Quelles pensées plus favorables peuvent remplacer « je ne dois pas me tromper » si on veut voir notre projet aboutir ? Voici quelques idées et citations à adapter à votre situation.

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°41. Aujourd’hui, nous allons parler des pensées alternatives à la pensée « je ne dois pas me tromper. »



2. Préambule

Avant de commencer, je tiens à remercier mon amie Apple dont la langue a joliment fourché et qui, au lieu de dire « des sautes d’humeur », a parlé de… « sautes d’humour ». On en a beaucoup ri ! Etes-vous vous aussi sujette aux sautes d’humour ? A quels moments ?

 

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 40, nous avons parlé des travaux de Jean-Philippe Lachaux, qui portent sur l’attention. Il utilise des outils comme l’image de la poutre, le pensoscope, l’abeille… Les avez-vous essayés ? Qu’en avez-vous appris ?

 

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons explorer les pensées alternatives à celle étudiée il y a de cela 2 semaines, dans l’épisode 39, « je ne dois pas me tromper ». Avez-vous remarqué des situations où vous aviez tendance à vous imposer cette règle ? Que se passait-il alors en ce qui concerne vos émotions, vos actions, vos résultats ? En étiez-vous satisfaite ?

 

5. Contenu

Si ça n’est pas le cas, c’est l’objet de cet épisode. Nous allons revenir sur cette peur de commettre une erreur et tâcher de voir quelles pensées pourraient vous être plus bénéfiques. Comme toujours, bien sûr, faites votre choix : il vous appartient d’essayer ces quelques propositions, de les adapter à votre propre cas ou de les rejeter tout simplement. C’est selon !

 

5.1. La boucle de l’erreur

Pour commencer, revenons d’abord sur l’impact que cette pensée « je ne dois pas faire d’erreurs » a sur notre vie, à court et à long terme. Pour cela, j’utilise le Model de Brooke Castillo, que j’appelle également la boucle de Brooke. L’idée est que les circonstances peuvent déclencher, dans notre esprit, des pensées. Chacune de ces pensées va engendrer une émotion. Or c’est l’émotion qui pousse à l’action. Et c’est en agissant qu’on obtient des résultats. Ces mêmes résultats vont servir de preuves à la pensée d’origine, et la boucle est ainsi bouclée !

Circonstances – communication en anglais

Pensée – Je ne dois pas commettre d’erreurs.

Emotion – angoissée

Actions – je me bloque, je ne prends pas de risques

Résultat – je ne commets pas d’erreurs parce que je ne pratique pas l’anglais donc je ne me laisse pas progresser et je régresse. Par ailleurs, je me fais de moins en moins confiance et je prends donc de moins en moins de risques.

Le résultat « je prends de moins en moins de risques » correspond parfaitement à la pensée « je ne dois pas commettre d’erreur ». Sans risque, pas d’erreur possible.

 

5.2. Admettre les erreurs

Pourtant, il peut être intéressant d’admettre que, oui, pour apprendre, il faut oser se tromper. D’ailleurs, j’aime cette citation que Byron Katie utilise souvent: ‘’When you argue with reality, you lose… but only 100% of the time.’’ (Quand on refuse la réalité, on perd… mais seulement à chaque fois.) Le déni ne sert à rien puisqu’on perd systématiquement. Refuser la réalité revient à se créer une souffrance inutile. Alors on peut peut-être s’en passer, non ?

  • Comment admettre que je doive commettre des erreurs ?

  • Parce que j’en commets et c’est tout.

Voilà, c’est fait, ça n’est pas plus compliqué que ça. Peut-être que cela vous rappelle le dicton « l’erreur est humaine. » D’ailleurs, pour mieux vous en convaincre, vous pouvez réécouter les épisodes 34 et 36, Le traitement de l’erreur et Le statut de l’erreur.

 

5.3. Trouver des pensées alternatives

A présent, cherchons des pensées alternatives à « je ne dois pas faire d’erreurs ».

