Qu’est-ce que l’attention ? Qu’est-ce que la concentration ? Comment passer de l’inattention à l’attention puis à la concentration ?

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°38. Aujourd’hui, nous allons parler de la concentration.



2. Préambule

Avant de commencer, je tiens à souhaiter la bienvenue aux nouvelles auditrices ainsi qu’aux nouveaux auditeurs et aux abonnées. Je me demandais si vous seriez intéressées par des épisodes cet été et la réponse semble être oui. J’imagine que vous prenez le temps de faire ce qui vous tient à cœur durant l’été. Quelle bonne idée ! Alors merci de me suivre et de m’encourager, ainsi, à poursuivre.

Je dois vous dire tout de même que, partant pour un long périple au mois d’août, je prends de l’avance et prépare les prochains épisodes en juillet. Et je reviendrai certainement des Etats-Unis avec plein de nouvelles idées ! N’hésitez pas, vous aussi, à me faire part de vos aventures linguistiques : qu’apprenez-vous de l’anglais et de vous-même durant cet été ? Je demeure disponible à l’adresse .

 

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 37, nous avons parlé de petites phrases alternatives à la pensée « c’est dur ». En avez-vous essayé quelques-unes, ne serait-ce que dans une situation imaginaire, à moins que vous ne l’ayez expérimentée dans la réalité ? Qu’en avez-vous pensé ? L’avez-vous modifiée pour qu’elle vous convienne parfaitement ?

 

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons étudier la concentration, suite au fabuleux stage que j’ai suivi l’année passée. Le formateur, Yves Lecocq, est aussi professeur d’histoire-géographie et l’auteur de « Accompagner au lycée » aux éditions Scéren. Il m’a fait découvrir, entre autres, la revue Cerveau et Psycho, fascinante, et les travaux d’Olivier Houdé, dont nous avons déjà parlé, ainsi que ceux de Jean-Philippe Lachaux.

 

5. Contenu

5.1. Exposition

A l’heure où j’écris cet épisode, j’ai du mal à me concentrer. C’est l’été et je tiens compagnie au chat d’une voisine-copine. Il fait beau sur sa terrasse et j’aurais bien envie de ne rien faire du tout. Je profite de toutes les interruptions pour me lever de ma chaise, poser mon ordinateur et vagabonder dans l’appartement : un coup de téléphone, un coup de vent… J’ai du mal à me concentrer, à fixer mon attention pendant plusieurs minutes sur ces quelques lignes qui devraient être quelques pages d’ici quelques heures.

 

5.2. Conséquences = inconvénients

C’est embêtant parce que sans concentration, on n’avance pas. C’est la base de tout, quoi qu’on fasse, vous ne trouvez pas ?

  • Si je lis un article de presse sans me concentrer, mon esprit s’égare dans des pensées qui n’ont rien à voir et je ne retiens rien. Je n’ai plus qu’à recommencer.

  • Si je complète un exercice sans faire véritablement attention, en notant les réponses au pif histoire d’en finir plus vite, je vais me tromper bêtement, et je ne tirerais aucun enseignement de cet exercice, comme si je ne l’avais jamais réalisé. Cette expérience ne m’apportera rien.

  • Si j’écoute la radio d’une oreille distraite en faisant autre chose en même temps, alors je comprendrais un mot sur 2 et certainement pas l’idée précise qui est développée. Je risque même de comprendre tout de travers, l’inverse de ce qui se dit.

 

5.3. Solution

Pour pouvoir profiter de ce qu’on fait, il faut donc se concentrer et comme tout, la concentration s’apprend.

 

5.3.1. Définition

Tout d’abord, Yves Lecocq nous a fait différencier l’attention de la concentration. La concentration suppose qu’on est à un degré supérieur par rapport à l’attention, qu’on est à un cran au-dessus dans la durée et l’intensité. Il s’agit d’un acte volontaire, personnel, actif, approfondi, qui mobilise davantage le cerveau que la simple attention.

Il nous a fait remarquer que dans « concentrer », il y a « centre » : on choisit le centre de son attention, son objectif, sa cible.

Pour ma part, la concentration m’évoque le lait concentré, un condensé d’attention où on mobilise toutes nos facultés dans une seule et même direction, quand on fait abstraction de tout ce qui est autre que notre centre d’intérêt.

