Que se passe-t-il lorsqu’on se dit, après avoir parlé anglais avec quelqu’un d’autre, « mon interlocuteur était horrible ! » ?

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°43. Aujourd’hui, nous allons explorer la pensée « mon interlocuteur était horrible ! »



2. Préambule

Pour commencer, je veux vous relater une anecdote. Comme chaque semaine, mon mari a écouté l’épisode d’Anglaisance n°39, intitulé « j’ai peur de me tromper ». Et là, horreur, je me suis rendue compte que j’ai laissé un passage suivi d’un blanc, que je voulais effacer, avant une reprise mieux dite. J’ai demandé à mon mari de le réécouter pour voir l’étendue de mon erreur et j’ai aussitôt ressenti de la honte. Cela m’a donné l’occasion de réaliser plusieurs boucles, automatiques et alternatives, sur justement le sujet de l’erreur. Les voici.

 

Boucle automatique

Circonstances – épisode 39

Pensée – Non, c’est pas vrai !?

Emotion –  incrédulité

Actions –  je demande à mon mari de réécouter le n°39

Résultat – je ne veux pas croire que je suis capable de commettre des erreurs

 

Boucle alternative

Circonstances – épisode 39

Pensée – Bon, j’ai fait une erreur et c’est tout

Emotion –  apaisée

Actions – je passe à autre chose

Résultat – je vis tranquillement, comme un être humain

 

Boucle automatique

Circonstances – épisode 39

Pensée – je n’aurais pas dû laisser cette erreur

Emotion – honte

Actions – je m’en veux, j’espère que mes auditeurs ne m’en voudront pas

Résultat – je suis dans le déni, c’est-à-dire que je refuse d’avoir commis une erreur

 

Boucle alternative

Circonstances – épisode 39

Pensée – je devais laisser cette erreur puisque je l’ai fait

Emotion – détachée

Actions – je prévois de m’excuser, de réparer et d’expliquer comment je procède à mes auditeurs

Résultat – j’apprends grâce à cette erreur

 

Boucle automatique

Circonstances – épisode 39

Pensée – mes auditeurs ne vont pas me prendre au sérieux

Emotion – honte

Actions – je veux me cacher, retirer le n°39 de SoundCloud, le détruire

Résultat – je prends mon erreur trop au sérieux

 

Boucle alternative

Circonstances – épisode 39

Pensée – mes auditeurs pensent ce qu’ils pensent et c’est tout

Emotion – détachée

Actions –  je prévois de préserver la qualité de mes épisodes, à faire de mon mieux, par exemple en rectifiant cette erreur et en vérifiant mieux les prochaines fois

Résultat – je me concentre sur mes pensées

 

Boucle automatique

Circonstances – épisode 39

Pensée – mes auditeurs vont cesser d’écouter Anglaisance

Emotion – panique

Actions – je m’inquiète pour mes statistiques

Résultat – je suis dans la tête de mes auditeurs plutôt que dans la mienne

 

Boucle alternative

Circonstances – épisode 39

Pensée – le message passe quand même

Emotion – détachée

Actions – je me concentre sur la clarté et la qualité de mon message

Résultat – je poursuis mon chemin vers plus de qualité

 

Voilà également qui me permet de mentionner la citation de mon amie Natalie : « Qui ne se plante pas ne pousse jamais. » Je pousse, je pousse ! Et vous ?

 

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 42, nous avons parlé de la transcription et ses nombreux bienfaits. Transcrivez-vous régulièrement des documents audio ou vidéo en anglais ? De quels types de supports s’agit-il ? Progressez-vous ainsi ? Qu’avez-vous appris en particulier de l’anglais et de vous-même ?

 

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons parler des « mauvaises rencontres », ou ce qu’on prend comme telles, quand par exemple on se dit suite à une épreuve orale, un entretien d’embauche, la signature d’un contrat ou toute autre interaction humaine, « mon interlocuteur était horrible ! »

 

5. Contenu

5.1. Exposition = ménage de méninges

5.1.1. Attitudes déstabilisantes

Commençons par évoquer quelques exemples : lorsque mes étudiants ont passé leurs oraux de fin d’année, ils me relatent parfois leur expérience, afin d’être rassurés. C’était le cas de Libby, dont je vous ai déjà parlé. Au fil du temps, j’ai relevé les différentes attitudes d’interlocuteur qui pouvaient déstabiliser. Celui-ci pourrait très bien :