 

5.3.1. Type d’erreur

5.3.1.1. Erreur réelle

Lors de l’épisode 39, nous avions évoqué l’idée que la pensée « je ne dois pas faire d’erreurs » avait à l’origine une utilité. On avait dû se rendre compte, suite à une erreur, que les conséquences étaient terribles… Alors on avait surgénéralisé, ce phénomène de pensée que les psychologues TCC (Thérapie Cognitivo-Comportementale) appellent une distorsion cognitive ou erreur de pensée. C’est-à-dire qu’à partir d’un seul exemple, une erreur de temps, de prononciation, que sais-je, on va généraliser à outrance et se peindre le plus noir des futurs, ce qui tient de la prédiction catastrophe, une autre erreur de pensée : on va se dire qu’on court au désastre, qu’on ne peut que se tromper, et bien. Si ces sujets vous intéressent, vous les trouverez dans la partie bonus du site Anglaisance.

Alors, que faire quand on sait que l’erreur existe, puisqu’on en a commis ? Comment les voir de façon utile ?

On peut se dire :

  • Et si cette erreur avait dû arriver ?

  • Ca devait arriver puisque c’est arrivé.

  • J’ai bien fait de me tromper parce que…

Vous allez alors trouver des réponses et des suites logiques à ces phrases. Par exemple, pour Alice dont je vous ai déjà parlé, elle en est venue à se dire que si jamais elle n’avait pas échoué à son concours la 1ère fois, jamais elle n’aurait passé et brillamment réussi le même concours ainsi qu’un autre, plus difficile, l’année suivante. Alors, en quoi vos erreurs vous sont-elles utiles ?

 

5.3.1.2. Erreur virtuelle

Et si jamais il ne s’agit pas d’erreurs réelles mais d’erreurs que vous appréhendez, que vous imaginez, de même, vous pouvez exploiter le côté bénéfique des erreurs en complétant l’amorce suivante :

  • C’est bien de faire des erreurs parce que…

  • C’est en me trompant que j’apprends.

  • Plus je fais d’erreurs, plus j’apprends.

  • Soit je réussis, soit j’apprends.

C’est ce qu’on appelle une « win-win situation », c’est-à-dire qu’on gagne à tous les coups, on ne peut pas se tromper. Que se passe-t-il alors si on choisit de penser « soit je réussis, soit j’apprends » ?

Circonstances – dialogue en anglais

Pensée – Soit je réussis, soit j’apprends.

Emotion – enthousiasme

Actions – je suis attentive à ce que je dis et à la façon dont c’est compris, je prends note des réactions de mon interlocuteur, je lui demande éventuellement des explications, des corrections, je mémorise ces remarques dans une carte mémoire que je revois régulièrement jusqu’à ce que le corrigé m’apparaisse comme une évidence

Résultat – je prends confiance en moi et m’enrichis de davantage d’erreurs chaque jour

 

5.3.2. Les emprunts

5.3.2.1. Nos proches

Vous pouvez aussi vous montrer attentive à ce que votre entourage se dit et leur emprunter, si cela vous convient, leurs petites réflexions. C’est ce que j’ai choisi de faire récemment, lorsque ma collègue et amie Natalie m’a aidée à confectionner un sac à dos de A à Z. Disons plutôt que c’est moi qui l’ai aidée. Et encore. Aider est un bien grand mot, dans la mesure où j’ai juste servi d’humble assistante admiratrice, très impressionnée par la confiance, la créativité dont elle a fait preuve.

A un moment donné, nous nous sommes demandé s’il valait mieux coudre les bretelles sur les côtés ou plus au centre du sac à dos. Et là, Natalie a eu cette réflexion mémorable pour moi : « Au pire, on défera. » C’est tout, c’est aussi simple que ça ? Moi, d’habitude, si je me trompe, je boude et je laisse tout tomber. Mais je n’ai pas mon résultat final, mon sac à dos, et le regret éternel de n’avoir pas mené mon projet à son terme.

Du coup, on peut très bien adapter cette remarque selon la situation. Ces 4 petits mots peuvent tout changer !