Pour les neuroscientifiques, la concentration est le contrôle exécutif, c’est-à-dire conscient, dirigé. Il y a un projet conscient mis en œuvre alors que l’attention est seulement réactive. L’attention consisterait à choisir des éléments dans son environnement sans être consciente, sans mener de projet mental bien déterminé.

Peut-être l’attention n’est-elle donc qu’une 1ère étape, nécessaire, vers la concentration, la porte d’entrée des apprentissages. Qu’en pensez-vous ? Dans quels cas êtes-vous attentive plutôt que concentrée ?

 

5.3.2. Exemples

J’imagine que vous réussissez à vous concentrer plusieurs fois par jour.

  • Dans quelles situations ? Quelles sont les conditions qui s’y prêtent le mieux ?

  • Combien de temps restez-vous concentrée ? 1 minute ? 1 heure ?

  • Dans quel lieu vous trouvez-vous ? Je sais par exemple que certains écrivains ont besoin d’être au calme, dans la solitude de leur bureau, tandis que d’autres préfèrent des lieux vivants comme des cafés. C’est aussi le cas pour les correcteurs ou les étudiants qui aiment le silence des bibliothèques ou l’effervescence des lieux de passage.

  • Enfin, sur quoi restez-vous le mieux concentrée ? S’agit-il de l’étude de l’anglais, d’un roman policier prenant de votre auteur favori, d’une recette de famille que vous connaissez sur le bout des doigts… ?

  • Pourquoi réussissez-vous à rester ainsi concentrée ? Quelles en sont les différentes raisons ?

  • Pourquoi avez-vous plus de mal dans d’autres cas ? Quelles sont les différences ? Y a-t-il aussi des points communs ? Pourriez-vous les exploiter ?

 

5.3.3. Expériences

Allez, testons votre capacité de concentration !

 

5.3.3.1. L’orientation

Vous connaissez peut-être Charlie, ou Waldo aux Etats-Unis et au Canada, ou encore Wally au Royaume-Uni et en Australie, personnage dessiné éternellement habillé de son pantalon bleu et de son maillot blanc rayé de rouge, ainsi que de son bonnet à pompon, qu’on doit chercher sur de grandes illustrations très fournies. Je vous fournis un lien vers l’article Wikipédia correspondant sur la page 38 d’Anglaisance, si vous ne voyez pas de quoi il s’agit.

https://fr.wikipedia.org/wiki/O%C3%B9_est_Charlie_%3F

Mais si c’est le cas, quelques questions pour vous :

  • Comment vous y prenez-vous pour le chercher et, surtout, pour le repérer ?

  • Avez-vous des trucs ou astuces pour le retrouver ou fonctionnez-vous de façon aléatoire, sans ordre particulier ?

C’est un peu comme de reconstituer des puzzles : soit on prend une pièce au hasard et on essaie de la relier à une autre pièce, elle aussi prise au hasard. Soit on est plus méthodique et on commence par sélectionner les coins auxquels, peu à peu, on rattache les autres pièces, d’après des critères tels que les couleurs, les motifs, etc.

Alors, comment procédez-vous dans ces cas-là ?

 

5.3.3.2. « Awareness test » ou contrôle de la conscience

Sur la page 38 du site Anglaisance.com, je vous renvoie à une vidéo extraite de YouTube, « an awareness test » ou contrôle de la conscience. Il s’agit de compter le nombre de passes que 2 équipes se font lors d’une séquence vidéo d’une minute.

Il faut donc en prendre conscience, les énumérer dans sa tête et plus particulièrement dans sa mémoire de travail jusqu’à obtenir un résultat final.

  • Alors ? Combien en avez-vous comptées ?

  • Etes-vous surprise par cette vidéo ? Pourquoi ?

Je ne peux pas vous en dire plus sans en dire trop et j’espère bien que vous ferez cette activité. Elle nous permet de conclure que se concentrer permet de bien voir ce qu’on regarde.

Mais à l’inverse, on ne peut pas percevoir ce à quoi on ne fait pas attention. Quand on se concentre, toutes les distractions alentours s’évanouissent. On ne les perçoit même plus. C’est ce qui s’appelle la cécité attentionnelle. Nous sommes indifférents à notre environnement, aux sollicitations extérieures. En ce moment, je tape sur mon clavier et le bruissement des feuillages, le chant des oiseaux n’a aucune réalité dans ma tête, j’y suis totalement indifférente.

