Un petit échantillon de ce que nous avons appris lors d’un mois aux Etats-Unis, à visiter entre autres, les magnifiques parcs nationaux.

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°44. Aujourd’hui, nous allons parler de civilisation américaine à travers notre dernier périple estival.



2. Préambule

Avant de commencer, une petite anecdote. Cet été, j’ai revu mes meilleurs amis, de passage à Paris, et j’ai demandé des nouvelles de Lola. « Lola ? » Je répète ma question : « Comment va Lola ? » Même regard d’incompréhension. Zut, alors, pourtant on se parle français, sans problème, alors que se passe-t-il ? Je me creuse la cervelle un instant. Et puis, paf, eurêka, je comprends ce qui coince : « Euh, comment va Mona ? » Bon, un O, un A, j’avais deux lettres justes sur 4, et dans le bon ordre en plus, quand même, ils pourraient faire un effort ! Pas besoin de ne pas parler la même langue pour ne pas se comprendre…

Et puis, 2e anecdote, au lieu d’écrire « cervelle » à l’instant, mes doigts avaient tapé « cervieille ». Je crois qu’il y a un message là-dedans…

 

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 43, nous avons parlé de ces moments où, suite à une conversation en anglais, on se disait « mon interlocuteur était horrible ». Vous êtes-vous remémorée l’une de ces occasions ? Quelle était-elle, précisément, c’est-à-dire quels étaient les faits, objectifs, neutres ? Qu’est-ce qui, dans la situation, vous a permis d’affirmer que cette personne était horrible ? Ce qu’elle a fait ? Ce qu’elle a dit ?

 

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, je vous invite à suivre nos pas dans notre périple américain. Nous avons appris tellement de choses durant ce mois d’août 2018 que j’avais envie, pour une fois, de parler un peu de civilisation américaine avec vous.

5. Contenu

Tout d’abord, si vous êtes abonnée sur le site Anglaisance.com, je vous conseille de télécharger le livret d’activités (« activity booklet ») que j’ai composé à votre intention. Je vous explique : chaque fois que nous avons visité un parc national, et il y en a beaucoup, près de 400 aux Etats-Unis, nous avons demandé à participer au Junior Ranger Programme, pour que notre fille, âgée de 7 ans, puisse s’occuper et apprendre et, une fois son livret complété, prête serment et gagne un badge de Junior Ranger, les rangers étant les garde-forestier des parcs nationaux. Ca nous a beaucoup diverti et je suis très admirative de ces livrets, instructifs et ludiques, tous différents, tous intéressants.

Je me suis donc amusée à en créer un pour vous, suivant les exemples que nous avons donc accumulés. Vous le trouverez sur la page 44 du site Anglaisance.com. Il vous suffit de le télécharger, de prendre connaissance des questions et peut-être d’y répondre au fur et à mesure que vous écoutez l’épisode ?

Dans les « booklets », les cahiers d’activités, la règle était souvent de compléter 7 pages si l’enfant était âgé de 7 ans, 10 s’il avait 10 ans, etc. Plutôt que des pages, je vous propose de répondre à des questions selon votre âge : si vous avez 35 ans, complétez 35 questions, si vous avez 99 ans, 99, et ainsi de suite. Parmi les questions, vous trouverez des vrais-faux, des QCM (questionnaires à choix multiples), des mots cachés… En fait, ce dont nous avons déjà parlé dans les épisodes sur les jeux et les consignes.

Ensuite, si vous le souhaitez, vous pouvez m’envoyer votre cahier complété à l’adresse . En récompense, pas de badge mais je vous enverrai un certificat, pourquoi pas ?

Et pour vous donner un aperçu des magnifiques paysages et de nos découvertes, vous trouverez également quelques photos sur la page 44 dont je vous parlais.

Vous êtes prête ? Vous disposez de votre cahier d’activités imprimé ? C’est parti ! « Let’s go ! »

 

5.1. Aperçu

Pour vous donner un aperçu très général, en 4 semaines,

  • nous avons traversé l’Atlantique de Paris à Denver dans un sens puis dans l’autre, soit 7 800kms fois 2, donc 15 600 km c’est-à-dire 9 693 miles puisqu’aux Etats-Unis, on utilise les miles plutôt que les kilomètres.

  • nous avons expérimenté un décalage horaire de 8 heures.

