Quelles sont les différentes étapes pour pouvoir respecter les consignes d’exercices, oraux ou écrits, en anglais, dans une autre langue, voire dans une toute autre matière ?

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°30. Aujourd’hui, nous allons voir comment respecter les consignes d’exercices.



2. Préambule

2.1. Remerciements

Avant de commencer, un grand merci à Pascal 67 pour sa revue sur iTunes où il a sélectionné 5 étoiles et laissé un joli commentaire : « Quel beau travail proposé par Nadège chaque semaine. Merci pour cette aide à l’apprentissage des langues qui passe aussi par une réflexion sur soi et des conseils qui peuvent paraître parfois anodins mais qui mis bout à bout sont le secret de la réussite… »

Si cela vous inspire, n’hésitez pas à faire de même. C’est peut-être sur iTunes que vous avez trouvé le podcast et ça permettrait à d’autres de le découvrir également. Merci d’avance pour eux !

2.2. Question

Si vous avez une question particulière au sujet des méthodes et de la motivation pour apprendre l’anglais, contactez-moi sur . Je suis disponible jusqu’au 19 juillet et me ferai un plaisir de vous répondre ! Sans compter que vos situations, toujours très inspirantes, me permettent d’établir des priorités dans les différents sujets que je pourrais aborder ici, dans le podcast. Par exemple : comment développer ses idées, comment penser en anglais, comment ne pas hésiter, mais aussi des petites phrases comme « je peux me contenter de mon niveau actuel », « je veux réussir sans faire d’efforts », « j’ai mal commencé mon apprentissage »…. A vous ! Quelle est votre principale difficulté en anglais ? Quel est le problème qui vous vient spontanément à l’esprit ?

2.3. Le palais de la mémoire

Je tiens à revenir sur la méthode des loci ou le palais de la mémoire de la semaine dernière : avez-vous retenu les réponses aux 10 questions posées jusqu’à aujourd’hui ?

Vous avez dû remarquer que pour réussir ce type d’exercice, il fallait passer par 3 étapes :

  1. comprendre la question et y répondre
  2. retenir la réponse de chaque question
  3. retenir l’ordre de chaque réponse

Le but n’étant pas d’évaluer la culture générale, les questions étaient volontairement basiques. J’espère qu’elles n’ont posé de problèmes à personne, car je sais qu’on écoute Anglaisance à travers le monde entier et, bien entendu, les références culturelles ne sont pas les mêmes. Si vous le souhaitez, vous pourrez trouver les réponses attendues aux 10 questions à la fin de la transcription de l’épisode 29, sur le site Anglaisance.com.

La 2e étape consistait à retenir ces réponses. Etait-ce le cas la semaine dernière ? Est-ce encore le cas aujourd’hui ? Comment vous en êtes-vous souvenu ? Les avez-vous représentées par une image, un symbole ?

Pour moi, la réponse à la première question, « que célèbre-t-on le 14 juillet ? », donc la fête nationale, est représentée par le drapeau bleu blanc rouge. Je n’en avais pas à côté de moi mais en revanche, j’avais une bouteille contenant un sachet de tisane à mes côtés. L’étiquette « infusion agrumes, sensation fruitée » s’est donc tout naturellement transformée, dans mon esprit, en petit drapeau.

Pour la 2e question, « quelle couleur obtient-on en mélangeant du bleu et du jaune ? », c’est-à-dire la couleur verte, je n’avais pas d’objet vert à côté de moi. Par contre, ma bouteille était en… verre ! L’homophone m’a permis de retenir la couleur !

Et vous ? Quelles astuces vous ont permis de mémoriser vos réponses ? Avez-vous eu recours à des associations, comme nous l’avions vu dans l’épisode sur le vocabulaire, le n°8, intitulé « Comment mémoriser les mots ». Vous souvenez-vous des 4 principes qui gouvernent cette méthode :

  1. l’exagération
  2. le mouvement
  3. l’incongruité
  4. l’implication personnelle ?

Avez-vous utilisé votre imagination pour mémoriser ces 10 réponses ?