  • si on complète un exercice de grammaire : « au pire, on gommera. »

  • si on prononce mal : « au pire, on répétera. »

  • si on ne comprend pas : « au pire, on réécoutera. »

  • si on n’est pas sûr de sa réponse : « au pire, on vérifiera. »

A vous de jouer ! A vous à présent de créer des pensées alternatives commençant par « au pire » et utilisant le futur. A moins bien sûr que vous ayez d’autres idées !

Je ne résiste pas bien sûr au plaisir de vous montrer l’œuvre finale, dont vous trouverez une photo sur la page 41 du site Anglaisance.com. Quel talent !

5.3.2.2. Les proverbes
5.3.2.2.1. En anglais
  • « Whatever will be, will be ».

C’est l’équivalent du « que sera sera », c’est-à-dire « il arrivera ce qu’il arrivera », « qui vivra verra. » Inutile de prédire un avenir catastrophique et de s’inquiéter. On n’est jamais sûr de l’avenir de toute façon. Donc, on ne peut pas non plus être sûr de ses erreurs futures.

 

5.3.2.2.2. En français
  • « L’erreur est humaine ». Ce proverbe nous remet bien à notre place d’humble humain, je trouve. Nous faisons tous des erreurs, c‘est tout, c’est comme ça, c’est le propre de l’homme. Inutile de se juger trop durement, ça ne sert à rien.

  • « Pour pouvoir contempler un arc-en-ciel, il faut d’abord endurer la pluie. » Proverbe chinois

 

5.3.2.3. Les citations

Nombreux sont les auteurs, les personnalités de toutes sortes, à parler d’erreurs, d’échecs… Comme quoi, vraiment, j’insiste, même lourdement, l’erreur ne démontre que votre humanité, pas une défaillance quelconque !

 

5.3.2.3.1. En anglais
  • “Our greatest weakness lies in giving up. The most certain way to succeed is always to try just one more time.” (Thomas A. Edison) “Notre plus grande faiblesse est d’abandonner. La meilleure façon de réussir est toujours d’essayer encore une fois.”
  • “If you’re going through hell, keep going.” (Winston Churchill) “Si vous traversez l’enfer, continuez d’avancer.”
  • “We may encounter many defeats but we must not be defeated.” (Maya Angelou) “Nous pouvons rencontrer de nombreuses défaites mais nous ne devons pas nous avouer vaincus.” J’aime beaucoup la distinction entre, finalement, avoir, subir des échecs et être un échec. Rien à voir!
  • “If you fell down yesterday, stand up today.” (H. G. Wells) “Si vous êtes tombés hier, relevez-vous aujourd’hui.”
  • “Never, never, never give up.” (Winston Churchill) “N’abandonnez jamais, jamais, jamais.” Voilà. C’est clair?
  • “There’s a way to do it better – find it.” (Thomas A. Edison) “Il y a une meilleure façon de le faire. Trouvez-la.”
  • “He conquers who endures.” (Persius) “Celui qui persiste est celui qui réussit.”
  • « I’ve failed over and over and over again in my life. And that’s why I succeed. » (Michael Jordan) “J’ai échoué encore et encore et encore dans la vie. Et c’est pour ça que je réussis.”

  • « Try again. Fail again. Fail better. » (Samuel Beckett) “Essayez encore. Echouez encore. Echouez mieux.”

  • « There are no mistakes. Ever. » (Brooke Castillo) “Il n’y a pas la moindre erreur. Jamais.”

  • « It was always meant to happen this way » (Brooke Castillo) “Ca devait arriver ainsi, ça a toujours été prévu ainsi.”

 

5.3.2.3.2. En français

5.3.2.3.2.1. L’erreur de ne pas commettre d’erreur

  • « Il n’y a qu’une façon d’échouer, c’est d’abandonner avant d’avoir réussi. » (Georges Clémenceau) Voilà la seule et unique erreur à ne pas commettre : laisser tomber. Persévérez ! Dans la même veine :

  • « La plus grande erreur que vous puissiez faire, dans la vie, c’est d’avoir peur de faire des erreurs. » (John Fitzgerald Kennedy)

  • « La chute n’est pas un échec. L’échec c’est de rester là où on est tombé. » (Socrate)

  • « La fatalité triomphe dès que l’on croit en elle. » (Simone de Beauvoir) L’idée, je crois, est que si vous êtes persuadée que vous allez échouer, vous allez en effet échouer.

