairement délimité, vous allez progresser dans ce domaine précis

  • cela va vous donner confiance en vous

  • plus vous aurez confiance en vous dans un domaine spécifique, plus vous vous sentirez capable dans d’autres domaines. Ainsi, si vous travaillez votre vocabulaire, vous oserez prendre davantage de risques à l’oral.

  • rien ne vous empêche par la suite de vous consacrer à un autre objectif pour quelques mois.

  • le fait de ne s’intéresser qu’à un aspect de la langue anglaise à la fois vous évite de vous éparpiller et donc, de vous sentir dépassée par l’ampleur de la tâche.

 

Par exemple, mon propre objectif est d’améliorer mon accent britannique. Je rêve qu’on me prenne pour une Anglaise ! Alors je me vois dans 1 an, imitant à la perfection les accents que j’admire, passant pour une britannique !

Et vous, vous vous y voyez aussi ?

Mais d’ici là, il va me falloir m’y consacrer efficacement.

 

5.3.3. SMART goal

Pour y parvenir, les anglophones utilisent l’acronyme SMART qui signifie “intelligent”, mais aussi “élégant”, lorsqu’ils planifient un objectif bien précis. C’est donc ce que je vous propose aujourd’hui.

Voici donc à quoi correspond l’objectif SMART ou “smart goal” en anglais.

 

5.3.3.1. S
  • le S veut dire spécifique (« specific ») : il s’agit de répondre aux questions quoi, qui, quand, où, comment. Si on reste très vague (obtenir mon diplôme, parler bien anglais…), il y a peu de chance que ça se concrétise.

  • Par exemple, qu’ai-je envie d’accomplir ? Parler avec un accent parfaitement britannique, comme une actrice qui blufferait tout le monde.

  • Qui est impliqué ? Moi, bien sûr, mais aussi tous les Britanniques que je vais pouvoir imiter.

  • Où ? Je vais les rencontrer virtuellement grâce à internet, sur YouTube ou bien les applications pour apprendre l’anglais, pourvu qu’ils correspondent à l’accent que je recherche. Et je peux aussi me rendre dans les lieux touristiques parisiens, par exemple au pied de la Tour Eiffel, à l’office de tourisme, devant des hôtels… Pour l’instant, je me consacre à un mot par jour.

  • Quand ? Je le sélectionne le matin, après avoir écouté One Minute World News de la BBC (dont je vous mets le lien sur la page 48 du site Anglaisance.com). Je l’écoute à nouveau, isolé, soit sur WordReference.com, soit sur le logiciel Longman, un dictionnaire de phonétique, après avoir bien pris le soin de sélectionner la prononciation britannique.

https://www.bbc.com/news/av/10462520/one-minute-world-news

http://www.wordreference.com/fren/

  • Comment ? Il ne me suffit pas d’écouter un mot isolé : je note également, pour moi-même, ce que j’entends, je m’explique la phonétique (« Tiens, dans « righteous », la 1ère syllabe est accentuée, on entend comme un son chuinté alors que la graphie ne contient qu’un t… »). Cela signifie « droit, justifié. »

Et puis, surtout, je répète. Je ne travaille qu’un seul et unique mot par jour parce que je veux m’en souvenir tout au long de la journée. Je l’écoute et le répète le matin et le soir. Ca fait partie de mon rituel.

Et puis, bien sûr, dès que je m’intéresse à quelque chose, tout semble œuvrer pour moi. Je fais partie d’une liste de professeurs d’anglais et l’un d’eux vient justement de mettre en ligne une carte mentale contenant des liens vers des sites et applications permettant d’améliorer sa prononciation. Je mets aussitôt à votre disposition ce travail remarquable!

https://www.mindomo.com/fr/mindmap/english-phonology-706a61c55e3643e6bf3c186b26b05ec8

 

5.3.3.2. M

Le M de SMART correspond à mesurable (« measurable »). C’est là que les anglophones vont utiliser toutes les tournures en « how » (« comment ») suivi d’un adverbe.