  • soupirer

  • bailler

  • rire

  • être inexpressif

  • regarder dans le vide

  • corriger chacune de vos erreurs

  • ne pas vous laisser finir et vous interrompre en pleine phrase

  • poser des questions que vous ne saisissez pas

  • se répéter à l’identique, en s’énervant, quand vous demandez des explicitations

  • passer du coq à l’âne en posant des questions sur des sujets qui n’ont rien à voir les uns avec les autres

  • ne donner aucun mot de vocabulaire pour vous aider

  • avoir un accent incompréhensible, très prononcé selon vous et vos habitudes

  • être inaudible – parler trop bas, alors qu’il y a du brouhaha autour de vous comme c’est souvent le cas pour les oraux d’examen

  • passer son temps à écrire tout ce que vous dites

  • consulter son téléphone et écrire un SMS

  • regarder par la fenêtre

  • répondre « what ? » à ce que vous lui disiez comme s’il ne comprenait rien

  • ou autre chose encore.

Avez-vous déjà eu l’occasion de converser avec quelqu’un comme ça en anglais ? Avez-vous alors pensé que votre « interlocuteur était horrible » ? Vous souvenez-vous qu’on peut différencier les maths (c’est-à-dire les faits objectifs, les circonstances) et les histoires (les pensées, notre interprétation de la situation) ? Dans le cas où on pense que notre interlocuteur était horrible, il serait intéressant de relever les faits et rien que les faits, c’est-à-dire ce qui mettrait tout le monde d’accord. Oui, il a ri. Oui, elle a soupiré. Alors, quels sont les faits ? Comme toujours, tâchez d’être

précise !

 

5.1.2. Eclaboussures à la piscine !

Par exemple, durant notre périple américain dont je vous parlerai bientôt, ma fille Amber a sauté dans la piscine et a éclaboussé un monsieur assis au bord. Il est parti en nous disant « You’re that kind of people » entre autres choses. « Vous êtes ce genre de personnes ». Ce sont les faits.

On aurait pu se raconter plein d’histoires, c’est-à-dire avoir plein de pensées désagréables comme « il était horrible, méchant de nous traiter ainsi, de nous étiqueter pour quelques éclaboussures ! » ou bien « il est débile de s’emporter pour quelques gouttes d’eau ! On ne vient pas à la piscine pour ne pas être mouillé ! On ne peut pas espérer que des enfants en vacances fassent sagement des longueurs quand il y a des frites et des ballons disponibles justement pour qu’ils s’amusent ! »

C’aurait été des histoires, des jugements, nos pensées, notre interprétation de la situation.

L’émotion que nous aurions alors ressentie aurait pu être la colère, la justification, la résistance, la désapprobation. Rien de très agréable, rien de très utile.

L’idée, en fait, est que la situation aurait dû être différente :

  • il n’aurait pas dû râler d’être éclaboussé

  • il n’aurait pas dû nous traiter de « that kind of people », quoi que ce soit qu’il entende par là

  • au contraire, il aurait dû reconnaître qu’on était gentil, bien sûr, parce qu’on essaie de l’être en toutes circonstances

  • il aurait dû se dire que c’était juste un accident bien sûr, surtout pas intentionnel

  • il aurait dû ressentir de l’amusement par exemple pour les enfants qui profitaient tant de la piscine

  • il aurait dû agir autrement, par exemple en riant, en signalant gentiment que les chaises étant si proches du bassin dans cet hôtel, il aurait mieux valu que ma fille soit plus attentive.

Et la liste pourrait être plus longue encore…

Tout ça est bien beau, mais ça n’est pas la réalité. Vouloir que ce monsieur se comporte différemment à notre égard ne nous sert pas le moins du monde. Tout simplement parce que ça ne s’est pas passé ainsi et c’est tout.

Au contraire, je peux choisir de penser que « bien sûr qu’il s’est fâché parce qu’il avait ses raisons, ses pensées, ses émotions. Il a dû penser que c’était grave pour être si contrarié, et ça le regarde. Sa réaction lui appartient totalement. Ca n’a rien à voir avec nos personnes, c’est juste son attitude, son jugement par rapport à une petite fille qui s’amuse dans l’eau et éclabousse car, oui, elle l’a éclaboussé. Il a donc le droit de se comporter comme bon lui semble, ça le regarde.

