Comment s’immerger dans la langue anglaise, c’est-à-dire évoluer dans un environnement exclusivement anglais, et en retirer tous les bénéfices, et rien que les bénéfices ?

1. Introduction

Bonjour ! Vous êtes sur Anglaisance, épisode n°28. Aujourd’hui, nous allons parler de l’immersion linguistique.



2. Proposition

Avant de commencer, je tiens à vous remercier pour votre écoute et votre lecture régulière ! Ca me fait très plaisir ! C’est juste une pensée, celle d’être un tout petit peu utile à d’autres, mais ça fait du bien !

Pour vous en remercier et apprendre à mieux vous connaître, je vous propose de m’envoyer un petit (ou long) message sur en m’exposant la principale difficulté que vous rencontrez lorsqu’il s’agit d’apprendre l’anglais. Est-ce un problème de méthode, par exemple, vous ne savez pas comment parler anglais sans avoir recours au français dans votre tête, ce qui ralentit le processus ? Ou bien est-ce un problème lié à votre mental, c’est-à-dire que vous avez l’impression de ne rien avoir d’intéressant à dire ou vous êtes persuadée de ne pas être capable de le dire, alors vous n’essayez même pas ?

Je serais ravie de recevoir une phrase ou tout un paragraphe vous concernant et je me ferais un plaisir de vous répondre au plus vite, alors n’hésitez pas. Et puis, pourquoi ne pas transformer cette proposition en défi, pour moi ? Et si je répondais à 60 questions d’ici le 19 juillet ? En 2 mois, à raison d’une question par jour, je peux le faire (puisque je l’ai décidé) ! A très vite !

3. Rappel de l’épisode précédent

Dans l’épisode précédent, le numéro 27, nous avons parlé de la petite phrase « je ne comprends rien » et étudié ses conséquences sur notre vie. Avez-vous remarqué les situations où vous aviez tendance à la penser ? Avez-vous essayé de la remplacer par une variante, par exemple, « je comprends quelques mots », « je fais tout pour comprendre », « je me concentre sur ce que je comprends »… ?

4. Objectif de l’épisode

Aujourd’hui, nous allons voir comment améliorer notre compréhension, justement, et même notre expression, grâce à l’immersion linguistique.

5. Contenu

5.1. Problème

La meilleure façon d’apprendre une langue n’est pas, selon moi, de lui réserver une petite place régulière mais importante dans son emploi du temps. Cela va peut-être vous surprendre, puisque c’est ce que je vous ai conseillé de faire depuis l’épisode 4 intitulé « Je n’ai pas le temps ». Aurai-je changé d’avis ? Pas du tout !

Le fait est que, passé un certain temps, quand vous maîtriserez les bases après avoir acquis au fur et à mesure, à votre rythme, le vocabulaire, la grammaire, la phonologie, les phrases clé, les compétences linguistiques qui vous sont nécessaires, vous allez stagner. Vous n’aurez plus l’impression de progresser. Au contraire, vous aurez le sentiment de toujours ressasser la même chose et vous vous ennuierez. Ce désintérêt ponctuel peut mener à un découragement certain, voire à l’abandon pur et simple. C’est ce qu’on appelle un plateau. Comment faire pour dépasser ce plateau ?

Comment faire pour aller vers plus d’automatismes, comme si on pouvait passer du français à l’anglais, penser en français puis en anglais, comme on appuie sur un interrupteur ? Au début, le bouton est tout neuf, ça résiste un peu, beaucoup. Et puis avec le temps, à force de s’en servir, ça devient de plus en plus facile : on passe du « on » au « off » en appuyant à peine. Penser en français puis en anglais se fait aisément.

Pour ceux qui maîtrisent déjà plusieurs langues, en ajouter une autre correspond à utiliser un cadran, à tourner un bouton gradué, comme pour les coffres-forts : à chaque encoche correspond, non pas un chiffre, mais une langue. Le but du jeu est de passer plus rapidement, plus facilement, d’une encoche à une autre.

5.2. Solution 1

Si vous maîtrisez les bases, vous pouvez donc passer à l’étape supérieure. Selon moi, la meilleure façon d’apprendre une langue, c’est tout simplement l’immersion. Décortiquons donc ce mot ! Vous vous souvenez de la dérivation ? Dans le mot dérivé « immersion », vous reconnaissez la racine mer, précédée du préfixe im-, qui signifie dans, dedans et terminé par le suffixe –ion qui permet de transformer le nom « mer » en un autre nom, qui n’est pas sans rappeler transformation, évolution, révolution, vous ne trouvez pas ? Lors d’une immersion, on s’immerge, on plonge, on nage dans la langue. On baigne dans l’anglais. Un bain linguistique ! On en ressort transformée ! On écoute de l’anglais, on parle anglais, on vit à l’heure anglaise, on mange anglais, etc. On finit par penser en anglais !