 

5.3.3.3. Le zapping attentionnel

On peut aussi parler du zapping attentionnel, quand trop de choses se déroulent en même temps pour qu’on puisse les percevoir et encore moins les enregistrer. Le cerveau n’arrive pas à suivre. Pour illustrer ce zapping attentionnel, je vous laisse sur la page 38 du site Anglaisance une autre courte vidéo, de 2 minutes, en anglais, pour que vous puissiez évaluer votre faculté de zapping attentionnel. Il s’agit d’un « Whodunnit ? » ou « who’s done it ? » en anglais plus correct, « qui l’a fait, qui est coupable ? » c’est-à-dire qu’un policier comme Poirot ou Colombo cherche le coupable d’un crime.

  • Saurez-vous trouver la réponse avant que la solution ne soit donnée ?

  • De même qu’auparavant, avez-vous noté autre chose que ce qu’on vous demandait de repérer ? Quoi ? Pourquoi ?

 

5.3.3.4. Le partage des tâches
  • Ensuite, êtes-vous capable de réaliser plusieurs tâches en même temps ?

  • Si oui, lesquelles ? Diriez-vous quelles sont du même ordre, par exemple automatisées, ou pas ? Ainsi, pouvez-vous à la fois lire un roman policier et repasser une jupe ? Pouvez-vous faire la vaisselle et écouter de la musique ? Etes-vous capable d’écrire un courriel tout en parlant à votre supérieur hiérarchique ?

En fait, les chercheurs français, parmi lesquels Jean-Philippe Lachaux, se sont rendus compte qu’il était impossible de partager son attention entre 2 tâches qui ne seraient pas automatisées. Une tâche automatisée dépend du système 2 de Daniel Kahneman ou des heuristiques d’Olivier Houdé c’est-à-dire qu’on l’a tellement faite qu’on ne se pose plus de questions quand il s’agit de la refaire, c’est de l’ordre de l’intuition, du réflexe. Quand j’écris, que ce soit à la main ou sur mon clavier, je SAIS tracer une lettre l’une après l’autre, ou bien trouver la touche du T, là, en haut, près du centre, légèrement sur la gauche, sans avoir besoin de réfléchir, de regarder le placement de mes doigts et de m’y reprendre à 2 ou plus de fois encore.

En revanche, quand j’écris sur le sujet de la concentration, je me remémore mes notes lors du stage en les relisant. Rien d’automatique là-dedans : je ne les connais pas par cœur, je ne les ai pas assimilées au point de les connaître sur le bout des doigts et je vérifie donc constamment. Je me concentre sur chaque mot, sur la signification qu’il y a derrière. Et je ne peux pas me concentrer de la même manière sur 2 éléments non-automatiques, ou bien, il s’agit de zapping, c’est-à-dire que je me concentre sur une tâche puis une autre, puis je reviens à la 1ère, à la seconde, et ainsi de suite.

Mais saviez-vous que l’inconvénient du zapping attentionnel est qu’à chaque interruption, on perd en temps et en concentration lorsqu’on tourne à nouveau son esprit vers le sujet qui nous intéresse ? Rediriger son esprit en permanence vers un centre d’intérêt demande beaucoup d’énergie. Finalement, ça n’est pas si intéressant et efficace que ça. Par ailleurs, à la longue, c’est évidemment épuisant !

 

5.3.4. La gestion mentale

5.3.4.1. Définition

Yves Lecocq a été formé en gestion mentale. La gestion mentale est une approche qui s’intéresse à ce qui se passe dans la tête d’une personne quand elle apprend. C’est une approche en 1ère personne : on s’appuie sur le vécu subjectif, on fait des retours introspectifs sur la façon dont on apprend, sur notre parcours mental, ce qui complète les études neuroscientifiques basées sur les IRM, autrement dit l’imagerie par résonance magnétique.

C’est le philosophe Antoine de la Garanderie qui a posé les bases de la gestion mentale dans les années 80.

 

5.3.4.2. Le geste d’attention

En gestion mentale, on appelle la concentration « le geste d’attention ».

Le geste d’attention consiste en plusieurs étapes :

  1. la mise en projet – ici, Yves Lecocq nous avait demandé de mémoriser une image. On met en projet avant de montrer ce qui va être vu, entendu… C’est un peu comme de lire la jaquette d’un roman ou la critique d’un film : on acquiert une idée de ce qui nous attend. On oriente l’activité mentale avant tout.