  • « How often » (avec quelle fréquence ?) : tous les jours, toutes les semaines, une fois par mois…

  • « How long » (pendant combien de temps ?) : 5 minutes, 1 heure, une demi-journée…

  • « How many » (combien ?) : 1 mot, 2 pages, 3 exercices…

 

5.3.3.3. A

Le A de SMART correspond à « attainable », c’est-à-dire « accessible, réalisable ».

Pouvez-vous l’atteindre ?

Par exemple, typiquement, si vous mesurez 1,40m et souhaitez être basketteuse professionnelle, ça n’arrivera pas. Et dans le domaine de l’anglais ? Qu’est-ce qui serait hors de votre portée ?

Et qu’est-ce qui, sans être trop éloigné de vous, le serait juste assez pour que ce soit un défi ?

 

5.3.3.4. R

Le R correspond à « relevant », soit « pertinent ». Pour vérifier que votre objectif l’est bel et bien, vous pouvez répondre aux questions suivantes :

  • Que désirez-vous réellement ?

  • Pourquoi cet obejctif-là fait-il sens pour vous ?

Pour moi, ça fait totalement sens parce que j’ai envie d’être un bon modèle pour mes étudiants, j’ai envie aussi de leur montrer comment on peut progresser, et puis tout simplement parce que je trouve l’accent britannique très agréable à entendre. J’ai envie d’être plus proche d’eux en maîtrisant mieux leur façon de parler.

 

5.3.3.5. T

Le T de « time-bound » signifie « délimité dans le temps. » En gros, quelle est la date limite?

Sans elle, cela reste du domaine du rêve. En revanche, une date butoir crée comme un sentiment d’urgence, vous savez : il faut payer ses impôts avant tel jour sinon on paie 10% de plus, ou bien récupérer ses enfants avant 18h sinon on les retrouve au commissariat.

Alors, quelle est votre échéance?

J’ai décidé de consacrer mon année scolaire à l’amélioration de mon accent. Cela signifie que le samedi 6 juillet 2019 (j’ai vérifié), je parlerai avec un accent totalement britannique. On n’entendra plus la petite Française en moi et je ne mélangerai plus prononciations anglaise et américaine.

 

5.3.4. Action !

A présent que vous avez déterminé votre objectif SMART, donc spécifique, mesurable, accessible, pertinent et délimité dans le temps, il s’agit de dresser la liste des différentes actions à accomplir pour l’atteindre.

Quelques questions pour vous y aider :

  • quelles sont les ressources à votre disposition ou dont vous avez besoin ? Un dictionnaire, un logiciel, un ordinateur, une application, un casque… ?

  • quelles sont les personnes qui peuvent vous aider ? Un collègue, une amie, un parent, un voisin, un professeur, un partenaire, etc. ?

  • quelles sont les différentes étapes par lesquelles vous allez devoir passer ? Par exemple, si votre objectif est la compréhension écrite, vous devez avoir réfléchi à toutes les questions du SMART goal et elles doivent avoir amené des questions, soulevé des obstacles, et donc apporté des stratégies.

  • qu’allez-vous lire ? de la fiction ? quel genre ? des œuvres non fictionnelles ou non romanesques (qu’on appelle « non-fiction » en anglais), comme des essais, des bibliographies, des livres pratiques… ? Des journaux, des magazines… ? Des BDs, des mangas, de la poésie… ?

  • où allez-vous trouver ces ouvrages ? En librairie, à la bibliothèque, en ligne ?

  • sous quelle forme ? relié, broché, en pdf, en format adapté à une Kindle ou une Kobo, en audiolivres ?

Autre exemple, si cette fois-ci vous choisissez l’expression orale :

  • s’agira-t-il de monologue, type présentation, cours magistral, ou bien d’un dialogue avec un ou plusieurs interlocuteurs ?

  • allez-vous vous enregistrer sur votre dictaphone ou bien prendre rendez-vous sur Skype avec vos partenaires ?