5.2.1. Exemple 1 : la véritable immersion linguistique

1er exemple : en 1995, j’ai eu la chance de passer une année à Oxford, en Angleterre, au nord de Londres, en tant qu’étudiante en maîtrise de linguistique anglaise. Quelle année incroyable j’ai pu y vivre ! J’en garde des souvenirs formidables… Je tenais absolument à y aller car je savais que je ferai des progrès phénoménaux. D’abord, bien entendu, en langue – je me suis adressée à bien plus de personnes que lors de mes vacances estivales régulières de 3 semaines, avec des accents différents, ne serait-ce que dans l’appartement étudiant que je partageais avec une Ecossaise, une Londonienne, un jeune homme de l’île de Jersey et un Australien. J’ai rencontré une belle variété de situations quotidiennes, du club de cinéma à la soirée au pub, en discothèque (« Eighties Night ! Yeah ! »), sans oublier les cours en amphi, les exposés oraux, l’incroyable club de débats anglais, « The Oxford Union », reproduisant la Chambre des Communes (« the House of Commons ») et ses débats entre « Tories » ou « Conservatives » (Conservateurs) et « Labours » (Travaillistes). Sans parler de la fausse alerte aux punaises de lit ou « bed bugs » !

https://www.oxford-union.org/

5.2.2. Avantages de la véritable immersion linguistique

L’avantage certain de l’immersion, c’est qu’on ne se pose plus la question de parler français, de traduire ou quoi que ce soit. Ce n’est plus une éventualité possible. Seule la langue cible, l’anglais en ce qui nous concerne, sert à communiquer.

Alors, fatalement, inévitablement, on va progresser, puisqu’on n’a pas le choix si on veut pouvoir survivre. Il va falloir demander de l’aide à un moment donné ou à un autre et d’ailleurs je vous encourage fortement à vous mettre dans des situations telles que vous allez avoir besoin de faire appel à d’autres.

Ainsi, lors de mon dernier séjour à Ashford, dans le Kent, en Angleterre, lors des vacances de la Toussaint 2017, j’ai fait exprès de ne pas avoir recours à mon GPS, de me balader dans les petites rues à tel point que je ne savais plus trop où j’étais, de ne pas regarder le tableau d’affichage des départs à la gare de London Bridge, etc. Non pas par paresse mais pour entrer en contact avec mes autochtones préférés, les Anglais. Et ce qu’il y a de formidable, c’est qu’ils étaient absolument ravis de m’aider ! Et moi, très reconnaissante non seulement de leur aide, mais aussi de l’occasion de parler anglais !

5.2.3. Limites

Oui, mais…

Je ne saurais trop vous recommander de vous expatrier pour progresser en anglais – il n’y rien de tel !

5.2.3.1. Stagnation

Sauf que certains de mes amis français sont repartis à la fin de l’année universitaire en n’ayant pas progressé beaucoup. Pourquoi ? Ils étaient restés entre Français et nous étions très nombreux dans la ville finalement assez petite d’Oxford. C’était rassurant d’affronter l’étranger en groupe, en ayant une langue et une culture commune. Mais c’est dommage… Donc immersion n’équivaut pas systématiquement à progrès.

5.2.3.2. Temps

Si l’immersion signifie qu’on doit déménager, couper les ponts avec la civilisation française dans son ensemble, ça représente un énorme sacrifice ! Et combien de temps ?

5.2.3.3. Argent

Mon séjour à Ashford n’a duré que 5 jours mais même 5 jours, ça peut représenter une petite somme si on n’a pas de point de chute. Et puis il faut bien faire des activités, se déplacer, se nourrir. Tout cela nécessite un budget.

5.2.3.4. Vie professionnelle et sociale

Et puis on ne peut pas tout plaquer comme ça, du jour au lendemain, même pour la bonne cause !

5.2.3.5. Rappel

Enfin, ce n’est pas parce que vous avez passé un certain temps, mettons 6 mois, dans un pays anglophone, disons le Pays de Galles, et que vous avez ainsi appris à mieux vous exprimer en anglais que c’est acquis pour la vie. Certes, au retour de ce séjour, vous parlerez bien anglais mais au fur et à mesure que le temps passera, si vous ne l’entretenez pas, si vous ne pratiquez pas, vous allez tout oublier.

