La pensée « c’est dur » ne nous étant pas profitable, par quelles pensées alternatives et plus favorables pourrions-nous la remplacer ?

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°37. Aujourd’hui, nous allons chercher des alternatives à la pensée « c’est dur ».



2. Préambule : exercice de mémoire

Vous vous rappelez ? A la fin de l’épisode précédent, le numéro 36, je vous avais posé une question, en anglais, sur une table de multiplication.

« What does eight times three equal ? »

Aviez-vous

  1. compris la question ?

  2. trouvé la réponse ?

  3. fixé cette réponse dans votre mémoire en utilisant vos associations personnelles ?

  4. retenu cette réponse jusqu’à aujourd’hui ?

Revoyons un peu cette question : « What does eight times three equal ? » Vous l’aviez probablement compris puisqu’il s’agissait d’une multiplication : ici, « time » ne signifie pas « temps » mais, comme dans « once upon a time », « il était une fois », c’est de « fois » qu’il s’agit. Et plus précisément des chiffres « eight » et « three ». A quoi les avez-vous associés dans votre imaginaire ? Et qu’en est-il pour la réponse, « twenty-four » ? L’or le plus pur, le plus précieux, contient 24 carats et j’ai donc, personnellement, choisi de représenter le chiffre 24 par un lingot d’or (« a gold bar »), un chaudron (« a pot of gold ») de farfadet irlandais (« a leprechaun ») ou un coffre de pirates rempli de pièces d’or (« a treasure chest »). Et vous ?

 

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro  36, nous avons parlé du statut de l’erreur, et en particulier des travaux du psychologue Olivier Houdé. Quels sont les heuristiques, les automatismes en anglais, qui vous induisent en erreur ? Avez-vous établi les algorithmes, c’est-à-dire les règles, correspondants à chacun ? Comment inhibez-vous ces heuristiques pour activer vos algorithmes ?

 

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons explorer les pensées alternatives à « c’est dur », que nous avons étudiée lors de l’épisode 35, il y a de cela 2 semaines.

 

5. Contenu

5.1. Exposition = ménage de méninges

Souvenez-vous : peut-être vous arrive-t-il de vous dire « c’est dur » lorsque vous devez rédiger une lettre en anglais, lire un courriel ou bien discuter avec un anglophone. Peut-être même vous dites-vous « c’est dur » avant même de vous confronter à cette situation et peut-être cela vous conduit-il à procrastiner, c’est-à-dire à retarder indéfiniment la mise en action ?

Avez-vous effectué un ménage de méninges à ce sujet ? Vous rappelez-vous en quoi cela consiste ? Nous en avions parlé lors de l’épisode 5, Comment faire des boucles. Il s’agit de prendre le temps d’écrire, pendant 5 à 10 minutes, à la main ou par l’intermédiaire d’un clavier, tout ce qui vous passe par la tête, comme si vous vidiez votre cerveau comme on peut vider un sac, afin de mieux faire le tri ensuite. Et comme on peut séparer les produits de maquillage des mouchoirs en papier, des clés et autres portes-monnaies, on peut extraire

  • les circonstances, qu’on appelle aussi les faits, objectifs, neutres,

  • des pensées qui, elles, sont des phrases choisies, optionnelles,

  • des émotions qui peuvent n’être qu’un adjectif ou participe passé,

  • des actions, qui peuvent être très nombreuses,

  • et enfin du résultat, qui ne sera que VOTRE résultat, ce que VOUS obtenez lorsque vous pensez ainsi.

Par exemple, si à la simple possibilité de réaliser un exercice de grammaire sur le prétérit, ma petite voix intérieure s’exprime par un soupir et un « c’est dur ! », j’aurais le modèle ou Boucle de Brooke, d’après la coach Brooke Castillo, suivant :

Circonstances – exercice de grammaire sur le prétérit

Pensée – C’est dur !

Emotion – dépassée

Actions – je croque un biscuit, pianote sur la télécommande de la TV sans trouver satisfaction, me rappelle brusquement de l’urgence d’avoir des nouvelles de ma copine préférée et lui passe un coup de fil, réponds à mes courriels les plus anciens, etc. et je n’ouvre pas du tout mon livre de grammaire.

Résultat – je trouve effectivement très dur de réussir mon exercice sans essayer !

Les boucles de Brooke nous permettent donc de mettre en lumière les résultats que nous obtenons dans notre vie, à partir d’une simple petite phrase qui nous trotte dans la tête.