Par exemple, quand il était 12h à Denver, il était 19h en France.

Ou bien quand il était 4h du matin à Paris, il était 20h à Denver, la veille. Nous avons remonté le temps en partant aux Etats-Unis !

Saviez-vous qu’il y avait 4 créneaux horaires principaux aux Etats-Unis ? Il y en a même 6 si on inclut l’Alaska et Hawaï. Mais les 4 principaux, séparés d’une heure, sont les suivants :

  • Pacific Time, par exemple il est 15h à Los Angeles

  • Mountain Time, il est 16h Denver

  • Central Time, il est 17h à Dallas

  • Eastern Time, il est 18h à New York

Et puis les Américains aussi ont une heure d’été, « daylight saving time » (dans ce cas, « to save » signifie « économiser » tandis que « daylight » est un mot composé de « day » et « light », donc « la lumière du jour »). Ca doit parfois être un peu compliqué de s’y retrouver avec ces différences ! Question d’habitude, comme toujours, j’imagine…

  • nous avons parcouru 7 900 kms c’est-à-dire 4 900 miles en voiture. Un mile équivaut à peu près à 1,6 km et inversement 1km correspond à environ 0,6 mile.

  • nous avons traversé 6 états : nous sommes arrivés à Denver dans le Colorado, puis sommes allés dans le Wyoming, le South Dakota (ou Dakota du Sud), le Montana, l’Idaho, l’Utah puis à nouveau le Colorado d’où nous sommes repartis.

  • nous avons eu le temps d’écouter 4 volumes et demi des aventures de Harry Potter, écrites par JK Rowling et lues par l’acteur britannique Stephen Fry :
  1. « Harry Potter and the Philosopher’s Stone », qui en anglais américain s’intitule « The Sorcerer’s Stone »

  2. « The Chamber of Secrets »

  3. « The Prisoner of Azkaban »

  4. « The Goblet of Fire »

  5. Et enfin le début de « The Order of the Phoenix ».

  • nous avons visité 12 parcs nationaux, ce qui signifie que notre fille a remporté 12 badges de Junior Ranger après avoir complété 12 « booklets » et prêté serment autant de fois.

  • nous avons séjourné dans 15 hôtels différents de la même chaîne où nous avons apprécié les piscines intérieures ou extérieures (« indoor or outdoor pools »), les jacuzzi (« hot tubs »), les petits déjeuners buffets (« the buffet »), les films sans interruption publicitaire sur la chaîne HBO, l’acronyme de « Home Box Office »… Cela veut dire qu’au bout d’un moment, les numéros des chambres étaient compliqués à retenir, on était un peu désorienté. Nous nous sommes donc envoyés des messages par téléphone « euh, on est dans quelle chambre, déjà ? », ou bien avons égaré le quart des troupes au 2e étage en remontant l’escalier jusqu’au 3e et j’ai fini par utiliser les associations d’images et de chiffres qui m’ont bien aidée. Je me suis amusée à dupliquer le chiffre du milieu pour que ce soit plus varié, sinon, étant logés au 2e ou 3e étage systématiquement, toutes mes associations auraient commencé par le signe du yin et du yang ou un triskell.

  • Par exemple la chambre 324 est devenue 32 + 24, que je me représente par des dents en or (32 dents, 24 carats).

  • 22 v’là l’alphabet (pour la chambre 226 : 22 dans l’expression « 22, v’la les flics » et 26 lettres)

  • 310 (ou 31/10, une belle robe de soirée quand on se met sur son 31 avec 10 doigts autour de la taille, en Power Pose à la Wonder Woman).

  • 328, soit 32 dents et 28 jours pour le cycle féminin : donc j’imagine un beau sourire féminin, des lèvres maquillées…

5.2. Journée type

Le séjour a été intense et passionnant. Voici ce à quoi ressemblait une journée type :

  • réveil à 6h – il peut faire très chaud aux Etats-Unis l’été. Nous privilégiions donc la fraîcheur matinale.