Et enfin, 3e étape, comment les avez-vous ordonnées ? Quel trajet avez-vous parcouru, dans votre tête, pour que les réponses soient dans le bon ordre ? Avez-vous retracé le parcours des aiguilles d’une montre, ou bien un zoom avant ou arrière, ou bien vous êtes-vous dirigée de gauche à droite, à moins que ce ne soit l’inverse ?

Bien sûr, comme pour tout, il s’agit de s’entraîner pour pouvoir progresser. Comment allez-vous procéder ?

Si vous le souhaitez, on peut renouveler l’expérience en fin d’épisode, mais cette fois-ci, nous allons nous concentrer sur cette technique des associations, et uniquement à partir des chiffres pour commencer, parce qu’en anglais, il faut parfois retenir des chiffres, et même beaucoup ! L’objectif final, bien sûr, est de passer prochainement à l’étape supérieure : je vous poserai des questions en anglais ! Mais ce sera bien plus tard… Une chose à la fois !

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 29, nous avons parlé des envies qui nous prenaient quand il était temps de se mettre au travail et d’ouvrir ses livres d’anglais par exemple.

  • Avez-vous su identifier vos distractions de prédilection, les activités vers lesquelles vous vous tournez pour procrastiner ?
  • Quelles sont les situations où vous avez tendance à vous tourner vers ces activités ?
  • Et enfin, avez-vous envie de ne plus avoir envie de recourir à ces distractions ?

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons étudier les consignes des exercices en anglais. Ca peut être celles du baccalauréat, dont les épreuves approchent, mais de bien d’autres examens également, comme le TOEIC, le TOEFL, le Cambridge Certificate, le EFSET, le BULATS, Bright, Ev@lang…. Pour en savoir plus sur tous ces tests, je vous laisse un lien sur Anglaisance.com, à la page de l’épisode 30.

https://www.victorias.fr/dossiers/examens.html#bright

5. Contenu

5.1. Exposition

5.1.1. Définition

Tout d’abord, qu’est-ce qu’une consigne ? Une consigne est d’après le dictionnaire Larousse, « une instruction stricte ou formelle donnée à quelqu’un, qui est chargé de l’exécuter ». C’est le mode d’emploi d’un exercice, où on vous explique le résultat qu’on attend de vous, avec parfois, les moyens d’y parvenir, et d’autres, uniquement le résultat à atteindre. En anglais, on dit « instruction » ou « direction ». On reconnaît 2 étapes de la boucle de Brooke : les actions, c’est-à-dire comment faire, et le résultat, autrement dit ce qu’on obtient.

5.1.2. Exemples

5.1.2.1. Exemples de consignes en anglais

Voici quelques-unes des consignes que j’ai piochées dans des sujets de bac mais aussi de TOEFL, et Cambridge Certificate, des manuels anglais « Ship or sheep » d’Ann Baker et « English Grammar in Use » de Raymond Murphy pour ne citer qu’eux :

  • « Select the one statement that best describes what you see in the picture. » (sélectionnez un énoncé qui décrit le mieux ce que vous voyez sur l’image)
  • « Complete the sentence. » (complétez la phrase)
  • « Justify your answer. » (justifiez votre réponse)
  • « Put in X or Y. » (ajoutez X ou Y)
  • « Fill in the grid. » (complétez la grille)
  • « Select the best response to the question. » (sélectionnez la meilleure réponse à la question)
  • « Justify your answer with quotes from the text. » (justifiez votre réponse avec des citations du texte)
  • « Find 4 different types of… » (trouvez 4 différents types de…)
  • « Choose the best option to complete the sentence or conversation. » (choisissez la meilleure option pour compléter la phrase ou la conversation)
  • « Justify your answer with elements from the text. » (justifiez votre réponse avec des éléments du texte)
  • « Answer in your own words. » (répondez avec vos propres mots)
  • « Write sentences about yourself. » (écrivez des phrases sur vous)
  • « Put in a suitable word in the correct form. » (ajoutez un mot approprié à la forme adéquate)

Sur Anglaisance.com, vous pourrez accéder au lien et lire par vous-même le contenu de certains de ces examens. Ca peut sembler un peu effrayant, toutes ces consignes, toutes ces activités qu’on vous demande de réaliser.