Ca a l’air d’un exercice simple et en effet ça l’est, mais simple ne veut pas dire facile. Isoler ses pensées n’est pas toujours évident. La pratique régulière ne peut qu’aider.

 

5.2. Problème

Car nous l’avions vu, se dire « c’est dur » n’a que des inconvénients. Tout d’abord, on se sent comme écartée, dépossédée du problème, avec ce « c’ » impersonnel. Et puis ce « c’ » est très vague, trop vague.

 

5.3. Solution

5.3.1. Etre plus spécifique

Mieux vaut être plus spécifique et plus personnelle aussi, avec par exemple : « je trouve les exercices du prétérit difficiles. » Cela nous permet de laisser de côté tout ce qui n’est pas exercice sur le prétérit et ça en fait, des activités qui nous posent moins de problèmes ! Et, comme toujours, puisque tout a commencé par une petite pensée, « c’est dur », nous allons pouvoir tenter de la changer, d’en essayer d’autres, comme on essaie des vêtements dans un magasin, pour trouver celle qui nous conviendrait mieux.

 

5.3.2. Trouver des pensées alternatives

Comme toujours, on peut utiliser différentes stratégies.

 

5.3.2.1. Le résultat

Par exemple, si on s’intéresse à la compréhension orale, des émissions radiophoniques par exemple, et qu’on veut obtenir comme résultat de réussir facilement à les comprendre, alors on peut se demander quelles actions mèneraient à ce résultat ?

  • Que faudrait-il faire à plus ou moins long terme, pour être en mesure de comprendre une émission radio ?

  • Comment faudrait-il se sentir pour accomplir ces actions ?

  • Que faudrait-il penser pour ressentir cette émotion ?

Ma proposition de boucle de Brooke sera la suivante :

Circonstances – compréhension orale

Pensée  –  je peux m’habituer comme n’importe qui

Emotion – enthousiaste

Actions – je cherche à m’entraîner autant que possible, je recrée un environnement linguistique adéquat chez moi, comme si j’étais en immersion à la maison, en écoutant la radio britannique ou en regardant la télé américaine aussi souvent que possible, au moins 10 minutes par jour

Résultat  – je réussis facilement à comprendre.

 

5.3.2.2. Les actions

On peut aussi commencer par la ligne des actions. Ici, si l’on souhaite que nos actions soient de s’intéresser à notre apprentissage, de prendre des notes, comparer et contraster tout ce qu’on apprend, on pourrait très bien obtenir la boucle suivante :

Circonstances – document audio

Pensée  – c’est souvent facile

Emotion – confiante

Actions – je m’intéresse à ce que j’apprends, j’observe mes émotions et mes pensées, je prends des notes, je compare, j’attends impatiemment les prochains documents ou les actions pour lesquelles je me dirais « c’est dur »

Résultat  – c’est de plus en plus facile

Et vous, quelle émotion faudrait-il que vous ressentiez pour agir ainsi ? Que faudrait-il que vous pensiez pour ressentir cette émotion ? Vous pouvez peut-être vous demander dans quel domaine vous vous sentez ainsi et chercher à quelle pensée cette émotion correspond. Pouvez-vous envisager de penser la même chose lorsqu’il s’agit d’écouter un document audio comme une émission de radio ?

 

5.3.2.3. L’émotion

On peut commencer par l’émotion qu’on désire ressentir. Ainsi, avez-vous remarqué quelles émotions vous permettaient de travailler dans les meilleures conditions possibles, de la façon la plus satisfaisante possible ? S’agit-il de la détermination, de la confiance, du courage, de la fierté ou toute autre ? Ici, je vous propose une boucle de Brooke à partir de la sérénité.

Circonstances – compréhension orale

Pensée  – ça me paraît dur parce que c’est le début et c’est tout

Emotion – sereine

Actions – je prends le temps de réécouter un passage autant de fois que nécessaire, j’émets différentes hypothèses et je vérifie dans le dictionnaire jusqu’à avoir confirmation de ce qui est le plus logique, je demande de l’aide à un ou plusieurs natifs si j’ai un doute.

Résultat  – j’apprends à rendre ça plus facile

 

5.3.2.4. La pensée

Enfin, bien sûr, puisque tout commence par une pensée, on peut choisir la pensée diamétralement opposée. Et si, plutôt que « c’est dur » et son côté immuable, figé, gravé dans le marbre, on choisissait une pensée qui laisserait place au progrès : « je trouve ça dur » comme je vous la suggérais plus tôt ? Ou encore mieux, si on décidait que la raison pour laquelle c’est difficile est qu’on n’est pas encore habitué, rien de plus ? On pourrait alors penser « je n’ai pas encore l’habitude ».