  • petit déjeuner à 6h30

  • départ à 7h30 après avoir rempli nos gourdes de glace au distributeur gratuit de l’’étage et avoir rempli notre sac thermos et, éventuellement, avoir libéré notre chambre = « check out »)

  • ensuite visites (de musées comme le fort Laramie ou de monuments comme le Capitol de Denver mais surtout parcs nationaux) jusqu’à midi

  • pause pique-nique (on achetait des salades et autres victuailles comme du pain de mie, du jambon, des fruits… chez Trader Joe’s ou Walmart)

  • encore des visites (souvent conclues par l’obtention du badge de Junior Ranger d’Amber après qu’elle ait prêté serment)

  • retour à l’hôtel vers 16h-18h (où on se présentait ou s’enregistrait à la réception, « check in », on prenait un thé, un chocolat chaud, de l’eau aromatisée, du popcorn, des cupcakes ou des cookies offerts par l’hôtel)

  • piscine, jacuzzi (« hot tub »), sport (« fitness center » avec des tapis de course « treadmill »)

  • dîner pique-nique dans notre chambre (où nous disposions d’un mini-frigo, d’une machine à café bouilloire et d’un micro-ondes)

  • enfin, films sur HBO (j’ai apprécié « Darkest Hour » sur un épisode de l’histoire anglaise et de la vie de Churchill, « My cousin Rachel » basé sur le livre de Daphné du Maurier, « Murder on the Orient Express » d’Agatha Christie avec Kenneth Brannagh…)

5.3. Ce qu’on a appris

Je ne peux malheureusement pas tout vous raconter sinon ça prendrait des heures mais voici quelques lieux qui m’ont marquée.

  • A Red Rocks, près de la ville de Golden, se trouvent les gradins d’un amphithéâtre datant des années 1940, construits entre 2 immenses rochers, ayant reçu des artistes célèbres comme Springsteen ou Sting, Eurythmics, Led Zeppelin… Déjà, le lieu est étonnant, mais ce qui l’était encore plus, c’est que, le matin du moins, il y a des athlètes partout : les gens courent sur les gradins de l’amphithéâtre de Red Rocks, certains sprintaient, sautaient de rangée en rangée, faisaient des pompes… La ville la plus proche s’appelle Golden (« doré ») car de nombreux chercheurs d’or (« gold-seekers ») ont été attirés par la perspective de devenir riches, ce qui n’est que rarement arrivé.

  • A Cheyenne, nous avons profité d’une visite guidée de la ville en calèche. Le propriétaire faisait obéir ses chevaux, qui connaissaient le chemin par cœur, en leur lançant des baisers ! Un ou 2 selon ce qu’il voulait qu’ils fassent. Etonnant !

On prononce le nom de la ville « Shy N » (comme la lettre N timide) en anglais et, contrairement au français, le Y fait partie de la 1ère syllabe : chey-enne, alors qu’en français on dit che-yenne.

  • La présence française se fait sentir un peu partout aux Etats-Unis et je ne m’y attendais pas : quelques réceptionnistes parlaient un peu français, et on est passé par des endroits aux  noms français, comme la rivière « Platte » (tout est dit), la montagne Grand Teton (sans commentaire), Robidoux Pass (dont la sonorité nous a beaucoup plu)… mais également les villes de Montpelier (qui a perdu un L en traversant l’Atlantique) et à quelques kilomètres de là, Paris, dont nous avons visité la belle église mormone ou tabernacle, toute en bois (du pin « pinewood ») et grès (« sandstone »).

  • Les parcs nationaux sont incroyables. D’abord, ils sont très nombreux, puis ils sont immenses et chacun a sa spécialité, évoquée dans leur nom, c’est pratique :

  • Dinosaur contient de nombreux fossiles et os, très impressionnants.

  • Arches possède de magnifiques arches rouges, fragiles, dont on a bien compris grâce au film du Visitor Center, le musée du parc, qu’elles étaient éphémères : créées par l’érosion, elles vont être détruites par l’érosion.

  • Les Badlands s’appellent ainsi car il y fait très chaud l’été, très froid l’hiver, l’eau n’est pas potable et il est facile de s’y perdre car tous les monticules se ressemblent.