  • “Et ceux qui ne font rien ne se trompent jamais.” (Théodore de Banville)

 

5.3.2.3.2.2. L’erreur positive

  • « Un expert est une personne qui a commis toutes les erreurs possibles dans un domaine très restreint. » (Niels Bohr) Ca peut être une façon très favorable de voir l’erreur : êtes-vous experte ? Non ? Alors, c’est que vous n’avez pas commis assez d’erreurs. Reprenez !

  • « L’échec est l’épice qui donne sa saveur au succès. » (Truman Capote)

  • « L’échec n’est qu’une opportunité pour recommencer la même chose plus intelligemment. » (Henry Ford)

  • « Faites quelque chose et, si ça ne réussit pas, essayez autre chose. » (Franklin Delano Roosevelt)

  • « Je n’ai pas échoué. J’ai simplement trouvé 10 000 solutions qui ne fonctionnent pas. » (Thomas Edison)

  • « Le succès ne consiste pas à ne jamais faire d’erreurs, mais à ne jamais faire la même deux fois. » (George Bernard Shaw)

  • « Un pessimiste voit la difficulté dans chaque occasion, un optimiste voit l’occasion dans chaque difficulté. » (Winston Churchill)

  • Une variante américaine : « Un pessimiste fait de ses occasions des difficultés, et un optimiste fait de ses difficultés des occasions. » (Harry Truman)

  • « Le succès c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme. » (Winston Churchill)

  • « Un problème sans solution est un problème mal posé. » (Albert Einstein)

  • « Une mauvaise herbe est une plante dont on n’a pas encore trouvé les vertus. » (Ralph Waldo Emerson)

 

5.4. Comment s’approprier une pensée

Alors, avez-vous fait votre choix ? L’une de ces propositions résonne-t-elle tout particulièrement pour vous ? Pourrait-elle, à la longue, remplacer « je ne dois pas me tromper » ?

Je vous propose, comme précédemment, un parcours de la pensée de départ, « je ne dois pas me tromper » à la pensée d’arrivée, disons « soit je réussis, soit j’apprends. »

 

5.4.1. En partant d’une pensée négative

A partir de cette pensée négative, on peut construire les phrases suivantes, qui nous permettront de prendre un peu de recul.

  • je pense la pensée « je ne dois pas me tromper »

  • je crois que je ne dois pas me tromper et c‘est tout.

  • je crois que je ne dois pas me tromper et c’est comme ça.

  • je crois que je ne dois pas me tromper et c’est la vie.

  • Je pense « je ne dois pas me tromper » et ça ne dit rien de négatif sur moi.

  • Et si je me trompais quand je pense que je ne dois pas me tromper ?

Je trouve cette dernière possibilité intéressante : l’erreur est incluse dans l’erreur, comme les poupées russes, comme les vaches qui rient aussi !

 

5.4.2. En partant d’une pensée plus utile

  • Et si je devais me tromper ?

  • Imagine si je devais me tromper ?

  • Je suis ouverte à l’idée de devoir me tromper.

  • J’ai envie de penser que je dois me tromper.

  • Peut-être que je dois me tromper.

  • Il est possible de croire que je dois me tromper.

  • J’ai l’intention de penser que je dois me tromper.

  • Je deviens quelqu’un qui pense que je dois me tromper.

  • J’apprends à croire que je dois me tromper.

  • Il est certain que je dois me tromper.

  • Il est inévitable que je me trompe.

  • Je me concentre sur mes erreurs et c’est très bien.

  • Je décide que je dois me tromper.

  • Je m’engage à croire que je dois me tromper.

  • Je m’engage à me tromper.

 

5.4.3. La modalité – du virtuel au réel

5.4.3.1. La modalité virtualisante
5.4.3.1.1. Vouloir

Je veux soit réussir, soit apprendre.