Circonstances – document audio

Pensée  – Je n’en ai pas encore l’habitude.

Emotion – bienveillante

Actions – je cherche comment m’habituer, donc j’écoute un court document audio chaque jour et je note mes progrès jour après jour.

Résultat  – je prends l’habitude de comprendre cette langue étrangère

Mais la pensée diamétralement opposée à « c’est dur » serait plutôt « c’est facile ». Que se passerait-il si on pensait plutôt « c’est facile » ? Vous arrive-t-il de penser ainsi dans d’autres domaines que l’anglais ?

Circonstances – document audio

Pensée  – C’est facile.

Emotion – conviction absolue

Actions – j’écoute le document audio attentivement et tranquillement, je prends des notes, j’émets plusieurs hypothèses pour ce dont je ne suis pas sûre, je m’intéresse plus à ce que je comprends qu’à ce que je n’ai pas compris.

Résultat  – je comprends bien le document dans l’ensemble.

 

5.3.2.5. Définition

On peut aussi tout simplement commencer par consulter le dictionnaire. On y trouve que « dur » signifie « qui demande un effort physique ou intellectuel, pénible, difficile à supporter, désagréable. » « Dur » a pour antonyme, c’est-à-dire contraire, « aisé, facile, simple, agréable, plaisant ». Pourriez-vous adopter une pensée comme

  • c’est aisé,

  • c’est facile,

  • c’est simple,

  • c’est agréable,

  • c’est plaisant,

ou, du moins, les considérer comme un but à atteindre, comme une pensée finale à acquérir après être passée par différentes étapes intermédiaires ?

 

5.4. Comment s’approprier une pensée

Comme toujours, je vous propose une sorte d’échelle ou d’escalier pour passer de la pensée automatique (notre heuristique), « c’est dur », à la pensée finale souhaitée (notre algorithme, qui demande un effort cognitif).

Les premiers barreaux ou les premières marches seront consacrés à la pensée de départ que nous modifierons juste un peu pour pouvoir nous en libérer, avant d’enchaîner sur des pensées plus utiles, pas à pas, jusqu’à atteindre notre destination finale. Bien entendu, je me contente d’une proposition, d’un passage de « c’est dur » à « c’est facile » mais il vous appartient de personnaliser votre pensée pour que vous puissiez la croire et progresser.

 

5.4.1. Partir d’une pensée négative

Notre point de départ est donc la pensée négative, involontaire :

  • « c’est dur »

Voici quelques modifications possibles :

  • je pense la pensée « c’est dur »

  • je trouve ça dur et c‘est tout.

  • je trouve ça dur et c’est comme ça.

  • je trouve ça dur et c’est la vie.

  • Je pense « c’est dur » et ça ne dit rien de négatif sur moi.

  • Et si je me trompais quand je pense que c’est dur ?

 

5.4.2. Aller vers une pensée plus utile

Si nous choisissons comme destination la pensée plus positive et délibérée « c’est facile », voici à présent les différentes étapes possibles :

  • Et si c’était facile ?

  • Imagine si c’était facile…

  • Je suis ouverte à l’idée que ce soit facile.

  • J’ai envie de penser que c’est facile.

  • Peut-être que c’est facile.

  • Il est possible de croire que c’est facile.

  • J’ai l’intention de penser que c’est facile.

  • Je deviens quelqu’un qui pense que c’est facile.

  • J’apprends à croire que c’est facile.

  • Il est certain que c’est facile pour certains.

  • Il est inévitable que ce soit facile pour moi aussi.

  • Je peux contrôler le degré de facilité puisque c’est subjectif, c’est mon ressenti.

  • Je me concentre sur les aspects faciles et c’est très bien.

  • Je décide que c’est facile.

  • Je m’engage à trouver ça facile.

 

Pour avoir davantage d’idées, j’ai consulté la grammaire française, en particulier « Le Petit Grévisse » et « La Grammaire Bleue » de Pascale Marson-Zyto et Paul Desalmand. J’y ai trouvé les adverbes de fréquence, de degré et de temps et j’ai embêté mon collègue de français et culture générale, disons Arthur, pour qu’il me dise ce qu’il en pensait. Je le remercie pour sa patience et sa gentillesse !