Tous ces parcs, mais également tous les lieux où nous sommes allés, quels qu’ils soient, sont très propres, « pristine » (« immaculé ») comme me le disait une autre touriste, de New York : pas un papier par terre. On se déplace sur des sentiers en bois (« boardwalk ») et les toilettes sont nombreuses partout. A chaque fois qu’elle prêtait serment, ma fille devait répéter qu’elle promettait de prendre soin de son environnement et de ne pas laisser traîner de détritus. C’est efficace. Et puis le respect de la nature passe aussi par des attitudes : dans ses cahiers d’activités, ma fille pouvait faire des câlins à des arbres (« to hug a tree »), passer 5 minutes à observer la nature (« spend 5 quiet minutes outside »), mesurer les empreintes d’animaux qu’on pourrait trouver à l’aide d’une règle (en pouces, « inch ») sur une des pages de son cahier… J’ai noté le slogan « Pollute your pocket, not your planet. » (« pollue ta poche, pas la planète »). En arrivant dans la ville de Montrose, j’ai vu un panneau : « adopt a street, litter control » (adoptez une rue, contrôle des détritus). Malin pour responsabiliser les gens !

  • Les Visitor Centers, dans chaque parc, sont fabuleux : d’abord, ils sont beaux et puis toutes les activités sont ludiques et bien faites. Par exemple, en appuyant sur un détonateur on a pu faire exploser une partie de la montagne à la dynamite (sur un film d’époque). Ou bien soulever une plaque de la croûte terrestre à l’aide d’un levier. Ou bien toucher et manipuler des cornes, des bois, des fourrures, des os d’animaux… dans les « touch baskets » ou les « touch tables » (les paniers ou tables pour toucher). Ou bien voter pour l’animal préféré entre le « moose » (l’élan) et le « bear » (l’ours), avec des cailloux à déposer dans l’un ou l’autre panier mis à disposition.

Dans le parc national Arches, j’ai bien aimé la « Reflection Chair » (chaise de réflexion), avec un petit carnet (« Reflection Journal ») et un crayon, ainsi que des idées, des sujets (« prompts ») pour compléter une page du carnet assis face à la montagne.

  • Nous avons aimé le Mont Rushmore (« Mount Rushmore ») où 4 visages de présidents américains ont été taillés à la dynamite : Washington, Jefferson, Roosevelt, Lincoln.

https://en.wikipedia.org/wiki/Mount_Rushmore

Ca nous a tellement plu qu’on a également visité le Crazy Horse Memorial, pas très éloigné.

https://en.wikipedia.org/wiki/Crazy_Horse_Memorial

Là, aussi, c’est impressionnant par la taille, la beauté du projet, mais également par le temps que ça prend : le projet, commencé en 1948, il y a donc 70 ans, n’est toujours pas achevé. On ne distingue pour l’instant que le visage de Crazy Horse. A long terme, la montagne entière représentera le chef indien sur son cheval, pointant vers une réserve d’Indiens à proximité. La sculpture de Crazy Horse n’est pas basée sur des photos ou des portraits du chef indien mort à 35 ans d’un coup de bayonnette puisqu’il n’y en avait pas – il ne voulait pas qu’on emprisonne aussi son ombre. En revanche, le sculpteur d’origine polonaise, Korczak, a eu recours aux souvenirs d’anciens qui l’avaient connu.

Le spectacle de nuit, au laser, est magnifique : les animaux, comme le cheval et l’aigle en particulier, les plumes, sont très réussis. Les musiques sont entraînantes (un peu country, très patriotiques). J’ai noté 3 citations mentionnées dans le spectacle que je trouve particulièrement belles :

  • « Every man has his mountain. I’m carving mine. » (Korczak) « Chaque homme a sa montagne. Je sculpte la mienne. » Et vous, quelle est votre montagne ?

  • « With work comes accomplishment. » (Billy Mills, médaillé olympique membre de la tribu des Lakotas) « La réussite vient avec le travail. » Qu’en pensez-vous ?

  • « There is no death. Only a change of worlds. » (Chief Seattle, un chef indien) « La mort n’existe pas. C’est juste un changement de mondes. »

J’espère que les générations futures pourront admirer cette œuvre splendide et ce travail titanesque, ce projet fou et superbe, enfin achevé.

  • Saviez-vous que 60% des plantes qu’on mange aujourd’hui ont été domestiquées par les Indiens : l’avocat (« avocado »), le maïs (« corn »), les haricots verts (« green beans »), le potiron (« pumpkin »), les fraises (« strawberries »), les canneberges (« cranberries »), le cacao (« cocoa »), les myrtilles (« blueberries »), les tomates (« tomatoes »), l’ananas (« pineapple »)… ?