 

5.1.3. Alice

Tout ça pour mettre cette situation en parallèle avec celle d’Alice, dont je vous ai déjà parlé. Souvenez-vous : Alice a brillamment réussi ses concours cette année et c’est une belle revanche sur l’année précédente, quand il ne lui a manqué que l’anglais pour être admise. La raison pour laquelle ça s’est mal passé l’année dernière est qu’elle a perdu ses moyens face au jury d’anglais. Voici comment elle l’a décrit : il s’agissait selon elle d’un jury inintéressant, qui lui posait des questions sans intérêt. L’un des membres du jury était très fermé, ne participant presque pas au dialogue. Quant à l’autre, elle a posé 2 questions, dont une tout bas, à peine audible.

Alice a alors eu l’impression d’être face à un jury bête et sadique qui la menait à l’échafaud.

Elle aurait souhaité que le jury lui donne envie de répondre à ses questions et pour cela elle s’attendait à ce qu’il :

  • pose des questions claires

  • comprenne le stress de sa candidate

  • soit bienveillant et encourageant

  • articule et parle distinctement…

Si le jury s’était comporté ainsi, elle se serait alors sentie plus en confiance, aurait mieux développé ses réponses, aurait montré sa véritable valeur, eu une meilleure note et ainsi remporté son concours dès la 1ère tentative.

 

5.1.4. A vous !

Et vous, quelles expériences similaires avez-vous connues ? N’hésitez pas à prendre le temps de répondre aux questions suivantes sur une feuille de papier.

  • Quels étaient les faits précis ? Qu’a fait votre interlocuteur ? S’il a dit quelque chose, contentez-vous de noter ses paroles exactes.

  • Qu’en avez-vous pensé ?

Si vous avez jugé votre interlocuteur « horrible », pouvez-vous donner plus de précisions à ce jugement ? L’avez-vous trouvé nul, incompétent, débile… Défoulez-vous, ça reste pour vous, sur le papier.

  • Pouvez-vous expliquer précisément pour quelles raisons ? Vous pouvez peut-être commencer vos réponses par « il n’aurait pas dû… »

  • Comment vous êtes-vous sentie dans cette situation ?

  • Qu’avez-vous fait ?

  • Quel a été le résultat pour vous ?

  • Auriez-vous aimé que la situation soit différente, que votre interlocuteur se comporte autrement ?

  • Qu’aurait-il dû faire selon vous ? N’hésitez pas à dresser la liste la plus complète possible, en utilisant l’amorce « il aurait dû… » si cela vous aide.

  • Qu’auriez-vous pensé s’il s’était comporté ainsi ?

  • Comment vous seriez-vous sentie ?

  • Qu’auriez-vous alors fait ?

  • Quel résultat auriez-vous obtenu ?

 

Vous avez probablement constaté que nous avons suivi le Model de Brooke Castillo, que j’appelle la boucle de Brooke : les circonstances autour de nous peuvent déclencher notre pensée qui engendre une émotion qui nous pousse à l’action qui donnera un résultat.

A vous de créer votre propre boucle. Soyez précise : quelle est la circonstance exacte ? Qu’a fait mon interlocuteur précisément qui a déclenché une pensée, puis une émotion qui m’ont poussée à faire telles actions et donné tel résultat. Par exemple, si je me focalise sur les bâillements de mon interlocuteur, je peux penser qu’il n’en a rien à faire de ce que je lui dis ou que ce que je dis n’a aucun intérêt. Si je me concentre sur son rire, il peut me venir à l’esprit qu’il me trouve stupide ou que j’ai dit une grosse bêtise.

 

Circonstances – mon interlocuteur bâille

Pensée – je ne dis rien d’intéressant

Emotion – insignifiante

Actions – je ne vais pas jusqu’au bout de mon idée, je ne donne pas davantage d’exemples, je ne développe pas mes arguments, je ne démontre pas l’intérêt de ma pensée, je réponds à ses questions le plus brièvement possible, je fais et dis le minimum, je n’approfondis pas mon sujet, je me contente de dire ce que mon interlocuteur sait déjà…

Résultat – je ne dis rien d’intéressant

 

Autre exemple :

Circonstances – mon interlocuteur rit

Pensée – je dois avoir dit une grosse bêtise

Emotion – embarrassée

Actions – je parle de moins en moins, je ne développe pas mes arguments, je cherche à abréger l’entretien

Résultat – je ne cherche pas à rendre ma pensée claire pour mon interlocuteur, ce qui est une bêtise.