Je désire réussir ou apprendre.

 

5.4.3.1.2. Devoir

5.4.3.1.2.1. L’obligatoire (la modalité déontique)

Quitte à avoir des règles de vie, les fameuses fausses obligations dont nous parlions dans l’épisode 39 que vous retrouverez dans la partie bonus du site Anglaisance.com, autant en choisir qui nous rendent service.

Je dois réussir ou apprendre.

Je suis obligée de réussir ou d’apprendre.

Il est permis de réussir ou d’apprendre.

Il est autorisé de réussir ou d’apprendre.

Il est obligatoire de réussir ou d’apprendre.

 

5.4.3.1.2.2. Le nécessaire (la modalité aléthique)

Ca devait arriver.

Cela devait se produire.

Il était nécessaire que je me trompe.

Il était écrit que je devais me tromper.

 

5.4.3.1.2.3. Le probable (la modalité épistémique)

Il est probable que je me trompe.

Il est probable que je réussisse ou que j’apprenne.

 

5.4.3.2. La modalité actualisante
5.4.3.2.1. Pouvoir

5.4.3.2.1.1. La permission (la modalité déontique)

Je peux me tromper.

Je peux réussir ou apprendre.

Il est permis que je me trompe.

Il est permis de réussir ou d’apprendre.

Je suis autorisée à me tromper.

Je suis autorisée à réussir ou apprendre.

 

5.4.3.2.1.2. La possibilité (la modalité aléthique)

Il se peut que je réussisse ou que j’apprenne.

Il est nécessaire que je réussisse ou que j’apprenne.

Il est indispensable que je réussise ou que j’apprenne.

Il est possible que je réussise ou que j’apprenne.

 

5.4.3.2.1.3. Le probable (la modalité épistémique)

Il est fondamental que je réussise ou que j’apprenne.

Il est logique que je réussisse ou que j’apprenne.

 

5.4.3.2.2. Savoir

Je sais qu’il faut que je réussisse ou que j’apprenne.

Je sais réussir ou apprendre.

Il est certain que je réussisse ou que j’apprenne.

Il est incontestable que je réussise ou que j’apprenne.

Je suis sûre de réussir ou d’apprendre.

Je ne doute pas de réussir ou d’apprendre.

 

5.4.3.3. La réalisation
5.4.3.3.1. Etre

La modalisation par « être » définit la modalité véridictoire (« qui dit le vrai »), par quoi le discours se donne comme vérité, secret, mensonge, fausseté ; elle porte sur la vérité du dire.

Il est vrai que je réussis ou j’apprends.

Il semble vrai que je réussis ou j’apprends.

Il paraît exact que je réussis ou j’apprends.

 

5.4.3.3.2. Faire
  • Intervention : Faisons des erreurs. Réussissons ou apprenons !

  • Non-intervention, laisser-faire : Laissons-nous faire des erreurs !

  • Empêchement : Empêchons-nous d’éviter les risques !

 

5.4.3.4. Autres formules

Par ailleurs, plutôt que l’interdiction « je ne dois pas faire d’erreurs », on pourrait utiliser la recommandation : à la place de « je ne dois pas », on peut utiliser « je pourrais ne pas ».

  • « Je pourrais ne pas faire d’erreurs. »

  • « Je pourrais réussir ou apprendre. »

On peut aussi utiliser les formules « ce serait bien si… » :

  • « Ce serait bien si je ne faisais pas d’erreurs. »

  • « Ce serait bien si je réussissais ou j’apprenais. »

Ou bien la formule « tu vas essayer de… ».

  • « Tu vas essayer de ne pas faire d’erreurs. »

  • « Tu vas essayer de réussir ou d’apprendre. »

On peut aussi remplacer « devoir » par « choisir ».

  • « Je choisis de ne pas faire d’erreurs. »

  • « Je choisis de réussir ou d’apprendre. »

 

Quel est l’impact de cette dernière proposition sur nos émotion, actions et résultats ?

Circonstances – erreurs

Pensée – Je choisis de réussir ou d’apprendre.