Mais avez-vous constaté que ce sont souvent les mêmes? Ca devrait donc être facile, de suivre une consigne.

http://www.etsglobal.org/Fr/Fre/Tests-et-preparation/Les-tests-TOEIC/Exemples-de-test/Exemple-de-test-TOEIC-Listening-and-Reading

http://www.cambridgeenglish.org/fr/test-your-english/?_ga=2.236323265.1148419585.1527492074-928453107.1527492074

http://www.franglish.fr/bac/

5.1.2.2. Exemples d’autres consignes

Pourtant, au moment où j’écris ces lignes, je suis dans un café devant un thé Earl Grey Imperial et j’entends le barman lancer à la serveuse : « Je te l’ai dit ! » Comme quoi, il ne suffit pas qu’une consigne soit donnée pour qu’elle soit appliquée. Encore faut-il la comprendre (et ça n’est que la 1ère étape) !

Je me souviens avoir constaté avec amusement que mon collègue, disons Puck, et moi-même nous étions précipités pour compléter un tableau affiché en salle des profs. Il s’agissait de s’inscrire à 2 réunions au choix lors d’une journée pédagogique. Nous avons eu la même démarche, lui comme moi : un, on complète le tableau avec notre nom et deux… on lit la consigne ! Comme si, à longueur de journée, en tant que professeurs, on ne conseillait pas à nos étudiants de lire et de suivre les consignes ! Fascinant !

Autre exemple : lorsque je ne sais pas où je dois me rendre, que je ne connais pas l’itinéraire pour atteindre ma destination dans Paris, je consulte mon application City Mapper. Pour le métro et le RER, ça va. Mais dès que je me retrouve dans la rue, entre les passages piétons, les voitures, les panneaux plus ou moins visibles, je me rends compte que j’ai un mal fou à suivre les consignes et, bien souvent, je pars dans la direction opposée à celle indiquée par mon GPS ! C’est aussi parce que je suis sur le point d’atteindre ma destination finale et que je ne veux surtout pas être en retard – c’est ma hantise.

Et quand je demande des directives à un autochtone du quartier, je suis parfois tellement soulagée qu’on me réponde que je ne fais pas du tout attention à ce qu’on me dit ! Sans compter que, parmi mes lacunes, se trouvent incapacité actuelle de distinguer ma gauche de ma droite. Je dis actuelle parce que ça n’a pas toujours été le cas : quand j’apprenais à conduire, je savais parce que je pratiquais, c’était utile et même vital. Mais maintenant que je laisse la conduite à des gens plus sûrs d’eux que moi au volant, je ne me pose plus trop la question. En conséquence, ce n’est pas automatique. Je dois réfléchir, me rappeler que ah, oui, mon alliance est à gauche parce que mon cœur aussi et que j’écris de la main droite (ce que je rappelle à ma fille grâce aux homophones : « You write with your right hand. » Tu écris avec ta main droite – ça marche parce qu’elle est droitière !).

5.2. Problème

Le problème, donc, c’est qu’on a beau avoir des consignes, on ne les suit pas toujours. Ce n’est pas parce qu’on sait quoi faire ou du moins qu’on sait où trouver l’information, qu’on va le faire.

5.2.1. Causes

Pourquoi ? Je dirai que si on ne suit pas les consignes, ça peut être dû à un défaut d’attention, à un excès de confiance ou bien à une incompréhension.

5.2.1.1. Manque d’attention

Il peut s’agir d’un manque d’attention, on se précipite, comme quand j’ai peur d’être en retard ou que je suis soulagée qu’on m’indique le chemin. Plutôt que de me concentrer sur ce qu’on me dit, je me focalise sur mon appréhension ou ma reconnaissance pour le passant qui m’aide.