 

5.2. Problème

Nous l’avons vu, ces situations ne sont pas très agréables à vivre, qu’il s’agisse d’un jury, d’un inconnu dans une piscine ou bien sûr, dans le monde professionnel. Or, rappelez-vous que si nous ne maîtrisons bien sûr pas les autres, nos circonstances, nous pouvons néanmoins nous maîtriser, à savoir nos résultats, nos actions, nos émotions, nos pensées. Alors, pourquoi choisissons-nous d’interpréter la situation et notre interlocuteur ainsi ?

 

5.2.1. Causes

Pourquoi choisir cette pensée ?

Pourquoi choisir que si mon interlocuteur baille, c’est parce qu’il n’en a rien à faire de ce que je dis ou que ce que je dis n’a aucun intérêt ?

Pourquoi choisir que si il ou elle rit, c’est parce qu’il me trouve stupide ou que j’ai dit une grosse bétise ?

Pourquoi ces options-là vous viennent-elles à l’esprit plutôt que d’autres, plus avantageuses pour vous ? Probablement parce que, au fond, on croit n’avoir rien à dire d’intéressant et ne proposer que des inepties.

Peut-être ne sommes nous pas sûres de nous.

On dépend alors de l’image que nous « renvoie » notre interlocuteur, quelle qu’elle soit, positive ou négative. On s’y accroche en essayant de se fondre dans le moule de ses attentes. On se dit peut-être « il s’attend à ce que je dise ça mais je ne sais pas » ou bien « elle voudrait que je réponde comme ça mais j’en suis incapable. » Sauf qu’en fait on n’en sait rien, c’est juste qu’on interprète les actions de cet interlocuteur, on imagine ce qu’il ou elle pense sans avoir la moindre certitude. Car la seule certitude qu’on puisse avoir, c’est qu’il a agi de telle ou telle façon ou dit tel ou tel mot et c’est tout. Le reste, c’est l’histoire qu’on se raconte et c’est tout.

En fait, lorsqu’on attribue trop d’importance à notre interlocuteur (qu’il s’agisse d’un jury, d’un recruteur, d’un client, d’un fournisseur) c’est peut-être  qu’on croit que notre avenir dépend de sa seule personne. Mais est-ce vrai ? Comme tout ce qu’on se raconte, on peut peut-être envisagé que ce soit faux : et si notre avenir dépendait de nous, de ce qu’on fait, plutôt que de nos circonstances, de cette personne qu’on ne peut pas manipuler comme une marionnette ?

 

5.2.2. Et alors ?

Pour comprendre pourquoi vous pensez ceci, pour en débusquer les causes, demandez-vous, face au comportement de votre interlocuteur : « et alors ? » Par exemple : mon interlocuteur regarde par la fenêtre. Et alors ? Qu’est-ce que ça veut dire, pour moi ? Comment est-ce que je l’interprète ? Vous devriez alors pouvoir établir une belle petite liste de réflexions que le simple geste de votre interlocuteur vous inspire. D’ailleurs, vous pouvez vous entraîner en dehors des entretiens qui ont de l’importance pour vous. Combien de fois par jour interprète-t-on les comportements des gens qui nous entourent ? Une moue, un haussement de sourcils, un ton particulier… Observez votre cerveau interpréter ! N’est-ce pas fascinant ?

Ainsi, durant nos vacances dans le Colorado, un matin, au petit déjeuner, j’ai signalé à une serveuse qu’il n’y avait plus d’eau chaude et elle m’a regardé en disant « what ? ». J’aurais pu me dire « elle aurait dû comprendre ce que j’ai dit ! » Et alors ?

 

Boucle automatique

Circonstances – serveuse

Pensée – je ne suis pas compréhensible

Emotion – inquiètude

Actions – je bégaie, parle plus bas, moins distinctement, avec plus d’accent français

Résultat – je ne me fais pas comprendre

 

Boucle alternative

Circonstances – serveuse

Pensée – il y a tellement de bruit qu’elle n’a pas dû entendre

Emotion – confiance

Actions – je répète plus distinctement, en la regardant bien, en vérifiant qu’elle me regarde et qu’elle montre qu’elle a compris

Résultat – je me fais comprendre

 

5.2.2. Conséquences

Quand on juge notre interlocuteur, on se confronte alors à différents inconvénients :

  • On s’intéresse plus à l’interlocuteur et à ses actions qu’à nous et à nos actions. Or, on sait bien qu’on ne contrôle pas notre interlocuteur, qui fait partie des circonstances.