Emotion – libre

Actions – Je note mes erreurs ou hésitations, je vérifie, demande de l’aide, apprends la bonne version

Résultat – je progresse

 

5.4.4. Les adverbes

Avec les adverbes, on peut passer d’une marche à l’autre, progressivement, comme si on ouvrait la porte lentement, délibérément, soigneusement, à d’autres possibilités. Je vous propose d’examiner les adverbes de fréquence, de degré et de temps. Comme toujours, choisissez la ou les formulations qui vous « parlent » le plus, qui vous conviennent le mieux, qui vous inspirent.

 

5.4.4.1. La fréquence

Les adverbes de fréquence rassemblent des mots tels que « jamais, rarement, parfois, souvent, toujours ». Par exemple :

  • Il ne m’arrive jamais de penser que je réussis ou j’apprends.

  • Il ne m’arrive presque jamais de penser que je réussis ou j’apprends.

  • Il m’arrive rarement de penser que je réussis ou j’apprends.

  • Il m’arrive parfois (= quelque fois, de temps en temps) de penser que je réussis ou j’apprends.

  • Il y a des moments où je pense que je réussis ou j’apprends.

  • Il m’arrive souvent (= fréquemment, régulièrement) de penser que je réussis ou j’apprends.

  • Il m’arrive la plupart du temps (= presque toujours, dans l’immense majorité des cas) de penser que je réussis ou j’apprends.

  • Il m’arrive toujours (= systématiquement, à chaque fois) de penser que je réussis ou j’apprends.

 

5.4.4.2. Le degré

L’échelle des degrés va de « pas du tout » à « absolument » en passant par « très », « vraiment », « peut-être », « peu », « un peu »… Ainsi :

  • Je ne réussis ou je n’apprends pas du tout (= en aucune manière, absolument pas) …

  • Peut-être (= potentiellement, probablement, sans doute) puis-je réussir ou apprendre.

  • Vraisemblablement (= selon toute vraissemblance) il est possible de réussir ou d’apprendre.

  • Il m’est de plus en plus facile de réussir ou d’apprendre.

  • Il est assez (= plutôt, relativement, passablement) commun de réussir ou d’apprendre.

  • C’est vraiment facile de réussir ou d‘apprendre.

  • C’est extrêmement normal de réussir ou d’apprendre.

 

5.4.4.3. Le temps

Après avoir vu l’échelle qui va de « jamais » à « toujours » et celle de « pas du tout » à « tout à fait », voici l’échelle du temps, qui va d’hier à demain.

 

5.4.4.3.1. Passé
  • J’ai longtemps cru que je ne devais pas me tromper.

  • Je croyais que je ne devais pas me tromper, je ne le crois plus.

  • Avant (= autrefois, hier encore, dans le temps), je croyais qu’il ne fallait pas faire d’erreur.

 

5.4.4.3.2. Présent
  • Aujourd’hui, actuellement, à présent, maintenant, déjà, aussitôt, désormais, dorénavant, enfin, soudain, tout de suite, tout à coup, je crois que soit je réussis, soit j’apprends.

 

5.4.4.3.3. Futur

Tout à l’heure, demain, après-demain, bientôt, tantôt, dès la semaine prochaine, le mois prochain, l’année prochaine, dans 2 ans… je croirai que soit je réussis, soit j’apprends.

  • Un jour (très) (prochain), je croirai que soit je réussis, soit j’apprends.

  • Un jour (très) (prochain), je vais croire que soit je réussis, soit j’apprends.

  • Un jour (très) (prochain), je réussirai à croire que soit je réussis, soit j’apprends.

 

5.4.4.3.4. Le cadeau bonux – « juste »

L’adverbe « juste », saupoudré par-ci par-là, dédramatise la situation, minimise.

  • C’est juste une erreur.

  • C’est juste que soit je réussis, soit j’apprends.

 

5.5. La conjugaison

Une fois que vous avez choisi votre petite phrase clé, vous pouvez vous la répéter à la 1ère personne du singulier, à la 2e et à la 3e. Par exemple :

  • Soit je réussis, soit j’apprends.