5.2.1.2. Excès de confiance

Il peut aussi s’agir d’un excès de confiance, comme Puck et moi pour le tableau des réunions : on savait à l’avance ce qu’était ce tableau, alors on ne prenait pas trop de risques. Mais ça peut être plus embêtant dans des situations comme l’examen national du bac où le temps passe très vite. Si je pense à mes élèves, ils ont 2 heures pour compléter une multitude d’exercices allant de la compréhension écrite de 2 textes séparés, puis de leur comparaison jusqu’à l’expression écrite d’environ 200 mots, c’est-à-dire la rédaction d’un texte portant sur le même sujet que ceux qu’ils ont lus. Le temps passe à toute allure et s’ils n’ont pas, justement pris le temps de comprendre ce qu’on leur demandait, ils peuvent commettre de sacrées erreurs.

5.2.1.3. Incompréhension

Et puis, plus embêtant et c’est l’objet de cet épisode : on ne comprend pas tout.

Mais l’avantage, comme d’habitude, c’est que bien sûr, on peut apprendre. On peut s’habituer à être attentif, à faire plus confiance aux outils ou aux gens, et puis à comprendre les consignes. Car ce sont finalement toujours les mêmes.

5.2.2. Conséquences = inconvénients

Si on n’applique pas les consignes pour quelque raison que ce soit, alors on va faire tout autre chose que ce qui est attendu et le résultat obtenu sera donc décevant pour tout le monde. Certes, vous aurez travaillé, vous aurez rendu votre devoir complété, mais à quoi bon puisque ça ne sera pas ce qu’il fallait faire ?

5.3. Solution

Il va donc falloir travailler pour mieux comprendre ce qu’on attend de vous. Et, comme d’habitude, l’entraînement commence par la compréhension. Pour cela, il faut d’abord faire attention, observer, remarquer, puis savoir, et enfin appliquer.

5.3.1. Vérifier

Lorsque ma fille est née, ma meilleure amie m’a offert les livres du Dr Harvey Karp, « The Happiest Baby on the Block » et « The Happiest Toddler on the Block », (le bébé et l’enfant en bas âge le plus heureux du quartier) grâce auxquels j’ai appris à la calmer grâce au « swaddling » ou emmaillotage et à l’enregistrement du bruit blanc de l’aspirateur qui lui rappelait le son qui l’avait bercée pendant 9 mois. Si ça vous intéresse, vous trouverez sur Anglaisance.com un lien vers une vidéo YouTube vous expliquant les techniques :

Mais ce que j’ai appris et qui nous concerne, c’est ce que le Dr Harp appelle « The Fast Food Rule » ou la règle du fast food. Suivant l’exemple des établissements de restauration rapide, il conseillait de répéter ou faire répéter les consignes avec ses propres mots, reformuler pour s’assurer qu’on a compris. Par exemple, quand on m’indique des directions, je peux prendre des notes sur mon téléphone si c’est long puis redire ce que j’ai compris. « Donc je prends la 1ère à gauche et quand j’arrive devant le garage, je tourne à droite et je marche jusqu’au rond-point ? »

Avez-vous remarqué que les caissiers des restaurants rapides font cela et parfois certains serveurs dans les restaurants ? Vous passez une commande et il la répète pour s’assurer qu’il n’y a pas d’erreur. Ca prend quelques instants, mais peu de temps finalement, et ça vaut toujours mieux que de se rendre compte, trop tard, quand les plats sont prêts, que ce n’est pas ce qu’il fallait ! Surtout avec une grande tablée !

Lorsque je fais passer des oraux à mes étudiants, certains le font spontanément et ça me paraît très intéressant. Ainsi, si je leur demande « What do you know about Walmart ? » (Que savez-vous de Walmart ?), ils peuvent reformuler en « You want me to tell you what I’ve learnt about that American supermarket chain ? » (vous voulez que je vous dise ce que j’ai appris à propos de cette chaîne de supermarchés américaine ?)

Reformuler est tout un art, indispensable à la communication en anglais, et nous allons y revenir prochainement, c’est prévu.

J’ai trouvé une courte vidéo où le Dr Karp explique, avec sous-titres, cette « fast food rule » :

Bien sûr, c’est plus facile à l’oral qu’à l’écrit, car personne ne sera là pour s’assurer que vous avez compris quand vous serez face à votre copie d’examen ou de concours. Donc, il faut savoir à l’avance !