C’est la raison pour laquelle certains certificats comme le TOEIC ou le TOEFL ne sont valables que pour une période donnée : les compétences langagières évoluent, c’est-à-dire qu’elles progressent, régressent ou stagnent.

A l’inverse, il n’est pas forcément nécessaire d’être en terre étrangère pour pratiquer l’anglais.

5.3. Solutions 2.0

5.3.1. L’immersion sans se déplacer

5.3.1.1. 2e exemple

Deuxième exemple : lorsqu’il y a une dizaine d’années de ça, j’ai découvert la série américaine « The West Wing », qui se déroule à la Maison Blanche où Martin Sheen est président, moi qui ne m’intéresse pas du tout à la politique ait voulu absolument connaître la suite. J’ai regardé toutes les saisons d’un trait, dès que j’avais un moment. C’est ce qu’on appelle « binge watching ». Et alors que je vivais à nouveau en France depuis 10 ans, je me suis remise à penser en anglais. A force d’entendre de l’anglais dès que je rentrais chez moi, beaucoup d’automatismes me sont revenus. Ca n’était que la réception, je ne parlais pas anglais à qui que ce soit (mis à part à mes élèves et étudiants), mais c’était tout de même très intéressant à vivre.

5.3.1.2. 3e exemple

Troisième exemple : quelques années plus tard, quand ma fille est née, j’ai décidé de lui parler anglais car je crois que c’est la plus belle chose que je connaisse et que je puisse lui transmettre. Ca ne lui a posé aucun problème et aujourd’hui, je lui parle encore systématiquement dans la langue de Shakespeare. Je tenais absolument à lui faire bénéficier de ce qu’il m’a fallu des années à acquérir, à lui faire prendre un raccourci.

Et en effet, elle comprend tout en anglais comme en français et j’ai pu en profiter aussi : comme on se pose constamment des questions, qu’on vérifie, qu’elle commence aussi à parler anglais aussi bien que français, et même à lire dans les 2 langues, on apprend ensemble. Là aussi, les vidéos sont bien utiles, puisqu’elle adore regarder des dessins animés sur Netflix – la règle veut que chez nous, on regarde toujours une série ou un film en VO, et si on doit mettre des sous-titres, alors ils doivent aussi être en anglais.

Assez parler de moi !

Quel est le point commun de ces 2 derniers exemples ? Sans partir, sans s’expatrier, on peut très bien progresser en compréhension orale comme écrite et également en expression. On peut augmenter son temps d’exposition à la langue anglaise en instaurant le défi du « tout anglais », comme l’explique Kathleen Julié dans son livre « Enseigner l’anglais ».

Et n’est-ce pas agréable de se sentir au centre dans son apprentissage, dans un milieu qui vous correspond pleinement ?

Et si, plutôt que de véritablement changer de pays, abandonner les siens, déménager, se « sacrifier » à certains points de vue, on faisait semblant ? Comme Lili Graffiti, le personnage des romans éponymes de l’américaine Paula Danziger qui, parce qu’elle étudie la Chine avec son professeur de CM2, imagine le voyage des Etats-Unis jusqu’en Asie, crée des billets d’avion, réalise des repas en suivant des recettes locales, etc.

Cela s’appelle la simulation globale, quand on fait comme si on était dans un pays anglophone de son choix et qu’on prétend, qu’on joue le jeu, comme les enfants, y mener une vie totalement normale et banale. « On joue à la marchande ? Et on dirait… Et on ferait… Et il y aurait… » A vous de continuer ! L’idée est de cultiver votre curiosité et de vous demander sans cesse comment un anglophone réagirait, ce qu’il dirait, dans telle ou telle situation. C’est la poursuite de votre script de l’épisode 3 ainsi que du défi de décrire tout ce qui vous en entoure en anglais comme nous l’avons évoqué dans l’un des épisodes consacrés au vocabulaire. L’idée est de vous poser des questions et d’y répondre ! Vous pouvez aller aussi loin que vous le souhaitez, avec une alimentation anglo-saxonne, des habits également, comme ce candidat qui s’était présenté aux épreuves orales du bac avec chapeau melon, parapluie et « The Times » sous le bras. C’est audacieux mais s’il était sincère, ça devait être très intéressant.

Vous pouvez parfaitement reconstituer l’univers de votre série préférée et vivre comme votre personnage favori, en adoptant ses tics de langage (« Suit up ! » « Legen… wait for it… dary ! », etc.).