  • Saviez-vous que tenir un drapeau à l’envers est un signe international de détresse ? « Holding the flag upside down an international sign of distress ». Les Indiens le font en signe de protestation, pour manifester leur mal-être.

  • dans une vitrine du musée Crazy Horse Memorial se trouvait la chaussure de Shaquille O’Neal, joueur de basket-ball américain, pointure 24, soit la taille de l’avant-bras de mon fils, main comprise ! Pour vous permettre de comparer, la pointure 13,5 pour les hommes correspond à un 48 masculin français. Bon, il faut savoir que Shaquille O’Neal mesure 2,16m (soit « 7 feet 1 », 7,1 pieds) et pèse 147kgs (soit 323 livres, « pounds »).

  • D’ailleurs, à force de voir des conversions un peu partout, je vais peut-être finir par les retenir :

  • 1 gallon = 4 litres (c’est ce qu’on nous conseille de boire à Arches National Park par jour si on ne veut pas être déshydraté)

  • 5ft = 1.5m (la profondeur du grand bain dans l’une des piscines des hôtels)

  • Je me suis sentie très jeune devant Devil’s Canyon : la rivière (Bighorn River) a creusé le canyon en 70 millions d’années.

  • J’ai aimé chanter l’hymne américain avant un spectacle amateur de « gunfighters » (« des as de la gâchette ») à Cody : il fallait retirer notre chapeau et poser notre main droite sur notre cœur. C’était un moment émouvant, comme si j’étais moi aussi américaine un instant (bon, le temps de notre séjour).

  • Le parc national de Yellowstone est réputé et c’est celui dans lequel on a passé le plus de jours. Il est plus grand que la Corse et pourtant… on y a retrouvé des français croisés à l’hôtel le matin même ! Il faut dire que les touristes français sont nombreux, tout comme les Chinois. Nous avons aussi croisé de nombreux motards en raison d’un festival dans la ville de Sturgis. Yellowstone est célèbre pour ses geysers et sources d’eau chaude, très nombreux, de couleurs incroyables, comme Grand Prismatic (qui contient presque toutes les couleurs) ou Old Faithful (le « vieux fidèle », appelé ainsi parce que ses irruptions sont assez régulières et fréquentes et également les plus hautes du parc. La vapeur d’eau se déploie puis se replie comme de la soie blanche…)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Prismatic_Spring

https://fr.wikipedia.org/wiki/Old_Faithful

  • Le drapeau américain était en berne devant le Visitor Center de Red Canyon en hommage à un pompier (« firefighter ») de l’Utah parti en Californie combattre les feux – un arbre l’a écrasé.

 

5.4. La faune et la flore

On a vu de nombreux lapins à la queue de coton (« cottontail rabbits », des lapins à queue blanche), lézards (« lizards ») quelques écureuils (« squirrels ») et chipmunks, des marmottes, des bisons, des daims (« deer ») et des biches (« doe »), des moutons (« longhorn sheep » à longues cornes), un « furry caterpillar » (= une chenille poilue), « a prairie dog » (un chien de prairie)… On a craint les serpents à sonnette (« rattlesnakes ») mais nous n’en avons pas vus, ouf.

A Custer State Park on a vu pour la 1ère fois des bisons partout, des grands et des bébés ! Les bisons jouent un rôle extrêmement important dans l’ouest américain. C’est grâce à eux que les Indiens survivaient : ils mangeaient leur viande, utilisaient leurs peaux pour construire des tipis, mais aussi leurs os, leurs cornes…

Et lorsque les bisons se déplacent, ils emportent avec eux toutes sortes de graines qui permettent de régénérer la nature. En septembre, les bisons sont rassemblés pour vérifier qu’ils vont tous bien et les bébés sont marqués au fer rouge (« branded »). On a appris que le nom scientifique des buffalos est « bison bison ».

A Custer une Park Ranger nous a expliqué la différence entre les cornes (« horns ») et les bois (« antlers »). Le bison a des cornes, faites de kératine (comme nos cheveux), et elles ne sont pas aussi lourdes que celles des Longhorn Sheep qui elles sont très impressionnantes ! Quant aux bois (« antlers ») des élans (« elk »), ils sont faits en os et sont légers. Ce qui m’a étonné, c’est que lorsqu’un bison perd une corne, c’est fini (alors que nos cheveux, en kératine, repoussent) tandis que les bois, en os, repoussent, eux ! Ca nous a fait penser au tome 2 de Harry Potter, quand il se casse le bras, que le professeur Lockheart veut le guérir mais empire les choses en retirant tous les os de son bras à la place et que l’infirmière les fait repousser en une nuit !