Avec les adverbes, on peut passer d’une marche à l’autre, progressivement, comme si on ouvrait la porte lentement, délibérément, soigneusement, à d’autres possibilités. Prenez le temps !

 

5.4.3. La fréquence

Commençons par la fréquence. Les adverbes de fréquence rassemblent des mots tels que « jamais, rarement, parfois, souvent, toujours ». Par exemple :

  • Il ne m’arrive jamais de penser que c’est facile.

  • Il ne m’arrive presque jamais de penser que c’est facile.

  • Il m’arrive rarement de penser que c’est facile.

  • Il m’arrive parfois (= quelque fois, de temps en temps) de penser que c’est facile.

  • Il y a des moments où je pense que c’est facile.

  • Il m’arrive souvent (= fréquemment, régulièrement) de penser que c’est facile.

  • Il m’arrive la plupart du temps (= presque toujours, dans l’immense majorité des cas) de penser que c’est facile.

  • Il m’arrive toujours (= systématiquement, à chaque fois) de penser que c’est facile.

Ou bien :

  • Ca n’est jamais facile.

  • Ca n’est presque jamais facile.

  • C‘est rarement facile.

  • C’est parfois (= quelque fois, de temps en temps) facile.

  • Il y a des moments où c’est facile.

  • C’est souvent (= fréquemment, régulièrement) facile.

  • La plupart du temps (= presque toujours, dans l’immense majorité des cas) c’est facile.

  • C’est toujours (= systématiquement, à chaque fois) facile.

 

5.4.4. Le degré

Quant à l’échelle des degrés, elle va de « pas du tout » à « absolument » en passant par « très », « vraiment », « peut-être », « peu », « un peu »… Ainsi :

  • Ca n’est pas du tout (= en aucune manière, absolument pas) facile.

  • Ca n’est pas très facile.

  • Ca n’est pas vraiment facile.

  • Ca n’est pas facile.

  • C’est peut-être (= potentiellement, probablement, sans doute) facile.

  • C’est vraisemblablement (= selon toute vraissemblance) facile (pour certains).

  • C’est très peu facile.

  • C’est peu facile.

  • C’est un peu facile.

  • C’est de plus en plus facile.

  • C’est facile. C’est fastoche.

  • C’est assez (= plutôt, relativement, passablement) facile.

  • C’est vraiment facile.

  • C’est bien facile.

  • C’est indubitablement (= sans le moindre doute, sans aucun doute, tout à fait, absolument, évidemment, bien sûr) facile.

  • C’est très (= fort) facile.

  • C’est si (= tellement) facile !

  • C’est nettement plus facile (= c’est plus facile, et de beaucoup !) !

  • C’est extrêmement facile.

  • C’est ô combien facile.

  • C’est trop facile.

  • C’est ce qu’il y a de plus facile (au monde). C’est un jeu d’enfant.

 

5.4.5. Le temps

Après avoir vu l’échelle qui va de « jamais » à « toujours » et celle de « pas du tout » à « tout à fait », voici l’échelle du temps, qui va d’hier à demain.

 

5.4.5.1. Passé
  • Ca a longtemps été dur.

  • C’était dur, ça ne l’est plus.

  • Avant (= autrefois, hier encore, dans le temps), je trouvais ça dur.

 

5.4.5.2. Présent
  • Aujourd’hui, actuellement, à présent, maintenant, déjà, aussitôt, désormais, dorénavant, enfin, soudain, tout de suite, tout à coup, c’est plus facile que ça ne l’était.

  • Je deviens quelqu’un qui trouve ça facile.

 

5.4.5.3. Futur

Tout à l’heure, demain, après-demain, bientôt, tantôt, dès la semaine prochaine, le mois prochain, l’année prochaine, dans 2 ans… ce sera facile.

  • Un jour (très) (prochain), je croirai que c’est facile.

  • Un jour (très) (prochain), je vais croire que c’est facile.

  • Un jour (très) (prochain), je réussirai à croire que c’est facile.

  • Un jour (très) (prochain), ce sera facile.

 

5.4.5.4. La répétition

On peut aussi ajouter les adverbes de répétition par exemple dans les formules « encore, de nouveau, à nouveau, derechef » qui permettent de relier le passé au futur. Par exemple :

  • Ca a déjà été facile, ça va l’être à nouveau.

  • J’ai déjà trouvé ça facile, je peux encore trouver ça facile.