  2. la concentration sur l’image

  3. la pause récapitulative, qui permet de ralentir, de récapituler avant de restituer

  4. la restitution ou reproduction à l’identique de l’image

  5. l’échange des pratiques

L’intention est fondamentale dans l’attention : on se donne un projet pour sélectionner quelque chose dans son environnement. Il y a une visée, ce qui suppose qu’on soit conscient, ce qui renvoie au contrôle exécutif dans notre cerveau.

 

5.4. Comment se concentrer ?

Alors, comment être concentrée ? Comment passer de l’inattention à l’attention diffuse puis à la concentration ou attention focalisée ? On peut imaginer un escalier à 3 marches.

  1. l’inattention : on ne fait pas attention.

  2. l’attention diffuse : on fait attention mais on s’éparpille, notre esprit papillonne entre différents centres d’attention.

  3. l’attention focalisée ou concentration : on a un seul centre d’intérêt et tout le reste disparaît.

Alors, comment passer d’une marche à l’autre ?

 

5.4.1. De l’inattention à l’attention diffuse

Tout d’abord, passons de l’inattention à l’attention diffuse. Il s’agit d’évacuer les facteurs de distraction, qu’ils soient extérieurs (téléphone, voisine pipelette) ou intérieurs (pensées hors-sujet ou négatives).

  • Peut-être avez-vous besoin d’éteindre votre téléphone ? L’application Forest permet de ne plus toucher à son téléphone pendant une durée sélectionnée. Plus on la laisse longtemps, plus la graine pousse, jusqu’à se transformer en arbre. Ca peut aider à ne pas céder à la tentation des communications sur les réseaux sociaux. Sinon, vous pouvez parfaitement laisser votre téléphone dans une autre pièce, hors de portée.

  • Peut-être devrez-vous signaler à votre voisine qu’il ne faut pas vous déranger durant la prochaine demi-heure ou demi-journée ? A moins que vous n’affichiez une pancarte sur votre porte, comme je l’évoquais au sujet des pomodoros il n’y a pas si longtemps. Je laisse à nouveau l’affiche que j’ai créée à votre disposition sur le site Anglaisance.com.

  • Peut-être pouvez-vous noter toutes vos pensées hors-sujet ou négatives sur un carnet en effectuant un ménage de méninges ? Vous pourriez ainsi vous représenter une bulle avec à l’intérieur, ce sur quoi vous souhaitez vous focaliser et, à l’extérieur, tout ce que vous souhaitez éviter, tout ce qui parasite votre concentration.

  • A moins que vous ne preniez des inspirations profondes pendant la prochaine minute ? Se concentrer sur son souffle est une pratique efficace en sophrologie. On peut imaginer que notre ventre est un ballon qui se gonfle et se dégonfle au rythme de notre respiration.

  • L’auteur et coach Martha Beck suggère de se concentrer sur ses pulsations cardiaques. Où les ressentons-nous ? Comment ? Quelle en est la puissance, la fréquence ?

  • Pourquoi ne pas écouter un morceau de musique ?

  • Pourquoi ne pas colorier un mandala ou une belle citation en anglais ? Pour illustrer cette possibilité, je vous laisse un exemplaire contenant 2 citations, l’une en français, l’autre en anglais, sur le site Anglaisance.com, à la page 38, que j’ai réalisé avec l’aide de WordArt sous Microsoft Word. Dès que vous aurez choisi vos couleurs, il s’agira d’une activité automatique qui vous permettra d’éliminer toutes les autres.

Etablir un petit rituel pourrait être le signal, pour votre cerveau, qu’il est temps de se concentrer. Cela peut être la 1ère étape pour passer d’une attention diffuse à une attention focalisée, c’est-à-dire la concentration. Quel est ou quel va être votre rituel d’évacuation de distractions ?

 

5.4.2. De l’attention diffuse à la concentration

Ensuite, passons de l’attention diffuse à l’attention focalisée ou concentration. Il s’agit à présent de se mettre en projet : quelle est la visée, l’objectif de cette activité, sa direction, la destination de cette séance ? Que comptez-vous apprendre ? Comment allez-vous réinvestir ce que vous allez apprendre ?

Là encore, vous pourriez vous créer un petit rituel pour appliquer ce que vous venez d’apprendre :

  • ça peut être de l’ordre du quiz, un petit test, un QCM à réaliser et à compléter au début de la prochaine séance d’étude,

  • ça peut être un résumé écrit,

  • ou bien un ensemble de questions-réponses comme un jeu de cartes comme des cartes mémoire,

  • ou bien une restitution orale à un partenaire,

  • une carte mentale reprenant les mots-clés et les mettant en réseau,

  • à moins qu’il ne s’agisse de noter la difficulté que vous avez rencontrée lors de cette séance et comment vous l’avez surmontée, si vous avez réussi. Sinon, ça peut bien sûr être l’objet d’une future réflexion.