  • Nous avons vu de nombreux corbeaux également. Lorsqu’ils sont petits, comme à Paris, on les appelle des « crows ». Mais les plus grands sont des « ravens », ce qui est aussi le titre d’un poème de l’auteur américain Edgar Allan Poe.

  • On nous avait bien mis en garde contre les ours, et on savait qu’il fallait faire du bruit pour les éloigner. Malheureusement, les enfants n’ont pas eu l’occasion de leur chanter la Marseillaise comme ils l’avaient prévu – on n’en a vu aucun.

  • Saviez-vous que les renards volent les chaussures des randonneurs la nuit quand ils les laissent devant leur tente ? Ils n’ont plus qu’à rentrer pieds nus !

  • A un Park Ranger Programme (une animation par un garde-forestier), on a appris que les colibris (= « hummingbirds ») avaient un cœur qui battaient plus de 12 000 fois par minute. Ils se nourrissent du nectar des fleurs dans lequel leur langue se plonge de 13 à 20 fois par seconde. Ils vivent entre 5 et 7 ans.

5.5. La nourriture

Grands fans de The Big Bang Theory, nous avons tenu à manger à la Cheesecake Factory (c’est-à-dire « l’usine à cheesecakes », ce gâteau à base de fromage blanc épais, le Philadelphia, à divers parfums). Mais on n’a pas vu trace du personnage de Penny, d’autant plus qu’on n’a été servi par des hommes. Je n’avais jamais vu un menu où les calories étaient indiquées à côté de chaque plat et j’ai trouvé ça drôle sans vraiment faire attention. Puis, en ouvrant leur menu « normal », je me suis rendu compte que chaque plat apportait environ 1500 calories ???!!! C’est fou, non ? Sans le faire exprès, on avait ouvert le 2e menu proposé, appelé « Skinnylicious », un mot-valise, c’est-à-dire un mélange de « skinny », la peau sur les os, tout mince, et « delicious », délicieux. Là aussi les calories étaient indiquées mais c’était bien plus raisonnable. Beaucoup de clients ne finissaient pas leurs plats et prenaient à emporter (« a doggy bag ») . J’ai trouvé un lien vers les plats proposés par ce restaurant et leurs qualités nutritionnelles et je vous le mets sur la page 44 d’Anglaisance si ça vous intéresse :

http://www.cheesecakefactorynutrition.com/restaurant-nutrition-chart-php/

A Cody, on a dégusté un Bison Burger et ça n’était pas mauvais. Ca ressemble à du bœuf, en plus parfumé je trouve.

Le rapport des Américains à la nourriture n’est pas simple. Par exemple, on a regardé des extraits d’une émission de télé-réalité sur des obèses cloués au lit. La coupure pub commençait par de la pizza…

  • le buffet de nos hôtels était surmonté de panneaux :

  • « fruit, you know you need it »

  • « bread, you know you want it »

Ils jouent sur le besoin (mais pas l’envie) de fruits et le désir (mais pas le besoin) de pain. Il y avait un petit étal de fruits (bananes, pommes, oranges, salade de fruits parfois) et du pain, des « cinnamon rolls » (des petits pains à la cannelle), et un manège de céréales pour enfants, une machine à « pancakes », ces crêpes épaisses qu’on peut voir cuire en 1 minute chrono (« one minute flat » avec un jeu de mot sur « flat » qui veut aussi dire « plat », comme la pancake dans l’assiette), parfois des gaufriers, des muffins…

  • Au-dessus du jus de fruit (orange, pomme, mais aussi canneberge, « cranberry », ou même mangue « mango »), on pouvait lire « squeeze the day » (= pressez le jour) jeu de mots pour rappeler « seize the day » (= profitez du jour, du latin carpe diem).

  • Quant à « smiles from beer to beer » (« sourires d’une bière à l’autre), c’est un détournement de « smiles from ear to ear » (« sourires d’une oreille à l’autre »).