  • On ne fait pas attention à sa propre prestation, tellement on recherche, on guette l’approbation de notre interlocuteur.

  • On déteste notre interlocuteur et on lui fait des reproches silencieux (ou pas !) : « sans lui, j’aurais réussi, je serais motivée, embauchée, riche… » « C’est de sa faute si je suis malheureuse ! »

Le problème, c’est que pendant qu’on fait des reproches, qu’on se plaint et ainsi de suite, nous sommes les seules à ressentir ces émotions négatives. Notre interlocuteur, lui, ne ressent rien de tout ça et n’en a peut-être même pas conscience. Donc non seulement ce comportement ne nous permet pas de donner le meilleur de nous-mêmes, mais nous en ressentons les effets nocifs à long terme.

Quand j’ai rencontré Alice, plusieurs mois s’étaient écoulés depuis son 1er oral d’anglais et elle en voulait toujours à son jury. Elle avait dû passer tout ce temps à ressasser ses pensées au sujet de ces 2 personnes à qui elle faisait toujours beaucoup de reproches. Elle devait se sentir très mal. Son jury, lui, avait dû oublier son épreuve depuis belle lurette. En vouloir à quelqu’un est un choix involontaire et ne sert donc pas à grand-chose. Le docteur Renée Stephens compare la rancœur à des valises qu’on transporterait toujours et partout avec soi. C’est lourd, des bagages encombrants, et ça ne sert à rien. Et si on déposait nos bagages ? Et si on choisissait d’autres pensées ? Et si on voulait se comporter autrement, donner le meilleur de nous-mêmes, quelles que soient les circonstances ?

C’est ce que nous verrons dans l’épisode 45.

 

6. Mission

Voici les questions que je vous posais plus tôt :

  • Qu’a fait ou dit votre interlocuteur ?

  • Qu’en avez-vous pensé ? Comment l’avez-vous jugé ?

  • Pouvez-vous expliquer précisément pour quelles raisons à l’aide de « il n’aurait pas dû… » ?

  • Comment vous êtes-vous sentie dans cette situation ?

  • Qu’avez-vous fait ?

  • Quel a été le résultat pour vous ?

  • Auriez-vous aimé que la situation soit différente, que votre interlocuteur se comporte autrement ?

  • Qu’aurait-il dû faire selon vous ? Aidez-vous de l’amorce « il aurait dû… » si vous le souhaitez.

  • Qu’auriez-vous pensé s’il s’était comporté ainsi ?

  • Comment vous seriez-vous sentie ?

  • Qu’auriez-vous alors fait ?

  • Quel résultat auriez-vous obtenu ?

Et enfin : et alors ?

 

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, le numéro 44, je vous propose un petit voyage si vous le voulez bien : je vous ai comme « emmené » dans mes bagages ou du moins dans mes pensées lors de notre séjour d’un mois aux Etats-Unis. Je vous invite à découvrir ce que nous avons appris durant ces 28 jours. Ca vous dit ?

 

8. Salutations

Pour finir, n’hésitez pas à me contacter sur si l’envie vous en prend.

Je serais ravie de prendre connaissance de votre plus grande difficulté en anglais ou bien de parler de vos expériences et progrès en début d’épisode !

Je vous rappelle que vous trouverez dans la partie bonus du site Anglaisance.com les documents suivants : vos résolutions pour l’anglais, une lettre d’amour à la langue anglaise, et 6 des 10 raisons pour lesquelles vous avez peut-être du mal à apprendre l’anglais :

  1. le principe du tout ou rien ou du noir et blanc

  2. les conclusions hâtives, c’est-à-dire la télépathie et le catastrophisme

  3. la surgénéralisation, quand un simple échec prédit fatalement toutes vos futures défaites

  4. le filtrage, quand on ne voit que les détails négatifs d’une situation.

  5. la dramatisation, quand on grossit le négatif ou minimise le positif.

  6. et enfin, depuis le 1er août, les fausses obligations, toutes ces règles de vie rigides qu’on s’impose.

Profitez-en : c’est pour vous et c’est tout !

 

Sur ce, je m’en vais de ce pas rectifier l’épisode 39. Encore toutes mes excuses ! « Bye ! »