A vous de tester : n’avez-vous pas l’impression d’être plus attentive, mieux concentrée, quand vous savez que ce que vous faites va vous servir immédiatement après ?

 

6. Mission

A vous de jouer à présent !

Où en êtes-vous dans votre concentration ? Sur quelle marche vous situez-vous, ne serait-ce que là, tout de suite, maintenant ?

  • Etes-vous inattentive (et vous ne saurez même pas que je viens de poser cette question !) ?

  • Etes-vous attentive ?

  • Etes-vous concentrée ?

Lors de pauses régulières, posez-vous la question du degré de votre concentration à chaque fois que vous travaillez votre anglais pour en prendre la mesure.

 

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, nous évoquerons une petite phrase, nouvelle mais en lien avec nos épisodes précédents portant sur l’erreur : « je ne dois pas me tromper. »

 

8. Salutations

Pour finir, n’’hésitez pas à me contacter sur si l’envie vous en prend.

Je serais ravie de prendre connaissance de votre plus grande difficulté en anglais ou bien de parler de vos expériences et progrès en début d’épisode !

Je vous rappelle que vous trouverez dans la partie bonus du site Anglaisance.com les documents suivants : vos résolutions pour l’anglais, une lettre d’amour à la langue anglaise, et 5 des 10 raisons pour lesquelles vous avez peut-être du mal à apprendre l’anglais :

Profitez-en : c’est pour vous et c’est tout !

 

Exercice de mémoire

La semaine dernière, à la fin de l’épisode 37, je vous ai posé la question suivante : à quelle image ou à quelle rime associeriez-vous les 7 jours de la semaine pour mieux mémoriser une date ?

Nous en avions déjà parlé au début de l’épisode 32, intitulé Comment comprendre les consignes. On peut très bien associer les 7 jours de la semaine aux 7 couleurs de l’arc-en-ciel et aux 7 notes d’une gamme de musique. Ca donne un ensemble totalement farfelu et c’est justement cette fantaisie qui peut rendre ces associations mémorables :

  • le lundi est violet et correspond à la note do : on peut créer le mot valise lundo et se le représenter en violet;

  • le mardi est indigo, comme le ré : on peut imaginer le mardré en indigo ;

  • le mercredi et le mi sont bleus : créons mercremi en bleu ;

  • le jeudi et le fa sont verts : pourquoi pas jeufa en vert ?

  • le vendredi et le sol sont jaunes : vendresol en jaune ;

  • le samedi et le la sont oranges : samela en orange;

  • et enfin, le dimanche et le si sont rouges : le simanche en rouge.

Ca peut être ça ou toute autre chose, aucune importance, si ce n’est que ça vous aide à mémoriser, comme toujours, par associations.

De mon côté, j’aime ce qui fait sens et c’est pour ça qu’en ce qui concerne les chiffres, je préfère les relier à des dates qui me parlent comme 63, année du décès de Kennedy, à des bribes de ma culture, comme 64 et la chanson des Beatles « When I’m 64 »… Mes choix ne sont pas arbitraires. Ils font référence à ma culture personnelle.

De même, pour les jours de la semaine, leurs noms n’ont pas été choisis au hasard. Ainsi, pour lundi, c’est la même chose en anglais et en français : c’est le jour de la lune, « the moon », « Monday ». Je me représente donc ce jour-là à l’aide du dessin d’une lune. Mardi tient son nom du dieu Mars, mercredi correspond au dieu Mercure, jeudi à Jupiter, vendredi à Vénus, samedi à Saturne. Quant à dimanche, j’ai choisi la version anglaise et je me représente donc ce jour à l’aide d’une image du soleil, « the sun » pour « Sunday ».

J’aurais pu choisir toutes les planètes, de Mars à Saturne, puisque j’avais commencé avec la lune mais ça ne me parle pas autant que les personnages mythologiques. A vous de voir ce qui vous convient le mieux si ces associations vous intéressent…

Toujours est-il que voici votre petit exercice de mémoire pour la semaine prochaine : serez-vous capable de retenir la date suivante d’ici l’épisode numéro 39 ? Monday the 18th (eighteenth)

 

« See you next week-end ! Bye ! »

 

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