  • J’ai noté le message d’un maillot : « Don’t look for love, look for pizza. », « ne cherchez pas l’amour. Cherchez de la pizza. »

  • Dans une boutique, j’ai admiré des « embracelets », des bracelets sur lesquels sont marquées des petites phrases dont :

  • « motivated by chocolate » (motivée par le chocolat)

  • « a balanced diet is chocolate in both hands » (un régime équilibré, c’est du chocolat dans chaque main)

Mais aussi :

  • « perfectly imperfect » (parfaitement imparfaite – ça, c’est tout moi !)

  • « fluent in sarcasm » (je parle le sarcasme couramment)

  • « beautiful inside out » (belle dedans comme dehors)

  • « following my dreams » (je poursuis mes rêves)

  • « unstoppable » (rien ne m’arrête)

  • « I get up and nothing gets me down » (je me lève et rien ne m’abat)

5.6. L’interculturel

Je me suis demandée si « les distances de sécurité » humaines, comme pour les voitures, c’est-à-dire entre 2 êtres humains, ne sont pas plus grandes aux US qu’à Paris, ce qui serait logique, Paris étant bien plus dense que les Etats-Unis : on s’y excuse quand on est nez à nez avec quelqu’un, voire quand on lui rentre dedans.

Aux Etats-unis, c’est dès 1m que les gens s’excusent d’être entré dans votre espace personnel. Ca m’a surprise mais j’ai noté l’étonnement, la gêne de ceux que j’ai « croisés ». Ca explique même peut-être pourquoi je suis peut-être passée devant quelqu’un à la réception d’un Visitor Centre, sans le vouloir, avant que je prenne conscience de cette différence culturelle. Le monsieur était tellement loin (pour moi) que ça me paraissait évident qu’il n’avait pas envie de parler à la Park Ranger. Mais il est fort probable que je me sois trompée et sois passée pour la touriste qu’on ne veut pas rencontrer. Maintenant, je sais.

D’autant plus qu’une femme pompier croisée dans un jacuzzi (« hot tub ») m’a confirmé que la distance moyenne entre 2 êtres humains étaient censée être de « 4 feet » soit 1,20 mètre, un pied (« one foot ») mesurant 30cm (quand il ne s’agit pas de celui de Shaquille O’Neal !).

https://www.metric-conversions.org/length/feet-to-meters.htm

 

6. Mission

Votre mission, donc, si ça n’est pas déjà fait, est de compléter le cahier d’activités à votre disposition sur Anglaisance.com. J’espère que ça vous plaira !

Et vous, avez-vous passé de bonnes vacances ? Qu’avez-vous appris ? Etes-vous parti dans un pays anglophone ? Sinon, avez-vous utilisé l’anglais cet été ? Dans quelles circonstances ? Parfois, il faut se forcer un peu pour parler anglais et ce sera justement l’objet de l’épisode 46, si vous le voulez bien.

 

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, le numéro 45, nous évoquerons des pensées alternatives à la pensée vue la semaine dernière dans l’épisode 43, à savoir « mon interlocuteur était horrible. » Avez-vous déjà des idées ?

 

8. Salutations

Pour finir, n’hésitez pas à me contacter sur si l’envie vous en prend.

Je serais ravie de prendre connaissance de votre plus grande difficulté en anglais ou bien de parler de vos expériences et progrès en début d’épisode !

Je vous rappelle que vous trouverez dans la partie bonus du site Anglaisance.com les documents suivants : vos résolutions pour l’anglais, une lettre d’amour à la langue anglaise, et 7 des 10 raisons pour lesquelles vous avez peut-être du mal à apprendre l’anglais :

  1. le principe du tout ou rien ou du noir et blanc

  2. les conclusions hâtives, c’est-à-dire la télépathie et le catastrophisme

  3. la surgénéralisation, quand un simple échec prédit fatalement toutes vos futures défaites

  4. le filtrage, quand on ne voit que les détails négatifs d’une situation.

  5. la dramatisation, quand on grossit le négatif ou minimise le positif.

  6. les fausses obligations, toutes ces règles de vie rigides qu’on s’impose.

  7. et enfin, depuis le 1er septembre, le raisonnement émotionnel, quand on croit que notre peur ou autre émotion reflète la réalité, comme s’il y avait vraiment quelque chose à craindre.

Profitez-en : c’est pour vous et c’est tout !

 

« See you next week-end ! Bye ! »

 

Documents téléchargeables :