  • de quoi allez-vous parler ? Où allez-vous trouver vos sujets d’inspiration – dans l’actualité, dans votre quotidien, dans une liste de sujets d’expression comme on peut en trouver sur Internet… ?

Etc.

Une fois que vous avez fait votre choix, ordonnez vos différentes actions sous forme logique : qu’allez-vous faire en 1er ? Certainement vous procurer de quoi lire. Et ensuite ? Vous mettre à la lecture. Oui, mais, et si vous ne comprenez pas un mot, une phrase, un paragraphe ? Qu’allez-vous faire ? Probablement avoir recours à un dictionnaire. Et qu’allez-vous faire de ce vocabulaire élucidé une fois que vous avez compris ? L’oublier ou bien le conserver pour le revoir ? De quelle façon ? Dans un répertoire, un carnet, une application pour mémoriser… ? Allez-vous utiliser différentes couleurs, illustrer chaque terme d’une phrase d’exemple… ? Comment allez-vous revoir ce mot – allez-vous délibérément le réutiliser dans une autre phrase, que vous aurez vous-même créée ?

Et ainsi de suite.

L’idéal serait que vous vous voyez déjà réalisant chacune des étapes de votre objectif, que vous envisagiez à l’avance les problèmes et évoquiez une stratégie adaptée à chaque fois. Sinon, de toute façon, vous le ferez quand vous serez confrontée aux obstacles auxquels vous n’aviez pas encore pensé.

Prévoyez de vous tromper ! Ainsi, avant d’écouter un mot isolé du dictionnaire, j’avais commencé par essayer de répéter une phrase entière du One Minute World News. Or, ça pose problème : ça va trop vite, les phrases sont trop longues, si j’essaie de les enregistrer sur Audacity pour ensuite ralentir le tempo ça me prend plus de temps donc je risque moins de le faire… C’est parce que je me suis rendu compte que c’était trop difficile pour l’instant, avant de trouver une solution satisfaisante, que je me suis rabattue sur la prononciation de simples mots. Mais je vais continuer à creuser le sujet pour passer à la vitesse supérieure !

Enfin, une fois que vous avez bien noté toutes les différentes étapes que vous prévoyez, notez chacune d’entre elles dans votre agenda et prenez rendez-vous avec vous-même pour vous y tenir. Ainsi, si vous avez prévu d’acheter un dictionnaire bilingue, prévoyez un temps pour comparer différents modèles en magasin ou en ligne, de vous faire conseiller, de poser des questions avant d’effectuer votre achat.

 

5.3.5. Si… alors

Enfin, de la même façon que vous allez gérer les obstacles en leur trouvant des stratégies, prévoyez toutes les situations qui pourraient faire que vous ne vous teniez pas à votre résolution.

Par exemple,

  • si je ne sais pas quel mot écouter et imiter chaque matin, alors ce serait bien que je me constitue une petite liste, au fur et à mesure de la journée, des mots sur lesquels j’hésite, ou qui me posent problème ou dont la sonorité me plait.

  • si un matin internet ne fonctionne pas et que je ne peux pas accéder à la BBC, alors je pourrais toujours ouvrir mon dictionnaire Longman qui me propose toujours un terme différent chaque fois que je l’ouvre. Pas besoin de chercher quoi que ce soit ! Ce sera l’occasion d’enrichir mon lexique de façon toujours renouvelée.

  • si un matin je me réveille trop tard ou que je suis pressée, alors je me rattraperai dès que possible, et au plus tard, le soir-même. Je noterai dans mon agenda électronique qu’il me reste à écouter et répéter mon mot du jour afin de ne pas l’oublier.

A vous de jouer !

Quels sont les différents obstacles que vous anticipez déjà ?

Quelles différentes solutions pourriez-vous leur apporter ?