5.3.2. Savoir et comprendre

« Savoir précède comprendre » m’a appris le professeur Jean-Luc Berthier dans le MOOC « Apprendre et enseigner avec les sciences cognitives ». Et c’est vrai, dans mon exemple de déambulation parisienne, si je ne fais pas l’effort de me rappeler où se trouvent la droite et la gauche, je ne risque pas de partir dans la bonne direction ! Il faut donc savoir d’abord où se trouvent la droite et la gauche pour pouvoir appliquer les consignes données.

De même, il faut savoir ce qu’on vous demande dans les épreuves d’examen ou de concours pour pouvoir faire ce qui est attendu. C’est pour ça qu’il est important de s’entraîner à l’avance, et de poser des questions à votre professeur pour bien déterminer ce qu’on vous demande de réaliser.

Je vous l’ai dit plus tôt, on remarque vite que les consignes sont tout le temps les mêmes, et pas seulement dans les exercices de compréhension en anglais. C’est valable pour les autres langues, mais également pour d’autres disciplines. Voilà pourquoi il est logique qu’en 1956, Benjamin Bloom ait créé une taxonomie, c’est-à-dire une classification, une suite d’éléments formant une liste et plus précisément ici, un modèle pédagogique classant les niveaux d’acquisition des connaissances. Cette classification de 6 niveaux va du plus simple au plus complexe.

  1. connaissance
  2. compréhension
  3. application
  4. analyse
  5. synthèse
  6. évaluation

A chaque niveau correspondent des verbes d’action qui sont liés à un objectif d’apprentissage. L’idée est de proposer une découverte progressive du document.

Si vous le voulez bien, nous détaillerons ces consignes, en français et en anglais, dans l’épisode 32.

5.3.3. Pratiquer

Une fois qu’on maîtrise la théorie, qu’on a compris que ce sont les mêmes consignes tout le temps, il est temps de passer à la pratique. Il faut s’entraîner. Ma nouvelle petite phrase préférée est d’ailleurs « je le sais et je le fais ». Pour cela, il faut faire et refaire pour reconnaître ces différentes consignes et être en mesure d’y répondre correctement.

Alors, quelles sont les épreuves qui vous attendent ? Le bac, un certificat de langue, une épreuve orale…

Pouvez-vous vous procurer des annales, des sujets déjà tombés par le passé, si possible avec les corrigés ? Attention, il ne s’agit pas de consulter les sujets déjà corrigés : vous aurez alors l’impression que vous savez faire parce que, bien sûr, sur un corrigé tout est facile puisque tout est déjà fait ! Mais l’intérêt de l’exercice est justement de vous entraîner, de faire et de constater que oui, là, c’était correct, vous aviez compris, tandis que là, il va vous falloir travailler un peu plus afin de maîtriser ce qu’on vous demande.

C’est en faisant que vous allez apprendre et finalement, savoir de mieux en mieux ce que vous devez faire.

6. Mission

Afin d’anticiper l’épisode 32 où nous détaillerons ces fameuses consignes, je vous propose de répondre aux questions suivantes :

  • Quelles sont les consignes des exercices que vous devez réaliser ?
  • Quels sont les verbes d’action dans chaque énoncé ? Je vous conseille de les souligner ou surligner, comme vous préférez.

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, nous évoquerons les envies qui nous prennent lorsque nous devons faire quelque chose qui ne nous inspire pas, dirons-nous. C’est la suite de l’épisode 29, « j’ai plutôt envie de… », phrase que vous avez peut-être complétée par tout un tas d’actions distrayantes. La semaine prochaine, nous pratiquerons le ressenti de ces envies qui nous détournent de nos tâches.

8. Salutations

N’hésitez pas à me contacter sur si l’envie vous en prend.

Je serais ravie de parler de vos expériences et progrès en début d’épisode !