 

5.5. Se convaincre

5.5.1. Les preuves

A présent que nous avons trouvé une pensée qui pourrait nous convenir, il s’agit d’en trouver des preuves. Quand je pense « c’est souvent facile », d’abord je me dis « ah ben, non, pas tant que ça ». Et puis, à bien y réfléchir, quand je dirige mon esprit vers cette pensée de façon délibérée, si : il y a tellement plus de fois où c’est facile que difficile ! Je trouve alors des preuves comme quoi c’est plus facile que je ne le crois ! Ce sont des exemples que je répertorie dans mon expérience : oui, il y a une cette fois où c’était facile, où je n’ai même pas eu à faire d’efforts particuliers. Et celle-ci aussi, dans d’autres circonstances. Et celle-là encore ! Plus ça va, plus je trouve des moyens de me convaincre que, oui, bien sûr, c’est souvent facile.

A vous donc de dresser la liste des preuves qui correspondent à votre pensée choisie. Ca peut prendre du temps, plusieurs jours, rien ne presse – laissez votre cerveau vagabonder et trouver. Et si, vraiment, il ne vous fournit aucune preuve, alors essayez une autre pensée.

 

5.5.2. La conjugaison

Pour mieux se convaincre de notre nouvelle pensée choisie, on peut la répéter à la 1ère personne du singulier, à la 2e et à la 3e.

Je n’en ai pas encore l’habitude.

Tu n’en as pas encore l’habitude.

Nadège n’en a pas encore l’habitude.

 

5.5.3. Le comparatif progressif

On peut aussi utiliser le comparatif progressif, c’est-à-dire une construction comme « de plus en plus » ou « de moins en moins ».

Je suis de plus en plus habituée.

Je m’habitue de plus en plus.

 

5.5.4. Les afformations

Enfin, on peut poser des questions qui sous-entendent notre nouvelle pensée. Si notre pensée choisie, notre affirmation, est « je prends l’habitude », alors on va pouvoir en changer la forme grâce aux pronoms interrogatifs « comment », « pourquoi » ou bien en utilisant « qu’est-ce qui fait que ? ».

  • Comment est-ce que je prends l’habitude ?

  • Pourquoi est-ce que je m’habitue ?

  • Qu’est-ce qui fait que je m’habitue ?

 

6. Mission

A vous de jouer à présent !

  • Avez-vous trouvé, lors de cet épisode, la petite phrase qui pourrait, au fur et à mesure, à force de vous la répéter, remplacer « c’est dur » ?

  • Quelle est-elle ?

  • D’autres vous conviendraient-elles aussi ?

  • Pourquoi ?

  • Quelles sont les preuves qui font que cette nouvelle pensée est crédible, réaliste pour vous ?

  • Enfin, comment allez-vous retenir cette nouvelle pensée, afin qu’elle remplace, définitivement, l’heuristique « c’est dur » et devienne votre propre algorithme, la règle qui vous permet de réussir en anglais ? Comment allez-vous inhiber « c’est dur » pour activer votre pensée délibérée et bénéfique ? Comment allez-vous la rendre automatique, un nouvel heuristique ?

 

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, nous évoquerons la concentration.

 

8. Salutations

Pour finir, n’’hésitez pas à me contacter sur si l’envie vous en prend.

Je serais ravie de prendre connaissance de votre plus grande difficulté en anglais ou bien de parler de vos expériences et progrès en début d’épisode !

Je vous rappelle que vous trouverez dans la partie bonus du site Anglaisance.com les documents suivants : vos résolutions pour l’anglais, une lettre d’amour à la langue anglaise, et 5 des 10 raisons pour lesquelles vous avez peut-être du mal à apprendre l’anglais :

  • le principe du tout ou rien ou du noir et blanc

  • les conclusions hâtives, c’est-à-dire la télépathie et le catastrophisme

  • la surgénéralisation, quand un simple échec prédit fatalement toutes vos futures défaites

  • le filtrage, quand on ne voit que les détails négatifs d’une situation.

  • et enfin, depuis le 1er juillet, la dramatisation, quand on grossit le négatif ou minimise le positif.

Profitez-en : c’est pour vous et c’est tout !

 

Exercice de mémoire

Voici en conclusion le petit exercice de mémoire de la semaine. Après les chiffres, les jours de la semaine. A quelle image ou à quelle rime associeriez-vous les 7 jours de la semaine pour mieux mémoriser une date ? Nous en avions déjà parlé et on en reparle la semaine prochaine.

 

« See you next week-end ! Bye ! »