Il vous appartient à présent, si vous le souhaitez, de créer cet environnement anglophone. Il suffit de s’en donner les moyens et, comme pour tout, de s’y préparer petit à petit, étape par étape, minuteur en main si ça peut vous aider à vous lancer 10 minutes par ci par là…

Alors, comment créer un chez-soi anglophone ?

5.3.2. Comment faire ?

Aujourd’hui, grâce à Internet, tout est possible : nous avons accès à une multitude de ressources et, si vous avez su me trouver, soit grâce à iTunes, SoundCloud, WordPress, Google, le podcast Anglaisance, alors vous saurez trouver les ressources dont vous avez exactement besoin.

  • consultez la liste des ressources en pièce jointe sur la page de l’épisode 28 sur Anglaisance.com et voyez ce qui peut s’appliquer à votre cas
  • écoutez la BBC, NPR ou d’autres radios de langue anglaise
  • regardez les films et séries systématiquement en VO sous-titrées en anglais ou pas du tout
  • lisez la presse anglo-saxonne, « The Guardian », « The New York Times », etc.
  • communiquez sur Skype ou l’application HelloTalk avec des correspondants anglophones
  • sollicitez votre entourage pour que lui aussi se prête au jeu et vous réponde en anglais
  • faites vos courses chez Marks & Spencer, WH Smith, Brentano’s…
  • cuisinez à partir de recettes anglo-saxonnes (vous verrez que la façon de mesurer n’est pas la même)
  • etc.

Dans son livre « Fluent in 3 months », Benny Lewis écrit « the way to learn a language is to live it » (= la meilleure façon d’apprendre une langue est de la vivre). Il rappelle qu’une langue est un moyen de communication, pas un ensemble de connaissances purement théoriques. Il raconte que son ami Khatzumoto a appris le japonais en vivant comme au Japon tout en résidant dans l’Utah. Il regardait des dessins animés japonais, lisait des mangas, sa série de science-fiction préférée traduite en japonais et s’entourait de tout ce qu’il y avait de plus japonais à chacun de ses moments libres. J’imagine qu’il mangeait aussi des sushis dans des bentos… Non seulement il a appris ainsi la langue japonaise, mais il en est devenu passionné.

Alors pourquoi ne pas vous inventer une nouvelle identité anglo-saxonne, en modifiant votre prénom, comme certains professeurs de collège le font à la rentrée ? Ou inventez-vous la personnalité, le métier de vos rêves… C’est une forme de visualisation qui allie l’utile à l’agréable : rêvez éveillée, en anglais !

Après tout, c’est ce que certains organismes proposent en France : créer des villages où les animateurs de colonies sont anglophones et prétendre, à Marmoutier ou dans le Berry, être en Angleterre ou aux Etats-Unis ! Les adolescents qui s’y rendent reçoivent un nouveau « passeport », intègrent une nouvelle « famille », jouent au basket-ball, chantent, assistent à des spectacles, font les courses, envoient leurs cartes postales de la « Poste », etc. en anglais. Un dépaysement anglophone sans quitter la France !

https://www.calvin-thomas.com/little-big-land/villages-6/

http://www.americanvillage.fr/

http://www.anglophiles.com/nos-sejours-france-xsl-414_350.html

5.3.3. Limites de l’immersion

Mais vous pensez bien qu’un enfant envoyé de force dans un tel village, aussi louable soit l’intention des parents, ne progressera pas, bien au contraire. Il résistera et se montrera peut-être à l’avenir encore plus réfractaire à l’apprentissage de l’anglais.

C’est ce qu’on remarque aussi dans l’immersion véritable. Ainsi, la dame anglaise chez qui j’ai passé la grande majorité de mes étés durant mon adolescence est d’origine suisse. Elle m’a confié que, bien qu’ayant passé toute son enfance entourée de parents lui parlant français, jamais elle ne leur a répondu autrement qu’en anglais.

Peut-être était-ce un conflit d’immersions : la maison était française, le pays était anglais ? Ceci dit, elle est devenue professeur de français. Mais je trouve tout de même frappant qu’aujourd’hui encore, il lui paraît très étrange de s’adresser à sa mère en français.

En ce qui concerne ma fille, je lui parle anglais depuis qu’elle est toute petite et elle aussi m’a toujours répondu en français. Je ne m’affolais pas, me disant que l’essentiel était qu’elle comprenait et en effet, elle comprenait tout. C’était même fascinant de l’entendre tout traduire dans ses réponses.