  • Soit tu réussis, soit tu apprends.

  • Soit Nadège réussit, soit elle apprend.

 

5.6. Les afformations

Enfin, dernière étape : les formes interrogatives à partir des pronoms « comment » et « pourquoi » vont vous permettre de trouver des réponses très intéressantes, je n’en doute pas :

  • Comment est-ce que je réussis ou j’apprends ?

  • Pourquoi est-ce que je réussis ou j’apprends ?

 

Pour finir, je vous rappelle que vous seule êtes responsable de vos pensées : vous choisissez de faire ce que vous voulez de vos erreurs. Vous choisissez d’en faire quelque chose de terrible, de très négatif, qui rejaillit sur votre vie toute entière, ou bien quelque chose de positif, un tremplin qui vous propulse vers la réussite. Vos erreurs ne sont pas extérieures à vous, elles font partie de vous, comme de tout être humain. Elles vous appartiennent, traitez-les bien !

Et d’ailleurs, êtes-vous obligée de les étiqueter en tant qu’erreurs ? Pourquoi pas créations, étapes ou autres ? Vous n’allez pas changer les normes de la langue anglaise, c’est certain, ça n’est pas du tout l’objectif. Mais peut-être allez-vous être plus bienveillante envers vous-même et votre apprentissage de l’anglais…

 

6. Mission

A vous de jouer à présent !

  • Parmi cette sélection non exhaustive, avez-vous trouvé ce qui vous convenait ?

  • L’avez-vous modifiée ? Comment ?

  • Comment avez-vous choisi de la mémoriser – en la répétant à voix haute, à voix basse, en l’écrivant, en la récitant sur un parcours très précis que vous avez déterminé à l’avance… ?

  • Comment vous sentez-vous lorsque vous vous répétez votre nouvelle petite phrase ?

  • Que faites-vous ? Etes-vous dans la réaction, l’inaction ou l’action ?

  • Quel résultat obtenez-vous ?

  • Ce résultat correspond-il à vos attentes ? La réalité rejoint-elle vos souhaits ?

 

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, le numéro 42, nous évoquerons la transcription et ses bienfaits.

 

8. Salutations

Pour finir, n’’hésitez pas à me contacter sur anglaisance@outlook.com si l’envie vous en prend.

Je serais ravie de prendre connaissance de votre plus grande difficulté en anglais ou bien de parler de vos expériences et progrès en début d’épisode !

Je vous rappelle que vous trouverez dans la partie bonus du site Anglaisance.com les documents suivants : vos résolutions pour l’anglais, une lettre d’amour à la langue anglaise, et 6 des 10 raisons pour lesquelles vous avez peut-être du mal à apprendre l’anglais :

  • le principe du tout ou rien ou du noir et blanc

  • les conclusions hâtives, c’est-à-dire la télépathie et le catastrophisme

  • la surgénéralisation, quand un simple échec prédit fatalement toutes vos futures défaites

  • le filtrage, quand on ne voit que les détails négatifs d’une situation.

  • la dramatisation, quand on grossit le négatif ou minimise le positif.

  • et enfin, depuis le 1er août, les fausses obligations, toutes ces règles de vie rigides qu’on s’impose.

Profitez-en : c’est pour vous et c’est tout !

 

Exercice de mémoire

Enfin, voyons-voir où en est votre mémoire ! La semaine dernière, toujours en suivant notre système d’associations de chiffres, de jours de la semaine et de mois, je vous avais proposé de retenir une date jusqu’à aujourd’hui. Vous en souvenez-vous ? Quelles associations avez-vous réalisées pour la mémoriser ?

Voici les miennes : « Tuesday », mardi, correspond au dieu Mars pour moi. Je me représente le 4 par un carré et, enfin, le mois de juillet correspondait, dans mon enfance, aux vacances familiales en caravane. J’associe donc le mois de juillet et une caravane, en mouvement, de forme très carrée emportant le dieu mars sur le chemin des vacances : « Tuesday the 4th of July ».

 

« See you next week-end ! Bye ! »