Je vous rappelle que vous trouverez dans la partie bonus du site Anglaisance.com les documents suivants : vos résolutions pour l’anglais, une lettre d’amour à la langue anglaise, et 4 des 10 raisons pour lesquelles vous avez peut-être du mal à apprendre l’anglais :

  • le principe du tout ou rien ou du noir et blanc
  • les conclusions hâtives, c’est-à-dire la télépathie et le catastrophisme
  • la surgénéralisation, quand un simple échec prédit fatalement toutes vos futures défaites
  • et enfin, depuis le 1er juin, le filtrage, quand on ne voit que les détails négatifs d’une situation.

Profitez-en : c’est pour vous et c’est tout !

Je vous l’avais promis en début d’épisode : je vous propose de faire travailler votre mémoire grâce à votre imagination et le pouvoir des associations. Nous allons commencer par les chiffres puisqu’on a besoin d’en retenir en anglais aussi. Peut-être êtes-vous comme mon mari et mon fils, à l’esprit scientifique, qui ne trouvent pas que les chiffres soient abstraits ou bien comme ma meilleure amie, qui est plus embrouillée qu’autre chose par ces associations. Pour moi, c’est un jeu et ça me permet de retenir des chiffres que j’oublierais instantanément sinon !

Je vous propose donc d’associer chaque chiffre de 0 à 10 à autre chose qui vous parle. Le but de l’exercice est que vous utilisiez les principes que nous avons déjà vus : pour qu’une image s’imprime dans notre esprit, il vaut mieux qu’elle soit :

  1. exagérée
  2. en mouvement
  3. incongrue
  4. et pleine d’implication personnelle

Par ailleurs, on peut associer un chiffre et un élément selon :

  1. sa forme (par exemple le 0 rond a la forme d’un soleil, d’un ballon, le 1 ressemble à un stylo, une baguette magique, un homme qui se tient droit ou un menhir, le 2 rappelle un canard ou un cintre, le 4 un voilier, le 6 un canon…)

  2. sa terminaison (par exemple 2 rime avec feu et bleu, on peut se représenter un feu bleu…)

  3. un symbole qui les relie (par exemple le 2 correspond aux principes féminin et masculin, représentés par des symboles, mais aussi au yin et au yang dans la culture asiatique…)

Par exemple, j’associe le chiffre 3 au symbole breton du triskell, qui, selon Wikipédia est «  un symbole représentant trois jambes humaines, ou trois spirales entrecroisées, ou encore tout autre symbole avec trois protubérances évoquant une symétrie de groupe cyclique », puisque je suis d’origine bretonne. C’est aussi le nom que mes parents avaient donné à leur 2e yorkshire, une adorable petite boule de poils argentés. C’est très facile de l’imaginer en mouvement puisqu’elle débordait d’énergie.

Pour moi, le chiffre 6 peut être représenté par un dé, puisqu’il a 6 faces. Et le 6 correspond aussi pour moi à une tortue depuis que j’ai visité la ville de Ping Yao, en Chine, entourée d’une forteresse à 6 portes, d’après justement, une tortue ! Il faut imaginer que 6 éléments dépassent de sa carapace : les 4 pattes, la queue et la tête. C’est incongru, ça fait partie de mon vécu, c’est un peu tiré par les cheveux et ma petite tortue peut se déplacer. Ca marche !

  1. tout autre chose comme des faits scientifiques (le corps humain a 32 dents et 33 vertèbres), des expressions (se mettre sur son 31, voir 36 chandelles), des dates de naissance (Janis Joplin, ma chanteuse préférée, est née en 43), des chiffres connus de tous (les 101 dalmatiens, les 1001 nuits), des titres de films ou séries (21 Jump Street avec Johnny Depp, les 39 marches d’Alfred Hitchcock)…

D’ici le prochain épisode, aurez-vous retenu certains ou tous les chiffres que j’ai mentionnés plus tôt grâce à leurs associations ? Ou bien allez-vous vous inventer votre propre correspondance pour les chiffres de 0 à 10 ?

J’espère que mes consignes sont claires !

C’est ludique mais ça peut être aussi pratique, par exemple pour retenir des codes ou des numéros de téléphone. Ca m’évite ainsi de chercher au fond de mon sac et je suis bien contente de m’en souvenir. J’ai une mémoire, j’aime m’en servir pour ce qui me semble indispensable et ce qui m’amuse.

“See you next week ! Bye !”