Puis Netflix est apparu dans nos vies, à la condition qu’on ne le regarde qu’en anglais, suivant les suggestions du professeur d’anglais de mon fils. Alors ma fille a dû se rendre compte que l’anglais n’était pas qu’une lubie de sa mère, mais que « Peppa Pig », « Barbie », « My Little Pony », entre autres, communiquaient dans cette langue ! Je crois qu’alors son point de vue a évolué.

Il a encore plus changé lors de nos séjours aux Etats-Unis et en Angleterre – elle a dû prendre conscience de l’utilité de la langue en communication et depuis, me rejoint de plus en plus dans mon « jeu » et nous menons à présent de fréquentes conversations en anglais, quand l’envie lui en prend.

J’ai donc bien conscience que l’immersion peut être une réussite comme un échec. Mais quelle est la différence ? Je ne maîtrise pas la volonté de ma fille d’accepter de parler anglais mais je suis bien contente qu’elle s’y mette.

Pour vous, c’est plus facile si vous êtes motivée : ça ne dépend que de vous ! Encore faut-il que vous ayez une raison irrésistible, comme nous l’avons évoqué dans l’épisode 2. Vous souvenez-vous de votre raison irrésistible ? Quelle était-elle ? A-t-elle évolué depuis l’épisode 2 ? Vous sera-t-elle utile pour vous immerger dans l’anglais ?

6. Mission

Comment allez-vous mettre en place votre propre immersion ? Une immersion qui ne présenterait que des avantages pour vous, qui conviendrait parfaitement à votre situation et qui vous permettrait de progresser à vive allure ? Allez-vous pouvoir partir à l’étranger ? Pendant combien de temps ? Où précisément ? Pour y faire quoi ? A moins que ce ne soit pas réaliste et que vous ayez recours à la simulation globale, pour faire semblant de baigner dans un univers anglais…

Comme d’habitude, votre mission consiste donc à trouver les réponses aux questions suivantes :

6.1. Où ?

Chez vous ? au travail ?

6.2. Quand ?

A certains moments de la journée ? Matin, après-midi, soir ?

A quelle fréquence ? Tous les jours ?

Pendant combien de temps ? 5 minutes ? Une demi-heure ? Une journée ?

6.3. Avec qui ?

Parler une langue signifie que vous n’êtes pas seule mais que vous communiquez avec d’autres qui vont vous emmener sur des terrains où vous ne seriez pas allée autrement. Qui vont être vos partenaires ? D’autres Français dans votre situation, c’est-à-dire qui cherchent à améliorer leur anglais ? Des anglophones de votre connaissance que vous avez rencontrés sur MeetUp ou par l’intermédiaire de Tandem ? des collègues à qui vous allez suggérer de mettre votre entreprise à l’heure néo-zélandaise le temps d’une journée, d’une semaine ? A moins qu’à défaut, ce ne soit que votre reflet dans le miroir ou votre animal familier ?

6.4. Quoi ?

Quelle situation particulière, spécifique, allez-vous reproduire ? la journée d’une vendeuse dans son magasin avec tous ses détails ? celle d’un gérant ? ou bien allez-vous choisir un séminaire à Cambridge ? un salon international où vous présenterez vos produits ? ou bien encore votre vie quotidienne comme si elle était commentée en direct en anglais par un observateur extérieur ?

7. Annonce du prochain épisode

Lors du prochain épisode, nous évoquerons la pensée « j’ai plutôt envie de… » quand, au moment de vous mettre au travail, vous avez brusquement toute une liste d’activités urgentes à effectuer, comme acheter une paire de chaussures, croquer du chocolat ou fumer une cigarette…

8. Salutations

N’hésitez pas à me contacter pour me faire part de vos progrès ou bien, comme je vous le proposais plus tôt, pour m’exposer votre principale difficulté en anglais ! J’adorerais faire plus ample connaissance avec vous ! Je vous rappelle donc mon adresse :

Je vous rappelle également que vous trouverez dans la partie bonus du site Anglaisance.com plusieurs documents gratuits : vos résolutions pour l’anglais, une lettre d’amour écrite à la langue anglaise, et 3 des 10 raisons pour lesquelles vous avez du mal à apprendre l’anglais :

  • le principe du tout ou rien ou du noir et blanc
  • les conclusions hâtives, c’est-à-dire la télépathie et le catastrophisme
  • la surgénéralisation, quand un simple échec prédit fatalement toutes vos futures défaites

Profitez-en : c’est pour vous et c’est tout !

« Bye ! See you soon ! »

Documents téléchargeables :