Une fois que vous aurez dressé cette liste, en cas de pépin, il suffira d’y jeter un coup d’œil et vous poursuivrez votre objectif malgré tout. Et, bien entendu, enrichissez votre liste au fur et à mesure, en fonction des évènements et des découvertes. C’est en forgeant qu’on devient forgeron, non ?

 

5.3.6. Récompenses

Pour finir, la récompense! Car, puisqu’on cite des proverbes, tout travail mérite salaire, non?

Je vous propose donc plusieurs types de récompenses, à vous de les choisir à chaque fois bien sûr:

  • les récompenses quotidiennes ou hebdomadaires selon la fréquence de votre action. Ainsi, si vous écoutez un document audio du site elllo.org tous les jours, vous aurez droit à une récompense quotidienne. Si vous dialoguez avec votre oncle anglophone tous les week-ends par l’intermédiaire de Skype alors votre récompense sera hebdomadaire. A vous de voir.

  • la récompense finale, qui sera bien sûr plus importante que celles qui auront été plus fréquentes.

Quant au type de récompenses, à vous de voir bien évidemment selon vos centres d’intérêt :

  • faire une partie de solitaire ?

  • écouter votre mélodie préférée ?

  • danser pendant 5 minutes ?

  • regarder l’épisode d’une série ?

  • aller à une exposition ?

  • vous offrir un massage ?

  • partir en week-end… ?

 

5.4. Avantages

L’avantage d’établir un itinéraire précis, c’est qu’on pense à tout et qu’on n’a plus qu’à exécuter, qu’à appliquer et que, fatalement, on progresse, voire même on réussit.

 

5.5. Limites

Toutefois, attention :

  • vous risquez d’oublier votre projet si vous le préparez et refermez aussitôt votre cahier, mettez vos stratégies aux oubliettes… Alors, comment allez-vous vous en rappeler ?

  • vous craignez peut-être aussi la monotonie, les limites rigides qu’implique un projet bien balisé ? A vous de tester, car vous pourriez être surprise. Est-ce que ça n’est pas plutôt l’inverse, c’est-à-dire que les contraintes vous libèrent, paradoxalement ? Dans quelle mesure cela pourrait-il être vrai : des règles établies clairement, de manière réaliste et adaptées à votre propre cas pourraient-elles vous offrir davantage de liberté ? A vous de voir !

 

6. Mission

A présent, à vous de jouer. Les abonnés trouveront sur la page 48 du site Anglaisance.com la fiche correspondant à toutes les questions d’aujourd’hui afin d’établir votre projet. Je me demande bien ce que vous allez choisir… Envoyez-le moi si vous le souhaitez !

 

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, nous évoquerons la petite phrase « je suis timide ».

 

8. Salutations

Pour finir, n’hésitez pas à me contacter sur si l’envie vous en prend.

Je serais ravie de prendre connaissance de vos aventures linguistiques !

Je vous rappelle que vous trouverez dans la partie bonus du site Anglaisance.com les documents suivants : vos résolutions pour l’anglais, une lettre d’amour à la langue anglaise, et 8 des 10 raisons pour lesquelles vous avez peut-être du mal à apprendre l’anglais :

  1. le principe du tout ou rien ou du noir et blanc.

  2. les conclusions hâtives, c’est-à-dire la télépathie et le catastrophisme.

  3. la surgénéralisation, quand un simple échec prédit fatalement toutes vos futures défaites.

  4. le filtrage, quand on ne voit que les détails négatifs d’une situation.

  5. la dramatisation, quand on grossit le négatif ou minimise le positif.

  6. les fausses obligations, toutes ces règles de vie rigides qu’on s’impose.

  7. le raisonnement émotionnel, quand on croit que notre émotion reflète la réalité.

  8. et enfin, depuis le 1er octobre, l’étiquetage, quand on s’attache une identité négative comme « je suis nulle » ou « je suis paresseuse »… à moins qu’on ne décrive les autres à l’aide d’étiquettes, par exemple « ils sont bizarres ».

Profitez-en : c’est pour vous et c’est tout !

 

« See you next week-end ! Bye ! »

 

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